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I'm so Sorry

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Lionel Lamb
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Ven 11 Nov 2016 - 17:25


I'm so Sorry


Diego Flores ΔLionel Lamb


« So you gotta fire up, you gotta let go You'll never be loved 'til you've made your ownYou gotta face up, you gotta get yours You never know the top 'til you get too low A son of a stepfather A son of a— I'm so sorry A son of a stepfather A son of a—I'm so sorry »


Journée de merde.

Journée de merde par ce que j'en avais ras le bol de voir l'autre tête de gland sur la une des journaux, je ne parlais pas de moi, mais de mon cher et tendre Campbell. J'étais en train de jouer avec Touille-Touille, et mon gobelet, lorsque mes yeux rencontrèrent le journal qu'Aiden Vincentini tenait entre ses grandes mains pâles. Aiden me lança un regard, il eut un sourire condescendant, avant de se lever et de plier le journal. Moi, j'étais toujours en train de jouer avec Touille-Touille, lui faisant des tours dans mon gobelet, dans un geste las, mais mécanique. Journée de merde. Dehors, il faisait un vrai temps de merde, gris, froid, la pluie tambourinait contre le parechoc des voitures dans un vacarme ahurissant, comme si on était en train de faire tomber des billes. Aiden me fit savoir qu'il était temps qu'on se mette en route, et qu'on aille à Lancaster régler une histoire. Enfin, enquêter, inspecter, fouiller, frapper, et boire du café dégueulasse. Je mordis dans Touille-Touille, la faisant craquer entre mes dents, puis avec nonchalance, je me levai. Je soupirai, je terminai mon café, et je dus abandonner cette chère Touille-Touille à la poubelle.

Aussitôt mis-je un pied dehors que j'eu la sensation de vitre un véritable déluge. La pluie me dégoulina sur les épaules, mon visage se retrouva trempé avant même que je lève mes yeux sur le ciel. Je soupirai, agacé, puis je tentai de me couvrir sous le parapluie d'Aiden. Ce dernier, égal à lui-même, chieur jusqu'au bout m'obligea à accélérer le pas jusqu'à la bagnole de police. T'as déjà essayé de courir sous un parapluie en descendant les escaliers ? Bah je peux te dire que ce n'était pas l'idée du siècle. Mes pieds s'emmêlèrent les uns dans les autres, et si je ne tombai pas, ce fut grâce à Aiden qui dans un rire à peine étouffé me rattrapa le bras.

Une fois dans la voiture, Aiden referma le parapluie et me le jeta sur les genoux. J'étais en train de fouiller dans la boîte à gants ; lorsque nous devions nous déplacer, le profiler préférait conduire. Je ne savais pas pourquoi, je crois que c'était parce qu'il ne me faisait pas confiance. Le ronronnement de la voiture se fit avaler par le tambourinement de la pluie sur les vitres, alors que nous nous engouffrions dans la ville. Mes cheveux étaient collés les uns sur les autres, humides et mouchetés par une horde de pellicules. Je laissai mes pensées vagabonder, le parapluie d'Aiden posé sur mes genoux. Il nous fallut quarante minutes pour arriver à la prison, et une demi-heure pour que nous puisions faire le côté chiant de l'administration. En fait, je ne pensais pas retourner ici aussi vite.

Aiden était parti chercher des cafés, alors que je plantai mes yeux sombres dans celui de mon vis-à-vis. Diego Flores. Un drôle de nom pour un drôle de physique, mais avec mes allures d'idiot, je ne pouvais pas trop en rire. J'étais assis sur la chaise face au jeune homme, les bras croisés sur ma grande poitrine, le visage figé dans une grimace qui se voulait sérieuse. J'avais froncé les sourcils, et durant le voyage, j'avais retrouvé une soeur de Touille-Touille, et j'étais en train de mordre dedans. Mes dents s'enfonçaient dans le plastique, tandis que la Touille-Touille numéro deux touchait le bout de mon nez. Enfin, je consentis à l'enlever de ma bouche, et je lançai à Diego :


« Regarde-moi. »

Je pourrais dire « je ne vais pas te mordre », parce qu'en réalité, ça serait un mensonge. J'avais déjà mordu un type, une fois, au cours d'un interrogatoire. Autant dire que mes relations avec lui avaient conservé quelque chose de mordant ; je dis ça, je ne dis rien. Mais le gamin que j'avais face à moi ne semblait pas vouloir lever les yeux sur moi, il s'enfonçait dans son attitude défiante, dans son silence ; on aurait dit un adolescent mal dans sa peau. Je plissai les yeux, et j'ajoutai :

« Diego Flores, hein ? »

Je me redressai sur ma chaise en ouvrant le dossier du jeune homme, avec tout un tas de feuilles volantes ; c'était mon enquête concernant les personnes avec qui Diego avait travaillé. J'inspirai de nouveau, et je continuai sur le même ton, un peu rude :

« As-tu une idée de la raison pour laquelle je suis là ? »

par humdrum sur ninetofive


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I hurt myself today To see if I still feel I focus on the pain The only thing that's real The needle tears a hole The old familiar sting Try to kill it all away But I remember everything .
     
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Ven 11 Nov 2016 - 18:44
C'est une journée d'apparence comme les autres...
Réveil à 7h30 tapante, un salut de tête à mon codétenu sans mots inutiles, ca me va… Déjeuner à 8heure dans le réfectoire, le matin il y a une brume au dessus de tout le monde, les esprits sont encore calmes, ça se salut , se regroupe, un spectacle routinier et quelque peu rassurant ce déroule face à moi assis à ma table seul. Puis le sport à 9h.. Je détestais ça en arrivant ici, j'y ai petit à petit pris gout. Non pas parce que l'effort et la monté d’endorphines qu'il procurent me font du bien, au contraire parce que pour moi c'est un véritable calvaire et que c'est dans le calvaire et la souffrance que l'on se rend compte que l'on vit.
Je fus heureux, je crois, de voir que dehors la pluie tombait, certes courir dessous c'est peu engageant mais une fois le sport obligatoire finis, les détenus ont tendance à se précipiter sous les douches avec un temps pareil, alors que moi, je reste la.. À profiter de son contact sur ma peau, ses caresses dans mes cheveux qu'elle écrase sur mon visage.. La solitude , le silence ou plutôt seul le chant aléatoire du déluge me bercent. Mise à part la pluie c'était une journée d'apparence banale.

