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Ayurnamat

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Jeu 18 Mai 2017 - 13:28
Ayurnamat(n.) (inuit) Le fait de ne pas s’inquiéter de ce qu'on ne peut changer

Fred Foster

Ahotehonaw

Il pose son critérium, regarde sa feuille. Pas possible d'arriver à un tel résultat, il a dû se tromper quelque part. Il retourne son brouillon, commence à refaire tous les calculs de tête, en vérifiant les signes, les parenthèses, les fonctions. AH ! Là ! Un moins s'est glissé devant son logarithme... Forcément, ça fausse tout... L'équation du 2nd degré change totalement, du coup l'intégrale aussi. Bon, en reprenant de là...
Il repique du nez dans sa feuille et refait les calculs. Et trouve une solutions tout a fait possible. Il marque la page avec son porte-mine et va regarder à la fin du livre, la section réponse. AHAH ! Trop FORT ! Il hoche la tête tout seul, comme pour s'approuver lui-même, et regarde l'heure : 19h36. Mh, il serait temps de partir. Il remet le porte-mine dans le pot à crayon, dépose son brouillon dans la corbeille à recyclage et range le livre de maths bien là où il l'a trouvé. Il a attaqué le programme de deuxième année de licence la semaine dernière. Oh, il n'a pas vraiment de mérite, de toutes façons il passe son temps à faire ça. C'est ce qui occupe ses journées : les cours et la bibliothèque. Quand il en a marre de faire des exercices de maths et de physique, il lit des livres de sciences ou d'histoire. Il est même en train de lire un roman -pourtant, il n'est pas fan de littérature, du tout. 1984, de George Orwell. Il n'est pas sûr de tenir jusqu'au bout, ceci dit, ce livre lui fait beaucoup trop peur. Il remonte les couloirs jusqu'au réfectoire après avoir salué le bibliothécaire.
Quelques personnes finissent leurs repas sur des tables éparses, il se dépêche d'aller se faire servir. Son ventre gargouille impoliment, il pose instinctivement une main dessus. Il n'a jamais assez à manger, de toutes façons. Toujours un peu faim à la sortie du repas. Il remercie doucement la personne qui fait le service et va s'asseoir tout seul dans un coin, savourant la nourriture et la tranquillité. La voix de Mme. Amy annonce quelque chose par les hauts-parleurs. Mmh, il se demande si elle lui a répondu à son sms de ce matin... Bleh, il verra bien. Il engloutit son plateau, le pose sur le chariot après avoir jeté ses déchets et reprend le chemin de sa cellule.
Elle est vide depuis quelques jours. Il est arrivé quelque chose à son co-détenu, il ne sait pas trop quoi, il n'a pas demandé. Chercher des informations, c'est souvent trouver des ennuis, alors en voyant qu'on avait pas changé les affaires de Fred de cellule, il avait supposé que tout allait à peu près bien. De toutes façons, il n'y pouvait pas grand chose.
Il aperçu de la lumière dans sa cellule et comprit que, oh, merveilleux, ils étaient de nouveau deux. Il poussa la porte qui grinça et salua d'un mouvement de tête son codétenu, sans mots dire. On était en fin de journée, son énergie sociale était totalement épuisée, il n'avait pas du tout envie de discuter. Est-ce qu'il y avait vraiment une heure de la journée où il avait envie de discuter, ceci dit ? Question rhétorique. Ceci dit, il eût une émotion bizarre, comme un petit soulagement. CERTES, CERTES, il ne pouvait rien faire, mais il aurait pu arriver des choses graves à Fred, ici. Ah. BREF. Il posa 1984 sur l'étagère et entreprit d'aller se brosser les dents dans le petit lavabo, en évitant de loucher vers le portable sous son oreiller.
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Mar 6 Juin 2017 - 10:46
Quelle journée merveilleuse.

Vraiment.

Si elle devait faire un TOP 10 des meilleures journées de sa vie, Fredda hésiterait entre son viol dans l'école lors de ses seize printemps, la soirée où un abrutit de piéton s'était jeté sous sa voiture, ou celle-ci. Non seulement la pagaille qui s'était déclenchée dans le réfectoire l'avait amené à se traîner une grande perche blonde, mais en plus, elle s'était cassé un ongle. Si au premier regard cela était ridicule et complètement superficiel, l'ongle cassé avait son importance. Dernier simulacre de sa féminité, ses ongles se voyaient régulièrement coupés par les gardiens... soi-disant parce que c'était dangereux !

