:: Rémission :: Corbeille :: Les rps Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tired old dog

avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Mer 16 Nov 2016 - 20:57
Tired old dog.
Avec Diego Flores. ••• Un an.

Ou un peu plus... Et quelle importance ? Si un homme vivant en moyenne entre quatre-vingts et quatre-vingt-dix ans, Maclolm devait passer encore soixante ans dans cette prison. L'air de rien, ça faisait un chiffre énorme, plus d'un demi-siècle à attendre que la mort frappe à sa porte. En l'attendant, il commençait à devenir fou à cause de l'ennui. Tout d'abord, il y avait peu d'activité capable de le tenir en haleine, hormis le sport dont il pouvait être dispensé à cause de sa « maladie ». Que restait-il ensuite ? Suivre les intrigues des gangs, comme s'il était à l'intérieur d'une émission de télévision, servant à faire vibrer la ménagère. Bien. Et après ? Aiden. Oui. Toujours.

Lui.

Aiden ♥

Mais Aiden n'était pas venu étudier son cas depuis un moment, si bien que le garçon se retrouvait seul. Heureusement pour lui, son naturel discret l'aidait à survivre un peu plus chaque jour. On n’avait pas sa chance d'être si moche qu'on évitait de le toucher, il avait la chance de pouvoir courir vite, si vite qu'il lui suffisait de quelques enjambées pour échapper à ceux qui pourraient le persécuter. De toute façon, une pichenette aurait pu lui casser ou lui déboîter l'épaule. Ah. Aiden lui manquait. Son magnifique visage de marbre, ses cheveux bruns et soyeux, son air hautain et un peu zélé, sa voix grave, sa façon de poser son attention sur lui qui le mettait dans tous ses états... Oui, Aiden lui manquait. Sa famille ? Au bout d'un an, Malcolm n'avait pas eu de nouvelles, comme si la seule mention de son nom recouvrait sa famille de honte. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir envoyé des lettres, au moins pour le Nouvel An pour leur souhaiter le meilleur.

Sans jamais recevoir de nouvelles.

Alors que Malcolm cherchait sa place dans le réfectoire, plus ou moins comme il l'avait fait dans la société, il réfléchissait à tout ça. Il rentra la tête dans les épaules, le rebord du plateau posé contre son ventre trop creux. Il regardait autour de lui, tel un animal farouche, attentif, le souffle un peu court. Il se demandait si aujourd'hui , ils allaient venir le voir pour prendre son repas. Cependant, les gardiens étaient un peu plus nombreux, peut-être qu'ils auraient trop peur d'eux pour l'approcher. Peut-être qu'il finirait par manger. Malcolm se laissa tomber sur une place en retrait, il mélangea sa nourriture en espérant faire passer son goût insipide avec de l'eau, il était mélancolique. Quel était le résultat de cette première année ?

Déjà, point positif, personne ne l'avait violé.

Point négatif ? Il était passé de cinquante-deux kilogrammes à quarante-quatre. Autant dire qu'il ressemblait à un sac d'os rangé dans une tenue grise.

Autre point négatif : Malcolm pensait avoir fait le tour de toutes les bandes dessinées de la bibliothèque.

Point positif : à force de traîner ses oreilles un peu partout, le garçon avait des informations compromettantes sur les prisonniers, les gardiens ou les membres du personnel. Par exemple, il avait appris que Raven Oewe, le chef des Pride, avait été amant avec le déserteur des Othala's Blood. Le souci, c'était que s'il le criait sur tous les toits, Raven aurait juste à le fixer pour le tuer. Et en parlant de coucheries, il avait entendu dire que Silver Ambrose avait assez les fesses en feu pour coucher avec un membre des Dark Sun ; Malcolm espérait pour lui qu'il aimait se faire prendre avec des piques, et par un type déguisé « en fantôme ». Enfin bref.

Le truc, c'était qu'il s'emmerdait terriblement.

Quand le rouquin daignait relever la tête pour observer ce microsome gris et orangé, banc ou noir, il n'avait pas plus l'impression de trouver sa place qu'au lycée. Il était dans ses pensées, lorsqu'un autre prisonnier vint prendre face à lui. Habituellement, on évitait la table où Malcolm s'asseyait, à cause des rumeurs un peu crades qui couraient sur lui. Ou parce qu'on craignait de choper son acné, ses taches de rousseur, ou ses cheveux gras. Il soupira, la fourchette en plastique en train de craquer dans l'assiette, tandis qu'il hésitait à avaler un bout de pain pour faire passer la purée aux petits pois. Il fixa les Pride, les Dark Sun, les autres, le type décoloré dans son coin aussi, le blond capricieux qui braillait autour de lui, l'autre blond qui se prenait pour un prince. Il fit la moue, en se demandant comment Liam évoluerait ici, s'il se retrouvait à sa place.

« S'ils savaient... »
© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Mer 16 Nov 2016 - 22:27
La torture quotidienne prenait fin. Alors que d'autres profitaient du beau temps pour continuer de faire du sport, Diego lui se précipitait sous les douches qui venait à peine d'ouvrir. L'heure idéale, en un mois seulement de présence ici, il l'avait déjà remarqué.

Diego s'infligeait un emploi du temps drastique aux multiples petits rituels. La routine était sa roue de secours,  celle qui lui permettait de ne pas devenir fou. Chaque jour au même moment à la minute près il exécutait sans relâche les mêmes choses jusqu'a ce que cela devienne un automatisme au point que son corps continue de faire tout ce qu'il avait l'habitude sans que son cerveau ne soit "connecté", en  veille, éteint … un mécanisme de survie comme un autre et un moyen d'économisait ses batteries et ressources comme un autre..

C'était l'heure, l'heure de manger, il passait devant les vitrines de bouffes tout en jugeant de son oeil critique la qualité du repas qui semblait, encore aujourd'hui fade et insipide métaphore parfaite pour qualifier sa vie actuellement. Plateau fermement en main comme si il n'y avait que ça qui comptait, il se dirigea machinalement vers sa table, la table qu'il occupé chaque jours à la même heure, sauf qu'aujourd'hui sa table avait accueillit un invité. Regard baissé, évitant tout contact visuel avec des détenus trop blancs ou trop noirs. Il y avait un bug dans sa routine.  

C'était le moment ou défilaient devant ses yeux des tas de visages, ou se disaient des tas de choses, cerveau activé, perdue dans ses pensées il réfléchissait à comment obtenir plus d'infos, a comment intégrer les prides avec le moins de casse possible.
Première fourchette en bouche, il lève les yeux vers celui qui est assis a la table qu'habituellement il occupe seul. Déjà parano?
Il tenta de recoller les morceaux, de connecter un nom à ce visage visiblement mélancolique.

"Malcolm un truc comme ça.. T'es jamais en sport, t'es dispensé?"


Drole d'entrée en matière. En voila un qui en avait de la chance, c'est drôle voir ironique de se retrouver la en taule en trouvant que le mec chanceux c'était celui qui avait pas sport comme au lycée.. A en voir ses poignets, sa maigreur pouvait justifier une dispense. Le rouquin non plus n'avait pas une tête à être entre ces murs comparé à certain détenus ou leurs crimes sont marqués sur leur corps, littéralement !
Diego osa à peine croiser le regard de son compagnon de tablé qui lui aussi ne semblait pas avoir une vie sociale palpitante .. Mais aussi seul soit il, il venait de détruire la routine du jeune homme, c'était la porte ouverte à tout..était ce réellement quelque chose de néfaste ? Ce faire des amis ? Peut être que c'était préférable, peut être même que ce garçon a la peau imparfaite et au cheveux gras pouvait lui être utile, lui venir en aide. Seul on va vite, mais à deux on va plus loin..




Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Mer 16 Nov 2016 - 23:55
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••Mais pourquoi se faisait-il dévisager comme ça par son vis-à-vis ? Malcolm n'osait pas relever les yeux de son assiette, conscient que l'autre était en pleine inspection de sa personne. Il gratta un bouton d'acné dans son cou, caché sous la masse rousse de ses cheveux en désordre. Depuis un an, il ne les avait pas coupés, mais ils n'avaient pas plus poussés, beaucoup étaient tombés à cause de sa santé, et du stress qu'une vie entre ces murs provoquait. Puis la question tomba, Malcolm fronça les sourcils, il se contenta de faire un « non » d'un signe de tête, étonné que l'on puisse connaître son nom. La discrétion, ça ne payait pas toujours. Le fait de faire partie des « aliénés », les moutons gris de la prison ne devaient pas aider. Là, Malcolm aurait aimé fusionner avec la chaise, se faire oublier. Il observait Diego derrière ses mèches rousses, trouvant son apparence un peu étrange ; en fait, il l'imaginait plus se déplacer à travers les cases de bande dessinée que dans la réalité. Ouais, le gars face à lui paraissait être issu d'une bande dessinée, parce que sa peau était trouée de blanc à certains endroits ; au moins, il n'était pas laid. Il haussa les épaules.