Je sortais de la douche quand un gardien est venu à ma rencontre, ça arrive rarement, trop rarement j'avais pris le plie et je fus surprit au point de rester complètement con devant sa demande de le suivre. Il du me le répéter une seconde fois pour que je lui emboîte sagement le pas.
J'avais une visite, c'était la seule information à laquelle j'avais eu droit. Il n'en fallut pas plus pour que mon palpitant loupe des battements et en accélère d'autres. Le souffle me manquait, mes jambes semblaient vouloir résister alors que mes mains déjà humides tremblaient. Et cette question pulsant dans mon cerveau, qui ? Qui venait ici me voir ?
Une chaise me fut désigner et comme un bon chien, j'y pris place. La politesse voulait que je retire la capuche de ma tête pour que mes yeux puissent être à découvert, c'était ça les codes. A contre coeur je me montrais alors polie alors que mon regard verrons tentait de juger une peu mieux mon interlocuteur, encore inconnu qui de toute évidence avait aussi prit la pluie.
Il fut d'abord hypnotiser par ce jeu limite obscène entre cette bouche et la touillette qu'elle emprisonnait. Je parcourais avec méfiance les traits durs de son visage.. La quarantaine , un homme au charisme écrasant et d’apparence rude. Des orbes noirs et francs qui n'hésitent pas à se planter dans les miens déjà fuyant. D'ailleurs il m'ordonne à ce moment de le regarder dans les yeux..
Je finis de dessiner sa carrure imposante, bien que l'on face approximativement la même taille, ce qui la tout de suite ne doit pas sauter au yeux étant donné que je tente de ne faire qu'un avec le dossier de ma chaise, il devait bien faire 20kilos de plus.

Je ne le regardais pas, non je balançais ,sans rythme définit, mes yeux dans les siens pendant des durées variant entre 10 centièmes de seconde à une voir deux secondes maxi. Je puais le manque de confiance alors que lui embaumait de sa prestance de flic.
Je dis flic parce que je vois bien qu'il tripote des feuilles de mon dossier. Il connait mon nom aussi, le lui entendre dire me fou des frissons tout le long de l'échine comme si il était un prête et moi le démon qu'il venait d'exorciser.

Puis voila qu'il me pose la question, que je me posais moi même à mon sujet, qu'est ce que je peux bien foutre ici ? Mon dossier est clos, tout a était vu et revu , j'en ai pour toute ma vie.. Alors pourquoi ?
Je compris qu'il attendait une réponse, ce qui me parut débile car lui même devait ce douter que je n'avais pas la moindre idée de sa présence ici. Parler pour rien dire, voila bien un truc que je suis sur de ne pas aimer. Ma poitrine se gonflait alors que j'inspirais pour finalement laisser sortir un discret.

"Non.."


Ça n'était pas une journée comme les autres..
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Lionel Lamb
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Ven 11 Nov 2016 - 19:49


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« Non » ? Bon, je n'allais pas très loin, là. Je me demandais si ma tête était si impressionnante, ou si le gamin n'avait simplement pas peur des poils, même s'il possédait un bouc. Enfin si on comparait ses poils aux miens, on pouvait dire que je tenais plus du loup-garou de Twilight que du Thor. Enfin, bref, j'avais la sensation d'avoir face à moi un adolescent paumé. Il n'avait pas trop sa place parmi les prisonniers, et je pouvais parier que ce gamin ne ferait pas long-feu. Je gardais le silence, en réponse à son propre silence, ne sachant pas trop si le gamin se foutait de ma gueule, ou s'il jouait la carte du silence pour éviter de trop se montrer. J'attrapai mon gobelet de café, j'avalai une gorgée ; je n'avais pas enlevé ma veste, si bien que les gouttes de pluie tombaient au sol. Mes cheveux gras étaient plaqués sur mon crâne, mon regard fatigué restait fixé sur Diego. Il aurait pu être mon fils, mais malgré toutes ces années, cette pensée n'évoquait en moins qu'un profond malaise. Il aurait été le genre de môme que mon frère aurait pris sous son aile, en lui apportant tout ce dont il avait besoin. Bon.

« C'est une longue histoire, d'abord, je jure qu'elle avait l'air d'avoir dix-neuf ans. »

Tentative désespérée de faire de l'humour, mais j'ignorais que le gamin face à moi prenait tout au premier degré, ce qui risquait d'amener de gros problèmes de communication. Je fonctionnais uniquement ainsi. Ne jamais prendre les choses sérieusement, ça me permettait de garder une forme de détachement sur les situations. Je pris le dossier, je le feuilletais en passant une main dans mes cheveux lourds et épais, tout en continuant de fixer Diego. Diego. C'était pas le nom du ouistiti dans Dora l'Exploratrice ? J'eu un rire très bref, que j'essayais de contenir tant que mal, mais mon visage se tordit dans une expression moqueuse. Merde... ça commençait bien. Je gonflai la poitrine, puis je soupirai en reprenant mon air sérieux ; un peu trop surjoué d'ailleurs, parce que mes sourcils étaient froncés, comme s'ils cherchaient à se relier.


