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Jarod "Jay" Ross

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Date d'inscription : 18/01/2015

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Jay Ross
Détenu
Dim 18 Jan 2015 - 18:46

JAY ROSS


Avatar : Yuu - Omupied

Identité
Nom: Ross
Prénom: Jarod
Surnom: Jay
Âge: 23 ans (né un 16 janvier)
Nationalité: Américain
État-civil: Célibataire
Rumeur(s) à votre sujet: Jay Ross serait apparemment le descendant d’une famille royale. Il faudrait se méfier de lui car il aurait un certain pouvoir sur la prison grâce à son statut Royal et déciderait de tas de choses !

Incarcération

Motif d’incarcération: Chantage et manipulation, escroqueries
Durée de la peine: 15 ans
Incarcéré depuis: Un an et demi



Caractéristiques physiques

Taille: 1m70
Poids: 62 kg
Corpulence: Fin
Cheveux: Blond platine
Yeux: Bleus
Famille ethnique: Caucasien
Modifications corporelle: Aucune

Jarod est un charmant jeune homme de 23 ans en pleine forme et en pleine possession de ses moyens. Pas particulièrement grand, un peu androgyne, il est fin et le reste qu'importe son alimentation. Pas du tout sportif à l'origine, il avait beaucoup de mal avec la gym matinale au début de son incarcération. De vraiment mauvais souvenirs... Il a souffert mais son opiniâtreté a payé et maintenant, il n'a plus de difficultés pour faire ses dix pompes. Au contraire, il y aurait presque pris goût. En tout cas, cette musculature toute neuve lui va bien.
Ses cheveux ne sont pas blancs, ils sont blonds mais la confusion est pardonnable. Ses yeux sont d'un bleu puissant, sa peau est pâle.
Il se coiffe avec les doigts et laisse toujours sa combinaison à moitié ouverte sur son t-shirt. Il préfère les t-shirt blancs d'ailleurs et fait la grimace quand on lui en donne des noirs. Son sourire est éclatant et il est très expressif, ne bridant que rarement ses émotions.


Dossier psychologique

Défauts et qualités: Manipulateur - Décomplexé - Franc - Moqueur - Têtu - Opiniâtre - Adroit - Intelligent - Opportuniste - Mauvais perdant - Sans scrupules
Objectifs et ambitions: Capturer tous les pokémons, garder son intégrité et, tout simplement, survivre à la prison.
Tocs et manies: R.A.S.
Peurs/phobies: L'abandon, perdre le contrôle de sa vie

Si Jarod se fait remarquer, c'est avant tout par son physique de joli garçon et sa facilité à sourire. Dans son comportement, il reste discret mais il sait très bien s'adapter à son auditoire. On est manipulateur ou on ne l'est pas et quand il s'agit d'assurer sa propre sécurité, on peut déployer un talent insoupçonné. Néanmoins, quand on passe par delà la première impression, on découvre un garçon sans scrupules dont la seule préoccupation est son propre bien-être. Généralement franc mais pas honnête pour autant, il essaie de bien s'entendre avec tout le monde, pour avoir un maximum d'allié potentiel, et il n'hésite pas à payer en nature. Sur le point de vue du sexe, il est pas mal décomplexé. Ses mauvaises expériences ont fait naître une force en lui et il a fait de sa faiblesse son principal atout.
Il aime dessiner, et a même un certain talent. Il aime surtout dessiner des hommes nus ou peu vêtus, le corps masculin l'inspire.
Ayant eu assez peu de loisirs pendant son enfance et sa prime adolescence, il rattrape en quelque sorte le temps perdu en jouant pas mal à Pokémon. Il tient énormément à la console qu'il a eue pour récompenser ses bons comportements mais la prunelle de ses yeux, c'est surtout la cartouche et la sauvegarde qu'elle contient.

Santé

Etat de santé générale: R.A.S.
Allergies ou addictions: R.A.S.
Soins réguliers (traitements): R.A.S.