Heureusement que personne ne l'avait vu, enfoncer sa manucure dans l'oeil d'une de ses victimes.

Si seulement ses mésaventures avaient pu s'arrêter là ! Oh... bien sûr que non. Soigné à l'infirmerie, Fredda avait passé son temps... à attendre, entendant parfois des « Prenez garde à vous MONSIEUR Foster », ou « MONSIEUR Foster a besoin de soins, mais IL ne dit rien, peut-être un coup de traumatisme ? »

Qu'ils ne le sous-estiment pas, des cadavres, elle en avait laissé des tonnes derrière elle. Et quand, dans un élan d'humeur, Fredda corrigeait ce « IL » informe en « ELLE », on l'informait que le pénis entre ses jambes ne ferait jamais d'elle une femme. Ces remarques, elle y était habituée depuis longtemps, mais elle avait oublié à quel point ça pouvait la rendre salée. Journée de merde. Prison de merde. Et si... un gardien, un infirmier avait la présence d'esprit de la confirmer dans ce « elle » gracieux, doux, délicat, il le corrigeait. On ne le faisait pas chier. Il, elle, quelle importance ? Sur les papiers, il s'appelait Frederico, il avait un pénis, et il mesurait 1 mètre 83. Dans sa tête, c'était Fredda, et malgré ses jambes musclées, Fredda savait marcher avec élégance sur des talons. Putain.

Tout cela, Freddy s'y était préparé. Il savait que ce monde ne le reconnaîtrait pas pour sa vraie nature, tant qu'il ne l'aurait jamais changé. Et quelque part, il ne voulait pas la changer. Il n'avait pas de conflit avec sa troisième jambe, même s'il lui était arrivé de la maudire, lorsqu'il s'était mis à bander pour les beaux yeux d'un sale con de flic.

Enfin.

Tout ce laïus et ce drama avait pour sens, la gueule, qu'elle faisait lorsqu'elle rentra dans la cellule. Heureusement pour elle, Freddy n'avait pas de blessures graves. Ses cheveux en avaient pris un coup, sali par les effluves de la guerre faisant rage entre les Pride, et les Sun. Il espérait, au fond de lui, que Raven se portait bien, et que le gamin à la longue chevelure blonde qu'il avait soulevée sur son dos, aussi. Hors de question de le dire, toutefois ! Elle pensait qu'à elle, elle ne vivait que pour elle. Dans ses pensées, elle jeta un regard à Ahotehonaw, qui en plus d'afficher sa mine aussi froide et figée qu'une porte de prison, ne semblait pas s'inquiéter le moins du monde ! Tout au plus, Fredda avait la sensation que sa venue le faisait chier. Bah oui, qu'il aille se brosser les dents, au lieu de se brosser le cul ! Putain, il détestait les hétéros. Le mâle hétéro moyen. Ksss...

Freddy claqua sa chaussure au sol, signalant par la même occasion sa présence, et sa mauvaise humeur. Le pire ? C'était qu'elle était persuadée qu'il aurait beau s'énerver contre le jeune homme, il tirerait de lui, tout au plus un vague « mh mh », désintéressé. Frederico Foster, du haut de son 1 mètre 83, jugeant l'amérindien, opta en réponse un :


« Pff ! »

Freddy coula un regard sur le livre qu'Ahotehonaw, elle fit un autre « Pff ! » méprisant, avant de se hisser sur son lit. Elle jeta ses chaussures en bas, elle soupira. Et elle se mit à observer le plafond. Cinq ans. Il était déjà vieux, et dans cinq ans, cela serait pire. Bien pire que tout. Elle se caressa les mains, elle redessina les contours de son ongle cassé, et elle gronda :

« Tu n'aurais pas une lime ? »

Une lime en prison, Fredda rêvait bien ; il fallait bien ça, au fond, pour survivre dans ce monde de brute. Au moins, quand elle avait été confronté à la pègre, elle avait été reconnue pour ce qu'elle était : ni homme, ni femme, on s'en foutait. Le plus important, c'était que derrière l'individu qu'il ou elle était, se cachait un(e) redoutable tueur-euse à gage. Et ses compétences dans le domaine, voilà ce qui importait.