« Bon. »

Pfff... ouais, ça faisait trois « bon », un dit à l'oral, les deux autres pensés très fort dans ma tête. J'avais pas envie d'être là, et le seul truc que j'avais en tête, c'était de me coucher dans ma couette, et faire l'amour à ma bouteille de Gin. Je remuai les épaules, je me massai la nuque, puis je repris :


« Je suis là pour que l'on travaille ensemble, si jamais tu veux faire une remise de peine, ça peut valoir la peine. Tu en as pris pour perpet' ? »

Honnêtement, si une telle chose devait m'arriver, j'aurais qu'une envie : me flinguer. Mais Diego le Ouistiti n'était pas comme moi. Je me léchai les lèvres, puis je repris :

« J'ai besoin d'information sur les personnes avec qui tu travailles. Disons que si tu es assez utile à la société, il se pourrait que celle-ci te pardonne de tes crimes, tu vois ? Et plutôt que de croupir ici, comme un vieux rat malade, tu pourras joyeusement gambader dans la prairie de la liberté, tu vois ? »

Je devrais peut-être réfléchir un peu plus lorsque je parle, parce que je suis en train de raconter de la merde. Je ne pouvais pas me douter que celui que je prenais pour un adulescent mal décoloré ne comprenait pas mon humour, j'étais peut-être assez intelligent pour m'en rendre compte si je continuais sur ma lancée, pas vrai ? Je pris son dossier, je montrais une photo d'un jeune homme plus colorés que mon Ouistiti de chez Dora, c'était son ami décédé.

« Si j'ai bien compris, vous êtes tombé dans la merde à force de vouloir voler le feu des dieux ? »

Je faisais référence à Prométhée, mais j'ignorais si le gamin avait la référence. J'en savais rien, je faisais que dire ce qui me passait par la tête. Je pris une profonde inspiration, puis je le regardais. Les mains posées autour de mon gobelet, Touille-Touille soigneusement coincée entre mes dents, bougeant selon mes grimaces. C'était chiant, les interrogatoires pour moi, parce que je passais mon temps à faire rire mes témoins plutôt que d'obtenir des réponses.

par humdrum sur ninetofive


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Sam 12 Nov 2016 - 9:48
Il me fixe, sans pudeur, sans arrêt et je dois avoir la tête d'un chien effrayé devant un chat duquel il redoute un coup de patte. Je me perdis un instant dans mon manège de regards incessants avant qu'il ne me face un aveux des plus barbare. Je vis alors mes yeux se poser dans les siens. Comment un homme de son rang peut il commettre une telle faute… pas encore 19 ans, j'ignorais ce qu'était cette boule au fond de moi qui prenait naissance, j'avais l'impression d’être en face d'une assiette de tomate. Du dégoût… c'était ça ? Ma place et ma position restent inlassablement les mêmes. Je perdis, et ce pour ne pas me déplaire le contact visuel, en effet ce flic avait reprit mon dossier et semblait en plus de ça en rire. Et comme si tout ceci n'était qu'un jeu, un masque il reprit un air de prof sévère devant un dossier scolaire peut reluisant.
Ma question restait un moment sans réponse, qu'est ce que je foutais la! Et voila que la réponse m'était directement donné par le pédophile en face de moi.
Travailler ensemble, remise de peine… Pas bavard, j'en restais encore plus silencieux.

"oui.."

C'est tout ce qui pu sortir de mes lèvres en réponse à sa question au sujet de ma perpétuité. J'étais en train d'apprendre qu'il suffisait d'etre utile à ce que bon nombre appellent la société pour que celle ci, aussi flou soit elle, me pardonne mes acts. En était il de même pour tout le monde? Pour tout taulards? Etait ce la raison pour laquelle des criminels se retrouvaient libérés plus tôt pour ainsi tuer de nouveau plus tôt ? Etait ce si simple que ça? Demander pardon en vendant des atouts, son ame. Ou bien était ce moi qui avait la une chance sans pareil ?
Une chance.. Pour certains surement? Pourrais je me refaire à la vie dehors?  Les questions fusaient.
J'avais si facilement prit mes repères ici, le cadre établie par l'autorité me rassurait. La liberté..si il y a une chose que l'on réalise en prison c'est qu'ici ou dehors la liberté dans ce monde n'est qu'illusoire. J'en aurais presque eux envie de sourire. Mais Evan apparut !
Mon regard se riva sur la photo, je ne l'avais pas revu depuis le jour, depuis CE jour.. Ma main s'approcha de son visage, ma liberté c'était lui.

"Ce mythe est une métaphore de l'apport de la connaissance aux hommes, ce que dites n'a aucun sens. Nous jouions aux cons et nous avons fait le choix de payer nos dettes de la façons dons nous l'avons fait."


Était ce un discourt tout fait que l'on m'avait demandé de dire le jour ou je tomberais? Peut etre..  Je n'avais pas quitté des yeux le fantômes de mon passé en papier glacé posé sur la table. Un passé qui redessinais.. je réalisais ce que j'avais perdu et pourquoi je l'avais perdu, un bout de moi, une moitié voir mon entièreté, mon humanité ..ma vie.

"La société peut pardonner à un homme ayant commit six meurtres à bout portant sans autre raison que celle de vouloir éliminer un témoins gênant ? Comment me serait il possible de m'excuser pour ça?"

N'avais je pas plus de chance de mal finir dehors qu'ici dans cette taule.. Je n'ai ni maison, ni famille, ni argent.. Qui de nos jour embauche un criminel si ce n'est un  criminel lui même ?
Mes mains entourèrent la photo, comme des bras auraient pu entourer un corps..

" Est ce que je pourrais connaitre votre nom avant de continuer cet échange..?"

Je ne voyais pas en quoi je pourrais être utile de la ou j'étais..

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Lionel Lamb
Inspecteur Crétin
Sam 12 Nov 2016 - 13:17


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Okay. Je sentais que ça n'allait pas être simple.