Histoire


Jarod est né à New York un 16 janvier, de Arnold et Janice Ross.

Nous avons malheureusement devant nous un schéma familial trop classique. Un père violent et alcoolique, une mère soumise et un garçon qui essaie de trouver sa place dans ce fatras d'émotions et de contradictions. Ses parents auraient du lui faire un socle pour bien construire sa personnalité mais que nenni. Par bonheur, Arnold ne leva jamais la main sur lui. Il y avait certainement une raison et si Jarod essaya un temps de comprendre, il laissa vite tomber. Il n'avait vraiment aucune envie de creuser dans la psychée de son père pour savoir pourquoi il rossait sa femme même sans raison et jamais son fils, qui pourtant faisait aussi des conneries, comme tous les gosses. Non, Jarod n'avait pas envie d'accorder autant d'intérêt à son père, cet homme violent et brutal, incapable d'aligner deux pensées cohérentes. Arnold ne le méritait pas.
Janice, en revanche, attirait d'avantage son empathie. Peut-être parce qu'elle était sa mère et qu'il existait un lien invisible entre eux, ou alors simplement parce qu'en l'absence d'Arnold, elle retrouvait presque le sourire et sa dignité. Un faible rayon de soleil dans cette atmosphère familiale étouffante.

Jarod resta fils unique et ce ne fut peut-être pas une mauvaise chose. Malgré le patrimoine génétique de son père, il était plutôt intelligent et travaillait bien à l'école. Sa mère l'ayant eu jeune et étant issue d'un milieu défavorisé, elle fut vite dépassée et ne pouvait plus l'aider à faire ses devoirs et Jay se rendit un jour compte que ce n'était pas une question d'intelligence mais d'instruction. Janice n'était pas stupide.

Bref, tout allait plutôt pas mal dans monde pas terrible quand survint un choc majeur. Le truc que personne n'avait vu venir : Janice quitta la maison. Presque sans rien dire, claquant juste à son mari qu'elle partait avec un autre homme et qu'elle demandait le divorce. Jarod eu beaucoup de mal à s'en remettre. Pourquoi sa mère était-elle partie ? Ou plutôt, pourquoi ne l'avait-elle pas pris avec elle ? Cet abandon lui marqua l'âme à tout jamais, il se sentit trahi, rejeté. Après avoir digéré la peine, il en voulu à sa mère jusqu'à la détester. Maintenant, il était vraiment seul, il n'imaginait pas une seconde pouvoir compter sur Arnold pour lui apporter le soutient dont un adolescent a besoin. C'est à peine s'il remarqua que l'état mental de son père se dégradait après le départ soudain de sa femme. Il lui suffit de quelques semaines pour perdre son travail et pour sombrer plus profondément encore dans l'alcoolisme. De brutal, il devint passif et plus absent que jamais, même s'il ne quittait plus la maison, laissant à son fils le soin de lui acheter de l'alcool en rentrant de l'école.

Et parlons en de l'école, parce que quand y'en a plus, y'en a encore. A cette époque, Jarod était comme aujourd'hui un joli garçon, épargné par les caprices dermatologiques de l'adolescence. Un garçon un peu androgyne avec ses cheveux mi-long et ses beaux yeux bleus. Ni populaire ni brimé, il était un élève ordinaire qui ne se faisait remarquer que par ses bons résultats et son joli minois. Bon, il s'en trouvait bien quelques uns pour le traiter de fille mais sans dire qu'il s'en foutait, il avait d'autres chats à fouetter.