« Malcolm Moore. »

Le renseigna le garçon en daignant enfin relever son regard sur son vis-à-vis. Il plaça ses pieds sur l'assise de la chaise, avant d'enserrer ses genoux d'un bras, et de picorer son assiette de l'autre. La plupart du temps, Malcolm écrasait les aliments, minutieusement, tout en contemplant le mélange de couleur que ça faisait dans son assiette. Tous les deux, lorsqu'on attardait son attention sur eux, faisaient tache dans le décor ; difficile de s'imaginer qu'ils avaient pu tuer des gens. Malcolm était le meurtrier de seize jeunes femmes, il les avait étranglés, il avait ressenti un malin plaisir à sentir sous ses doigts leurs peaux se réchauffer, leurs gorges se serrer... Ah.

« Ouais, je suis dispensé, euh... je suis trop maigre, mes os peuvent s'casser pour rien. »

La maigreur constitutionnelle de Malcolm se traduisait par un bon appétit, un bon coup de fourchette, mais il avait beau manger encore et encore, son estomac ne recevait rien. De plus, avec le stress de cette vie, sa carrure qui faisait qu'il ne pouvait pas s'imposer si on s'attaquait à lui faisait que cet appétit s'était considérablement diminué avec le temps. Le garçon demanda alors :

« Et toi ? Tu t'appelles comment ? »

Dans le but de faire la discussion, parce qu'il n'était pas d'un naturel bavard. Noa lui manquait. Malcolm plissa le front, il examina la jungle humaine baver, brailler, hurler, parler, murmurer, rire, pleurer, dans le réfectoire, tel un spectateur fixant son écran de télévision. Les Pride d'un côté, les Dark Sun de l'autre ; ça lui faisait penser à une arène de combat. Deux équipes devant s'affronter pour la victoire, mais quel sens aurait la victoire par ici ? Malcolm l'ignorait. Les Dark Sun discutaient, leur chef, minuscule crâne rasé parmi des géants hurlaient bien forts tout un tas d'idées extrémistes, en racontant ce qu'il avait fait à Silver Ambrose. Il se tenait contre la table, on aurait dit qu'il était prêt à grimper dessus à tout moment pour prendre possession de ce monde minuscule, Il s'amusait à rire de l'agression qu'il avait orchestrée, tout en tapotant sa main dans l'épaule de ses camarades. Malcolm grimaça, avant de retourner son attention sur Diego :


« T'es là pour quoi ? »

Parce que Diego faisait « tache », autant que lui. Quand Malcolm reprenait son observation, la fourchette vers sa bouche ouverte, et qu'il jaugeait Raven Oewe, qui lui avait clairement la gueule d'un criminel, il se demandait s'il ne pourrait pas user de ça pour sortir. Et s'il parvenait à s'enfuir ? Qui se dirait qu'il était un serial killer ? Personne. Finalement, il reposa sa fourchette dans l'assiette, il eut un bref sourire pour Diego. Un sourire grimacé, partagé entre la timidité et la sincérité de bien vouloir paraître. Finalement, comme pour se venger de la question un peu trop curieuse de Diego, Malcolm lui demanda :

« Pour... quoi t'es comme ça ? Enfin... j'veux dire... ta peau ? Je crois avoir déjà vu un truc pareil sur le net, avant... »

Mais il ne termina pas sa phrase, il fronça les sourcils, puis dans un autre sourire tendu :


« Désolé, j'aurais pas dû. »

Parce qu'il restait au fond un gentil garçon bien éduqué. Et que si sa mère ne lui donnait pas de nouvelles, rayant son nom de son arbre généalogique, lui... il n'oubliait pas. Il ne les oubliait pas.

© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Jeu 17 Nov 2016 - 11:05
Alors que lui triait minutieusement sa nourriture en petits tas de couleurs, il ne pu s’empêcher d'avoir un semblant de sourire quand ce garçon qui semblait avoir de nombreux point commun avec lui avait également des points diamétralement opposés. Comme cette manie d'écraser sa bouffe dans une bouillie informe à la couleur indescriptibles.
Il avait vu juste, la maigreur de Malcolm était la cause de sa "chance".

Diego avait les oreilles partout, me manquant pas de relever les vantardises du petit homme au crane rasé. Il noté dans sa tête le plus d'éléments possibles mais difficile de se concentrer sur une conversation dans un réfectoire qui ne cesse de se remplir.
Il nota donc le nom D'Ambrose Silver dans le coin de sa tête et y reviendrait plus tard, il n'avait pas d'horaires prédéfinis pour son taff après tout, et la il était occupé à ce faire un "ami".
Il est vrai que c'est bien plus simple sur Facebook, un clic et hop on est ami ou on  ne l'est pas. On pourrait relier ça dans le monde réel par cette fameuse poignée de main, qui selle une rencontre, parfois un engagement, c'est elle qui ouvre le chemin d'une amitié éventuelle, qui introduit la conversation, comme ce clic sur Facebook.

Quand Diego se reconnecta à la réalité en cessant de trier sa bouffe pour au final continuer de la manger, il fut assaillit par de nombreuses questions venant des lèvres timides ce rouquin auxquelles il prit le temps de répondre.

" Diego Flores et J'suis la, comme je suis la tout les jours à la même heure à cette même table..à cette même place. Mais si tu parles de la raison de ma présence en taule, c'est parce que j'ai tué six personnes a bout portant.. et toi? "

On l'a laissé tranquille le jour ou il a choisit cette place et donc il s'y cantonne, ni trop près des prides, ni trop près des dark sun, assez loin des détenu neutres en manques de domination, la place parfaite pour des garçons de leur 'trempe"
Il est vrai qu'en les voyant tout les deux assis la, loin de tout, on pourrait jurer qu'il y a erreurs sur la marchandise en regardant le reste du réfectoire...

" Tu parles de mes taches ? C'est une maladie, le vitiligo..ça décolore des bout de mon corps. Et t'excuses pas c'est légitime, beaucoup on peur de l’attraper à mon contact alors je peux comprendre. Et c'est pas contagieux, au cas ou.."

C'est la première fois que Diego se sentait en face d'un égale, il n'avait pas cette sensation d’être écrasé par une aura charismatique, d’être impudiquement regardé, Malcolm respecté un espace de confort personnel, il ne le regarder pas intensément , au contraire comme lui il avait même tendance à fuir le contact visuel. Malcolm semblait aussi être repoussé en vu de son apparence, dénigré en vu de son gabarit.
A eux deux il faisait une fine équipe de p'tits bras.. Mais Diego ne doutait absolument de l'intelligence de son camarade de table. Qui sait leurs cerveaux combinés pourraient les mener bien loin et qui se méfierait d'eux ? Toujours seuls, toujours silencieux, toujours dans l'ombre…?

Oui.. seul on va vite mais à deux on va plus loin.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Jeu 17 Nov 2016 - 13:43
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••La réponse de Diego le surprit un peu, il fronça les sourcils. En réalité, le jeune homme face à lui rappelait à Malcolm l'un de ses partenaires de cellules, Ayden — qui bizarrement portait le même nom qu'Aiden, l'homme qu'il pensait aimer. Ayden avait eu souvent tendance à prendre les choses aux premiers degrés, sans comprendre les nuances, les plaisanteries, etc. Malheureusement, ce garçon avait aujourd'hui disparu, et Malcolm partageait sa cellule avec un énergumène échangeant ses clopes contre des services sexuels. Bah. Dommage qu'il ne pouvait pas tout le temps mater.