Je fixai Diego, les deux sourcils haussés, en me demandant à quel moment de la conversation j'avais pu avoir l'air aussi con. Puis, quand je pris le temps de réfléchir, la réponse s'afficha bêtement devant moi : depuis le début. Le truc, c'était que mon naturel à raconter tout ce qui me passait par la tête ne pouvait pas s'arranger avec un petit tour de magie, j'aurais au bout d'un moment ma bouche qui s'ouvrirait toute seule, afin de crachoter mes bêtises. La fille de dix-neuf ans, c'était une blague, ouais bon, elle n'était pas si drôle, mais si elle m'avait permis de faire sourire le gardien pas loin, c'était déjà gagné pour moi. En gros, je ne savais pas comment gérer Diego, détendre l'atmosphère, etc. Je ne pourrais pas surveille ce que je disais, quand on n'arrivait pas à comprendre que j'étais l'incarnation du second degré.


« Tu sais, à notre époque, il suffit de présenter publiquement tes excuses, qu'importe ta position, en ayant l'air sincère, et ça marche. C'est comme ça que ça fonctionne avec les stars, les politiques, quand les caméras les trouvent en train de tringler de pauvres prostitués. Enfin, eux, la différence avec toi, c'est qu'ils ont le pouvoir, l'argent, et une partie de la société pour les soutenir. Être un gros con, ça a des avantages ; être pauvre et dans la merde, aucun. »

Ce n'était que mon avis de vieil inspecteur de police, qui avait traversé cinq années à traîner un poids mort à son pied, afin de prouver que ce connard en costard était ce qu'il était. Je haussai les épaules, je pouvais comprendre la défiance de Diego.

« Ah ? Mon nom ? Je me suis pas présenté ? »

Je levai le regard sur le gardien devant la porte, celui-ci fit « non » d'un signe de tête. Je grimaçai, ma bouche formant un « U » à l'envers, puis je retournai mon attention sur le jeune homme.


« Je suis Lionel Lamb. »

Ouais, mon nom est une blague ; j'étais un agneau dans l'enveloppe d'un lion. Je ne savais pas à quel moment mes parents avaient trouvé ça marrant de m'appeler « Lion-el », quand mon nom de famille était « Lamb ». Enfin bref, je vivais très bien avec ça, je n'en étais jamais mort, et tout ça. Diego ne me connaissait peut-être pas, je ne savais pas s'il était du genre à regarder les journaux, ou la télévision en salle de divertissement ; j'étais l'inspecteur Lamb, celui qui connaissait la gloire pour avoir enfermé Ambroise Campbell. Si ce n'était pas le cas, je restais le crétin avec ses cheveux gras, et sa barbe mal rasée.

« Je ne te promets pas que tu pourras sortir tout de suite, mais plutôt que de passer le reste de ton existence à attendre de crever dans ce trou, tu pourrais sortir. Ce n'est qu'un échange comme un autre, si tu nous aides, ça pourra diminuer ta peine, en plus, tu ne m'as pas l'air d'être le genre à créer des problèmes. Si tu te tiens tranquille, si tu es un détenu modèle et calme, ça jouera en ta faveur. »

J'essayais de vendre ça comme je pouvais, j'avais l'impression de faire les témoins de Jéhovah à débarquer dans le quotidien carcéral de ce garçon, et lui dire « hé mon gars, si tu signes ici, que tu me laisses prendre tes organes au nom du grand Cthulu, tout ira pour le mieux ».

Je pris mon gobelet, j'avalai une gorgée, et je continuai :


« Ce qu'on veut, c'est trouver ceux pour qui tu travaillais. Si tu as peur de ce qu'il se passera après, tu pourras obtenir une protection auprès de nous, sans rien risquer. »

Ouais... je n'étais pas certain de ce dernier point. J'avais du mal à imaginer qu'un môme aussi mal dans sa peau avait pu être responsable d'autant de morts. Je soupirai, puis je plongeai Touille-Touille au fond du gobelet, en la faisant tourner à l'intérieur.


« Tu as des connaissances en informatique, par exemple ? Je vais t'avouer un truc. »

Et quand je me redressai, les coudes posés sur la table, en observant Diego, je dus faire un effort surhumain pour retenir toutes les blagues à la con qui me passèrent par la tête. Dans l'opération, ma lèvre tremble, mes sourcils tressautèrent ; je tentais de calmer leur danse nerveuse. Ce n'était pas simple de se cacher derrière un masque, quand on a autant d'expressivité que Jim Carrey.


« C'est le genre de petits talents qui va intéresser le gouvernement. »

Je me redressai ensuite, et je terminai :

« Tu as toutes les cartes en mains, Flores, c'est à toi de te décider. Des questions ? »

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Dim 13 Nov 2016 - 20:04
Est ce que j'ai loupé un train des la mort d'Evan ou bien en avais je toujours eux un de retard ? La société, autrui et moi ça n'a jamais était facile je crois..J'ai toujours eux ma façon de faire , de voir les choses et de tout évidence ça n'était pas la bonne.

Lionel Lamb, j'avais ce que je voulais. Cependant ce nom résonnait étrangement dans ma tête, non..c'est dans les couloirs qu'il le faisait..J'ai déjà entendu parler de cet homme? Oui c'était lui sur les journaux, j'aurai du le reconnaître immédiatement, des mecs au physique comme lui ça ne s’oublie pas.. Ça m'apprendra a pas regarder les gens dans les yeux..

J'avais été heureux de me retrouvé ici, de ne plus devoir travailler pour personne et surtout de ne plus rien devoir à personne. Et voila que cet inspecteur venait solliciter mes "talents en informatique"… C'était flatteur je devais l'avouer..

" Ces connaissances comme vous dites me permettrait de pirater le gouvernement lui même. Vous accepteriez de prendre le risque de me mettre devant un pc pour vous venir en aide?"

