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Wake up and smell the coffee - End

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Mer 25 Jan 2017 - 12:26
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega

Ton nom… Ce n’était clairement pas américain. Tu pensais que ton léger accent ne laissait pas trop le doute sur ta provenance. Apparemment si.

« Je suis suédois.»

D’après le nom que tu lisais sur ton téléphone, tu arrivais à peu près à situer sa provenance. Et puis il avait un physique suffisamment marqué pour le situer sur une partie du globe. Mais comme pleins de choses pour toi, les origines n’avaient pas d’importance, tu ne voyais pas l'intérêt de tels questions, c’est surement pour ça que tu ne la lui retourna pas. Corto en se faisant ré-arnacher avait totalement changé de comportement, et tu ne te serais pas risqué à l’approcher comme ça. Même s’il était resté contre-toi un moment, tu pensais qu’il serait capable de te mordre la main s’il te trouvait trop prêt. Evidemment ce n'était pas vraiment possible, puisqu'il devrait en recevoir l’ordre pour bouger. Mais dans un sens, tu le trouvais effrayant maintenant. Tu étais fin prêt à quitter la pièce, se que tu fis en silence. L’attendant un instant à l’extérieur, tu étira tes muscles. Le dos, les bras, les cuisses… Ca faisait du bien de solliciter ces quelques muscles, ça redonner un coup de fouet. Tu enfouis ta main dans ta poche et en sors un sachet d’amandes. Tu en croques une, et tend le sachet à Catiel quand il te rejoint.

« Quelques amandes, ça donne un petit coup de fouet. »

Tu lui en fis glisser quelques unes dans sa main et tu en croque une autre. Tu en as souvent dans tes poches pour les petits coups de fatigues. Là il faudrait en manger trois sachets avant d'être réveillé… Une fois entrer dans la salle de repos, tu vas vers la fenêtre, il y a un infirmier qui finit son café en lisant un journal sur une table. Catiel c’est proposer de faire le café. Tu as accepté, te disant que c’était quelque chose auquel il semblait tenir. Peut-être se voyait-il comme une sorte de dieu du café. Ca te convenais, tu n’avais pas de don particulier. Pour votre prochaine rencontre, il avait proposé d’apporter le thermos de café. Si c’était les contributions qu’il aimait apporter, tu n’avais pas de peine à laisser ta part. Tu ne laissais pas la tienne quand il fallait apporter à manger après tout.

Tu regardais dehors, il faisait clair, quelques nuages blancs en hauteur, un soleil qui déclinait doucement. Tu regarda à nouveau l’heure, et pensa à la Suède, car l’hiver ici était très différent de celui de ton pays natale. Tu n’y avais pas remis les pieds depuis des années, et ça ne te manquais pas. Mais ça n'empêchait pas d’y penser de temps à autre, peut-être avec un peu de nostalgie, mais tu avais tourné la page de ce pays qui t’avais vu naître, t’avais former et meurtrie. Un pays qui t’avait donné ta chair et l’avait entailler. C’est comme ça que tu voyais la Suède. Tu appuyais ton front sur la vitre et fermais les yeux, comme Catiel te l’avait suggéré. Ca faisait du bien, mais tu ne resta pas ainsi longtemps. Tu alla t’installer dans un canapé, et tira une petite table pour y poser les cafés après. Tu regardais le dos de Catiel. Il avait de bonnes épaules, et faisait un peu trapu à cause de sa carrure. A côté de toi il était petit, mais tout de même de bonne taille. Il avait les gestes simple de la personne qui fait le café, et en fait, c’était assez drôle de regarder les gestes simples des gens. L’homme qui lisait le journal se leva pour quitter la pièce, tu ne le connaissais pas, faute d’aller à l’infirmerie. Vous étiez seuls. Tu croqua une autre amande en espérant que celle là finisse de te réveiller. Corto était dans un coin, immobile. Il devait vraiment être bien dresser, tu avais hâte de voir comment procéder. Ca avait l’air dur, mais le résultat était impressionnant en fait.

Les amandes faisaient doucement leur éffets, tu te sentais moins fatiguer. Tu espérais que ça dure, mais avec un café ou deux dans le ventre, il n’y avait pas de raison que tu t’endormes au travail. Apparement Catiel tenait comme ça depuis des jours, tu en étais capable aussi, peut-être. Ou pas. Rien ne garantissait ta résistance physique, surtout quand au bout de trois jours sans sommeil, tu te voyais déjà comme un danger.

Tu attendais juste patiemment le café, comme il te l’avait suggérer.



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Ven 27 Jan 2017 - 20:10
Il ne savait pas que les amandes servent à donner un coup de fouet, mais maintenant qu’il est au courant Catiel accepte sa poignée de fruits à coque avec reconnaissance. Rien ne garantit que ça marchera vu son niveau de fatigue, mais il croque enthousiastement les arachides. Pas mal. Un bon palliatif à la cigarette qu’il veut fumer depuis tout à l’heure, qu’il se retient de griller par respect pour le cuistot parce que la fumée reste désagréable -même si la moitié du personnel semble fumer, il ne sait pas si son camarade de discussion en fait partie.
En arrivant dans la salle de repos, il se sent presque dynamique, presque apte à ne pas bailler toutes les dix minutes. Avec un café en plus, il va pouvoir affronter son tour de garde aux douches sans risquer de s’endormir contre un mur pour possiblement ne jamais se réveiller.

Fidèle à sa promesse de préparer la boisson, le gardien se dirige directement vers la machine et les pots de grains moulus. Corto est installé dans un coin près du comptoir, juste hors de ses jambes, il s’allonge pour ne presque plus bouger. Il pourrait le libérer du harnais -et donc de l’obligation de se comporter en chien parfaitement éduqué- mais ce ne serait pas pour assez longtemps. Autant lui laisser l’occasion de se remettre doucement dans la mentalité de travail, sans stress, dans une salle qu’il connaît bien. De faire comme son maître qui se met au boulot tranquillement, avec ses gestes précis et mécaniques de l’habitué : des cuillères de café dans un filtre, filtre dans la machine, eau, bouton, crissements et glougloutements. Ajoutez un latino qui chantonne tout bas avec sa voix grondante, histoire d’étaler ses goûts musicaux pourris à la face du monde, et on dirait un matin de semaine.

- Hm-hm-hm, two fingers in the air, hm-hmmm…

Il se contrefiche de la présence de l’infirmier, visiblement. Logique : lui fait partie de ceux qui rapportent du travail au personnel soignant, parfois à cause de ses propres poings, alors il n’aime pas plus que ça les docteurs. Et ils lui rendent bien. Lorsque le troisième membre du personnel sort de la pièce, il a juste le droit à un hochement de tête rapide accompagné d’une prière silencieuse pour que le gardien n’ait pas besoin de le revoir de la soirée, puis le barbu se remet à surveiller la préparation du café.

- Keep ya finger on the trigger, hm-hm-hmmm…

Deux tasses qu’il prend près de l’évier et qu’il rince au cas où, la boite à sucre, la cafetière pleine de liquide brûlant, voilà ce qu’il pose sur la table basse devant le canapé où Syhan attend. Le maton court sur pattes lui sourit avant de servir le café, puis de lui tendre une des deux tasses.

- Comme ça vous pouvez sucrer comme vous voulez !

Personne ne prend ses boissons de la même manière dans ce pénitencier, il préfère laisser le choix. Cat garde sa propre tasse éloignée de la sucrière : ni lait, ni sucre pour lui. Un café noir serré pour le réveiller au mieux, comme le matin au saut du lit. S'il pouvait boire directement à la cafetière, il serait du genre à le faire. Le latino n'est décidément pas la personne la mieux éduquée qui soit.
Contournant tranquillement la table basse, il rejoint le chef cuistot sur l'assise du canapé. Hm, pas pratique pour parler s'ils sont tous les deux dans le même sens… Le plus basané des deux balafrés s'installe donc dos à l'accoudoir, les jambes en tailleur et le regard fixé droit sur le visage de l'autre. La seule concession faite au sommeil est la légère courbure de son dos, juste un peu moins droit qu'à l'accoutumée, juste un peu plus penché en avant comme si ses épaules pesaient trop lourd. Ou comme si la tasse entre ses mains pouvait réchauffer toute sa carcasse s'il s'en rapproche assez.
Il hésite à lever la voix de nouveau. Il veut lui demander où se trouve la Suèdie, ou la Suède, ou bref d’où viennent les suédois. A quoi ça ressemble. Mais s’il avait été à l’école, il saurait non ? Alors il se tait pour ne pas passer pour un imbécile. C’est déjà pas mal d’avoir avoué qu’il a fait de la tôle, il ne faut pas trop lui en demander non plus dans le rayon “révélations personnelles honteuses”. Pas tout d’un coup.

- Hmm ça fait combien de temps que vous dormez pas, vous ?

Première gorgée de café brûlant, il sent presque ses papilles fondre sous la chaleur mais la sensation est agréable. Il a l’impression que son corps se réchauffe de la racine des cheveux jusqu’aux orteils, du coup il s’installe un peu plus confortablement et il sourit encore plus. Ca lui change le visage, ce pli des lèvres, cette lumière au fond du bleu terne de ses yeux : ça donne l’impression qu’il a dix ans de moins malgré les cernes.

- Pas pour vous juger ou quoi, je vous assure… C’est juste que vous avez un peu l’air au bout de votre vie, du coup je me demandais si c’était parce qu’ils vous font faire plus de boulot à la cuisine. Vous êtes en rade de monde ?