Six personnes ? Malcolm pouvait « se moquer » de ce chiffre qui... paraissait minuscule, en comparaison à ses propres crimes, et à ceux d'autres détenus. Il se bouffa les lèvres, pliant presque la fourchette en plastique dans son assiette. Que répondre ? Qu'il était ce que la société nommait un « serial killer » ? Et qu'il avait étranglé seize jeunes femmes, après être rentré dans leur vie privée, telle une petite souris, sans jamais se faire voir ? Qu'il avait failli s'attaquer à la copine de son meilleur ami, parce que celle-ci correspondait au profil de ses victimes ? Il faisait partie de la catégorie « bizarre et dégoûtante » des meurtriers ; il n'était pas charismatique, ses lubies avaient été la source de ses crimes, et il n'avait pas fait pour « l'art ». Il résuma finalement par :


« J'ai tué seize personnes. »

Dix de plus que Diego. On justifiait les crimes de Malcolm par une quelconque pathologie mentale, au même titre que Curtis Galton et ses penchants nécrophiles. Toutefois, Malcolm ne se considérait pas comme fou. Il n'avait aucune phase hallucinatoire, aucune voix dans sa tête lui dictant quoi faire. Il avait agi de la sorte parce que ça l'avait fait terriblement bander.


« Vitiligo ? »

Répéta alors Malcolm en plissant le front, tant le mot lui parut barbare, enfin il y avait trop de lettres pour qu'il puisse arriver à le dire d'une seule traite. Il haussa les épaules, surveillant Diego derrière ses mèches rousses. Et puis, comme le garçon voyait là un sujet de conversation, il demanda :

« C'est dû à quoi ? »

Malcolm avait bien d'autres questions en tête comme « est-ce que ça fait mal ? », ou « est-ce que ta peau est en train de s'arracher ? De tomber toute seule ? », parce que vu de là, c'était la sensation que Malcolm en avait. Il y avait une telle différence de ton entre la peau de Diego et ses taches, qu'il avait la sensation que son épiderme se décollait à certains endroits. Il garda ce genre de réflexions pour lui, en songeant qu'il n'aimerait pas qu'on lui demande pourquoi il faisait toujours de l'acné à vingt-deux ans, mais il s'enquit :

« Et les traitements ? »

Parce que Malcolm aimait les « trucs bizarres », les « monstres », et que dans sa tête, il pouvait associer Diego à un personnage de comics ou de manga. Enfin, de nouveau, Malcolm se gardait bien de faire la remarque... parce que ça n'aurait pas été des plus polis. Reed continuait de brailler à quel point Ambrose avait été pathétique, imitant sa victime en faisant de grands gestes théâtraux. C'était amusant de voir à quel point un mec aussi petit pouvait hurler aussi fort, et attirer les foules. Malcolm le fixa, derrière Diego, donnant l'impression de regarder celui-ci, mais avec un regard totalement vide. Il posa son menton sur ses genoux, il mangea encore quelques cuillères, avant de prendre un verre d'eau.

« Enfin... comme je n'ai jamais vu ça, je suis curieux. À une époque je m'intéressais pas mal à ce genre de trucs, mais bon. »

Malcolm haussa les épaules, il faisait un effort incroyable pour alimenter la conversation, alors qu'au fond, il n'en avait peut-être pas besoin. Un ami ? Un peu comme Noa ? Ouais... mais... à partir du moment où Diego apprendrait un peu plus à le connaître, qu'il saurait quel monstre se cachait sous sa chevelure rousse, il prendrait la fuite.

« Sinon... j'ai pris perpert', et toi ? »

Un peu évident quand on voyait ses crimes. Un peu évident quand on avait tué de sang-froid plusieurs personnes, enfin... « De sang-froid », dans son cas... il n'avait jamais ressenti une telle sensation qu'en refermant ses mains autour du cou de ses victimes. Un délicieux frisson dans les reins, l'impression que pour une fois, vivre en valait la peine. Est-ce que Diego avait ressenti ça lorsqu'il avait descendu ces six types ? Malcolm se le demandait, mais comme d'habitude, il n'osait pas poser les questions.


© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Jeu 17 Nov 2016 - 17:09

"16 ?"

répéta t'il avec presque une lueur d'admiration. 16..il a eut le temps de tuer 16 personnes c'est bien la preuve que son physique si frêle n'était pas synonyme de meurtrier, comme quoi l'habit fait le moine et il est facile d'en jouer.

"c'est beaucoup, tu es un genre de serial killer? "

Un "c'est cool" à faillit lui sortir mais il l'a retenu de justesse, la métrise des filtres est fortement conseiller en taule, un mot mal placé pourrait suffir a faire en sorte qu'il se retrouve a la morgue.  Craignant de mettre mal a l'aise son "nouvel ami" comme il est possible de le mettre lui même mal a l'aise quand on lui demande d'expliquer ses meurtres, il continua sur la perche tendue par Malcolm .

"Personne ne sait vraiment à quoi c'est du, certains parlent d'un trouble des anti corps qui attaquent les mélanocytes de la peau, d'autres que c'est du à stress intense.. et non, Il n'y a pas de traitements, il est possible de recolorer les taches avec des lasers par exemple mais sans empêcher d'autre d’apparaître au fur et a mesure, autant dire que c'est balancer de la tune par les fenêtres, les tatouages sont plus radicaux. Tu t'intéressais au maladie de peau? "


Dans un geste des plus risqué Diego se tourna un instant vers Reed qui ne cessait d'hurler et d'en rajouter sur cette fameuse histoire, Diego nota que le rouquin semblait également absorbé par les dire de ce p'tit bonhomme nerveux qu'il avait dans sa ligne de mire.

"Tu sais de quoi il parle? Silver c'est quelqu'un d'ici ?"

Pas étonnant qu'avec 16 meurtres il est prit perpet', oui c'était vraiment fascinant , et Diego ne se laçait de le penser, de voir qu'un être tel que Malcolm est pu commettre autant de crimes, C'était bien la une preuve que malgré ses codes, malgré ses tentatives de contrôles d'esprits par les média, la bouffe et autre tortures sans nom, la société n'était pas capable de faire de tout le monde des petits moutons sages pensant comme la majorité qu'il existe d'un coté "le bien" et de l'autre "le mal". De quoi rassurer, ironiquement, Diego qui lui même avait beaucoup de mal avec ces deux notions.  

"moi aussi j'en ai pour toute ma vie..."

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Jeu 17 Nov 2016 - 17:42
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••« Oui... je sus un tueur en série. »

C'était un peu bizarre de dire ça comme ça. Qu'il était un « tueur en série », c'était l'étiquette qu'Aiden lui avait collée au moment du procès, il avait fait un effort pour « excuser » ses meurtres en expliquant qu'il était « malade », dans sa tête. Et pourtant ! Malcolm se pensait lucide. Son existence se résumait à examiner les autres, de loin, sans jamais participer à leur existence, il restait un spectateur de tout ça. Quelque part, il ne pouvait pas imaginer à quel point Diego trouvait ça « cool », dans les faits, il n'était qu'un taré de plus qu'on avait foutu derrière les barreaux. Il tendit l'oreille quand Diego reprit la conversation, notant dans sa tête les informations qu'il donnait sur sa maladie de peau. Il grimaça un peu, restant sur son idée un peu bizarre qu'il avait plus l'impression de morceaux de peau décollés que de taches. Il haussa les épaules, puis il répondit :

« Pas sur les maladies de peau en particulier, mais sur pas mal de trucs, en général. Par exemple sur “l'homme arbre”, parce que j'étais tombé sur un poste le concernant. »

Ca faisait partie des curiosités qu'il avait trouvé fascinantes, alors Malcolm avait farfouillé internet à la recherche d'informations sur ce phénomène. Et puis, de fil en aiguille, Malcolm avait appris à rentrer dans la vie des autres par le biais d'ordinateurs, il n'était peut-être pas aussi doué que Diego, mais il savait faire quelques tours de magie avec ses doigts. La discrétion avait toujours été de mise, si bien que la police avait peiné à trouver ses petits secrets enfouis dans les données de son ordinateur. C'était parce qu'il passait son temps à observer la vie des autres derrière un écran qu'il avait appris à dissimuler la sienne sous un tas de codes, de feintes. De plus, il avait toujours craint que Noa, ou même sa mère vienne un jour trouver ses photos privées. Toutefois, au bout d'un moment, les contempler depuis son ordinateur ne lui avait pas suffi, si bien qu'il les avait imprimés, et il les avait collés sur le mur derrière son bureau. Puis, à chaque nouvelle victime, une belle image de la mort venait s'ajouter à son tableau de chasse.