J'ai vu comment nous étions traité en tant que détenu, comment nous étions vu. Chiens, sans droits, sans noms.. Par contre si l'on possédait un talent assez intéressant pour le gouvernement on devenait "Mr Flores" , on avait le choix ! On obtenait des privilèges. C'était comme être dans un jeu vidéo, comme devoir choisir entre deux scénario, celui du héro qui restera héro en faisant le choix d'aider la société, les autres, mais les "bons" autres, ou bien celui du héro faisant le choix égoïste de ne servir à rien au fond de sa taule.
Pourquoi m'y avoir foutu si c'est pour au final venir quémander mon aide? Qui sont les véritables chiens de l'histoire?
J'me surpris à me demander un truc que je n'avais encore jamais fait ici, entre ces murs. Que ferait Evan ? "Fonces mec ! Imagine bosser pour le gouvernement ?!"

Moi tout ce que j'imaginais c'était les multiples de possibilités que j'avais face à un pc. Fouiller sur la vie de mon codétenu, sur celle de ce gars en face moi, voir ce qu'il se dit sur moi ! Et surtout tout savoir ou presque, de cette taule  et sa directrice. Lâcher des bombes, dénoncer ..qui sait ?  Si j'avais le malheur de me retrouver seul il serait inévitable que je foire tout ce pourquoi on me faisait confiance.

"J'devrais faire quoi et ou ? vous comptez me surveiller? Je serais en binôme avec vous ?"


Je trouver cet situation tristement ironique.. perdre un ami, tuer des gens, finir la pour qu'au final on me juge compétant et utile..
A la façon dons je m'intéressais à ses propos Lionel devait ce douter que son "contrat de travail" me semblait attrayant sans pour autant que je me montre terriblement emballé ..faut dire qu'il est loin d’être rassurant le gars.
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Lionel Lamb
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Lun 14 Nov 2016 - 3:10


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Diego Flores ΔLionel Lamb


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« La vie, c'est une question de culot, et il faut en avoir assez en réserve pour prendre des risques. Assumer. »

Dis-je simplement à Diego, en haussant les épaules, les bras croisés sur la poitrine. Je m'en foutais, je ne faisais que lui proposer des solutions, tout en suivant les ordres que j'avais reçus en haut. Ce que j'en pensais ? Que ce gamin n'avait pas les épaules pour la mission qu'on allait lui confier, s'il acceptait. Le souci, c'était qu'en prison, les hommes étaient vulnérables. Certains étaient des arbres, massifs, forts, les racines profondément encrées dans la terre pour ne pas s'écrouler au premier coup de vent. D'autres étaient des brindilles, se faisant écraser sous la semelle des animaux arpentant cette immense jungle. Diego ? C'était le nom du ouistiti de Dora l'Exploratrice ? Ouais. Il avait beau être agile, futé, tout ça, il y aurait toujours un prédateur plus grand pour le bouffer d'un seul coup de mâchoire. Ce gamin allait s'écrouler sous le poids de la mission, mais bon... qui sait ? La vie pouvait encore m'étonner.

Un peu.


« Tu seras surveillé, tu crois que nous n'avons pas d'autres génies de ta trempe, peut-être ? »

Spoiler : non.

Le truc — je me gardais de lui dire pour moment — c'était que si on s'apercevait que le petit faisait des choses pas nettes avec le P.C (et dans pas nettes, je ne mentionne rien de sexuel), il allait passer un très mauvais moment. Il pouvait toujours essayer, en passant à travers les mailles du filet, mais... je ne garantissais pas sa survie. Je jetai un oeil sur son dossier, sur la photo de son ami décédé, avant de le relever lentement vers Diego. J'essayais de le sonder, de voir à travers ses expressions défiantes ce qui n'allait pas. Je n'avais pas une idée précise de ce qu'il avait, j'ignorais qu'il souffrait qu'une phobie sociale, je le voyais surtout comme un môme. C'était dû à mon âge très avancé, la quarantaine était passée. Ici, je faisais partie des rares hommes à avoir plus de trente ans, j'étais dans la catégorie des produits en train de pourrir.


« Pas avec moi, je suis inspecteur de police, et même si j'étais doué... à ton âge avec l'informatique, tout ceci me dépasse un peu. »

Comment étais-je passé du petit diable qui savait pirater une sauvegarde de Pokemon, au vieux con qui n’était pas foutu de faire rentrer une clef USB dans son port ? Heureusement que je n’avais pas autant de mal pour fourrer ma queue dans un vagin... Alerte vulgarité. En plus, ce n’était pas vrai. Enfin bref.

« Je ne sais pas si on va se revoir souvent, en fait, ça dépendra des affaires sur lesquelles on va me coller. »

Lui dis-je. La franchise, c'était un peu ce qui était le plus important chez moi ; je mentais mal, ça jouait beaucoup. Par contre... lorsqu'il s'agissait de mettre au pied du mur de petites frappes, ou de grands chefs d'entreprises véreux, c'était autre chose. De plus, si Diego faisait ses preuves, on allait certainement le coller à des affaires un peu plus serrées. En faire une taupe. Toutefois, c'était sans doute un peu trop tôt pour aborder le sujet avec lui. On devait apprendre à se connaître, et sans doute que dans plusieurs mois, on pourrait aborder de nouveau le sujet. Mais...

« Je ne travaille pas en prison, comme tu dois certainement l'avoir compris, mais si je dois enquêter sur les gangs, je devrais faire affaire avec toi. Tu vas travailler dans l'ombre, apprendre à te protéger, et tout ça, pour ne pas te faire avoir par les animaux de cette taule. »

Et quand je disais « animaux »... je pensais aussi bien aux Pride qu'aux Dark Sun, la branche un peu plus réduite de l'Aryan Brotherhood. Un détail tout bête, mais la plupart du temps, les gangs en prison avait des contacts à l'extérieur. Ces contacts leur pouvaient être d'une aide précieuse en prison, en faisant passer diverses choses, et... trouver ces gars, ce n'était pas toujours facile. En tête, on a le cliché du « Bad Boy » des banlieues qui deal de la drogue depuis le berceau, et la consome à la maternelle. On les pensait stupides, parce qu'ils n'avaient pas d'éducation, alors que ce sont des choses différentes. Du moins, de mon point de vue. Et pour trouver la colonie de rat, il fallait suivre celui qui était envoyé en éclaireur.