Est ce que c’est trop inquisiteur, comme question ? Le brun très tondu n’en sait rien, mais s’il se tient tranquille, s’il a l’air heureux et calme, il n’y a pas de raisons d’effrayer monsieur Lindgren, non ? L’autre a déjà fait preuve de patience et d’ouverture d’esprit, Catiel ne se sent pas de se maintenir en défense en permanence. Il peut baisser les poings pour une fois, voir s’il prend des coups ou s’il peut essayer de s’ouvrir un peu.
Ca fera plaisir à Bob, ou bien ça lui donnera envie de s’arracher les cheveux mais c’est toujours un pas vers la sociabilisation. Une forme de progrès pour un homme qui a passé ses cinq premiers mois dans les murs de la CSP à grogner sur ses collègues et à se montrer aussi chaleureux qu’un bloc de fonte.
♫ Na-na-nana stick to your gunz-

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Dim 29 Jan 2017 - 13:53
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega

Catiel commença à chanter, tu ne reconnaissais pas les paroles. Il avait soudain l’air d’être d’une autre humeur, plus légère, plus joyeuse. Ca te fit sourire dans ton coin Syhan. Un sourire un peu bête, un peu amuser. C’était agréable d’entendre quelqu’un chanter entre ses murs, ou d’entendre quelqu’un chanter tout court peut-être ? Tu ne connaissais plus la joie et la bonne humeur des autres, tu y étais en quelques sorte devenue hermétique avec le temps. Mais tu arrivais au bout de ta capacité à le supporter. Tu ne le voyais juste pas encore, mais le temps que tu avais passer à t’isoler, te couper du monde allait se briser. Et tu finirais catapulter dans l'inconnue.

Lorsqu’il pose le sucre sur la table, tu en attrappe un morceau que tu fais rouler entre tes doigts en attendant d’avoir une tasse de café dans laquelle le glisser et le laisser se diluer. Un café sucré, c’était apporter de la douceur dans quelque chose d’un peu amer. Et toi Syhan, tu préfères la douceur, car tu n’en recevait pas assez, alors tu t’en octroyait seul avec des petites choses comme ça. Dans la vie Syhan, tu étais ce morceau de sucre, dilué dans l’amertume d’un monde qui n'était peut-être pas adapté à toi. Ou toi à lui.

« Ah, merci pour le sucre. »

Tu affichait un sourire radieux, bien que tes yeux soient fatigués. C’était une infime intention, mais tu n’en avais pas reçu depuis tellement longtemps que dans un sens, elle te touchait. Et une fois le café posé sur la table, tu y met le sucre et mélange puis attrape la tasse et t’installe confortablement au fond, puis tourne la tête vers lui. Il c’est mit un peu de travers, enfin, il est tourné vers toi, le dos contre l'accoudoir. Toi tu reste assis correctement mais tourne la tête vers lui. Tu goûte le café, pas gêner par le fait qu’il soit encore brûlant. Tu le trouve bon, mais peut-être un peu fort pour toi. Peut-être qu’un café ressemble à la personne qui le prépare ? Ca fait souvent ça avec la cuisine.

« Et merci pour le café aussi. »

Quand il te demande depuis combien de temps tu n’as pas dormis, tu grimaces un peu et puis lui adresse un sourire proche du rire.

« Ca fait à peine trois jours en fait, mais je n’ai pas l’habitude, Et c’est vrai que zéro heures de sommeil en trois jours en fait ça fatigue beaucoup. C’est vrai que je n'aurais rien contre 4 paires de bras en plus, mais ça va, il y a quand même assez de monde. Enfin apparemment les gars on pas mal de problèmes de santés, et du coup ils partent souvent plus tôt pour des rendez-vous, souvent je range seul… Mais ça va.  Et vous ? Vous avez l’air fatigué aussi... »

Oui, il a la tête du mec qui travail beaucoup et qui a besoin de dormir aussi. La salle de repos vient de se transformée en réunion de zombie du travail. Toi, tu ne te rendais pas compte qu’on t’arnaquait des heures de travail et ne trouvait pas étrange que presque tous les jours les employés partent plus tôt et te laissent le ménage, qui n’était pas ton travail du tout. Ca ne t’ennuyais pas de le faire, mais ça, cumuler avec le rendez-vous d’après travail où ils ne se sont même pas montrer… Tu aurais dû te douter qu’on se moquait de toi… Syhan, tu étais bien trop gentil et ça finirait par te couter plus que ta santé. Avoir un bon fond et une confiance absolue en la bonne volonté des choses était néfaste pour toi. Tu étais bien trop crédule.

« J’ai l’impression que les gardiens ont un travail assez fatiguant, physiquement et psychologiquement. Il faut avoir une sacré poigne non ? Ne pas se faire marcher sur les pieds… Je pense que je ne pourrais pas faire ce genre de travail. »

Non, sans blague, Syhan ? Tu t’en rendais compte ? Non, vraiment, c’est bien Syhan, mais il fallait que tu te rende compte du reste maintenant.

« Non, parce qu’à part cuisiner en fait, je ne sais pas faire grand chose. Mais du coup, c’est quoi qui vous a amené vers ce travail ? Ca a un côté étrange, vu de l’extérieur, d’avoir purgé une peine de prison et d’aller y travailler ensuite. Ce n’est pas une critique, vous avez peut-être espoir d’éviter à ceux qui sortent de retomber dans leurs mauvais travers ? »

Tu trébuches en essayant de te rattraper… Il y a de fortes chance pour qu’il le prenne mal. Pourtant, tu essayes juste de t'intéresser. Mais ça fait vraiment trop longtemps que tu n’a pas engager de conversation pour encore savoir comment t’y prendre sans brusquer les gens.

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Lun 30 Jan 2017 - 20:38
La vérité, c’est que Syhan a l’air trop gentil, surtout quand il sourit comme ça, surtout quand il se fait probablement couillonner. C’est pas une remarque blessante dans l’esprit du maton, mais il ne peut que constater qu’il se laisse très visiblement marcher sur les pieds. Des “problèmes de santé”, bien sûr, tout le monde peut en avoir sauf que chez les gardiens, quand même un peu plus sujets aux blessures et autres muscles froissés, personne ne quitte son tour de ronde avant la fin. Il en a vu patrouiller avec le nez en sang. Il en a vu enfiler des antidouleurs par paquets de douze pour tenir. Alors les petits bras de la cuisine, ces jeunes hommes fragiles et visiblement sans trop d’honneur, il ne croit qu’à moitié à leurs histoires de santé menacée.
Il ira faire un tour aux cuisines, un soir où il prend plus tard, et il observera le comportement des commis. Son sens de la justice, aussi douteux soit-il, lui interdit de laisser le cuistot se débattre avec des incapables malhonnêtes. S’ils ont de bonnes raisons de partir il ne mouftera pas bien sûr mais un peu d’intimidation passive n’a jamais fait de mal, non ? C’est peut-être pas très élégant sauf que c’est efficace. Pour une fois que ses airs de taureau agacé peuvent servir à aider un collègue, autant en profiter.

- C’est dommage de pas pouvoir compter sur vos gars, quand même. Ils doivent au moins vous offrir des chocolats pour s’excuser de rajouter une part à votre travail ?

Des chocolats, des coups à boire, des remerciements, peu importe. Quand quelqu’un fait votre travail à votre place vous le remerciez, sinon c’est que vous avez été éduqué plus mal qu’un môme de la rue. Même Cat est capable de savoir ça. Il ne veut juste pas lancer des horreurs sur les cuistots possiblement innocents -il en doute franchement- alors il est poli, il fait des ronds de jambe, il prend des chemins détournés en souriant derrière la fumée qui s’échappe de sa tasse.

- Moi au moins je dors un peu, j’ai pas zéro heures de sommeil et je sais pas comment vous faites pour tenir. Je fais des siestes entre les rondes, explique-t-il tranquillement. Ca fait une semaine qu’on manque de monde alors je prends des tours de plus. Je vais pas laisser les couloirs vide, c’est un coup à avoir des morts.

Il est très professionnel, toujours. C’est pour ça qu’il utilise des noms de famille, qu’il vouvoie, que son équipement comme son comportement sont irréprochables. Il veut vraiment servir à quelque chose entre les murs. Peu lui importe que ça signifie ne pas retrouver son chez-lui pendant des jours, ou qu’il se crève à la tâche. C’est pas comme s’il allait trop manquer à des gens s’il ne se pointe pas chaque soir à huit heures autour de la table pour manger.
Il s’amuse de la remarque du suédois sur son propre manque de poigne. C’est assez évident, oui, qu’il se ferait bouffer tout cru s’il devait maintenir l’ordre. Il est peut-être grand et musclé, mais comme il a l’air doux comme un agneau comparé au bouc revêche qu’est le latino… Avec les Suns, peut-être qu’il pourrait réussir à quelque chose. Un européen blond comme les blés, c’est un peu leur rêve mouillé à ces crétins racistes.

- Vous avez vos talents et moi les miens Syhan. Je sais pas faire de gratins de légume mais je sais tenir en respect des prisonniers, je pense que vos capacités sont un peu plus utiles dans la vie de tous les jours. Vous avez plus de chance d’être pris comme colocataire par des inconnus que moi.

Il rit un peu, sirote une gorgée, serre la tasse entre ses grandes mains. La cicatrice qui va de ses articulations du poing jusqu’au poignet est visible, il s’en fiche. Il fait bon, le fauteuil est confortable, la compagnie agréable. Il n’a pas envie de mettre ses gants pour éviter les remarques.
Il a même envie de répondre aux questions sur sa vie, c’est dire à quel point il est dans de bonnes dispositions.

- Hm-hm.

Doucement en essayant d’être parfaitement neutre, il hoche la tête. C’est une bonne question, parfaitement légitime et Syhan a bien visé sur ses intentions, à quelques détails près peut-être, mais c’est plutôt bien le comprendre. Il est donc si facile à lire ?