C'est pendant sa première année de lycée, alors qu'il avait 15 ans, que les choses se mirent à se dégrader. Il y avait ce gars de dernière année, un baraqué avec une cicatrice à la mâchoire. Denis. Denis-il-sait-plus-comment d'ailleurs. Il en garde l'image d'un australopithèque grand, blond et grande gueule, avec des paluches immenses et une force de troll des montagnes. Il ne faisait pas partie de l'équipe de football du lycée mais il aurait pu s'il n'avait pas été aussi pataud. Denis était de ces gens qui, conscient de leurs limites, dénigrent ceux qui ont le malheur de leur paraître supérieurs, avec une forte tendance à prendre un bouc émissaire. Jarod était parfait pour ça : brillant, sans soucis avec l'autorité et mignon. Ça commença "gentiment", avec des bousculades et des mots blessants auxquels Jarod ne répondait pas. Il était assez éclairé pour savoir que Denis n'hésiterai pas à lui en retourner une et que dans cette éventualité, Jarod ne ferait pas le fier. D'autant, évidement, que Denis n'était jamais seul. Le degré de brutalité monta crescendo puis il y eu le racket et le vandalisme de son casier. N'osant s'en plaindre à un responsable, parce que porter sa croix c'est un truc d'ado, Jarod faisait profil bas et endurait tout ça en espérant juste se faire oublier. Il évitait Denis, mais Denis le cherchait dès qu'il s'ennuyait... L'apothéose fut atteinte en avril, quand le prof d'éducation physique lui confia le rangement du local de sport, dans le gymnase. Ceux qu'il appelait mentalement le Troll et ses gobelins entrèrent dans le local et fermèrent la porte avant qu'il n'ai le temps de s'en rendre compte. Ces quelques minutes, qui semblèrent des siècles à Jarod, cristallisèrent tout ce qu'il avait eu à subir jusque là de leur part, et bien plus encore. D'abord les insultes et les moqueries, puis les bousculades. Leur angle d'attaque dériva sur son physique, ses airs de fille et son manque de répondant face à leurs provocations. Et si en réalité, Jarod était une fille ? Et s'il aimait ça, se fait malmener par des mecs virils ? Ils voulurent en avoir le cœur net, savoir ce qu'il avait entre les jambes. Jay fut littéralement mis à nu par ces brutes mais il durent finir par avoir pitié de lui, au moins Denis, car ils en restèrent là pour cette fois.

Jarod se sentait misérable, il aurait voulu s'enterrer dans un coin et s'y momifier pour le reste de sa vie. Il avait terriblement honte. Plus que d'avoir été déshabillé et raillé par des gobelins, il avait honte de ne pas avoir su se défendre. Au fond, qu'aurait-il pu faire ? Rien, il le savait bien, mais il s'en voulait quand même. Il devait devenir plus fort pour leur résister...

Il remarqua que pendant les jours suivants, le troll et ses gobelins vinrent beaucoup moins lui chercher des noises. Enfin en fait, les gobelins n'avaient rien changé mais leur chef semblait se lasser plus rapidement qu'avant, leur disant d'aller voir ailleurs avant que les choses ne deviennent sérieuses. Jay lui en aurait presque été reconnaissant et il appréciait ce revirement inattendu, ne remarquant pas les regards inhabituels que lui lançait Denis. Celui-ci ne s'attendait sans doute pas à être autant troublé d'avoir vu Jarod nu et à sa merci quelques jours plus tôt. A vrai dire, cette image le hantait jusqu'à devenir une véritable obsession. Il ne pouvait plus se sortir Jarod de la tête et ça ne lui plaisait pas vraiment ! Denis, le mec viril, en prendrait pour son grade s'il venait à admettre qu'il était attiré physiquement par cet avorton ! Il n'était pas question de l'avouer à ses amis, mais à lui-même. Ce n'était pas concevable. Mais comme Denis n'était pas le plus fin des psychologues, il finit par se dire que pour sortir ce "fantasme" de sa tête, il fallait le réaliser. Ouais, sinon il ne s'en débarrasserai jamais. C'est ainsi que, sans la complicité de ses hommes pour une fois, il se débrouilla pour coincer de nouveau Jarod dans le local de sport.