« Et t'en penses quoi, Flores ? »


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Mar 15 Nov 2016 - 17:28
Pour être honnête, peu importe les réponses apportées à mes questions j'étais emballé par la proposition de la bête en face de moi.
En prenant autant de recule qu'il m'était possible d'en prendre, je réalisais bien que c'était risqué pour moi, donner l'info qui rendrait fou de rage un mec ici était tout à fait envisageable.. J'avais encore l'espoir de pouvoir trouver une solution à ça aussi…

Sa phrase raisonne dans ma tête: « Tu seras surveillé, tu crois que nous n'avons pas d'autres génies de ta trempe, peut-être ? »

"Alors pourquoi venir me solliciter si vous avez déjà le personnel requit pour votre enquête ?


J'en souriais, intérieurement bien sur..Je ne me permets plus de sourire ouvertement, et si il m'arrive de le faire c'est dans les rares cas ou j'ai confiance en la personne à qui je destine ce sourire. Était je en train de devenir l'une des pièces principales d'un jeu malsain?
Mr Lamb ne m'a pas lâché du regard durant tout cet étrange entretient.. Comme si il essayer de lire en moi ou qu'il attendait avec impatiente le dénouement d'un film aussi merdique que son affiche.
J'ai essayé de faire pareil.. Mais je n'ai pas les codes qu'il faut pour décrypter ou lire dans un regard, j'ai juste porté attention à quelque chose, que nous détenus on nous interdit, ses vêtements, rien qui prouve qu'il soit inspecteur de police, rien non plus qui affirme son pouvoir du a son emploi ! Pas d'uniforme, pas de costard, non il devait avoir assez confiance en sa carrure impressionnant de mâle alpha pour se refuser à ce genre de tenue. Il ne tente pas de faire bonne impression c'est limite l'inverse, son franc parlé et ces aveux sans queue ni tête ne jouent pas non plus en sa faveur et c'est tellement naturel chez lui qu'on ne dirait même pas une carapace pour dissimuler quelque chose de plus profond. Il semblait vouloir refuser les codes établis, être simplement lui même peut etre? Mais quelle personne censée accepterait une proposition de taff de cet homme ?

"J'aimerai voir votre badge d'inspecteur."


J'avais ce besoin de me rassurer sur la véracité de sa proposition et de son rang, histoire d’être sur de travailler pour les bonnes personnes.


"nous sommes tous des animaux.. Dites moi sur qui vous voulez des infos ?"



Je n'avais nullement envie de balancer mon ex-patron pour risquer de me retrouver ici avec lui, j'aimais ma taule..
Par contre balancer des infos de couloirs , des données trouvées sur le net, c'était possible pour n'importe qui. Il fallait que je sache aussi si j'allais être dans la nécessiter d'intégrer un des deux clans ennemis de la prison pour être le plus efficace et satisfaire la demande de Lionel.

"Votre visage n'est pas inconnu ici.. n'importe qui , détenus, gardiens nous voyant la ensembles pourrait me balancer.  il serait préférable que nos échanges ce face via une tiers personne en qui vous ayez confiance ou alors que vous changiez d'aspect.. sachant que les courriers sont lus, les appels écoutés je ne vois pas d'autre moyen de vous faire par de mes comptes rendus"
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Lionel Lamb
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Mar 15 Nov 2016 - 19:01


I'm so Sorry


Diego Flores ΔLionel Lamb


« So you gotta fire up, you gotta let go You'll never be loved 'til you've made your ownYou gotta face up, you gotta get yours You never know the top 'til you get too low A son of a stepfather A son of a— I'm so sorry A son of a stepfather A son of a—I'm so sorry »


« N'essaye pas de jouer au plus malin avec moi, petit. »

Qu'il ne cherche pas à faire sortir le mauvais flic, à réveiller le Grand Méchant Loup hors de ma poitrine. Je n'arrivais pas à saisir que Diego avait posé la question, parce qu'elle lui était venue à l'esprit ; je ne le connaissais pas encore assez. Je haussai les épaules, puis je lui répondis :

« Parce que c'est tout ton réseau qu'on cherche à démanteler. »

Ce n'était pas plus compliqué, mais je pouvais comprendre sa méfiance. On ne se confie pas facilement à la police, surtout lorsqu'on se retrouve en prison. Si on apprenait que le gamin avait été convoqué par les flics, il risquait de passer un sale quart d'heure, quand bien même il refusait mon offre, quand bien même il promettait n'avoir rien dit aux autres. Un peu comme un môme qui se fait choper par les grosses frappes de son école, et qui beugle « je n'ai rien dit à la maîtresse », parce que ces mêmes grosses frappes venaient de se faire punies. Allais-je m'inquiéter ? Non. Ce travail m'avait appris à songer que si quelqu'un se retrouvait dans la merde, c'était parce qu'il s'en était fourré. J'étais le premier à qui ça arrivait.

« Si tu veux. »

Fis-je sans me défaire de ma Poker Face. Je me redressai, j'ouvris ma veste, je fouillai là-dedans quelques secondes, pas même une minute. Mais je sortis de la poche intérieure mes clopes, mes sachets de bonbons, mon briquet, une vieille carte de Pokemon sous protection, et enfin mon badge. Et pour même prouver ma bonne foi, je lui lançai dans les mains ma carte d'identité, ainsi que le document qui m'avait permis d'entrer dans la prison. Je laissai Diego le Ouistiti observer tout ça, juger de la validité de mes preuves, avant de tout ranger en reprenant une gorgée de café. Ma chemise était froissée, ma cravate mise en désordre ; j'avais l'habitude qu'on ne me prenne pas au sérieux. J'ouvris la bouche pour dire que j'avais obtenu mon insigne dans une boîte surprise, comme mon permis, mais je m'en abstins de justesse ; un peu de bon sens ne fait jamais de mal.