- Je veux aider les mômes qui ont pas eu de chance. Moi on m’a tendu la main quand je voulais me laisser crever, j’aimerais pouvoir faire la même chose pour d’autres. Même juste pour une personne, ça me suffirait largement, je suis pas très exigeant. En attendant j’aime bien être utile au moins à maintenir un peu de calme.

Il y en a d’autres, des raisons. La lassitude qu’il a ressenti à garder des parkings et des résidences de types riches, la recherche de l’adrénaline, son casier judiciaire qui ne lui laisse pas tant d’endroits dans lesquels il peut travailler. D’ailleurs, trouver un emploi dans une prison -même si elle est étrange- est presque un miracle. Avec son passif de petite frappe de gang, on aurait pu craindre qu’il ne bosse pour un de ceux à l’intérieur, probablement les Pride. La directrice est bien étrange de ne pas voir le danger, mais ça joue en sa faveur, il ne s’en plaint pas.

- Et vous, alors ? Pourquoi une prison et pas un restaurant ? Ca doit être plus facile, vous avez moins de chance de prendre un coup de lame…

Sauf qu’il a une balafre, qu’elle ne vient pas d’une intervention du Saint-Esprit, alors il peut avoir aussi un passé compliqué. Si ça se trouve, la prison est aussi le seul endroit où il a pu être embauché. Catiel se mord la langue pour se punir de ne pas y avoir pensé avant.

- Ou alors vous aimez mieux l’ambiance ici ?

Lui aussi, il se rattrape aux branches. Lui aussi il a du mal, il trébuche en chemin, mais il met de la bonne volonté dans ses paroles et il a l’air aimable. Ils vont finir par s’en sortir, les deux maladroits.

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Lun 30 Jan 2017 - 21:57
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega

Non, personne ne t'avait offert des chocolats pour récompenser ta gentillesse ou s'excuser. Personne ne te voyait comme ça Syhan, parce tu étais juste la bonne poire à arnaquer. Le type qui faisait tout se qu'on lui demande et qui ne demandait jamais rien en retour. Pourquoi aurais-tu demander des choses à d'autres, surtout des choses que tu pouvais très bien faire toi-même.

« Des chocolats... ? Euh, non. Mais ils m'ont inviter à boire un verre une fois. Ils ne sont pas venue, mais c'est là que j'ai rencontrer Blake. »

Tu ne faisais que les enfoncer sans t'en rendre compte. Et tu t'enfonçais toi-même, parce qu'à t'écouter, ça n'avait même pas l'air étrange pour toi que sur les cinq personnes qui t'avaient proposer de sortir, aucune ne soit venue. Se que disais Catiel te gêna un peu, tu n'étais pas une espèce de machine de compétition. La preuve, aujourd'hui tu arrivais au bout de tes force, et hier n'avait pas non plus était facile.

« Je mange bien... Enfin, je me fait des choses plus riches pour tenir. »

Une technique comme une autre. Ça et un peu de café, ça te permettait de tenir le coup depuis trois jours. Ce n'étais pas enviable, mais disons avec le travail assez physique des cuisines et le manque de sommeil, tu serais tomber dès la première journée. C'est bien, tu avais juste gaspiller trois jours de ta misérable vie.

« Des tours de plus... »

Ça t'en disait plus sur les causes de sa fatigue à lui. Des tours de plus, c'était du piétinage en plus, accompagner de mal de dos en fin de journée. Que rêver de mieux... ? Catiel devait avoir besoin d'un bain bien chaud avec des huiles essentiel. La lavande l'aurait apaiser et lui aurait délasser les muscles.

« Comment se fait-il que vous manquez de monde maintenant... ? Une vague de licenciement ? »

Tu étais sûrement le prochain sur la liste avec tes idées farfelu de sauver le monde à coup de rosebeef fondant sur la langue. C'était pas très logique de commencer à licencier par les gardiens, c'était des débordements quasis assurés... Mais ce n'étais certainement pas la raison de ce manque de personnel. En revanche, ça t'apprenais quelque chose sur ta nouvel rencontre. Catiel était un homme semblant avoir un certain sens du devoir. Tu ne connaissais pas beaucoup de gardien, mais tu doutais que beaucoup d'entre-eux accepte de faire des heures supplémentaire pendant une semaine. Une qualité que peu de personne ont, mais que tu apprécie.

Bon, d'accord, ne pas savoir faire un gratin de légume était une chose. Mais en fait, une chose facile à faire, et pour toi, ce n'était pas un critère d'évaluation. Tu voyais plutôt les choses comme suis : tout le monde est capable s'il essaye vraiment, de faire un gratin de légume, mais tout le monde ne peu pas tenir des détenus en respect. Alors, effectivement, tu avais tes capacités, certes 'utiles' au quotidien, mais tu n'avais pas cette espèce de classe mystique, cette sorte d'habileté classe. Tu ne pouvais pas raconter la fameuse histoire du jour ou un prisonnier a pisser sur ta botte, et que tu l'a coller au mur et lui a taser le ventre. Lui oui. Et il devait en avoir pleins des histoires comme ça Catiel, peut-être même des mieux, vu les marques qu'il semble avoir partout.

Vous n'étiez plus dans la pénombre. Tu observa sa façon de montrer ses cicatrice. Il n'essayait pas particulièrement de les cachés, de toute façon, ça aurait était dur, mais il ne les exhibait pas non plus avec fierté. C'était une manière étrange de se comporter avec. Est-ce que lui aussi passait les doigts dessus quand il était un peu nerveux ? Tu te demandais, parce que si c'était le cas, c'est que ce n'étais pas de simple blessure de guerre. Et ceux qui se blessent au combat les montrent avec fierté. Tu pensais que ce n'étais pas ça. Et puis à l'écouter... Ca ne pouvais pas être ça. Un type qui veux sauver des vies... Tu faisais des liens, ses cicatrices venaient peut-être plus de la raison qui l'avaient pousser à venir travailler dans une prison. Tu avais, à peu de choses prêt, les même ambitions que lui. C'était étrange, il te ressemblait un peu vu comme ça.

« Vraiment ? »

Ta voix, douce, avait l'air heureuse de trouver une âme sœur d'idéologie.

« Ben, en fait... C'est à peu prêt la même raison que vous. J'ai envie de croire qu'une succession de bons repas peu rendre plus heureux, et... que plus heureux certains soient capable de changer. Je ne sais pas si ça marche... Mais je suis comme vous, si une personne s'en sort grâce à ça, je serait vraiment heureux. Du coup, c'est pas vraiment l'ambiance. »

La remarque du coup de lame te piqua un peu au vif... Tu ne t'étais pas fait ça en prison, ni dans la cuisine d'un restaurant. C'était chez toi, dans ton appartement à New York. Chez toi, il t'arrivait toujours des mauvais coups.

« Ah... Euh... Non... C'était... »

Tu passe justement les doigts sur cette vilaine cicatrice qui barre ton visage.

« Un accident domestique. »

On pouvait effectivement appeler ça comme ça Syhan. Enfin, tu en disais assez pour qu'il voit le genre, et pas suffisamment pour lui faire pitié, c'était pas si mal. Tu plongea la tête dans ton café pour en boire une bonne gorgé et relever la tête vers lui avec le sourire. Ça allait, tu pouvait en parler de cette cicatrice, ça faisait six ans. Tu espérais juste qu'il ne pose pas trop de questions dessus, même si ça t'aurais permis de voir un peu mieux quel genre de personne il était. S'il posait ouvertement des questions et qu'il racontait l'histoire des siennes, c'est que c'était sûrement le genre exhibitionniste de balafres, et qu'il allait finir par te raconter sa vie. Et si, comme tu le pensais, il n'en posait pas, et qu'il ne parlait pas des siennes, c'est que, un peu comme toi, elles restaient douloureuses, même après cicatrisation. Tu le laisse venir un peu, puis tu enchaîne.

« On a des ambitions un peu naïve en fait. Vous comme moi, alors je ne vais pas juger. Mais ce serait vraiment super si ça marchait. Et en fait, vous en êtes un bon exemple. »

Tu lui adresse le sourire le plus doux que tu ais en réserve. Un sourire doux, mais extrêmement fatigué.

« Avec de la bonté on peu vraiment aider... Je suis vraiment contant de vous avoir rencontrer Catiel. Parce que, ça fait 6 ans que je fais ça, et vous êtes la preuve qu'il ne faut surtout pas que j'arrête. »

Tu lui sourit encore un peu, puis replonge ton nez dans ton café.

« Peut-être que j'aurais penser à arrêter d'ici quelques temps. Et si j'y pense un jour, je penserais à vous, et ça me redonnera sûrement confiance. »

Oui, en gros Syhan, tu vas t'infliger une vie assez misérable, avec un salaire pas très élever, tout ça pour aucun résultat garanti et jamais de preuve que ça ai marcher rien qu'une fois. Syhan, tu es vraiment un cas désespéré.

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Mar 31 Jan 2017 - 20:22
- Non, on a quelques blessés et des malades. ‘Faut juste qu’on bouche les trous le temps qu’ils reviennent.