Et c'est ainsi que Jarod connu une expérience bien plus traumatisante que la précédente. Quand il rentra chez lui ce soir là, il se sentait étrangement calme. Après la fureur et l'effroi, quand il avait enfin été seul, il avait pris tout son temps pour pleurer comme un enfant et trembler sous la douche brûlante des vestiaires. Il avait pensé pendant un moment à aller voir la police... Mais il n'en avait rien fait et était retourné chez lui. A son retour, son père cuvait dans le canapé et la première pensée de Jay fut qu'il avait oublié de lui ramener une bouteille, et que c'était une bonne nouvelle qu'il soit assoupi, ainsi il n'aurait pas à subir ses réprimandes. Puis comme une gifle, le souvenir de l'heure précédente lui était revenu et il avait sentit des larmes monter de nouveau. Il était planté devant le canapé, son père inconscient et inutile endormi devant lui... Jarod se sentit plus seul que jamais.

Il n'alla pas voir la police. Il ne retourna pas au lycée non plus. Il avait besoin de temps pour remettre ses idées en place, pour reprendre ces esprits après ce qu'il s'était passé. Il se fit porter pâle et passa quelques jours enfermé dans sa chambre, à penser. Il repensa à sa mère, brutalisée par son mari et qui n'avait jamais rien dit, jusqu'au jour où elle avait tout abandonné de cette vie, jusqu'à son propre fils, pour en débuter une nouvelle. Jarod ne voulait pas devenir comme elle. Il ne deviendrait pas une victime. Il fallait qu'il se ressaisisse et qu'il utilise contre son bourreau les armes qu'il avait à sa disposition. En l’occurrence, son cerveau. Pas question de faire des sentiments, de s'apitoyer sur les conséquences de son plan.

Quelques jours plus tard, il était de retour au lycée, comme si rien ne s'était passé. Comme il s'en était douté, Denis vint le menacer de le passer à tabac s'il en avait parlé à quelqu'un et Jay joua le jeu mais déjà, quelque chose avait changé en lui. Il n'avait plus peur de cet australopithèque seulement mu par ses instincts primitifs. Attentif cette fois-ci, il remarqua la façon dont il le regardait : Denis n'en avait pas eu assez. Jarod ne savait rien de ce qui se passait dans sa tête mais nous savons, nous, que le plan de Den pour se sortir Jay de la tête s'était retourné contre lui. Il avait aimé ça, il y avait prit goût et c'était encore pire qu'avant. Cela tira un sourire à Jarod. Tant mieux...

Il n'eut pas longtemps à attendre avant de se faire coincer de nouveau. A la pause déjeuner, Denis vint le trouver pour lui donner rendez vous dans le local de sport après les cours. A grand renforts de menaces et d'empoignade, il s'assura que Jarod viendrait bien. Celui-ci avait bien l'intention d'y aller de toute manière. Et il était même rassuré qu'on lui donne "rendez-vous". De cette manière il avait largement le temps, avant l'heure, de planquer son téléphone en mode caméra derrière des tuyaux. Piège ou pas piège, il n'avait aucune envie de coucher avec Denis une nouvelle fois. Ce fut de nouveau un moment difficile, il était à peine remis de la fois précédente et il cru qu'il allait être malade. Au moment opportun, il cessa de résister et attendit que les choses se passent... Avant de partir, Denis lui donna un autre rendez-vous pour la semaine suivante mais celui-ci, Jay n'y alla jamais. Au lieu de ça, quelques jours plus tard, il envoya par mail à son bourreau la vidéo de ses exploits avec un message du style : "J'ai gardé un souvenir. Je sais que tu n'aimerai pas que quelqu'un voie ça. Qu'est-ce que tu me propose ?" Pas complètement fou, il évita toute confrontation directe avec Denis, s'enfermant de nouveau chez lui. Après plusieurs réponses farcies d'insultes, de menaces et de fautes d'orthographe, Jay se dit qu'il était temps de vraiment prendre le contrôle. C'était son premier coup, à moitié improvisé. Il faut avouer qu'il n'avait pas prévu si loin en fait... Finalement, il pris le taureau par les cornes et réclama de l'argent en échange de son silence. En refusant, Denis prenait le risque de voir la vidéo être publiée sur internet. Diffuser cette vidéo lui coûterai aussi personnellement, exposer ainsi les sévices qu'il avait subis... Mais tant pis. De toute manière, Denis accepta de payer. En sortant les billets de l'enveloppe que le Troll avait déposé dans sa boite aux lettres, Jarod se sentit mieux que jamais. Il avait pris le dessus sur cette brute, il avait maîtrisé et dominé la situation. Une sensation grisante...