« Pour commencer... que sais-tu à propos de Raven Oewe ? Et... l'ancien chef du gang des Othala's Blood ? Ha... Hayd... pfff... c'est quoi ce nom ? »

Je pris un autre dossier, des notes, et en me frottant l'arête du nez, je repris :


« Haydhaänn Vöstanya ? »

Sérieusement, on aurait dit une formule magique issue d'un livre de fantasy. Je frottai mes yeux, un peu fatigué, le manque de lumière me tapait vite sur le citron. Je me redressai, une jambe croisée en carré ; la cheville droite posée sur mon genou gauche. Et avant que Diego ne cherche à faire le malin :

« Je sais que... V... Vöstanya a été transféré pour calmer les gangs, mais ce départ est un peu étrange, ne penses-tu pas ? »

Je caressai ma barbe, jouant avec Touille-Touille et mon nez qu'elle frôlait sans cesse. Je haussai les épaules, puis je rangeai le dossier de l'Othala's Blood soigneusement. Je fronçai les sourcils si fort que l'on aurait pu croire qu'ils allaient se toucher, et former une même ligne broussailleuse.

« Les gardiens qui m'ont conduit ici ne sont pas des taupes des gangs, tu crois que la police mettrait ta vie en danger pour les beaux yeux de Trump ? Non. »

Simple remarque. L'air de rien, on prenait des précautions.


« De plus, c'est plutôt courant, la police qui rentre en prison faire ses enquêtes. Le truc, c'est te donner l'air de n'avoir rien échangé avec nous. Tu n'as qu'à jouer sur ta personnalité réservée. Pour ce qui sera transmettre tes informations, nous aurons un système. Nous allons mettre en place un certain nombre de choses pour te protéger, te surveiller, et que tu puisses faire ton travail. Bien sûr que le courrier est lu, mais par exemple, tu auras toujours le même gardien qui lira et te remettra tes lettres, les gens qui vont t'entourer, en dehors des prisonniers seront là pour t'aider. De même que tu ne seras pas la seule taupe, tu recevras le reste des informations, quand nous te penserons prêt. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que tu pourrais te retourner contre nous avec les informations que je pourrais te donner. »

AAAAAAAAAH.

Je détestais faire ces longs discours de flics pompeux, c'était épuisant, bordel de merde ! Je devais tourner cinq fois ma langue dans la bouche pour ne pas dire de connerie, ça ne m'était PAS naturel.




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Mer 16 Nov 2016 - 12:19
Des cartes pokemons..
A partir du moment ou j'avais en main le badge de l'inspecteur, plus rien ne semblait avoir d'importance, je fus ravie qu'il ajoute a cette première preuve sa carte d'identité, je prenais soin de noté dans le coin de mon esprit tout l’enchaînement des chiffres et autres  nombres pouvant m'aider un jour peut être à pousser mes recherches sur mon nouveau "patron"

Il me retira tout des mains, alors que je répéter dans ma tête divers moyen mémo technique pour retenir et tout figer dans mon disque dur à moi.

"Vous aimez les pokémons ?"

C'était sorti... j'ai déjà entendu venant de la bouche de divers psy mon manque de filtres, mon manque de réflexion et d'adaptation aux situations. Je me concentrais de nouveau pour répondre aux questions en cherchant dans les fichiers de mon cerveaux ceux contenant les informations demandés

" Haydhaänn Vöstanya a été transférer pour détruire son gang, sans chef et livré à eux même tout les membres des Othala's Blood on finit par redevenir de simples détenus.. Les Prides ce sont donc retrouvés un certain temps sans ennemis jusqu’à ce que Reed Rowe un ex-membre des Othala's reprenne les reines et crée un nouveau gang celui des Dark sun. Le but de Reed étant de détruire les Prides et de tuer leur chef, Raven.. Et inversement, chacun étant raciste de la couleur de l'autre."

Je balançais mon regard de temps à autre vers Lionel, jaugeant ses réactions faces aux infos que je lui donnais, j'étais déjà en train de chercher la satisfaction de cet homme sans pourtant le connaitre. Est ce qu'avoir un but, un semblant de travail me motivait? L'impression d'être utile semblait combler en moi un vide et me redonnait vie.


" D'après les bruits de couloirs Raven a violé et traumatisé pas mal de détenus au point qu'il y est des suicides comme celui d'Ashton Carter, le frère de Dwayne Carter. Une façon t’immiscer bien profondément les corps de sa supériorité.  Les deux gangs on leur propre trafics de drogue intra-muros, ce qui favorise un peu plus leur mésentente. Les Dark sun s'occupent des armes aussi et les Prides des exécutions parfois, ce sont des tueurs plutôt doués.."


C'est bien la première fois que je parlais autant depuis mon arriver ici. Ca donnait soif..et ça n'était pas des plus agréables. Cependant je voulais prouver de mon indispensabilité qui pourrait justifier le fait d'avoir une protection approprier une fois que je serais jeter de nouveau dans ce bassin de requins.

"Je pourrais avoir de l'eau, quand a la façon de s'organiser, je vous fais confiance.."

J'avais écouté son long discourt pompeux, il semblait être sérieux et conscient de tout les éventuels problèmes techniques qu'il pourrait rencontrer dons celui de ma "rébellion". Pour le moment je n'avais aucunes raisons de me retourner contre lui, son offre était tout de même alléchante..

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Lionel Lamb
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Mer 16 Nov 2016 - 13:29


I'm so Sorry


Diego Flores ΔLionel Lamb


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« Ouais, j'adore Pokemon, j'en suis fan depuis que la Gameboy Color est sortie. »

Répondis-je par automatisme, en rangeant ma carte Pokemon dans la poche intérieure de ma veste. Pourquoi je gardais sur moi un truc si vieux ? Parce que c'était mon petit frère qui me l'avait donné, ça faisait partie des souvenirs qu'il m'avait laissés, avec la console de jeux vidéos cachant dans mon salon, quelque part entre mes fringues crasseuses et mes cartons de pizza. Pfff... j'avais la mauvaise habitude de vivre dans mes souvenirs, plutôt que de passer à autre chose. Enfin, passons, j'ai une tête trop rigolote pour jouer les flics torturés, qui caresse romantiquement la bouteille de Scotch. Je retournai à mon enquête en posant mon regard sur Diego, un sourcil haussé, l'autre froncé, c'était ma tête quand j'étais sérieux. Oui, oui.