« Silver Ambrose... euh... »

Commença le garçon en reposant son regard sur Reed, et sa bande. Il haussa les épaules, il gratta un bouton d'acné situé dans son cou, frôlé en permanence par une mèche rousse, ce qui en plus de son vêtement était une sensation désagréable. Il finit par dire à Diego :


« C'est... enfin, j'crois qu'il dit lui-même qu'il est “la pute de ma prison”. En gros, il se fait payer pour se faire ouvrir les fesses. Le truc... c'est qu'il a braillé à Reed qu'un de ses “frères” faisait partie de sa clientèle. Je pense que tu peux reconnaître Silver, il a les cheveux blancs, ou gris clair. C'est le codétenu d'Adan Jenkins. »

Malcolm avait vite repéré Adan à cause du tatouage sur son front, et sa manie à porter des gants. Quelqu'un qui cache sciemment quelque chose ? C'était son domaine. De même qu'il était au courant que c'était Adan qui avait commandité l'agression de Silver ; il avait été présent, dans la bibliothèque, lorsque tous les deux s'étaient parlé. Discret en laissant traîner ses oreilles partout, voilà. Il inspira, il reprit un verre d'eau, il souffla sur sa purée de petits pois en songeant que le réfectoire lui semblait un peu plus agréable. Reed s'esclaffait en criant « Blood in, Blood out », tout en crachant si fort qu'il allait faire du barbecue de nègre, en se servant de la recette du cannibale de la prison pour les goûter.

« Rowe lui a foutu de la colle dans les cheveux. »

Ajouta-t-il dans un murmure, en espérant ne pas se faire repérer par le gang en question. Le truc avec Reed, c'était qu'il donnait l'air de faire le con en permanence, mais ses yeux parcouraient le réfectoire, comme à la recherche d'un ennemi, d'une allumette pour embraser la mèche de la bombe reliant son cerveau.

« Si tu veux un conseil, ne reste pas là quand les Pride et les 'Sun sont dans le même coin. J'ai entendu dire que Oewe avait pété le nez à Rowe, et que ce dernier a tiré sur un gardien. »

Le truc, c'était que parler des éléments dangereux de la prison était un bon moyen de conversation, mais le souci, c'était que si l'un d'entre eux comprenait qu'ils étaient la source des discussions, Malcolm et Diego passeraient un mauvais moment.

© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Jeu 17 Nov 2016 - 19:00
Diego écoutait attentivement les propos de Malcolm continuant d'éviter tout contact visuel. D'apres ses dires Reed était un sacré personnage, il suffisait de l'écouter se venter ouvertement de cette agression, il n'avait pas froid au yeux et savait se démerder avec ce qu'il avait sous la main.

Il mit effectivement un visage sur le nom de Silver, c'était donc la pute de la prison.. Diego avait toujours eut du mal à comprendre cette façon de monnayer des pratiques sexuelles en échange d'autres choses. Cela dit en prison il commençait à réaliser l'avantage que ça pouvait avoir dans certaine situation, du moins jusqu’à une certaine limite..
Il acquiesça faisant comprendre qu'il avait bien prit note des recommandations de Malcolm. C'était sympa à lui de le prévenir.. S'inquiétait il réellement de ce qu'il pouvait lui arriver?

Sentant les regards passer et repasser à leur table comme les faisceaux lumineux d'un hélicoptère de police, Diego jugea bon de parler d'autre chose.. Bien qu'il ne fut pas réellement à l'aise à l'idée de lancer un nouveau sujet.
Une question lui trottait cependant dans l'esprit, si Malcolm savait tout ceci et était apte à lui donner des conseils sur le déroulement des histoires entre gangs de la prison c'est qu'il devait être la depuis un moment déjà, curieux il osa demandé à son camarade

"Tu es ici depuis longtemps Malcolm? "

Étrangement des flopées de questions lui venaient à l'esprit, questions qu'il se retenait de balancer les unes à la suites des autres, il avait envie d'en savoir plus sur ce p'tit bout d'homme en face de lui. Finalement heureux,il croit, que Malcolm soit venu briser sa routine de solitude en s'assaillant à cette table.

"T'es en gris.. T'es du coté des gens qui pensent pas comme tout les autres?"

Diego ne comprenait pas pourquoi l'on parlait d'aliénés pour qualifier ces hommes atteints de diverses pathologies mentales.
Penser et agir différemment des autres, avoir un comportement en dehors des normes sociétales et culturelles voulaient donc dire que l'on n'était plus humain, fou ? Et si les fous étaient tout les autres, ceux qui se suivent à la chaîne comme des moutons aux point de ne plus être capable de penser par eux même, de voir tout comme tout le monde, d’accepter n'importe quoi sans plus poser de question sur le pourquoi du comment. Gaver par les médias ,les banques et les gouvernements qui exercent une pression contrôlée sur chaque citoyen, les noyant sous des images angoissantes, anxiogènes, leur faisant peur tout en leur donnant l'impression d'aller dans la bonne direction, celle du billet vert... c'était ca bien penser? c'était ça être humain?

"Un travail ? On en a un parce qu'il en faut un… c'est comme ça. "  
"Oui mais pourquoi  m'an?"
"pour pouvoir vivre"  
"je dois travailler durant toute cette vie que je n'ai même pas souhaiter, pour vivre sur ma propre terre,celle qui me porte? A quoi ça sert de mener une existence de servitude quand on prône la liberté de tous?"
"tu te poses trop de questions Diego"


Tu te poses trop de questions… et pas de place pour la rébellion ou t'ira en prison.

"Gris loup.."


sous entendu: toi.. t'es pas un mouton.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Jeu 17 Nov 2016 - 19:45
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••« Ouais... euh... un peu plus d'un an. »

Dévoila le garçon à ce qu'il pensait être son possible futur ami, oui, il prenait des pincettes pour qualifier Diego ainsi. Il était d'un naturel méfiant, à force d'entendre des moqueries depuis le lycée sur sa tronche pleine d'acnés, et sur sa rousseur ; une fois, par exemple, un gamin lui avait dit qu'il allait brûler, s'il osait entrer dans une église. Il n'avait eu qu'un ami jusqu'ici, et depuis son incarcération, il n'avait plus de nouvelles. Noa et ses conneries lui manquaient, Noa et son incapacité à passer le niveau des trompettes dans le premier Rayman lui manquaient. Enfin bon. Il ressassait souvent ses souvenirs, puisque c'était la seule chose qui lui restait. La question de Diego le sortit de la mélancolie qui pointait le bout de son nez, il eu un sourire grimacé, sans oser répondre la vérité. Non, il était en gris, parce qu'on le considérait « fou ». Il était en gris parce qu'il était à la tête d'une série de meurtres de seize personnes, et qu'il aurait bien continué sur cette voie, si Aiden ne l'avait pas débusqué.

« Disons... qu'on le voit pas comme ça, on va dire qu'ils me jugent malades. Dans ma tête. »

Malcolm ne précisait pas qui étaient ces « ils », parce qu'ils pouvaient être n'importe qui, les psychiatres, le profiler, la société, les détenus. Il fronça les sourcils, puis en promenant à nouveau son regard sombre sur le réfectoire, il ajouta :

« J'pense que si nous sommes tous ici, c'est parce qu'on ne pense pas comme tous les autres. »

Parce qu'aucun prisonnier, présent ici, n'avait correspondu au moule de la société. Comme si l'on rangeait tout le monde dans une boîte, et qu'ils avaient refusé de rentrer dans celle-ci, parce qu'elle ne leur correspondait pas. Parce qu'il y avait beau avoir plusieurs boîtes, comme « garçon, fille », ou « homosexuel, hétérosexuel », « blanc, noir, beurre, jaune », Malcolm ne se retrouvait dans aucune d'entre elles. Pour commencer, pendant longtemps, il avait cru qu'il avait un souci avec les femmes pour leur faire autant de mal, puis Aiden était apparu. Aiden était un bel homme, Aiden était profiler, et le souci... c'était qu'il s'était senti attiré par lui, comme une mouche vers une toile d'araignée. Il s'était aperçu que trop tard de la supercherie.