C’est ça le soucis, avec les gardiens. Ils se font mal, parfois ils meurent, et il est impossible de laisser des places vacantes. Une ronde pas faite, ça veut dire du champ libre pour les types en pyjama orange. Ca veut dire que les plus énervés du lot ont une opportunité de devenir violents sans craindre de répercussion, et ce n’est souhaitable pour personne. Pas un seul membre du personnel ne veut avoir à affronter une émeute.
Alors ceux qui sont vaillants serrent les dents, remettent leur veste noire, accrochent leurs tasers aux ceintures et ils doublent leur temps de travail s’il le faut. Même s’ils sont plus facilement énervables ou s’ils cassent plus de nez pendant leurs rondes, ça reste largement préférable à une augmentation exponentielle du nombre de meurtres. Et même les détenus en profitent, au final : ceux qui ne sont pas des membres de gang ultra-violents, ceux qui veulent juste purger leur peine tranquillement se satisfont certainement plus de la présence des matons que de leur absence.
L’explication donnée, il se tait et il écoute. Quelques gorgées de café qui descendent au fond de sa gorge, un regard qui ne cille que très peu, une attention absolument concentrée sur son interlocuteur. Il sait se fixer sur une chose, une seule, il en fait la preuve en se tenant aussi immobile que son cabot. Il ne manque que les oreilles en avant et l’image serait parfaitement ressemblante.

Syhan n’a pas été prisonnier, c’est évident. S’il doute de l’importance de la nourriture entre les murs d’un pénitencier c’est qu’il n’a pas souffert de la faim, qu’il n’a pas été obligé de compléter sa cantine avec les nouilles en sachet de l’épicerie, ou qu’il n’a pas eu à défendre ses quelques biscuits de son camarade de cellule. Quelque part, c’est mieux qu’il n’ait pas cette expérience, ça veut dire que sa vie a peut-être été plus joyeuse que celle de Cat. En tout cas, le barbu l’espère franchement. Il agite la main vers le cuistot pour lui faire signe qu’il comprend.

- Vous savez, la bonne bouffe en prison c’est important. A San Diego on mange mal, les gens sont plus tendus. Il y a des agressions pour des biscuits au chocolat. Si vous mettez des types taillés comme des buffles dans une boîte fermée à clé et qu’ils meurent de faim, vous allez avoir des buffles prêts à s’entretuer pour rien.

Alors ce qu’il fait est important. Ce qu’il fait peut sauver des vies même si oui, c’est moins impressionnant que de faire étalage de ses capacités en combat de rue, ou que c’est moins dangereux que de devoir séparer deux imbéciles aux nerfs à vif. Tout le monde n’a pas besoin d’avoir une contribution visible. Les plus gros exploits, généralement, sont faits en sous-main.

- Vous aidez.

Qu’il souffle chaudement, en éteignant les grondements dans son accent pour être rassurant. C’est la vérité. Peut-être que sans Syhan, il aurait déjà pris plus de coups.

Presque par mimétisme, il effleure la grande cicatrice sur sa joue, celle qui se stoppe près de son nez, reprend sur l'arête. Du côté opposé à celle du grand décoloré, comme dans un miroir, un peu moins épaisse mais profonde. Un accident domestique ? Quel genre d’accident domestique ouvre des plaies tellement marquantes qu’elles restent visibles à la cicatrisation ? Celle de Syhan est presque régulière : d’une traite, droite. Elle ne le défigure pas tant finalement : c’est un détail, un gros, un peu comme un grain de beauté ou des tâches de son, elle fait partie d’un tout. Sous le pouce du latino, la marque est irrégulière, pleine d’à-coups, parce qu’il s’est débattu sous les mains de ses agresseurs. Il n’y a rien de domestique. Elle fait partie de lui mais elle n’est pas la bienvenue.
Il rebaisse la main pour la serrer autour de la céramique histoire de laisser en paix les souvenirs. Ils ont déjà été assez remués comme ça, même si ce n’est qu’involontairement. Ils sont mieux gardés loin, très loin de sa conscience, là où ils ne font pas mal.
Le silence flotte entre eux mais il n’est pas froid, il ne dérange pas. Ils doivent certainement reprendre le fil de leurs pensées, en tout cas c’est le cas du maître-chien qui en profite pour se replacer dans le présent. La chaleur de la tasse, la lumière déclinante du soleil, l’odeur du café : le monde est en paix. Il n’a besoin de rien de plus.
Si, peut-être d’un peu plus de boisson chaude. Il se penche pour attraper la cafetière, remplit son mug en équilibre précaire sur un côté de botte et tend le contenant pour en proposer à monsieur Lindgren.
Comme ça il peut dissimuler son début de rougissement facilement.
Lui, un bon exemple de quelque chose ? Une bonne rencontre ? C’est bien la première fois -non, pas réellement mais presque- qu’on lui dit des choses gentilles dans le genre. Il ne se croit pas être une bonne personne. Il ne croit mériter ni les félicitations, ni les sourires aimables car il n’aide pas naïvement, lui. Il a des habitudes de vaquero. Sa main tendue s’accompagne d’exigence, et elle n’est proposée qu’une fois. Le cuistot a l’air plus inconditionnel, plus magnanime que lui, et pourtant il le flatte. Il voit en lui quelqu’un d’utile.

- Je sais pas si je suis un bon exemple de quoi que ce soit, mais si j’vous aide à tenir bon dans vos résolutions…

Catiel Luis Sebastian Vega, preuve vivante qu’on peut sortir de prison réhabilité, exemple parfait de l’utilité de la bonté envers les prisonniers… Et pourquoi pas Sauveur de Mereen et Père des dragons aussi pendant qu’on y était, franchement ? Il n’a rien du modèle de bonne conduite à ses yeux, mais il a tout de le petite frappe juste assez repentie pour user de ses talents productivement.
Oh, il ne va pas le dire à l’autre. Il le respecte assez -même s’il le connaît à peine- pour ne pas se dévaloriser devant lui, surtout s’il peut lui servir de soutien. Syhan se fait déjà marcher dessus par ses commis, il ne va pas s’y mettre lui aussi. Ce serait plutôt le contraire : le gardien aurait envie de veiller sur lui, de garder un oeil dessus pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien. Les gens bons sont assez rares dans les pénitenciers pour qu’il n’ait pas envie d’en voir un repartir dans un sac noir de la morgue.

- Faut pas que vous arrêtiez. Enfin si, vous pouvez arrêter d’être cuistot de prison, c’est vos affaire ça, mais faut pas que vous arrêtiez de vouloir aider les gens. C’est important de le faire chacun à son niveau. Faut qu’il y ait une justice quelque part, et l’espoir que tout peut s’arranger.

Imbécile heureux, certainement, et idéaliste avec ça. Mais il balance ça avec une candeur telle qu’on ne peut pas trop lui en vouloir.

- Je sais pas si c’est être naïf ou être fort d’espérer changer les gens. Un peu des deux j’imagine ? En tout cas ça fait de vous quelqu’un de bien, Syhan, si ça vous aide aussi à garder votre confiance en vous. Peut-être un peu timide, rit-il gentiment, mais bien. Ca me donne envie de passer plus souvent faire mes rondes près des cuisines. Pas juste pour apprendre à cuisiner, hein ! Pour parler aussi.

Et faire les gros yeux aux commis. Mais ça, il ne va vraiment pas le dire.

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Mer 1 Fév 2017 - 17:47
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega

Catiel te disait tellement de choses. Est-ce que tout le monde faisait ça dans les conversations... ? Il était donc à San Diego, d'accord. Et il y mangeait mal. Tu n'avait jamais travailler au pénitencier de San Diego, alors ça ne t'étonnais pas trop. En fait, ça ne te surprenait même pas du tout. Les prisons avec de la bonne nourriture étaient plus que rare. Tu faisais partit des rares qui trouvent ça important, et encore mieux, de ceux qui parviennent à décrocher un budget suffisent pour faire de ton mieux avec les fours.

« C'est se que je pense aussi... Du coup, je pense que c'est assez utile de bien penser les repas. Même si vous devez toujours voir des agressions pour des biscuits... »

Si c'était le cas, c'est qu'en fait, tu faisais mal ton travail. Et ça n'aurait rien eut de surprenant. Cependant, ça te réconfortais un peu plus d'avoir quelqu'un pour te dire que tu étais utile. Ce genre de petits mots donnaient du baume au cœur. Ça te mettait un peu plus en confiance, et ça t'aider à renouer un peu avec toi, et tes quelques mauvais jours passées.

Tu observes donc sa façon de se comporter face à ses balafres. Il ne les touches pas franchement, il les effleures. De la gêne. Il n'en parle pas. Il préfère donc éviter le sujet. Il a l'air pensif, alors il doit sûrement repenser aux circonstances. Il ne les aime pas. Sinon, il aurait raconter leurs histoire. Syhan, tu comprend alors que ce sont des marques du même type que la tienne. Des histoires sordides. Tu le perçois ainsi. Pas de question, ce n'est pas ta place. Et Syhan, tu connais ta place. Catiel semble être un personnage humble. C'est aussi un trait que tu aime bien. Tu accepta qu'il te resserve en café et le remercia avec un sourire, puis lui tend ta tasse. Tu y remit un sucre, un peu gêner de le faire... Et mélangea.

« On est jamais bien placer pour savoir si on est un bonne exemple. Mais si on se place de mon point de vue, vous l'êtes. Un homme qui à fait de la prison, quel qu’en soit la raison, qui s'en sort et qui devient désireux d'aider les autres avec se qu'il a appris de cette expérience... Pour moi, c'est un très bon exemple. Vous vous dévaluez sûrement un peu, c'est compréhensible. »

Se dévaluer, tu allais vraiment lui faire une leçon là-dessus... ? Toi qui était passer maître dans cet art, tu aller vraiment avoir le culot de lui faire toute une leçon là-dessus alors que tu était capable de le faire tout autant que lui... Non, tu ne pouvais, pas. C’était une forme de mensonge. Et tu est incapable de mentir.