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Ven 30 Juin 2017 - 9:33
Ayurnamat(n.) (inuit) Le fait de ne pas s’inquiéter de ce qu'on ne peut changer

Fred Foster

Ahotehonaw

Meh. Fred ne respirait pas la bonne humeur. They soupirèra deux fois de manière très appuyé et lui jetèrent un regard assassin. Même pour Ahotehonaw, dont on ne pouvait pas vraiment dire qu'il soit doué avec le langage corporel ou les non dits, c'était assez parlant. Il tenta de se faire tout petit en se brossant les dents. Normalement, en se faisant, il compte trois fois jusqu'à soixante, histoire d'être sûr qu'elles soient bien propres. Mais là, avec cette ambiance ultra-lourde, il n'arrivait pas vraiment à se concentrer sur les chiffres. Est-ce que c'était lui qui avait fait quelque chose pour vexer Fred ? Pourtant ça faisait des jours qu'ils ne s'étaient pas parler, qu'est que ce qu'il aurait pu lui faire qui l'offense ? Il n'était même pas aller l'enquiquiner à l'infirmerie ! Il n'avait rien demandé à personne ! Est-ce que c'était possible qu'on lui en veuille alors même qu'il était dans son coin à ne rien demander à personne ?
Ah... Il se mit à se brosser les dents plus fort -je dois être en train de me défoncer l'émail-, vraiment gêné. Non, Fred devait être de mauvaise humeur, contre tout le monde. Ça arrive.
Il arrêta de se massacrer les dents en entendant la question. Une lime ? Pourquoi Fred aurait besoin d'une lime ? They n'espère pas scier les barreaux avec, si ? Genre... Les barreaux sont quand même un peu plus résistants que ça. Non. They n'est pas si naïf/ve. Il crache dans l'évier, se fait tomber sa brosse à dent sur le pied, la ramasse et se retourne pour regarder Fred. Allongé/e dans son lit, They contemple ses mains.  Un problème d'ongle, donc. Ahothehonaw remet sa brosse à dent à sa place et articule doucement :

- Non. Désolé. J'utilise celles en carton qu'on nous donne à l'infirmerie.

Tu n'aimes pas non plus avoir les ongles tout crades et inégaux. L'hygiène, c'est important. Ne pas y faire attention peut provoquer toutes sortes de maladies pas sympas. Alors d'un côté, tu comprends Fred. Et puis, après une minute de réflexion en silence, tu te dis qu'en plus, avec ses problèmes de... euh. Eh bien. Tu n'es toujours pas certain de si they veut être considéré comme un homme ou une femme ou aucun des deux, alors tu te contente de remercier le ciel que le neutre existe en anglais. Il n'y aurait pas tant de problème si tout le monde parlait une langue comme l'Algonquin, où les deux seuls genres sont « vivant » et « non-vivant ». Sachant que « vivant » englobe les animaux, les plantes, les minéraux et certains lieux, c'est assez large. Mais ici, on parle anglais, alors pas le choix. Ahotehonaw se rince la bouche. Il réfléchit une seconde. Les ongles, pour les blancs, c'est quelque chose de très liées aux femmes, non ? Manucures, tout ça.. Ça doit être de là que vient l'agacement de Fred. Non ? Sûrement, hein ? Ah, il suppose, mais la psychologie et lui... Il s’essuie la bouche et les mains, enlève ses chaussons. Malheureusement, non, il n'a pas de lime à ongle. Il s'assoie sur son lit. Attendez, ça lui fait penser à quelque chose. Il s'allonge et le sommier râle contre ses 96 kilos. C'est trop petit, ses épaules touchent des deux côtés le mur et l'échelle et ses pieds ont du mal à ne pas dépasser.

- J'ai pas encore utilisée celle auquel j'ai droit ce mois-ci. Si tu veux, je peux aller la demander demain et te la donner.