Un changement d'envergure s'était opéré en lui. Alors qu'il ne l'aurait jamais soupçonné avant, Jarod découvrait qu'il aimait le pouvoir, la domination. Sa vie lui sembla soudain sans intérêt, entre le lycée et son père. Il ne savait même pas vraiment ce qu'il voulait faire plus tard et d'un coup, la motivation de simplement faire de son mieux avait disparu. Faire de son mieux pour quoi ? Décrocher à terme un boulot chiant comme la mort mais bien payé ? C'était supposé être ça son but ? Et puis quoi encore ! On n'a qu'une vie, il faut en profiter, et il avait appris une autre chose en visionnant de nouveau la fameuse vidéo : il n'avait pas une arme, mais deux. Son intellect et son corps. Et il comptait bien s'en servir.

La suite logique de cette histoire, pour lui, fut la fugue. Il avait 16 ans depuis janvier et on était rendus en mai mais il n'avait pas encore commencé à passer le permis de conduire et de toute manière, Arnold avait revendu leur voiture pour renflouer les finances du foyer. Car je n'en ai pas vraiment parlé mais avec un père au chômage et alcoolique, on se doute que les fins de mois étaient difficiles. Ce manque d'argent avait entraîné des privations dont Jay n'avait pas vraiment eu conscience jusque là : pas de sorties, pas de loisirs, jamais de vacances... Tout ça, c'était fini maintenant. Il utilisa le fric de Denis pour se payer un sac de randonnée et un ticket de bus. Destination : le plus loin possible de New York. Et il partit, avec quelques dizaines de dollars en poche qui, mine de rien, fondirent vite. Quand il se retrouva sans le sou, Jay ne se laissa pas décourager. Il était temps d'apprendre à maîtriser ses armes persos. Il fit du stop, avec la soudaine envie de descendre en Floride, et dès qu'il se faisait prendre par un homme seul, il se débrouillait pour lui proposer aussi subtilement que possible ses faveurs sexuelles en échange d'un peu de fric. Ils n'acceptaient pas toujours, évidement. Parfois, ils réagissaient mal et le larguaient au milieu de nulle part, ou bien il suffisait de leur tendre un peu la perche pour qu'ils finissent par accepter. Une paire de fois, de bons samaritains lui donnèrent de l'argent tout en refusant de coucher avec lui ! Dans ces moments là, Jay avait la faiblesse de retrouver la foi en l'humain... Mais ça ne durait jamais bien longtemps. Il garda ce train de vie pendant presque une année entière. Il fit le tour de la Floride, puis descendit encore vers la Nouvelle-Orléans où il fut éblouis par le Carnaval ! Comme il était finalement assez rare qu'il tombe sur des conducteurs tombant dans son piège, il se mit à faire un peu le tapin de temps en temps mais il finit par se lasser. Il était libre, faisait ce qu'il voulait et maîtrisait sa vie mais... Sa situation était précaire. Il ne gagnait pas tant de fric que ça, était à la rue la moitié du temps... Ça ne pouvait plus durer, il devait trouver autre chose. Direction la côte Ouest, le soleil, les palmiers et Hollywood.