« Je veux dire... Je... Je vois très bien se que c'est... Je le fais souvent aussi... Mais bon, je sais aussi que ça n'aide en rien... Voilà. »

Ta capacité à passer de l'homme confiant à l'homme timide à la limite de la syncope étais impressionnante. Ce n'était pas un don du ciel, loin de là. Ca t'énervait d'être ainsi fait. Cette fragilité, opposer à ta capacité à être une personne forte, était vraiment insupportable. Tu étais bien trop doux, bien trop gentil. Tu détestais ça de toi, ce gamin de 16 ans, qui fait déjà son mètre 75 et qui fait à peine 50 kilos. La peau sur les os, c'est se que tu rappel cette partie de toi.

« Non, je ne songeais pas à arrêter. Mais peut-être qu'un jour j'aurais des doutes sur se que je fais. »

Il valait mieux occulter la suite, ne pas faire attention à se qu'il te disais. Tu ne voyais pas en quoi, toi, la souillure du monde, était quelqu'un de bien. Cependant, tu pensais partager quelques uns des idéaux de Catiel. Et c'était agréable. Dans la plupart des prisons, les gens sont plutôt là pour montrer qu'ils sont supérieurs. Qu'importe le domaine. Ou trop mauvais pour être ailleurs... Il te fit rougir avec la suite...  Oui, tu est timide.

« Ah oui ? Vous... Vous voulez passer discuter... Ben, les portes sont ouvertes au personnel après-tout, donc passez quand vous voulez. Enfin, sur les heures de service, j'ai tendance à vraiment être occuper et à courir partout... Mais en dehors de ça, ce sera un plaisir. »

Catiel avait l'air d'être une personne agréable, pleine de respect envers ceux qui lui en adresse. Il avait certainement d'autres aspects, mais c'est un de ceux qu'il te dégageait là. Tu commença à boire la seconde tasse de café, et posa ta tête sur le dossier, un peu mise de côté pour continuer de le regarder en lui parlant. Tu commençait à afficher un sourire discret, mais plus permanent. Sûrement à cause de la fatigue, mais aussi parce que ça te faisais du bien, cette petite conversation sur l'espoir de sauvé une partie de l'humanité avec trois fois rien.

Un nouveau silence qui n'a rien de gênant s'installe. Tu trouve ça agréable de ne pas être obliger de combler le vide avec des paroles inutiles. Tu le regardes donc. Puis tu te ds que de parler de travail à chaque fois que tu rencontre quelqu'un de la prison, ça va vite tourner en rond... C'est un bon sujet de départ cependant.

« Et … Du coup, vous avez  quand même un peu de temps pour vous, malgré tout ces malades ? J'imagine que vous n'avez pas envie de passer votre vie ici... »

Qui en aurait envie, à part toi qui refuse presque de rentrer chez toi à cause de la solitude que t'apporte cet endroit... ?

« C'est un peu déplacer comme question non ? »

Tu grimasse un peu et le regarde avec tes yeux désolés. S'il te demandait se que tu fais en dehors du travail, tu n'aurait pas envie de lui répondre... Tu ne fais pas grand chose... Tu refuse presque de rentrer chez toi. Tu porte encore la tasse à tes lèvres pour en boire une gorgé, puis tu sens ta mâchoire qui ne demande qu'à s'ouvrir.  Tu met ta main devant ta bouche et tourne un peu la tête pour bailler. Il suffisait que tu te sente bien pour avoir envie de dormir... C'était vraiment pas de chance.

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Jeu 2 Fév 2017 - 20:54
Il n’a pas l’air d’avoir beaucoup confiance en lui, Syhan, ou alors il ne sait pas trop comment se passe la journée d’un gardien. Peut-être les deux à la fois. Catiel se contente de le rassurer en faisant non de la tête, sans rien dire. Non, il ne se fait pas agresser pour des biscuits. Non, les détenus ne se poignardent pas pour des nouilles, pas ici. Ils le font pour des questions d’honneur, de gang, de couleur de peau ou pour de l’argent mais au moins, il n’a vu personne se vider de son sang par terre pour un carré de chocolat. C’est mieux que rien.
Mais avec son discours sur la dévaluation, et sa reprise juste après, le maton a une idée un peu plus précise de son interlocuteur. Il manque de confiance. Il est timide, réservé, et il fait de son mieux pour ne pas se faire marcher dessus à la CSP. Ou alors il se fait quand même avoir par les autres ? Enfin, le cuistot reste positif. Cat dirait bien “contrairement à lui”, mais ce serait un mensonge : lui aussi sait être optimiste lorsqu’il s’agit de saisir le bien caché en les autres. Lui aussi peut voir dans le travail du décoloré quelque chose d’important alors qu’il minimise sa contribution. Alors il sourit encore, avec ses rides d’expression au coin des yeux et près des lèvres, comme un bon samaritain qu’il peut être.

- Je repaie juste ma dette à la société, je vous assure… C’est pas un si gros exploit. En plus on me paie pour le faire !

Mais c’est faux, on le paie pour surveiller, pas pour aider. Il s’en rend compte soudainement, confusément, et arrête de parler. D’accord, peut-être qu’il se dévalue. Un rire gêné passe ses lèvres, il baisse légèrement la tête pour frotter sa paume sur sa nuque. C’est compliqué, de ne pas se descendre, parce que c’est normal à ses yeux. Normal de tendre la main, normal de bosser en prison, normal de se voir comme moins que les autres parce qu’il a un passif comme une marque indélébile, noire de nuit, en travers d’une feuille de papier.

Quand l’autre rougit, il se sent un peu crétin. C’est pas son objectif, de mettre mal à l’aise avec ses plans débiles, et si l’idée qu’il débarque en cuisine pour discuter intimide le suédois alors peut-être qu’il ne le fera pas. Il se contentera de saluer quand il passera, voilà, c’est une bien meilleure idée. Si jamais on le fait patrouiller dans le réfectoire -ce n’est jamais arrivé- il se contentera d’un hochement de tête, et il gardera les discussions pour l’extérieur, sagement.
C’est sûrement mieux pour son équilibre mental en plus.
Séparer le pénitencier de la vie normale. Chaque personne dans une petite case, “prison” ou “extérieur”, comme ça il n’y a pas de risque. Pas de crise possible.

- Nah, je viendrais pas vous embêter. Vous avez un vrai travail, vous aussi, et pas le temps pour tailler une bavette. Vous en faites pas.

La conversation meurt de nouveau. Corto souffle dans son coin de pièce, Cat finit son seconde café et il s’étire le dos après avoir reposé la tasse. Un bras levé, l’autre plié pour que sa main s’enroule autour de son biceps, il tire en l’air pour tout replacer. La tension entre ses épaules est toujours là, mais plus si présente. Les amandes, le café, la discussion, peu importe la source de son soulagement au fond : ce qui compte c’est qu’il se sent un peu mieux.
Ca manque quand même de quelque chose. Il tapote du bout des doigts la poche sur la jambe de son pantalon, finit par fourailler dedans pour sortir son paquet de clopes, en piocher une en même temps que son briquet. Il réprime le bâillement qui lui vient par mimétisme en mettant le bâtonnet blanc dans son bec, sans l’allumer.

- C’est pas déplacé du tout, non.

Sourire rassurant, il se lève sans hâte, dépliant soigneusement chaque jambe avant de se mettre debout et d’aller ouvrir la fenêtre. Il ne va pas enfumer la salle. Il peut très bien discuter en tenant la cigarette dehors pour polluer un peu plus la nature et un peu moins le lieu de repos commun.

- Si ça vous dérange, dites-le, j’éteindrais.

En attendant il allume sa clope et tire une bouffée de fumée qu’il recrache en passant la tête dehors. Ca lui fait du bien, après trop de minutes à vouloir fumer, à se retenir pour des raisons plus ou moins altruistes. Pas qu’il soit totalement dépendant à sa nicotine -si, il l’est- mais le café appelle forcément la cigarette. C’est la tradition, vieille de dizaines d’années, qu’il ne va pas ignorer maintenant qu’il a repris. Si le monde voulait qu’il laisse vraiment tomber sa drogue légale, il n’avait qu’à pas lui avoir donné des journées de boulot interminables.
Un bras dehors, le reste du corps appuyé contre le mur, il reprend tranquillement la conversation, profitant d’être debout pour ne pas se laisser avoir par le sommeil.

- Ca fait une semaine que je rentre pas. Je commence à voir ma douche dans mes rêves, je vous assure… De l’eau brûlante et pas de caméras, je demande rien d’autre. Bon, d’accord, peut-être mon canapé aussi. Et un bon bouquin ? ‘fin juste dormir une nuit complète ça serait pas mal, pour moi et pour lui.

Le Fila allongé est pointé du doigt sans qu’il ne réagisse, trop occupé à se reposer tant qu’il le peut. Ils devraient faire pareil, Syhan autant que Catiel, juste fermer les yeux dix minutes sans réfléchir mais ils sont visiblement aussi acharnés à être poli l’un que l’autre.

- Mais vous aussi vous êtes pas rentré chez vous, y’a plus joyeux comme endroit pour passer sa fatigue qu’ici. A peu près n’importe quel appartement doit être plus joyeux en fait, même un clapier à lapins… J’espère que vous vivez pas là dedans. Vous êtes trop grand pour ça.

Un clapier. Belle image. Ce que n’est pas son chez-lui, et ce qu’il espère que n’est pas la maison du cuisinier. Il le voit bien avec un studio tout blanc, et un chat persan qui se prélasse sur les meubles en ronronnant. Ne demandez pas pourquoi, c’est juste une image mentale comme une autre.