Pour ce qu'il en sait, ils en ont droit à une par mois – en carton évidemment -, mais ça doit être le genre de truc auquel on perd rapidement le droit. Ça doit être uniquement pour les gens sages. Il jette un coup d’œil à ses propres ongles. Ils tiendront bien un mois.
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Ven 30 Juin 2017 - 18:29
Oui... les limes en carton. Berk ! Berk ! Berk ! Fredda détestait cela. Non seulement ces limes étaient particulièrement laides, et elles se décollaient au bout d'un certain moment... mais en plus, leur mauvaise qualité ne lui permettait pas de donner le soin que ses ongles méritaient. Il caressa ses mains, songeant à celles d'Ambroise Campbell... en se disant qu'un jour, il le forcerait à les plonger dans de l'eau bouillante. Bien fait ! Hihi. Frederico avait des mains d'homme. Il avait dépensé une énergie incroyable pour les rendre plus féminines, moins carrées, plus douces. Les ongles longs faisaient partie de l'illusion. Limés en pointe, manucurée, ils affinaient l'épaisseur de ses doigts, arrondissaient les côtés carrés de son pouce et de sa paume. Mais... ce n'était pas que pour une raison esthétique qu'il souhaitait une lime à ongles.

Il se trouvait en prison, après tout.


« Pff... en carton, c'est inutile ! »

Eh encore... certains gardiens faisaient attention à ce que Fredda ne porte pas les ongles trop longs. Si ses ongles dépassaient la taille réglementaire, les ciseaux montraient leur sale bec, et rasaient irrémédiablement ses ongles superbes. Lorsque c'était arrivé, et au vu du regard méprisant que Fredda envoyait à chaque fois, on lui rappelait qu'il était né homme, et qu'en prison, il devait se comporter comme tel. Les naïfs. Fredda avait ses raisons.

Fredda caressait le dos de ses mains, pensif. Agacée, il mordit sa lèvre inférieure. S'il lui était possible d'anéantir une armée entière avec un seul regard noir, elle dégageait une telle mauvaise humeur que la cellule allait se retrouver intoxiquée. Fredda se demanda alors, si Raven allait pouvoir se montrer UTILE, et lui ramener une lime à ongles... ah... oui. Par Eduard. Allez... le grand noir allait au moins céder à ses caprices ? Ce n'était pas comme si... il allait MOURRIR si elle n'obtenait pas cette lime. Fredda joua avec une mèche de cheveux bouclée.

« C'est gentil... mais ce n'est pas ce que je veux. Enfin... peut-être que pour réparer les dégâts, ça sera suffisant. »

Frederico fixa son ongle cassé. Il détestait cette sensation, car l'ongle se coinçait dans les moindres fils des vêtements, dans les cheveux. Aaaah ! IN-SU-POR-TA-BLE ! Frederico soupira, encore. Il releva les yeux au-dessus, en s'interrogeant sur une tonne de choses. Premièrement, retrouvé l'idiot qui lui avait cassé son ongle. Deuxièmement, se trouver un mignon avec qui passer du temps... au moins pour le manipuler un peu, jouer, s'amuser. De ce point de vue là, il ne faisait aucun doute qu'elle était une femme. Ensuite... ? Ah oui, s'occuper du cas Campbell. Cinq à tuer... quelque part, Fredda espérait que les guerres des gangs se feraient plus meurtrières. Ouais.

« Comme s'est passée ta journée ? Tu t'es branlé en pensant à la directrice aujourd'hui ? »

Oui. Cette remarque n'était pas la plus subtile. En même temps, Fredda prenait un malin plaisir à suivre l'affaire d'Ahotehonaw avec Ashe. Il espérait que quelque chose se passe entre eux, qu'elle lui brise le coeur, et qu'elle soit là pour le consoler. Pour se le taper. Bien entendu. Non, vraiment, l'ennui était une chose qui rendait son caractère encore plus insupportable ! Il passa sa main dans sa nuque, jouant avec les petits cheveux qui faisaient des tirs bouchons le long de celle-ci. Lionel ne venait pas lui rendre visite. Et ça le rendait triste, elle se demandait ce qu'il pouvait bien faire ; était-il en train de cuver ses verres de Gin dans sa paperasse ? Avait-il trouvé une jolie nana pour la remplacer, et lui faire ses noeuds de cravate ?

Il pourrait tuer Ambroise. Pour passer le temps.

Ou n'importe qui d'autre.


« Dis... Ahotehonaw... Qui aimerais-tu voir disparaître de cette prison ? Le chef des gardiens ? »

Leroy était un cas à part. Et puis, quelqu'un qui passait autant de temps près des Dark Sun... ce n'était pas bon. Fredda pensait à l'éventualité de l'éliminer. Il se demandait si Raven avait pleinement conscience de ce qu'il était capable de faire. Toutefois, pour sa part, il n'avait pas spécialement le besoin de faire ses preuves. Elle eut un sourire narquois.