« Gris-loup ? »

Demanda-t-il en entendant Diego... le qualifier de ça. Gris-loup ? Ça voulait dire quoi ? Qu'il était un loup gris perdu dans une bergerie ? Mouais... le truc, c'était que Malcolm ne s'était jamais vu comme un prédateur, mais plutôt comme un animal avec des pulsions violentes. L'air de rien, son état de déprime était en partie dû au fait qu'il ne pouvait pas poursuivre ses activités. Cependant, il n'osa pas demander des détails à Diego, trop timide et réservé ; il avait peur de passer pour un débile de plus. Il finit par terminer son assiette, et déjà, les Dark Sun vidaient une partie du réfectoire, en faisant grincer les chaises au sol, en grondant, dans une sorte de tonnerre d'éclats de voix et de violence. Quand Reed passa la porte, il la claqua derrière lui, en tête de sa meute. Bizarrement, une fois les Dark Sun partirent, l'atmosphère se détendit ; les Prides s'étaient retenus devant leurs provocations. La paix revint pour les prochaines minutes.


« Hum... dis... Diego ? »

Risqua Malcolm dans un marmonnement timide. Il laissa tomber ses jambes au sol, décollant ses genoux de sa poitrine, mais il coinça entre ses cuisses ses mains moites. Malcolm était vite anxieux, sa timidité était maladive, et sans être comme Diego, il peinait avec le contact humain. Il se pinça la lèvre inférieure, songeant que c'était un peu trop... vaniteux ? Non. Pourquoi Diego voudrait être ami avec lui ? Finalement, Malcolm trouva que son vitiligo le rendait « cool ». En rougissant déjà, il risqua alors :

« Tu seras encore là, demain ? »

C'était une façon détournée de lui demander s'il voulait bien revenir parler avec lui, même s'ils échangeaient des informations sur les prisonniers, ou les gardiens de la prison, c'était toujours ça... hein ? Bah. Peut-être qu'à force de se voir, de se connaître, s'habituer à la face hâlée mouchetée de blanc de son vis-à-vis, Malcolm pourrait enfin se faire un « ami ». Il ne savait pas au bout de combien de temps pouvait-il exiger une telle chose de la part de quelqu'un, il ne se souvenait plus de la date exacte où Noa lui avait balancé qu'il était son « ami ». À l'époque, cette notion lui avait longtemps échappé, avant que Noa ne le lui dise.


© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Jeu 17 Nov 2016 - 21:52

Il n'avait pas totalement tord, si ils étaient la…tous, c'est qu'ils avaient été jugé par des pères aux casiers et comportements parfaits comme la bête noire!
Il l'écouta répéter cette couleur, gris loup, si il avait eut l'habitude de le faire, Diego lui aurait sourit franchement, au lieu de ça, il y a juste la commissure de ses lèvres qui se redressent timidement. Il n'en dira pas plus.. Sachant très bien que ces simples mots peuvent être sujets à de multiples interprétations.

Un tonnerre de grognements s'éleva dans le réfectoire, comme souvent, cris de guerre, de mépris, de provocation de la part des Dark Sun à l'égard des Prides qui aujourd'hui faisaient preuve de sang froid et d'une certaine maturité en se contentant de les ignorer.

Alors qu'il était en train d'organiser son plateau pour le jeter, ayant finis son repas, Malcolm l’appela par son prénom, il leva les yeux vers lui pour la première fois de tout leur dialogue. Le rouquin semblait bloqué sur ce qu'il voulait dire, les mots semblant s'engouffrer et se coincer dans sa gorge.. Diego baissa alors ses yeux pensant que cela pouvait le déstabiliser, tout en restant la sans bouger attendant la suite. Une suite qui arriva… "tu sera encore la, demain"
Une évidence qu'il serait encore la demain, il n'avait pas prévue de mourir dans la nuit et puis il en avait pour perpet !

Il bloqua un instant se concentrant et sembla comprendre ce que sous entendait Malcolm. Un rendez vous pour le lendemain? Un nouveau repas en tête à tête à échanger des regards fuyant, trois phrases, alors que l'un regardait l'autre trier sa bouffe quand l'autre regardait l'un mélanger sa bouffe.

"oui..je serais la, demain même heure, même table."

Diego accorda un nouveau semblant de sourire, ajusta sa capuche sur la tête, le rendant invisible de tous, se leva avec son plateau, qu'il alla ranger ne pensant qu'a une chose, rectifier son emploi du temps quotidien, ajoutant à la case repas à 12h15, table 14, le nom de Malcolm Moore.
Puis il quitta le réfectoire sous le seul regard de Malcolm car qui prend le temps de s'attarder sur un gars tel que lui, a part un autre gars…tel que lui.

Le lendemain, même heure même table Diego était la,  au rendez vous, la capuche retirée, triant sa bouffe alors que celle de certain volait dans le réfectoire. Il surveillait d'un regard inquiet l'horizon comme si il craignait que sa nouvelle routine ne se passe pas comme prévu dans son emploi du temps. Il attendait Malcolm et ce, avec impatiente au point de se moquer de ce qu'il se passait et se disait autour de lui.
Aujourd'hui il se permettrait, si il ose,  de poser de nouvelles questions se demandant si le rouquin avait les mêmes plans...


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Ven 18 Nov 2016 - 0:27
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••Même heure. Même table.

Malcolm approuva dans un petit sourire, en remarquant que son vis-à-vis en avait esquissé un. Bon, ils n'allaient pas être le duo le plus expressif de la prison, mais c'était déjà un bon début. Il laissa Diego partir, observant sa silhouette orange se diriger vers la sortie, pensif. Il se demandait ce qu'il avait pu faire pour tuer six types, de sang-froid. Sans doute rien de comparable à ses propres actions. Malcolm soupira, il se releva lentement, avant de s'engouffrer dans la masse grise et orangée de détenus, il rendit son plateau au skinhead portant la charlotte, dans un minuscule sourire poli avant de disparaître à son tour.

Lorsque Malcolm releva ses yeux, il était 12h16. Il était légèrement en retard, mais ce n'était pas tant de sa faute que ça. En réalité, la queue prenait du temps. Un commis de cuisine avait renversé quelque chose, si bien que le troupeau de prisonniers était ralenti, un véritable bouchon. Il enfonça une main dans sa poche, jouant avec un mouchoir que Jarod Ross avait laissé tomber derrière lui. Il songeait que la prochaine fois qu'Aiden passerait le voir, afin d'étudier son cas, il devrait lui voler la touillette à café avec laquelle il jouait parfois. Quand Aiden parlait, il ne faisait pas comme son collègue barbu ; il touillait le sucre caché au fond de son café, puis alors qu'il lui parlait, il prenait la touillette. Quand Aiden faisait ça, Malcolm sentait les tripes resserrer son ventre, une vague de frisson dans ses mains, ses épaules, tandis que les lèvres du profiler se collaient sur la touillette. Dans ces moments-là, Aiden arrêtait de converser, et l'écoutait, alors que sa bouche se serrait plus fort autour de la touillette. Il récupérait sans doute le sucre qui s'y agglutinait, et une fois qu'il terminait, il la jetait au fond de son gobelet en passant sa langue sur sa lèvre inférieure.

Malcolm était donc en train de rêvasser à Aiden, lorsqu'en faisant la queue, il finit par repérer Diego à la table numéro quatorze. Il sortit lentement sa main de la poche, il lui fit signe avec un sourire timide, en espérant qu'il l'avait vu. À peine termina-t-il son geste qu'un prisonnier dernier le poussa en avant ; le message était clair, Malcolm devait arrêter de rêver, et continuer la file.  Il donna son nom au commis de cuisine, et ce dernier lui donna un repas plus riche, plus consistant, avec une forme d'indifférence. Enfin, au bout de cinq minutes supplémentaires, Malcolm parvint à s'extirper hors de la foule pour rejoindre Diego. Il posa le plateau sur la table, puis avec un autre sourire timide :


« Salut, Diego, tu vas bien ? »

Malcolm risqua un regard vers son potentiel futur ami, tout en coinçant ses mains entre ses cuisses maigres. Voilà, à peine lui avait-il adressé la parole qu'il se sentait écrasé. Et pourtant, Diego n'avait pas tendance à regarder les autres dans les yeux, comme lui. Ici, c'était une chose utile, parce que si on captait l'attention d'un Pride ou d'un Dark Sun, on passait un mauvais moment en essayant de leur échapper. Il l'avait appris à ses dépens, un an auparavant en voyant un Pride marchander de la drogue dans les douches.

Moore attrapa la fourchette en plastique, et de nouveau, il écrasa la nourriture dans son assiette, appréciant l'espèce de « sprotch » qui résonnait à ses oreilles. Il soupira, puis parcourra la salle de ses yeux sombres. Aujourd'hui, les Dark Sun n'étaient pas au complet ; bizarrement, il manquait l'élément le plus extrême, le plus brutal de leur groupe, Rowe. C'était peut-être pour ça que leur groupe se montrait plus calme qu'à l'accoutumée. Un moment de paix.