- Au moins à la fin du service vous pourrez rentrer. Les cuisiniers aussi font des soirées Mac and Cheese et films pourris, ou vous mangez bien même dans votre propre canapé et vous regardez… Hm… Des séries compliquées pleines de double-sens encore plus compliqués ? Si vous le faites je juge pas, hein ! On a tous nos passe-temps bizarres pour les autres. Moi je lis des bande-dessinées françaises alors j’ai pas trop à redire sur les occupations des gens.

Il a l’air fier d’annoncer, comme ça, qu’il lit. Qu’il lit des livres à images, certes, mais français pour compenser. C’est un peu une revanche sur la vie, sa collection de jolis livres pleins de marins bretons et de souris à capes.

- Sauf si vous regardez de la télé-réalité. Là d’accord, je vous jugerai, ajoute-t-il dans un éclat de rire, mais juste un peu parce que vous êtes sympa.

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Ven 3 Fév 2017 - 17:13
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Fallait-il donc que tout le monde soit aussi modeste dans cette pièce ? Payer sa dette à la société peut-être.

« Mais tout le monde n'a pas l'esprit de le faire. Et évidement qu'on vous paie, vous travaillez... »

Était un bon argument de ta part pour qu'il arrête de penser qu'il faisait quelque chose de naturelle, que tout le monde faisait. Ce n'était pas le cas.  Tout le monde ne se disais pas qu'il fallait redonner un peu de sa personne en échange de l'aide qu'on avait reçu, très peu de personnes le faisaient en fait. Ça ne le rendait que plus honorable, a tes yeux, Catiel ne faisait que renforcer cette idée, il ne la brisait absolument pas.

Te voir rougir le fit se raviser de sa proposition de passer te voir parfois, en cuisine, pour discuter. Tu n'avais pas rougit par gêne de le voir passer te saluer en cuisine, ça ne te dérangeais pas. Tu étais juste timide... Tu rougissais beaucoup et pour peu de chose, en faite, là c'était surtout parce que tu étais en quelque sorte contant qu'il te le propose.

« Vous ne m'embêterais pas. Et puis quand c'est le moment de ranger, je peux prendre une pause pour discuter. Ce n'est pas un problème. »

Du coup, tu essayes d'afficher un sourire plus confiant sur ta tronche de balafré timide et propre sous tout rapport. Ouais, tu peux bien t'arrêter de travailler une dizaine de minutes pour parler avec quelqu'un, ça ne va pas te bouffer. Il ne va pas te bouffer. Ça te fait peur en fait. Il a eut l'air de se tenir plus éloigner de toi quand tu as commencer à te sentir mal en le voyant s’asseoir à côté de toi sur le lit. Syhan, tu voyais le bon en beaucoup de personnes, mais Catiel avait quand même un truc assez effrayant..

Il s'allume une cigarette, tu fais non de la tête. Ce n'est pas parce que tu ne fume pas que ça te déranges. Tu fumerais sûrement aussi si tu n'avais pas peur d'y laisser ton palet. Il va à la fenêtre pour fumer, c'est plus respectueux pour le lieu, c'est bien qu'il y pense, comme ça Syhan n'est pas obliger de lui dire.

Une semaine qu'il était coincé ici... Ça commençait sûrement à faire long, il n'avait pas de mal à croire qu'il rêvait de sa douche. Il rêvait aussi sûrement de son lit, et le reste de son foyer. Une maison, c'est plus agréable que le travail, il n'y a pas de doute. Même si tu n'es pas fan de chez toi, tu préfère y être plutôt qu'ici. Tu regarde Corto, c'est vrai que ça à l'air difficile pour lui aussi. Il doit toujours maintenir son standing de chien de gardien... Ça doit être épuisant, cette forme de bipolarité.

« C'est normal d'en rêver je crois. Lui doit rêver de votre canapé est d'un os comme récompense. »

Tu esquisse un sourire en regardant l'animal, puis reporte ton attention sur Catiel.

« Oh, juste aujourd'hui d'habitude je ne passe pas mes entre-services ici. Mais aujourd'hui je me sentais vraiment trop fatiguer pour pour rentrer, j'ai le sentiment que j'aurais pris un bus ou une voiture... »

Tu grimasses un peu quand il te demande se que tu fais chez toi... Tu n'en parle jamais, parce que tu n'y fait pas grand chose. C'est gênant, de dire à quelqu'un que les seuls livres que tu as sont des livres de cuisine et à peine quelques romans, que tu n'a pas de télé et encore moins de canapé... Et que ton passe-temps avant d'aller dormir, c'est de résoudre des équations...

« Oui, il le font sûrement. Mais je préfère manger se que je prépare... Même si parfois j'ai pas envie de faire à manger pour moi seul, j'évite quand-même de manger n'importe quoi... Ah non, je ne regarde pas de série, et quand j'ai envie de voir un film je vais au cinéma... Ça fait intellectuel et pédant... En fait... C'est... J'ai pas de télé. Alors je ne regarde pas trop de télé-réalité non plus. »

Ça voulait plus dire que tu étais plus anti-quelque chose, que dénué de meuble. Et en même temps ça mettait un peu de côté ton aspect je m'en fiche du confort. Tout en le révélant subtilement. Bien vu. Tu remarques qu'il est fier en te disant se qu'il lit. Si c'est quelqu'un qui a fait de la prison, il a certainement quelque chose à se prouver à lui-même est aux autres. C'est un peu étrange, dans un premier temps, de coller sur le front de cette personne l'étiquette ''lecteur'', mais pas tant que ça. Imaginer Catiel lire des bandes dessinées, ça n'a finalement rien d'étrange. Et puis, tu fait le lien. Tu n'y connaît pas grand chose, mais tu es européen, et en Europe, tout le monde ou presque connaît l’œuvre d'Hugo Pratt. Tu connais, de nom, et de vue, tu ne t'es jamais balader sur la mer salée.

« Ah ! Alors, Corto, ça vient de là ? » Tu t'empresse d'ajouter « Je connais seulement de nom, je n'ai jamais lut Corto Maltese. »

A l'entente de son nom, le chien redresse la tête, mais son nom avec ta voix ne le fait pas plus réagir. Tu t'en veux de l'avoir tirer de son repos... Et puis tu te dis que tu devrais peut-être te trouver un passe temps un peu plus sympa que le calcule ou l'élaboration de menu, qui fait plus partit de ton travail que de tes loisirs en fait.

« J'espère que vous pourrez bientôt rentrer vous reposer. Parce qu'après une semaine, il serait temps que le travail vous lâche un peu... »

Un nouveau bâillement... Tu te ressert du café et regarde Catiel avec la cafetière dans la main.

« Vous en voulez encore ? »

Tu ne penses même plus à regarder l'heure. Tu penses juste à t’écrouler de sommeil. Tu a envie de t'enrouler dans une couverture et de dormir pendant une semaine... Tu as réussit à mettre de côté toutes tes pensées sombres, alors tu as juste envie de te sentir bien. Ta vie est une perpétuel quête du confort intérieur. Et tu t'y prend comme un manche. Après avoir resservie Catiel, tu remontes tes pieds sur le canapé après avoir enlever tes chaussures, en les laissant négligemment tombées sur le sol, devant le canapé. Tu enroules un bras autour de tes genoux et cale ta tasse contre tes cuisses et ton torse, prenant tout de même soin de la tenir par la hanse. Tu fermerais bien les yeux... Tu ne sais plus quoi ajouter à la conversation, bien trop fatiguer pour tenté quoi que ce soit. Tu bois une gorgé de temps en temps, tu as oublier de mettre un sucre. Tu trouve ça trop amer, mais tu n'as pas envie de tendre le bras... Parfois tu lui jette un regard en coin, se qui te réveil l'espace d'une seconde, parce que tu as soudainement peur, que si tu fermes les yeux, il se rapproche de toi.

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Lun 13 Fév 2017 - 19:57
La tête dehors, le visage parfaitement neutre, Catiel laisse parler l’autre. Il se contente de hocher sporadiquement la tête puis de souffler sa fumée en l’air. Haut, comme si elle pouvait rejoindre les nuages qui glandent dans l’air froid, sur le bleu qui fonce petit à petit pour accompagner le soleil qui se couche. C’est tranquille, l’extérieur. Rien à voir avec l’intérieur de la prison où il faut toujours faire attention, où tout le monde peut être une menace.

- Je crois qu’il veut surtout aller courir dans le parc sans son harnais.

Le maître-chien aussi rêve de cette balade, à dire vrai. Il voudrait bien prendre ses affaires et partir fouler le gazon pendant que son molosse cavale comme un dératé en cercles autour de lui, langue pendante, oreilles au vent. Image parfaite alors il rit tout bas, s’étouffe un peu avec la fumée qui lui restait dans la gorge en s’appliquant pour le faire en silence. Tout s’est adouci depuis que Syhan a baillé. Il fait des efforts méritoires pour être plus immobile, pour fatiguer moins, au cas où le cuisinier voudrait finalement faire une sieste. Même la voix du latino se pose un ton plus bas, probablement plus par réflexe que par choix conscient.
Il rentre de nouveau le visage à l’intérieur, joues rougies par le frais, et laisse la clope se consumer sans lui.

- Vous avez bien fait de pas rentrer chez vous, alors. Pour une fois que l’équipement de la prison évite des accidents, ça serait cooo… Crétin de s’en priver.