« Tu sais... ce n'est pas parce que tu es si grand que tu es invincible. »

Mais pour ça... Frederico avait besoin d'une lime à ongles. Une vraie.

Après tout, une femme ne doit-elle pas savoir se défendre avec ses propres armes ?

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Ven 30 Juin 2017 - 21:11
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Fred Foster

Ahotehonaw

Ahotehonaw écoute sagement, coincé dans son lit, Fred qui lui parle. En fait, plus Fred qui râle contre plusieurs trucs. Il commence à avoir l'habitude et c'est pas comme si Fred ne pouvait pas entretenir une conversation tout/e seul/e. En plus, il paraît que y'a des gens qui, au lieu de garder absolument tout ce qu'ils pensent et ressentent pour eux, parlent et s'expriment. Incroyable.
Lui se contente d'avoir des réactions approximatives, pour signifier qu'il écoute.
Fred ne veut pas de sa lime à ongles puis au final si, peut-être ? Ahotehonaw se contente de hocher la tête avec un D'accord murmuré. A la remarque sur Mme Amy, par contre, il lâche une inspiration plus forte que prévu et une petite toux. PARDON ?! Mais... mais est-ce qu'on pourrait arrêter de mettre le nez dans sa vie sentimentale et sexuelle ? Déjà il ne s'est rien passé pour le moment, ni de sexuel ni de sentimental, donc ça ne vaut pas la peine de s'y intéresser. Et puis, de toutes façons, il est en prison pour son parricide, pas pour compter fleurettes ! Ceci dit... il passe son bras entre son oreiller, son matelas et le mur, là où il a planqué le portable. Il pourrait juste... vérifier s'il y a un message ? Il lève les yeux vers le plafond de son lit superposé, là où il y a Fred. Il ne peut pas voir. C'est débile. Il appuie sur un bouton pour allumer l'écran. Une seconde, il croit voir la petite enveloppe du nouveau message dans la barre des notifications. Mais non, rien. Hrgn. Il s'y attendait. Depuis qu'il avait envoyé ce message bizarre alors qu'il était endormi -ou se croyait endormi, elle ne répond plus. SUPER. Aaaaah, mais il faut pas le laisser communiquer avec d'autres humains ! Il se laisse tomber le portable sur le nez, ce qui le fait grogner et rater la question que Fred posait.
Il remet le portable où il l'a trouvé en se demandant s'il pourrait l'utiliser pour envoyer un message à sa famille... juste un qui ne soit pas surveillé par les gardiens... juste pour leur dire qu'il les aime, qu'il est pressé que Tuweah revienne le voir... Et qu'il aimerait bien des câlins. Non. Il remet le portable dans sa cachette avec une conviction certaine. Non, il a commit un crime, il doit le purger dans les règles qui lui sont imposer par la loi. Déjà, il ne devrait pas le garder, ce portable. Il devrait le rendre à Madame Amy. Il n'y a pas de raison pour qu'il ai un traitement de faveur. En plus, si on le prend avec, il serait dans les ennuis. BREF. Fred ! Fred parlait !

- Tu sais... ce n'est pas parce que tu es si grand que tu es invincible.

Il se redresse un peu sur son lit, avec un air vaguement interloqué :

- Heu...

D'où est-ce que ça sort ? Qu'est ce qu'il a loupé dans la discussion ? Non, bien sûr, il n'est pas invincible, c'est l'évidence même. Déjà parce qu'il ne se bat pas ; ensuite parce qu'il n'est pas particulièrement entraîné à se battre.

- Oui, je sais. Mais... est-ce que c'est une menace ?