Mais c'était aussi un moment de vulnérabilité pour eux, jugea Malcolm. Sans leur chef pour calmer les tensions, ou les provoquer, ils pouvaient s'enflammer ou se faire brûler dans un claquement de doigts. Malcolm fronça les sourcils, et pour faire la conversation, il osa :


« Qu'est-ce que tu voulais dire hier... par “gris-loup” ? »

Parce que Malcolm avait beau avoir passé une partie de sa journée à se poser des questions sur le sens de ce « gris loup », balancé par son potentiel futur ami, il ne l'avait pas trouvé. Il avait été doué, plus jeune, pour comprendre les métaphores, mais ici, il peinait. Il n'était pas un « loup », mais il était effectivement « gris », à cause de son teint, et de cette combinaison affreuse qui ne faisait qu'intensifier son aspect cadavérique. Malcolm imagina alors Diego porter la combinaison à sa place, en se demandant quelle allure ça donnerait sur lui.

© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Ven 18 Nov 2016 - 11:07
Malcolm était la, il avait du retard, de toute évidence ça n'était pas sa faute, il n'avait juste pas prit de précautions en cas de retard de la par des cantiniers, il faisait tache… c'était indéniable en gris au milieu de tout ce orange. Sa crinière rousse ressortait d'autant plus par contraste et son gabarit tout frêle dénoté avec celui des monstrueuses masses autour de lui, au final et ce dans sa différence et sa fragilité, on ne voyait que lui, Diego ne voyait que lui.
Il allait répondre à son chaleureux signe de main qui lui alluma une petite étincelle de joie dans le coeur quand il se fit bousculer par un des taulard mal luné.
Diego baissa de nouveau les yeux, comme si cette bousculade était un rappel à l'ordre et attendit patiemment l'arrivé de Malcolm qui se fit attendre.

Quand le rouquin prit place, il engagea la conversation avec ce qui était coutume de dire "Salut Diego, tu vas bien?"
Tu vas bien ? c'était une formule qui ne déplaisait pas à Diego, une réponse par oui ou par non était tout à fait envisageable. Rien à voir avec le Comment allez vous? d'un psy, imaginez, répondre oui ou non à cette question? Aucuns sens.
Restait à savoir si Diego aller bien ou mal…

Mal: Il avait découvert une tache sur son uniforme, Il avait encore du faire sport, et ne réussissant pas ses pompes devant les rires moqueurs, il du en faire 20 de plus durant lesquelles il c'est fait mal à l'épaule. Du retard au réfectoire, qui entraîne un retard de Malcolm et donc un retard dans sa routine.

Bien: Il avait commencé sa journée comme les autres dans un lieu qui au final lui plait assez, il avait du faire sport mais en se faisant mal il avait prit conscience de son existence comme chaque jours, il y avait du retard dans sa routine mais il avait finalement retrouver Malcolm et ça, ça effaçait tout le reste, meme la tache sur son uniforme.

"Oui, je vais bien"  et il n'oublia pas d'ajouter le presque obligatoire  " et toi?"

Malcolm reprit sa petite tambouille que Diego prenait finalement plaisir à regarder dans le calme ambiant instauré par l'absence d'un seul homme, un seul qui cependant n'était pas la pour tenir ses troupes, puis il lui reposa la question pour le gris-loup. Comment expliquer quelque chose qui coule de source pour sois même.

"euh…"

C'est rare que l'on lui demande de s'expliquer sur ses dires, de donner son point de vu sur une chose, d'argumenter..

"gris loup..donc t'es un peu comme loup.. On a déjà dit que l'homme était un loup pour l'homme, du coup je trouve que la ça prend tout son sens. Tu fais et vois les choses à ta façon..t'es donc pas un mouton. Même si t'as l'air fragile tu as quand même tué 16 personnes.. 16 moutons tu vois..?"

Ca n'avait rien de vraiment très clair, mais en un sens Diego voyait la force qui se cacher au fond de se petit corps renfermé sur lui même comme un enfant en position fœtal, écrasant sa nourriture nerveusement, nourriture qui n'était pas la même que celle dans l'assiette du jeune homme à la peau tachée…

"t'as un repas spécialement pour toi tout les jours? Il est plus riche ? Tu vois.. Même eux ils savent que dois manger plus que nous, les "pas gris-loup" "

Dit il de façon détaché, en mangeant son petit tas vert. Oui, c'était une remarque pleine de candeur.. surement trop.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Ven 18 Nov 2016 - 12:45
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••« Ça va aussi. »

Pour sa part... du moment qu'il était encore en vie au réveil, il pouvait considérer que ça allait bien. Enfin, en vie et en un seul morceau, ce qui parfois n'était pas simple, lorsqu'on voyait les gros bras de la prison. Malcolm ne pouvait pas deviner à quel point leurs petites discussions faisaient plaisir à Diego, de même que celui-ci ne pouvait pas savoir que ce sentiment était partagé. Malcolm restait plus expressif que Diego, mais il n'en était pas moins tout aussi secret. Il ramena ses genoux contre sa poitrine, comme s'il voulait se protéger du monde extérieur dans lequel ils évoluaient, même si tout était étrangement calme. Pour le moment. Malcolm posa son menton sur son genou osseux, tout en continuant d'écraser sa nourriture, il écouta Diego. Il se contenta de hocher la tête en toute réponse, placide, il pouvait un peu mieux comprendre son point de vue. Oui, il avait tué seize personnes, mais il avait tué seize femmes ; on le voyait la plupart du temps comme un lâche, parce qu'il s'était sois-disant attaqué à plus faible que sois. Mais même à l'extérieur, Malcolm avait eu cette même carrure maigrichonne ; un coup de poing bien placé, et on pouvait le briser. Diego semblait plus fort, d'un point de vue extérieur, calme, cette impression était due à sa taille un peu plus haute que celle de Malcolm.

« Ouais, c'est pour me faire prendre du poids, du coup, mes repas sont plus protéinés. »

Mais comme son appétit diminuait à cause de la fatigue morale qui durait depuis un an, l'anxiété, ou simplement parce que dans les mauvais jours, certains détenus se permettaient de prendre sa bouffe pour eux-mêmes, Malcolm perdait du poids. De plus, en prison, il fallait manger vite, et tant pis si rien n'avait été terminé, quand les gardiens revenaient chercher les prisonniers... et Malcolm avait l'habitude de manger lentement. Comme Diego, il avait besoin de ses petits rituels pour se sentir bien. Écraser la nourriture, boire, prendre deux bouchées, faire une pause, boire à nouveau, et etc. Au bout d'un moment, le silence s'installa un peu, et Malcolm s'en sentit mal à l'aise, songeant que s'il n'arrivait pas à alimenter a conversation, Diego se lasserait. Toutefois, était-il nécessaire de parler ? Oui. Pour apprendre à se connaître. Rapidement, Malcolm se mit à réfléchir, il essaya de se rappeler des premiers sujets de conversations qu'il avait entretenues avec Noa, les premières fois.

« Il t'arrive d'aller à la bibliothèque ? »

Première question. Celle-ci pouvait encourager une suite d'évènements, comme le fait de se retrouver à la bibliothèque, lorsque leur emploi du temps le leur permettrait. Même s'ils devaient être « silencieux » — règle généralement peu respecter par les détenus —, ça ferait une compagnie autre que celles des livres, des gardiens, et des bougres qui s'amusaient à comploter dans le rayon « cuisine ». Malcolm essaya à nouveau pour lancer un sujet de conversation :

« Ils ont pas beaucoup de comics, pas même quelques classiques, ça t'arrive d'en lire ? »

Pour voir si en plus de posséder certains traits de personnalité, comme la timidité et la discrétion, ils n'avaient pas le même goût pour les bandes dessinées. Moore pencha la tête sur le côté, en fixant un prisonnier en train de tousser dans son coin, comme alerté par un possible évènement venant court-circuiter les journées monocordes des prisonniers. En réalité, il se contenta de frapper sa poitrine, afin de faire passer ce qu'il avait avalé de travers, et il reprit son repas, l'air de rien. Malcolm rangea ses mèches rousses pour dégager ses yeux, observant toujours le réfectoire, coulant de temps en temps des regards sur Diego, lorsque ce dernier s'adressait à lui. Néanmoins, comme ce dernier, le rouquin ne regardait pas dans les yeux, du moins, pas directement.