Il essaie d’être poli, il essaie vraiment, mais baisser sa garde quand on est monsieur Vega ça veut dire jurer comme un charretier, en plus d’utiliser des expressions de racaille de fond de caniveau. D’où les remontées de vulgarité qu’il musèle comme il peut même s’il ne pense pas que l’autre lui en voudra trop pour un juron lâché au détour d’une conversation. Il sont adultes, quoi. Aucun d’entre eux n’est un gamin de cinq ans qui ne doit pas apprendre à balancer des insanités.
Ouais, mais il a un peu envie de faire bonne impression aussi. D’où le rattrapage douteux. D’où son regard qu’il n’ose pas trop braquer sur l’autre pendant qu’il lui parle.
Autant la volonté de bien manger de Syhan, il peut la comprendre, autant son absence de télévision lui fait lever un sourcil alors que plein de questions se bousculent dans sa tête. Pourquoi est ce qu’il n’en a pas ? Pour des raisons d’esthétique ? C’est vrai qu’une télévision dans un studio tout blanc -vraiment, il s’y accroche à cette idée- ça fait pas très joli, c’est sans doute ça. Ou alors les chaînes américaines ne passent rien qui l’intéresse, ce qui est tout aussi possible vu le niveau général… Le maton n’est pas un grand intellectuel, clairement, mais il est capable de se rendre compte du niveau déplorable des programmes télévisés. A part pour des telenovelas de temps en temps, et pour faire un bruit de fond chez lui pendant qu’il fait autre chose, il ne regarde même pas tant que ça son propre écran.
Du coup l’information est juste mise de côté. Ca va avec “suédois”, “sucre son café”, ce genre de détails qu’il garde bien en tête comme s’il s’agissait de bouts de dossier de prisonnier qu’il voudrait mémoriser.

- En fait, remarque-t-il gentiment, vous vivez juste sainement. C’est pas plus mal.

Il sourit en grand quand le décoloré fait le lien entre le nom de son chien et le marin de bande dessinée, ravi de rencontrer quelqu’un qui connaisse. C’est son bouquin préféré, après tout, parce qu’il lui permet de voyager sans avoir besoin de le faire vraiment, parce que son premier tome a été un cadeau, parce que plein de choses. Savoir qu’au moins une personne à Lancaster a une vague idée de pourquoi son binôme s’appelle Corto et pas Rex ou Fifi ou dieu sait quoi d’autre, ça lui fait vraiment plaisir.

- Oui, ça vient de là. Je croyais que je trouverais personne ici qui connaisse… Merci. C’est sympa que vous sachiez ! D’habitude on me demande ce que ça veut dire en espagnol alors vraiment, merci.

Merci juste parce qu’il est sympathique, et aussi parce qu’il a moins l’impression d’avoir une passion bizarre maintenant. Ca va s’il y a au moins une personne dans la ville qui voit vaguement qui est Corto Maltese, et tant pis si c’est juste parce qu’il est européen à la base.

- Je sais pas quand je pourrais rentrer… Peut-être demain. Je crois que Miller revient… ‘fin, c’est pas important. J’en re-veux bien ouais.

La cigarette est déjà presque finie. La nabot baraqué tire une dernière latte puis il écrase le mégot, distraitement, et referme la fenêtre derrière lui. Il fait plus frais dans la pièce à cause de lui, d’où son demi-sourire désolé lorsqu’il récupère sa tasse brûlante. Pour lui qui n’a jamais connu que la côte ouest des Etats-Unis, la tiédeur est à peine supportable mais Syhan n’a pas l’air de s’en formaliser. Tant mieux. La Suédie -ou Suède, ou peu importe- est probablement un pays où on se pèle le jonc, et Lancaster est donc un endroit agréable. Ouais, ça doit être pour ça qu’il ne bronche pas. C’est noté aussi.
Pour la troisième fois, le silence se fait, qu’il n’ose pas troubler en relançant la conversation. Cat part se hisser les fesses sur la table, ce qui pousse son chien à venir se coucher sous ses pieds qui ne touchent plus le sol. Syhan baille, cligne longuement des yeux, le regarde parfois. Il a l’air de fatiguer pour de bon maintenant, malgré les cafés, les amandes. Le gardien sirote juste le sien -de café, pas d’amande- pour éviter de penser à ses muscles endoloris par la semaine de travail.

- Vous pouvez vous coucher sur le canapé, je vous réveillerais pour votre service si vous voulez ? C’est à cause de moi si vous avez pas pu dormir après tout…

Techniquement, c’est à cause du cuisinier qu’il ne dort pas lui non plus. Le détail ne l’arrête pas toutefois : lui, ça va. Il se blottit un peu autour de sa tasse, il savoure la tranquillité, et il survivra très bien à sa ronde comme il le fait toujours.
On dirait un gros matou couturé de cicatrices perché sur son arbre, comme ça, avec son dos enfin courbé, avec sa tête basse et son regard fixe sous ses sourcils broussailleux.

- Je peux m’occuper, si c’est ce qui vous fait flipper. Ca sera pas malpoli si vous faites votre sieste, je suis un grand garçon et j’ai de quoi faire.

La vérité, c’est que si l’autre balafré pique un somme, Catiel finira certainement dans un des fauteuils à ronfler légèrement de concert, avec un réveil programmé pour se réveiller à temps. Il auront l’air malins. Ca sera bien.

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Lun 13 Fév 2017 - 22:55
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega


Oui, c’est normal qu’un chien, même dresser pour un travail, ait envie d’en sortir parfois. Ca semble logique, il est évident que pour un chien, courir librement est plus intéressant que de se reposer dans un coin. Tu esquisse un vague sourire. Il évite la vulgarité, tu le remarques. As-tu l’air si précieux ? Tes oreilles ont-elles l’air si pure, pour qu’il retienne ses mots ? Non, tu l’observes, et s’il est fière d’annoncer qu’il lit de la bande dessinée, il essaye surement aussi de mettre plus loin de lui son habituelle façon de parler, pour ne pas juste avoir l’air d’un type qui a fait de la prison. Il pourrait pourtant, ça ne te choquerait pas. Le vocabulaire ne reflète en rien l’âme de quelqu’un. Il sert juste à montrer la personne qu’on veut montrer, rien de plus. Catiel ne relève pas l’absence de télévision chez toi, se qui te soulage, tu n’as pas envie de t’éterniser là-dessus…

« Je ne dirais pas que c’est plus sain… Vraiment. C’est juste different. »

Ce n’est pas sain de juste posséder de quoi remplir 4 cuisines différentes, et rien d’autre. Si un appartement reflète celui qui l’habite, le tiens est le reflet d’une personne pâle, vide, déprimée, et focaliser sur une seule chose qui semble valoir plus la peine que le reste, dans ton cas, la cuisine. Ton existence est vide Syhan, et tu ne souhaite même pas y donner un souffle.

Un grand sourire. Mon dieu… Qu’est-ce que tu as dis Syhan pour le faire sourire comme ça…? C’est toujours beau quelqu’un qui sourit… D’accord… Juste parce que tu connais. Ca à l’air de particulièrement lui tenir à coeur au gardien. Pourquoi ? Ses remerciements te mettent un peu mal à l’air, te faisant penser que tu n’aurais jamais dû parler de ça. Ca à l’air de lui mettre du baume au coeur, et toi, tu est juste gêner…

« Oh… Non euh… »

Qu’est-ce qu’il te prend de rougir pour ça Syhan..? Ton esprit met ça sur le dos de la fatigue. Tu frotte un peu ton front.

« Je… Je ne les ais pas lu… Et presque tout le monde connaît ça en europe.. Ce n’est rien… »

Changement de sujet, merci. Tu rejettes le soupir de soulagement qui te vient. Tu hoche simplement la tête, ça n’a pas l’air de plus le préoccuper que ça de travailler autant. Tu termine ta tasse de café et la repose sur tes cuisses, toujours calé au même endroit. Te coucher sur le canapé… quelle drôle d’idée… Ce n’est pas fait pour ça, et tu n’es pas si malpolie. Tu lui adresse un sourire fatiguer. Il a raison Syhan, tu devrais fermer les yeux et te rendre vulnérable. Pourquoi as-t-il fait de la prison…?

« Non.. Non non. Ce n’est vraiment pas à cause de vous. Je ne dormais pas, je n’allais pas bien. Et là… » Un sourire fatiguer mais remplit de sincérité s’affiche sur ton visage. « Et là j’ai l’impression que si je ferme les yeux je m’endors. Et je crois que c’est parce que … Ca m’a juste fait du bien… Une simple conversation, votre chien, un café… »

Ta voix s’affaiblit, tu fermes doucement les yeux, tu entends à peine ce qu’il dit derrière ça, mais tu tente une réponse à moitié endormit.

« C’pas…? dormir alors… »

Une réponse assez loin de l’idée qu’on se fait communément de la cohérence.Ta tête tombe un peu en avant, très lentement, pour ne pas te tirer de ton début de sommeil. Tu es resté assis, replier sur toi-même. Comment va-t-il s’occuper…? En te faisant respirer du chloroforme, ou avait-il mit du GHB dans le café pour que tu t’endormes comme ça ? Tu ne sais pas très bien ce que fait le GHB d’ailleurs… Pourquoi une personne qui a l’air aussi attentionnée a-t-elle fait de la prison…? Les pensées te traverses, elles ne t’impreignent pas. Au fond de toi tu sais que si tu est capable de fermer les yeux, c’est que tu ne te sens pas menacé. Dormir dans ces conditions est toujours particulier, le cerveau reste toujours un peu alerte, il reste disposé à faire réagir le corps en cas de danger. Malgré la lourde fatigue que tu trimbale, ton cerveau passe par cet état. Ton corps se laisse doucement aller au repos, mais tu n’as pas vraiment l’impression de dormir, comme si tu pouvais parfaitement interagir avec tout ce qui se passe autour, puis, peu à peu, ce n’est plus le cas. Ton esprit décroches.

Tes mains restent accrochées à la tasse, et toi, assis, les jambes relevés. Une bien affreuse position pour dormir.