Je hochai lentement la tête, tout en prenant des notes, même si c'était des informations que je savais déjà. Je lui dis :


« Oui, les Dark Sun... »

J'ouvris la bouche et je me retins de justesse à faire une remarque sur l'aspect... comment dire ? « Je suis passé à la machine à laver, mais j'ai perdu mes pigments » de Diego... parce que je me rendis compte que ça pouvait être blessant de balancer ça, avec ma nonchalance. Je repris :

« Tu feras attention à eux, comme tu dois faire attention aux Pride. Nous pouvons te protéger, mais si tu fais une connerie, nous ne pourrons pas te sauver. Si j'étais Wolverine ou Batman, je dis pas, mais à priori, j'ai troqué mon armement, et l'adamantium contre mon badge d'inspecteur. »

Et je fermai les yeux en me pinçant l'arête du nez, regrettant presque aussitôt la blague qui était sortie, toute seule, ni vu ni connu ; une attaque surprise, fourbe, et je serrai les dents en soupirant. Je ne savais pas si Diego allait comprendre, ou s'il allait me prendre pour un mec bizarre, ou qu'il aurait brusquement peur de moi en songeant que j'étais un faux superhéros. Enfin bref, je repris l'écoute de ce que Diego racontait, toujours en prenant des notes, noircissant la feuille de mon crayon, les sourcils froncés.

« Ashton Carter... ouais... je vois. »

Une triste histoire, mais en soi, elle était classique. C'était une prison, ça arrivait tout le temps ce genre de trucs. Je haussai les épaules, je continuais de prendre des notes, mes yeux allaient de Diego à ma feuille, puis quand il demanda de l'eau, j'approuvai.

« Hé... Bill, apporte de l'eau à Flores. »

Le gardien soupira, mais il se détourna pour aller chercher une bouteille et un verre. Pour ma part, j'étais toujours en train de carburer au café. Je jouais à faire tourner le gobelet entre mes doigts, respirant l'odeur de café, avant de constater qu'il restait un fond. Avec une forme d'abattement, je jetai Touille-Touille dedans, mettant fin à notre grande histoire d'amour. Je soupirai, et enfin je lui demandai :

« Je pense que nous avons fait le tour, as-tu des questions ? Sinon, je pense qu'on peut arrêter là, tu recevras les instructions au fur et à mesure. »

Et puis... il y avait toujours les caméras, si jamais Diego se retrouvait dans une situation dangereuse. Le souci, c'était que je n’étais pas si con, et je savais que certains gardiens fermaient les yeux sur certaines actions. Selon le gardien, il fallait être de la bonne couleur ; tu crois que le racisme contre les noirs et les Mexicains étaient les seuls à subir du racisme ? Non, les blancs aussi, personne n'était épargné ; simplement, on « oubliait » plus « facilement » que les blancs pouvaient en être victimes. Enfin, je n'étais pas là pour faire mon analyse sociale, après tout, j'étais le connard de flic qui avait descendu un pauvre gamin noir parce qu'il était raciste. Alors qu'au fond, il aurait pu être blanc, ça n'aurait rien changé.


« Je ne sais pas dans combien de temps nous allons nous revoir, mais d'ici là, prend soin de toi, petit. »

Enfin... « petit »... vous me comprendrez ; il était peut-être légèrement (mais très légèrement) plus grand que moi, ça ne m'empêchait pas de le considérer comme un enfant. Parce que c'était ainsi que je le voyais, un petit animal fragile, capable de fouiner un peu partout... et qui avait tué des gens. Pfff... de nos jours, tout le monde pouvait devenir un meurtrier dangereux ; il suffisait de trouver le bon bouton, la bonne combinaison de boutons à faire pour le réveiller, un peu comme dans un jeu vidéo.



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Invité
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Mer 16 Nov 2016 - 14:17
Il prenait des notes bien que je me doutais qu'il était au courant pour certains des points abordés. Pour me rendre utile, je me voyais déjà dans la nécessité de devoir intégrer un des deux gangs, et vu ma gueule et mes origines j'avais plus de chances en postulants chez les Prides t ce, malgré mes taches aussi blanches que neiges..

Je bus à grande gorgées l'eau que l'inspecteur avait demandé pour moi, quand ce dernier jeta son joujou dans son gobelet. Je comprenais facilement à travers ce geste que notre entretien aller prendre fin, je ressentais alors une petite boule d'excitation au fond de moi à l'idée de sortir d'ici. L'adrénaline ?

"Non je n'ai pas de question.."

J'attendais le feu vert pour pouvoir quitter les lieux , quand il fut debout je guettais l'autorisation de mon gardien pour en faire de même, saluant Lionel d'un signe de tête.
C'est alors que je lui accordais un semblant de regard droit des ses yeux quand il prononça ses derniers mots.  "prend soin de toi petit"

Des mots certainement banals pour l'inspecteur faisant également référence à notre différence d'âge, mais pour moi, ces mots banals était des plus réconfortant bien qu'ils me mettaient mal à l'aise en vu de la familiarité dons ils faisaient preuve. C'était agréable d'avoir un semblant de considération surtout de la part d'un homme si charismatique.

"Merci Monsieur Lamb, j'entendrais vos instructions …"

Je réajusté alors ma capuche sur mes yeux avant de prendre la direction de l'intérieur de la prison.. avec mon éternelle nonchalance digne d'un zombi de walking dead accompagné par mon gardien.


FIN~
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