Los Angeles était étourdissante. Ce qu'il préférait, c'était ses plages interminables. Il les avait adorées en Floride aussi mais ici, il y avait quelque chose de différent. Peut-être le fond de l'air ou le fait que le soleil se couchait dans la mer au lieu de s'y lever. Ça n'avait pas la même gueule. En attendant de prendre ses marques et de trouver l'opportunité, Jarod repris le tapin et finalement, ce fut l'occasion qui le trouva en la personne d'Isaiah. Jay ne se souvient pas du prénom de tous les mecs qu'il a escroqués mais Isaiah fut le premier et c'est le genre de truc qu'on oublie pas. C'était un vieux, au moins 60 ans mais drôlement bien conservé. Il avait une vieille voiture de collection très classe, portait des costumes en tweed et avait un petit accent anglais que Jarod trouvait très excitant. Il était venu avec son chauffeur pour ramasser une pute sur un trottoir et c'était tombé sur Jay, un vrai coup de bol quand on y pense. Il l'avait invité à monter avec beaucoup d'élégance. A l'intérieur de la voiture, ça sentait le thé et le cigare... S'asseyant dans ce luxe, Jarod s'était dit qu'il s'y habituerai très vite !

Isaiah initia d'abord la conversation, pour mieux connaitre Jarod disait-il. C'était un monsieur distingué et même si Jay savait qu'au fond, il avait juste envie de se taper un petit jeune, il fallait avouer qu'il savait y mettre les formes. Ils parlèrent pendant plusieurs heures une fois dans la chambre d'Isaiah, Jay mentant comme un arracheur de dent quand il était question de lui. Il avait de la sympathie pour ce monsieur mais aucune envie de s'attacher. Finalement, Isaiah lui fit une fellation que Jay trouva fabuleuse et lui proposa de rester dormir dans son palace. Comme en plus il lui avait promis de le payer double, Jarod accepta facilement. Ce fut le lendemain matin qu'il su que sa vie avait encore pris un nouveau tournant. Son bienfaiteur lui demanda de rester vivre chez lui. Il était un vieux rentier veuf dont presque tous les amis étaient décédés, la solitude lui pesait et, il ne le dit pas mais ça semblait évident, il éprouvait le besoin d'accomplir une bonne action en sortant un gamin de la rue et de la prostitution. Un besoin égoïste d'être altruiste. Encore une fois, Jay ne se fit pas prier et mesura rapidement la chance qui lui était offerte. Recommencer une nouvelle vie avec cet adorable papy qui faisait des pipes en or ? Oui, mais en lui faisant cracher le plus de fric possible. Après tout, il était tellement riche qu'il ne savait plus quoi faire de ses dollars, quel mal cela pouvait-il lui faire ? Jarod se laissa vivre pendant plusieurs mois à ses crochets, se faisant offrir des bijoux, des costumes hors de prix dont il revendait discrètement la plupart. Il avait néanmoins complètement flashé sur une chemise de soie blanche avec des boutons en nacre... D'ailleurs, il la possède encore. Cependant, les quelques rares amis qu'il restait à Isaiah, et surtout son avocat, voyaient d'un mauvais œil cette situation. Pour eux, il était évident que Jarod abusait de sa gentillesse même si en leur présence, il simulait à merveille une affection sincère. Et ma foi, peut-on vraiment rester totalement indifférent à une telle générosité ? En plus, au lit, il n'était vraiment pas mauvais.