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Oh, alors c’est lui qui l’a aidé à s’endormir ? Cat voit sa vision de la discussion se modifier, d’un coup, pour lui donner un rôle un peu différent de celui du mufle : il ne l’a pas empêché de dormir. Il lui a même permis de se calmer. C’est bien, ça veut dire qu’il n’a pas été un affreux bourrin maladroit empêcheur de siester en rond, mais un soutien. Ca le rassure, ça lui fait du bien dans un petit coin de son coeur, de savoir qu’il peut aider autrement qu’en essayant de tendre des mains vers des détenus qui, globalement, se contrefichent de son aide.
Et bon, Syhan n’est pas un détenu non plus. C’est un adulte responsable avec une vie en dehors des murs, alors quelque part ça compte plus encore non ? Dans la tête du latino en tout cas ça compte plus. Il sourit encore, moins flamboyant mais tout aussi sincère, le visage à moitié dans sa tasse.

- Heh, si ça vous a fait du bien alors j’ai pas perdu ma journée. Dormez, j’vous dit…

Il doit être trop fatigué pour résister. Trois jours à ne pas dormir, c’est pas sérieux… Rien d’étonnant à ce que les paupières du cuistot se ferment comme ça, trop lourdes pour tenir d’elles-même. Et il penche la tête en avant en plus, ça va pas tant l’aider. Allez, qu’il se laisse tomber au lieu de faire le héros de la politesse ! De son côté, Catiel réprime son propre bâillement et sirote calmement son café en essayant de ne pas juste regarder l’autre s’endormir. Il n’est pas si creepy.
Le temps que l’autre se décide à dormir, il essaie de s’occuper comme il peut, de distraire son attention. Il sort le téléphone soigneusement rangé dans la poche intérieure de son uniforme, met un réveil, envoie un message au propriétaire de son appartement -tâche qu’il repousse depuis une semaine. Boit encore un peu de café, sans bouger de son perchoir. Finit même par sortir ses écouteurs en espérant que la musique l’empêchera de s’endormir mais ce n’est pas très efficace, alors il opte pour se lever pour nettoyer son mug, la cafetière, le plan de travail.

Puis il regarde l’heure.
Il lui reste trois quart d’heures avant de devoir reprendre. La respiration du cuisinier est profonde, régulière. La tasse toujours en équilibre sur lui, mais le maître-chien ne se sent pas de venir la confisquer. Il soupire, longuement, avant de se décider.
Lui aussi a besoin de sommeil, et il y a un fauteuil libre. Vu l’heure, peu de chances que quelqu’un d’autre vienne dans la salle de pause et même si c’est le cas, alors quoi ? Il verra deux membres du personnel crevés qui roupillent un peu. Rien de bien surprenant, ou de trop inhabituel. Alors de latino part se blottir dans le fauteuil, profitant honteusement de sa carrure pour s’installer aussi confortablement que possible : les jambes par dessus l’accoudoir, la joue contre le dossier, roulé en boule. Il sent son chien sauter sur son ventre pour venir voler quelques caresses sur la tête, puis il se laisse juste aller à somnoler.
Il n’y a pas de danger, il peut se laisser sombrer dans un demi-sommeil tranquille, bercé par les souffles de Corto et de Syhan.
Ca lui fait du bien.

Bvutt-bvutt-bvutt. Bvutt-bvutt-bv-

- Nrrrrh ça vaaa…

Le téléphone vibre dans sa poche intérieure, il lutte pour le repêcher, finit par y arriver. Cinq heures et quart. Un quart d’heure avant son shift aux douches, le début de celui du cuisinier. Problème immédiat, il ne sent plus ses jambes, écrasées par le cabot qui dort la tête sur ses genoux. Il lui tapote la cuisse pour le réveiller, siffle doucement jusqu’à ce qu’il tourne les oreilles vers lui. C’est bon, il a son attention, il peut se redresser en frottant ses yeux pour le pousser à descendre.
C’est un poids qui le quitte, littéralement, quand l’animal saute à terre afin de s’ébrouer. Monsieur Vega grogne encore un peu, essaie de chasser les fourmis de ses cuisses en les massant. Ce n’est pas très concluant mais il arrive à se mettre debout comme un grand garçon histoire de s’étirer, bras au dessus de la tête. Quatre heures de travail et il pourra dormir un peu. Juste quatre heures, ça ira… Il reboutonne la veste militaire, se recompose un visage professionnel pour se remettre dans le bain, attache même la laisse de Corto sur son harnais. Il aime les habitudes. Il aime les plannings, le quotidien, les horaires et oui, les petits gestes machinaux qui l’aident à s’ancrer dans le moment. Peut-être parce qu’il travaille comme maton et que pour eux, être carré est un travail. Peut-être juste parce qu’il est névrosé et que lâcher prise lui fait peur.
Il ne sait pas. Il n’en a pas grand-chose à faire alors qu’il est occupé à remettre le manteau du gardien de prison sur ses épaules.
Une dernière vérification de son équipement, il ne reste plus qu’à avancer sa carcasse jusqu’au décoloré pour poser doucement sa main sur son épaule, oubliant joyeusement que ce n’est pas une très bonne idée. Lui, il veut juste le faire émerger en douceur avec un peu de contact humain et pas juste sa grosse voix.

- Syhan ? Réveillez-vous, c’est l’heure.

C’est l’heure. Ils vont repartir chacun dans leurs journées, et leurs habitudes, jusqu’à mardi que Catiel n’a pas oublié. Quoi, il doit être tout mélancolique à l’idée d’une séparation temporaire ? Bah… Il ne l’est pas. C’est normal. Il a juste papoté avec un collègue sympa, et il a un peu baissé sa garde, mais ça reste un collègue.
Donc la mélancolie, hein, vous pouvez vous la coller derrière l’oreille.

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Lun 20 Fév 2017 - 21:45
Wake up and smell the coffee
feat. Catiel L. Vega


Pendant ton sommeil, ta tête est complètement retombée sur la tasse. Tu n’entends pas le portable vibrer. Corto qui se secoue commence doucement à te tirer de ton sommeil, mais tu as encore du mal à recoller les morceaux. C’est quand la main se pose sur ton épaule que tu réagit. Et pas très bien. Tu n’as plus l’habitude de te faire réveiller comme ça. Tu relèves la tête avec un mouvement de bras pour repousser la main, un regard affolé sur la figure. Tes jambes sont retombées, la tasse tombe et se brise. Tu regardes la personne en face, tu fais le liens, ton visage commence à prendre une teinte confuse et désolée. Tu as la marque de la tasse sur le front.

« Oh pardon ! Vous m’avez surpris ! Han… ! La tasse. »

Tu frottes tes yeux, et te baisse pour ramasser les débris de tasse, vraiment désolé pour elle aussi. Tu fais vite, parce que tu te doute que c’est l’heure, Et puis c’est ce qu’il a dit : c’est l’heure. Tu renfiles tes chaussures après avoir vérifier qu’il n’y avait pas de morceau de porcelaine dedans et te lève pour aller jeter ceux qui sont dans ta main. Tu regarde l’heure sur ton téléphone.

« Mince ! Zut ! »

Tu attrape ta veste et va pour courir, tes jambes ont du mal, et tu réagit que ça ne se fait pas de partir comme ça. La cuisine est à l’autre bout, tu ne sera jamais à l’heure. Tu t’arrêtes pour le regarder.

« Euh ! Pardon je dois vraiment. Merci !! Encore merci !! Euh ! Mardi !! Promis ! »

Tu fais un pas, te retournes encore, tes cheveux volent derrière toi, tu vas trop vite pour eux. Ils sont à moitié dans ta figure, tu les pousses d’un geste rapide de la main pour les remettre en arrière. Tu lui adresse un grand sourire, sincère.

« Vraiment merci ! A mardi ! Et j’ai votre numéro ! »

Tu lui montre ton téléphone avec un sourire et part en courant vers le réfectoire, derrière lequel se trouvent les cuisines. Dans ta course, tu chasse la désagréable impression que t’a laissé ce contact. Tu sais bien que ce n’était pas méchant, ça va, c’était pour te réveiller Syhan. Tu souris d’un coin de la lèvre en souriant. Ca t’as vraiment fait du bien ce café, et cette discussion autour de pas grand chose. Tu revois Corto et Catiel mardi. Qu’est-ce que tu vas préparer…? Tes jambes suivent mieux, tu accélère le rythme de ta course effrénée pour essayer d’être à l’heure. Tu cours vraiment vite avec tes grandes jambes, mais tu as quand même un peu de retard. Ton visage est plus heureux, tu as l’air mieux.

C’est dingue ce qu’un rien peut finalement te faire. Tu n’as même pas besoin de trop t’ouvrir, ou de trop donner. Tu peux parler assez librement sans avoir à en souffrir. Tu repasse ça dans ta tête. En te disant que c’est peut-être juste pour ça que tu souffres depuis six ans. Mmh, tu n’as jamais trop parler de toute façon. Tu es très discret. Mais voilà. Deux rencontres en une semaine. Et deux personnes assez sympathiques à revoir. Finalement, peut-être que tu ne te débrouilles pas si mal que ça. Peut-être que tu est socialement adapté en fait. Quoique… En repensant aux conversations que tu arrives à tenir pas sur. Quand enfin tu arrives en cuisine, tu enfile ton tablier, vraiment refait pour le service. Enfin, il faudra surement forcer un peu sur la fin, mais il y a vraiment du mieux. Puis avant de commencer à organiser le travail de tout le monde, tu sors ton téléphone pour lui envoyer un message.

« Désolé d’être partit comme un voleur. Je suis pas trop en retard. À Bientôt. SL »

Tu relèves les manches de ta vestes et t’avances au milieu de la cuisine.

« Aller en place ! »


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