Quand dans la foule, Malcolm crut reconnaître l'un des prisonniers qui avait pris l'habitude de chiper son repas, il sentit son estomac se serrer. Il grimaça, sous la douleur, à cause de l'angoisse, et déjà, il sentait une forme de fatigue l'envahir. Il tenta de faire l'effort pour terminer son plateau, tant que le gars en question était dans la file. Plutôt que de manger deux bouchées, puis de boire, Malcolm en mangea quatre, en essayant d'enfourner dans sa bouche le plus de nourriture possible. Il avala de travers, il prit de l'eau, et il termina son assiette avant que le détenu en question ne soit servi. Il soupira de soulagement, et il poussa son plateau sur le côté, comme pour signaler qu'il n'y avait rien. Il attrapa de nouveau son verre, et il avala l'eau pour faire passer tout ça.


© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Ven 18 Nov 2016 - 16:03

"Les protéines ne sont pas bon pour les corps humains. Mais peu l'savent.. Nous ne sommes pas des carnivores stricts notre métabolisme les assimile mal et c'est une des causes des blocages des artères. Tu sais pourquoi Reed n'est pas la aujourd'hui?"

Oui bien que le calme soit des plus reposant, Il n'était pas rassuré par l'absence de ce membre des plus important au sein des Dark sun.. L'idée qu'il soit en isolement lui traversa l'esprit mais il en aurait entendu parler, alors que la même son gang semble calme, comme si son absence n'était pas réellement un soucis. Curieux..

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, contrairement aux autres jours, Diego prit le temps de regarder Malcolm. De le voir. Il ne se contenta pas de la couleur grise de son faux pelage, de la largeur de ses poignets ou encore de regarder se qu'il mangeait, non il prit le temps de poser ses yeux, petit à petit sur toute la silhouette du jeune homme en face de lui, évitant cependant de s'attarder plus d'une 1 min à un même endroit et évitant bien évidemment de le regarder dans les yeux, comme si il gardait le meilleur pour plus tard, le miroir de l’âme.

Etant encore sur son assiette, Diego remonta petit à petit la fourchette tenue par des doigts fins..trop fins même, si fin qu'on avait une impression de longueur inqualifiable. Il avait l'impression de regarder des pattes d'araignée s'agiter sans grand but, à la limite de l'agonie. Ses poignet il les connaissait alors il alla perdre ses yeux dans son cou, la ou Malcolm a l'habitude de se gratter, la ou sa pâleur anémique rencontre le feu de ses cheveux. La ou dorment gentiment des p'tits volcans de sébum qui ne semblent pas plus que ça dégoutter Diego, ça serait un peu l’hôpital qui se fou de la charité, lui même ayant subit les moqueries de l'élite à la peau parfaites !
Il parcourut son cou si maigrelet, qu'il serait aisé d'étrangler, cette paume d’Adam timidement installée la au milieu, alors que des petites étoiles rousses pointent le bout de leur nez, étoiles qui constellent tout son visage pale dons les cernes ressortent par contraste. Il contourne ses yeux et atterrit dans sa chevelure grasse, mal coiffée, assortie au orange de son propre uniforme quand il fut coupé dans son observation par une question hésitante. Son regard se figea sur la table comme si il avait été prit en flagrant délit de voyeurisme..

"pardon? hm...oui j'y suis déjà aller quelques fois pour emprunter des BDs.. J'aime bien lire."

Diego nota l’accélération subite de Malcolm pour finir son assiette et ensuite pousser son plateau. Il trouva bizarre de le voir se précipiter ainsi, peut etre qu'il avait envie de mettre fin à leur échange, peut etre que le fait de l'avoir regarder avec une légère insistance a plusieurs reprises l'avait mit mal à l'aise. Ou alors c'était ce type la dans le fond en train de faire la queue. Dans tout les cas il ne semblait pas du tout confiant..

"Tu veux partir…?"

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Ven 18 Nov 2016 - 19:41
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••« Rowe est sans doute en isolement, ça arrive souvent. »

Cependant, même si la meute de loups n'était pas conduite par leur chef, ils arrivaient à s'en sortir. Après tout, il fallait avoir les épaules suffisantes pour rentrer dans un gang, et surtout y survivre. Malcolm n'en avait pas le cran, par exemple du moins, c'était ce qu'il pensait. Il continuait d'écraser sa tambouille, et la manger, silencieux jusqu'au moment où il croisa le regard du mastodonte. Il fronça les sourcils, se demandant si Diego avait entendu sa question, ou s'il s'en foutait tout bonnement. Il grimaça dans un sourire timide, et il hésita à lui faire signe pour capter son attention. Finalement, Diego sortit lui-même de sa rêverie et lui indiqua qu'il l'avait écouté, d'une oreille au moins. Malcolm fronça les sourcils, et il lui demanda :

« Ah... et qu'aimes-tu lire ? Enfin, dans les bandes dessinées ? »

Quelle conversation de nerdz, n'empêche. C'était ce que songea Malcolm, en se demandant s'il n'allait pas parler de « Linux » pour « passer le temps ». Il fronça les sourcils, en jouant avec l'une de ses mèches rousses, en épiant son vis-à-vis. Malcolm se raccrochait à son visage, afin d'éviter de croiser le regard du mastodonte. Il fronça les sourcils, et à la question de Diego, il préféra répondre :


« Non, c'est bon, à part si tu veux partir ? »

Proposa Malcolm qui voulait éviter toute forme de confrontation avec lui, et le monde extérieur. Si au bout d'un an, il n'avait pas eu d'ami — ou des « alliers » — en prison, c'était parce qu'il s'était terré dans sa bulle. Il l'avait soigneusement placé en dehors des limites sociales, flottant parmi les autres, sans jamais que sa bulle ne rentre dans quelqu'un, et explose. Peut-être plus maintenant. Allez savoir. Quelque part, il espérait que Diego devienne son ami. Pour ne plus être seul. Pour ne plus être vulnérable. Et qui sait ? Pourraient-ils faire des plans ? Trouver un moyen de s'évader au-delà de ces murs ? Mouais, Malcolm pensait un peu trop loin, aussi.

Et les murmures s'élevaient un peu partout entre les rangs. Bizarrement, la prison ne paraissait pas autant ranger que dans le réfectoire. Un autre monde, oui. Cependant, Malcolm avait toujours le sentiment que ça ressemblait au lycée, et que tout ça sonnait... un quotidien normal. Ouais, c'était « ça », ce quotidien normal. Et il avait encore soixante ans à passer ici, attendre de crever dans sa cellule froide et humide ; il en verrait des gens passer, à l'intérieur de cet endroit. Parfois, Malcolm pensait au suicide. Il voulait se pendre, ou s'ouvrir les veines, même si à choisir, il préférait une mort moins douloureuse ; s'il pouvait choisir. Au moins, personne ne l'avait encore violé. Malcolm avait ses techniques.

Pendant une minute, Malcolm se demanda s'il n'était pas judicieux de demander à Diego de prendre sa douche avec lui. Enfin, pas sous le même jet... mais en même temps, comme pour le protéger d'une éventuelle agression. Il finit par reposer ses pieds au sol, il coinça ses mains entre ses cuisses maigres, il les frotta pour les réchauffer. Il gonfla la poitrine, il reprit un verre d'eau.


« Tu fais quoi, après le repas ? »

L'interrogea Malcolm, non pas pour connaître et épier son vis-à-vis — quoiqu'il pourrait le faire, c'était dans sa nature —, mais pour savoir s'ils pouvaient tous les deux quitter la table, afin de faire quelque chose ensemble. Ouais, comme des amis, quoi. Comme des amis.

C'était un peu bizarre de se dire ça. Et si à force de traîner avec lui, Diego avait des soucis ? S'il devenait la riser des détenus, parce qu'il accompagnait le rouquin bizarre qui avait tué seize femmes ? Bah. Non. Peut-être que tout le monde s'en foutrait. Le détenu que craignait Malcolm passa près de leur table, il coula un regard sur son plateau, il émit un grognement, avant de reprendre le chemin. Malcolm s'était tendu, il avait rentré la tête dans les épaules, et il avait maintenu sa respiration, comme si son souffle aurait pu lui attirer les foudres du prisonnier. Finalement, il s'inventait un certain nombre de prétextes pour ne pas regarder les autres, ne pas interagir avec eux.