Non, parce que c'était quand même assez angoissant, comme formulation. Et Ahotehonaw sait que Fred n'hésite pas à s'impliquer beaucoup -trop- dans les affaires des gens que they n'aime pas. Il espère qu'il n'a pas dit ou fait quelque chose de vexant accidentellement, il ne veut pas d'ennuis ! Surtout quand il n'a rien demandé. C'est un monde, quand même, de faire tout pour ne pas avoir de problème et d'en trouver quand même.
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Mar 25 Juil 2017 - 23:52
Une menace ? Peut-être que oui, peut-être que non. Frederico pouvait balancer des vérités sans en donner l'air, ou au contraire, piquer de sa langue vénéneuse de lourdes paroles... sans un fond de vérité. Pour le moment, elle était d'humeur épicée. Elle pouvait trouver le moindre prétexte pour se bagarrer, ou pleurer. Oui, elle savait pleurer sur commande, et cela lui avait été plusieurs fois utile pour attendrir le rude coeur des hommes. Si on oubliait que cette femme était grande, musclée, et qu'elle était dotée d'un service trois-pièce non souhaitée, bien sûr. Un peu comme l'argenterie léguée par la grand-mère maternelle, bien joliment empaquetée ; au début, ça a fière allure. Et puis, ça pèse lourd dans des collants, ça gratte, ça gonfle quand il ne faut pas, et ça fait d'elle un monstre. Enfin bref. Ahotehonaw allait subir son courroux. Innocent ? Bah ! On était en prison, quelle importance ? Elle ne se souciait pas de savoir si le jeune homme était innocent, ou non.

Après tout, personne ne se retrouve ici par hasard, non ?

Pas même lui.


« Cela dépend si tu te sens en danger auprès de moi. »

Le mystère, il fallait toujours s'en draper. Ses boucles brunes dansaient autour de son visage, alors que Fredda contemplait les minuscules ongles qui subsistaient. Elle appréciait son codétenu, pour peu qu'elle le connaissait. Bien sûr, elle avait envie de le sauter, mais ça s'accompagnait d'un sentiment fort maternel. Trop jeune. Ahotehonaw aurait pu se retrouver ici par hasard. S'il n'avait pas tué un homme, comme lui. Si dans leurs dossiers, il paraissait plus innocent que le Hopi, on savait que ce n'était pas le cas. Freddy parcourait, encore et encore, un long chemin parsemé de cadavres. Il y en avait tant, qu'il finissait par marcher sur eux, la tête haute.

« Et je pense que tu aurais tort de ressentir ça. »

Légèrement, sans que Frederico ne s'en rende compte, son accent allemand venait de ressortir. L'allemand n'était pas sa vraie langue, comme ses soutiens-gorge rembourrés ne représentaient pas son « véritable sexe ». Il passa une main dans ses cheveux noirs, puis il étendit ses longues jambes devant lui. Il soupira :

« Tu ne trouves pas que ces combinaisons orange sont particulièrement laides ? Imagine sur un petit blond pâle, l'air que ça peut donner ! »

Elle fit un geste écoeuré de la main. Donner l'illusion d'une discussion anodine, même si c'était parler chiffon avec un matheux refermé sur lui. Ahotehonaw lui faisait penser à ces trucs-là, les châtaignes ? Ou les marrons ? Les machins avec des piques, refusant d'être touchés. Voilà. Freddy secoua la tête, afin d'y balancer cette image informe. Bref. Donner l'illusion d'une conversation anodine, ce n'était pas trop grave si le jeune homme n'écoutait pas ; Fredda n'allait pas lui en vouloir. Quelque part, c'était même pas pour lui qu'il faisait ça, mais pour ce môme. Il lui semblait seul, renfermé, un peu perdu dans cette jungle. Bizarrement, malgré ses problèmes de genre, Fredda n'était pas mal à l'aise. Elle avait grandi dans les bas-fonds de la société américaine, la prison, c'était une formalité. Cinq ans à tenir.

« T'es là pour combien de temps ? »

S'informa-t-il, d'ailleurs. Elle voulait savoir si sa peine allait être moins longue que la sienne, combien de temps passeraient-ils ensemble. C'était important. Au-delà d'être un pion, un allier, Ahotehonaw pouvait être un ami. Rien que ça. Et Freddy pouvait le lui rendre. Un échange d'amitié, ça pouvait le faire, n'est-ce pas ?

« J'ai pris cinq ans. »

Soupira-t-elle en se tournant sur le côté, fixant le mur, comme s'il s'agissait d'Ahotehonaw, et que ça allait lui répondre. Il ferma les yeux, il prit plusieurs secondes pour ranger ses pensées au fur et à mesure. Lionel lui manquait.


« Tu es amoureux de la directrice ? »

Bah quoi ? Elle n'était jamais contre un petit potin à se mettre sous les ongles !

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