Jarod compris que les bonnes choses avaient une fin quand Isaiah se disputa violemment avec son avocat au sujet d'une voiture de collection hors de prix qu'il voulait lui offrir pour ses 18 ans. Il avait surpris la conversation, et entendre l'avocat le traiter de putain et d’escroc et menacer d'engager un privé pour enquêter sur lui le décida à monter dans sa chambre pour plier ses affaires et se faire la malle. Il brisa très certainement le cœur de ce brave Isaiah... mais il s'en foutait complètement. Jarod avait de l'argent, de belles fringues et un goût prononcé pour la vie de luxe... Ainsi commença véritablement sa vie d’escroc. S'incruster dans des soirées Jet Set, changer de prénom comme de chemise, choisir ses pigeons puis les envoûter... Plus il faisait usage de son pouvoir sur eux, plus il se sentait fort, invincible. Il était loin le lycéen qui se faisait bousculer dans les couloirs ou déshabiller dans le local de sport. Jarod était devenu un prédateur. Il débauchait les hommes mariés puis les faisait chanter, comme il l'avait fait avec Denis mais en réclamant évidement beaucoup plus d'argent. Quand c'était sur un veuf rentier qu'il tombait, il agissait comme avec Isaiah, se faisant entretenir jusqu'à ce que ça sente mauvais, puis disparaissant. Il brisa des cœurs et des ménages, car quand les hommes refusaient de payer, il mettait ses menaces à exécution (en prenant soin d'éditer la vidéo pour préserver son anonymat). Il extorqua ainsi plus d'un million de dollars au total. Il se fit haïr et menacer quelques fois. Il dû même fuir quand il tombait sur des hommes un peu trop combatifs à son goût... Mais il ne se fit jamais prendre. Jusqu'à Robert.

Robert était de la catégorie "Veuf rentier". Jarod profitait de lui depuis plus de six mois quand soudain, alors qu'ils dînaient dans un grand restaurant, Robert décéda brutalement d'une crise cardiaque. Il n'était pourtant pas vieux, à peine 55 ans, et n'avait aucun antécédents. Jarod fut profondément choqué par cet incident. Pas vraiment parce que Robert était mort, mais parce que c'était arrivé sous ses yeux, sans prévenir, aussi brutalement et arbitrairement que la foudre pendant un orage. Paniqué, il avait vu la vie le quitter alors qu'il le soutenait et suppliait que quelqu'un appelle un médecin. C'était la première fois de sa vie que quelqu'un qu'il connaissait décédait... et c'était arrivé juste devant lui, le laissant totalement impuissant. Bouleversé, il ne fit pas preuve d'autant de prudence qu'il aurait dû et ne disparu pas. Il assista aux obsèques et adressa de très sincères condoléances à ses enfants. Lesquels virent d'ailleurs d'un mauvais œil qu'il soit convoqué par le notaire pour l'ouverture du testament. Ils ne l'avait jamais aimé, à raison, et découvrir que Robert lui léguait presque tout les rendit fous de rage. Jarod n'avait rien fait pour ça. Il ne lui avait jamais demandé de changer son testament, il ne faisait jamais ça, tout simplement parce qu'aussi égoïste et malhonnête qu'il soit, il n'avait jamais espéré la mort de personne. Aussitôt, les héritiers bafoués engagèrent un détective privé. Ils n'avaient jamais eu confiance en Jarod mais leur père semblait heureux avec lui, alors ils avaient laissé pisser jusqu'à découvrir qu'il les avait presque évincés du testament. Ça, ils ne pouvaient le tolérer.

L'enquête, dont Jarod ne soupçonna rien, dura plusieurs semaines. Sans attendre qu'on lui verse l'argent de Robert - le notaire avait les coordonnées d'un de ses comptes bancaires et pourrait faire le virement de toute manière - il avait pris ses cliques et ses claques et changé de ville pour mieux changer d'air. Il s'était remis du choc d'assister à un décès et avait déjà trouvé un nouveau pigeon. Il était sur le point d'en obtenir tout ce qu'il voulait quand la police vint l'arrêter : les enfants de Robert portaient plainte contre lui pour le meurtre de leur père. Entre autres choses, mais c'était de loin de chef d'accusation le plus important. Selon eux, il l'aurait manipulé pour lui faire changer son testament, puis avait provoqué la crise cardiaque. Il fut mis en examen, et l’enquête policière mit vite en évidence qu'il n'était pour rien dans la mort de Robert. Néanmoins, ils avaient poussé un peu plus loin et découvert un certain nombre de ses précédents coups. Il apparaissait très clairement que Jarod était un manipulateur ayant abusé et fait usage de chantage pour soutirer de l'argent à de nombreux hommes depuis au moins trois ans. Jay ne raconta rien de ses épisodes de tapin mais ils découvrirent forcément qu'il avait fugué à l'âge de 16 ans. Son père l'aurait d'ailleurs très mal supporté...

Il ne se défendit guère, ne tendant simplement pas le bâton pour se faire battre, et fut condamné à 15 ans de prison ferme. Jay sentait la situation lui échapper et ça commençait à lui faire peur. Devant son absence totale de remords, le juge estima sans doute légitime d'aller le faire réfléchir sur ses actes dans le pénitencier de Lancaster. Il y fut transféré quelques jours après le verdict et, s'il commença par se cloîtrer dans sa cellule et raser les murs, il ne lui fallut que quelques temps pour reprendre le contrôle. Il ne serait pas une victime. Il se l'était juré quand Denis l'avait violé la première fois. Il ne laisserai personne décider pour lui, sa vie n'appartenait qu'à lui seul et lui seul en disposerai. Patient et prudent, il étudia la société carcérale. Il repéra les chefs de gangs, les dissidents, ceux à qui il pouvait à peu près faire confiance et ceux dont il valait mieux ne même pas s'approcher. Ceux qu'il pouvait soudoyer en utilisant son arme favorite, son corps. Il joua le jeu, se comportant aussi bien que possible avec les gardiens. Sa priorité était de ne pas trop se faire abîmer mais étant donné son physique, il ne pu pas toujours passer entre les mailles du filet. Cependant, plutôt que d'attendre en tremblant que les brutes viennent le chercher, ce fut lui qui pris les devants, leur proposant des marchés très simples. Ses faveurs contre leur bienveillance, leur protection ou encore leur indifférence, selon la personne qu'il avait devant lui. Aujourd'hui encore, il n'hésite pas à proposer son corps en échange de ce dont il peut avoir besoin ou envie. Il reste assez discret la plupart du temps, histoire de ne pas se faire attraper pour racolage, et après un an de cabane, il eu droit à un petit cadeau pour bon comportement. Ça faisait un moment qu'il demandait le droit d'avoir une Nintendo DS et ça lui fut finalement accordé ! Bon, il n'a qu'un seul jeu mais tant qu'il n'aura pas complété son pokédex, ça continuera à l'occuper. Inutile de dire qu'il protège sa console et la cache soigneusement quand il ne l'utilise pas. Pendant son temps libre, quand il ne joue pas, il gamberge beaucoup. Il aime traîner du côté de la salle de sport pour dessiner - il est assez doué - ou aller se poser dans la salle commune pour écouter les conversations. Toujours sur le qui-vive, car il se sait relativement vulnérable, il s'est pourtant trouvé un équilibre de vie qui lui convient pas trop mal.

Côté joueur

Pseudo : Tisane
Âge : 27 ans
Comment as-tu trouvé le forum ? On m'a invitée, et j'ai pas su résister ^^
As-tu des remarques à  faire ? Je suis une handicapée du RP forum. En gros, dernièrement, j'avais beaucoup de mal à poster. Mais bon, nouveau contexte, nouveau personnage... On va faire en sorte que ça fonctionne ^^
As-tu un double compte: Eduard Janssen
Autres crédits: Youth by Las-T
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Invité
Invité
Dim 18 Jan 2015 - 18:57
BIENVENUE PARMI NOUUUS !!!!
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Invité
Invité
Dim 18 Jan 2015 - 19:24
Tu es validé !


Fiche très riche, on a presque pitié de lui au final, parce qu'il est UNE VICTIME MOUHAHAH. Pardon. Mais j'aime beaucoup, beaucoup ton histoire, ça change !

Félicitations tu es à présent validé, tu peux librement poster tes rps. Pour ton information, n'oublie pas d'aller recenser ton avatar, tu peux aussi aller créer ta fiche de liens ou encore consulter la liste des colocataires ici.

Une rumeur te sera bientôt délivrée !

Amuse toi bien parmi nous !
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Jarod "Jay" Ross
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