« Je me demande si le Conseiller apporte toujours son furet avec lui. »

Murmura Malcolm, pour lui-même, cette fois-ci.


© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar





Invité
Invité
Sam 19 Nov 2016 - 17:29
Ca arrive souvent, il n'était donc pas rare que ce Rowe se trouve en isolement régulièrement mais cependant on ne l'envoyait pas pour autant au QHS…
Malcolm retourna au sujet principale, sujet plus joyeux aussi, les BDs.

"j'adore les super Héros, DCs, Marvel.. Walking Dead aussi. T'aimes ce genre de trucs toi?"

Malcolm répondit non à sa question sur le départ prématuré, mais enchaîna ensuite avec "tu fais quoi après le repas" ce qui en un sens pouvait sous entendre qu'il avait hate de partir..
Ce qui surprit Diego c'est que Malcolm semblait vouloir passer du temps avec lui, est ce que c'était réellement dans le but d'une amitié sincère? Ou simplement un moyen de plus de se faire un bouclier, de se protéger et se rassurer dans ce climat d'hostilité ambiante.
Que ce soit l'une ou l'autre des hypothèses, Diego était preneur, le rouquin semblait etre le genre de gars a avoir, comme lui, les oreilles qui traînent partout et le furet n'oublier pas son nouveau "patron".De plus Malcolm était le genre de mec de qui on ne se méfie  pas, celui qui a pour seul arme les secrets des autres.
Dans le fond il aurait apprécié que tout ça soit la naissance d'une véritable amitié, il en avait égoïstement besoin, passer toute une vie ici, sans épaule sur laquelle se poser c'était difficilement imaginable, mais si Malcolm avait dans l'idée de se servir de Diego comme d'une armure uniquement, il trouverait le moyen d'en sortir aussi gagnant.

"après le repas, je fume une clope et ensuite je vais à l'atelier mécanique.."

Diego termine minutieusement son plateau et l'ordonne comme le jour précédant avant de se lever pour aller le rendre, attend Malcolm cette fois ci, c'est quelque chose d'absolument pas naturel pour lui, il ressemblait à un autiste ou un toxico qui en trop prit et qui beug devant la porte de sortie du réfectoire, ne manquant pas de se faire gentiment bousculé pour qu'il libère le chemin.
Après le repas donc, il a l'habitude de sortir s'aérer, fumer sa clope, prendre un petit instant à lui, regardant le ciel ou les autres courir derrière un ballon de basket, ca l'a toujours fasciné cette cohésion de groupe pour gagner quelques parties abstraites.
Aujourd'hui il prit ce petit temps pour lui, il fuma en regardant le ciel et les joueurs de basket mais il n'était pas seul…

"tu suis un atelier toi aussi..?"


C'était bizarre de se retrouver face a Malcolm dans une situation autre que celle du réfectoire, c'était étrange de devoir reprendre des repères dans sa routine si parfaite ...mais tout ça n'était pas si déplaisant.

"Demain aussi on remet ça ?"

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 90
Date d'inscription : 23/10/2015
Age : 25
Localisation : Dans la laverie.

Dossiers privés
Âge du personnage: 21 ans.
Taille: 1m76
A savoir:
Dim 20 Nov 2016 - 21:13
Tired old dog.
Avec Diego Flores. •••« Ouais, j'aime ce genre de trucs. J'avais une bonne collection sur Spawn. »

Lâcha Malcolm, satisfait de leur trouver un nouveau point commun. Il n'avait pas trouvé d'autres gamins partageant son profil, si bien qu'il était content d'apprendre que Diego aimait aussi ce genre de lecture. Au moins, ça allait leur permettre de converser un peu à l'avenir. Se lier d'amitié, apprendre à connaître l'autre, se rapprocher, et être loyal. Malcolm ne savait pas encore où tout ceci allait les mener, mais il avait au moins quelque chose à quoi s'accrocher. Peut-être qu'un jour, il aurait les épaules pour monter un plan sur la comète avec Diego : se casser pour de bon. Il avait entendu dire que Reed Rowe était parvenu à s'enfuir deux fois, au cours de sa vie en prison, Malcolm se disait alors : « pourquoi pas nous ? » Il suffisait de s'en donner les moyens. Il approuva lorsque Diego lui parla de son emploi du temps habituel.

« L'atelier mécanique ? Je crois que j'en ai entendu parler, ça consiste en quoi ? »

C'était un peu fourre-tout, ce truc, enfin, c'était ainsi que Moore le comprenait. Une fois que Diego initia le mouvement, le jeune homme le suivit, derrière lui, il fixait les autres détenus, mais il veillait aussi à ce qu'on ne vienne pas interférer. Il n'allait pas le juger pour ses habitudes un peu bizarre, en réalité, Malcolm songeait que leurs... aspects « étranges » aux yeux de tous étaient pour eux leur « normalité ». Si l'on pouvait considérer ça comme « normal », s'il y avait moyen de coller une étiquette pareille en prison. Malcolm aimait réfléchir, mais depuis un an, il n'alimentait plus son cerveau en réflexion, notamment pour ne pas se laisser aller à la tristesse. Finalement, le plus dangereux pour lui, c'était lui-même ; ses pensées pouvaient vite le parasiter, et l'enfoncer dans la mélancolie. Il se demandait si Diego était lui aussi sujet à ce genre de sentiments. Malcolm avala sa salive, et les mains dans les poches, la tête rentrée dans les épaules, il accompagna Diego.

Genre, il accompagnait un ami pour qu'il puisse fumer.

Noa... ne fumait pas. Ou s'il fumait, c'était plus un joint en soirée, du moins, c'était le souvenir que le rouquin en avait. Lui, même en soirée, il n'avait jamais touché à ça ou à des clopes. C'était le truc que faisaient les gens « cools », et Malcolm ne se considérait pas comme faisant partie de cette catégorie. Il eut un nouveau sourire, alors qu'il s'adossait au mur. Il ramena ses bras contre lui, il les croisa sur sa poitrine en observant Diego en coin, sans en donner l'air, songeant qu'il ne voulait pas le mettre mal à l'aise.


« Ouais, c'est obligé de suivre des cours, au cas où on sortirait... j'ai fait dessin, jardinage, et là, je vais essayer menuiserie. »

Malcolm regrettait qu'il n'y eût pas d'atelier sur la photographie. Là, il aurait pu continuer sa passion... quoiqu'avec son passé, il se doutait qu'on le laisse toucher un appareil photo. En dehors du stalking, il avait aimé composer avec les décors qui s'étaient offerts à son oeil, poser son attention sur un détail, puis l'immortaliser. Plus jeune, lorsque sa soeur avait fêté un de ses anniversaires, sa mère l'avait chargé de prendre des photos, et il avait réussi à prendre ces petits moments où les gens trop détendus ne s'apercevaient pas de l'objectif. Si bien que Malcolm avait réussi à capturer l'instant, où ils étaient réellement eux-mêmes. La question de Diego le sortit de ses pensées, Malcolm posa son regard sur lui, et en souriant :

« Oui... si tu veux, on peut se retrouver devant la file vers midi dix ? Comme ça, on pourra faire la queue ensemble ? »

Quelque part, c'était un pathétique de s'accrocher à ça, non ? De se tenir autant à quelque chose d'aussi fragile et tenu ? Malcolm sourit à Diego, et quand celui-ci termina sa cigarette, il lui souhaita une bonne journée. A son tour de revenir dans son quotidien ennuyeux, et d'aller essayer de comprendre un métier qui ne lui servira jamais, parce qu'il ne partira jamais d'ici. Cependant, Malcolm songeait qu'il avait au moins une bonne raison de se lever : se rendre à la cantine, et retrouver Diego. Quand bien même c'était triste et ridicule, il souriait déjà en se disant qu'ils allaient se retrouver le lendemain.


© 2981 12289 0

_________________
Les apparences sont trompeuses

   
Méfiez-vous de l'eau qui dort.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas





Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Tired old dog
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Danticat: Yes, Haitians are tired, but they are not defeated
» Haitian Population: Sick and Tired but Still an Asset‏
» (terminé) + a friend never gets tired of listening to your dramas over and over again ◈ alvawick
» I'm tired living in the past ❄ Feat. Killian
» I don't care, I love it!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behind The Cell  :: Rémission :: Corbeille :: Les rps-
Sauter vers: