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Cellule n°15 (pv Marshall R. Lockhart)

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Mer 9 Nov 2016 - 17:31
J'avais encore jamais porté cette couleur, le orange, et je sais pourquoi. Ça doit être encré quelque part dans le cerveau, dans le disque dur de notre existence. Pourquoi le orange en plus ? Nous reconnaître de loin si on se fait la malle ? C'est une couleur particulièrement visible pour les chiens p'tetre, puis vu que c'est inscrit dans les codes que le orange c'est eux, nous, les détenus ,les gens dehors en portent peu.. C'est voyant,humiliant, ça fou dans une case, la case de rebut de société. Devant un juge si je suis en orange, il va partir du principe que c'est ma faute, donc vu que je ne suis pas en jeans j'ai plus de chance d'être coupable peut etre importe de quoi on m'accuse.. Ça aussi c'est inscr..

"OH tu la prends ta tenue détenu !"

Diego tendit la main, alors qu'il était encore nu pour prendre la tenue orange et s'habiller, rejoignant ainsi le groupe de nouveaux pour visiter la prison. Dernier de la file à traîner des pieds, se cacher, s'efforçant de ne regarder personne, de ne pas entendre les remarques plus ou moins blessantes sur ses taches blanches, il regardait cependant tout ce que les autres semblaient ignorer.  De multiples règles étaient énumérés, des conseils donnés, des instructions transmises.

Portail électrique, porte principale électrique, alarme électrique, l'éclairage je t'en parle pas. J'ai vu un ordi à l'accueil, d'autres des les bureaux de l'infirmerie.. Il suffirait d'un rien, pour créer un cours circuit général au sein de la prison via un ordi, courts circuit d'une durée approximative de 10 secondes avant que le générateur de secours prenne le relais, 10 secondes pour ceux qui cours vite ça suffit.. Mieux vaut que je taise cette idée...idée eut en 15 mins sans plus d'infos que ça.. alors que d'autres mettent 15 ans pour tenter une éva...  

"Détenu Flores ta cellule !"

On le planta devant une cellule, la 15 avec pour seul détail sur la situation " tu la partage avec le détenu Marshall R. Lockhart."
Alors c'était ça la prison. Un immense internat aux règles strictes, rien de bien compliqué à première vu. Suivre les règles il savait faire, obéir aussi.
La Cellule 15, ça devait pas faire 10m², il y avait un lit superposé.. L'homme chez qui on l'incrustait n'était pas encore la. Diego se retrouvait directement plongé dans l'espace personnel de ce gars, et inversement, angoissant, déroutant.. Il n'avait pas pour habitude d’être si proche des gens,alors vivre si proche...  il n'avait pas non plus pour habitude de connaitre une personne par ses effets personnels mais plutot via des infos trouvés sur le net, au fond c'était pas si différent, seulement plus direct.  
A première vu, ce Mr Lockhart semblait quelqu'un d'ordonné aux occupassions silencieuses.
Diego posa sa boite de fourniture sur le lit qui lui semblait inoccupé, avant de se poser lui même dessus, décortiquant les lieux du regard, cherchant à relativiser.

Je suis la.. Je suis en orange, je suis détenu....même les portes de cellules sont électriques..

Sans toucher à ses affaires, Diego regardait ce que possédait Marshall et c'est au moment ou il bloqua sur la photo de famille, il supposait, accrochée au mur au dessus du lit, que le jeune homme sentit la présence de quelqu'un à l'entré de la cellule…
C'est avec un mouvement de recule, le reflex de se mettre dans un coin de la pièce en tirant la capuche de son pull sur ses yeux s'excusant d'une voit inaudible avant de redevenir aphone, que Diego venait de rencontrer son codétenu..
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Mar 15 Nov 2016 - 22:15

Il allait avoir un nouveau co-détenu et ça l'agaçait. Mais vraiment. Marshall était du genre solitaire et l'idée de partager sa cellule avec un inconnu ne lui plaisait guère, sans parler du fait qu'il ne le connaissait pas au préalable. En réalité, il craignait surtout de se retrouver avec l'un de ces types bruyants, casse-pieds, collant, ou bien le genre violent avec des sautes d'humeurs. Monnaie courante pour cette prison, d'où son stress.

C'est les mains dans les poches, les cernes sous les yeux et un soupir las qu'il se dirigea vers le hall des cellules ; au loin, sur le bord, plusieurs gardiens faisaient le tour pour lâcher les nouveaux dans leur nouvelles chambre. Vraisemblablement, le sien devait commencer à s'installer : il avait déjà réservé le lit du dessus, une sorte de claustrophobie étrange s'était emparé de lui depuis qu'un ex-détenu enfermé dans un casier pendant un moment.

Il monta les marches une à une en s'imaginant le gars. Petit et frêle? Type gueule d'ange? Ou maniaque? Ou encore grosse brute? Débile et hautain? Quoi qu'il fasse, il n'acceptait pas être avec quelqu'un d'autre. Mais il allait se montrer amical pour essayer de garder une bonne entente, se serait tout de même con de se mettre à dos son "camarade de chambre". Les gardiens n'étaient pas clément, surtout la nuit, si il venait à se faire agresser derrière les barreaux, pas sûr qu'ils n'interviennent, du moins pas rapidement.

Et voilà, il était devant la porte, l'épaule calé contre le mur, à jauger le jeune garçon qui lui faisait dos. A première vue, c'était le genre mince et craintif. Comme les souris. A moins qu'il ne se révèle fouine et là c'était plus chiant. Le type reconnu sa présence, se retourna, Marshall pu constater qu'il avait un physique très particulier, pour ne pas dire bizarre. Des yeux vairons aux tâches blanches dans les cheveux, c'était un type atypique, haha.

Il enfonça la tête dans ses épaules en bredouillant des excuses pour se fondre dans le coin à son opposé. Mouais, étrange. Traumatisé par quelque chose? Ou juste gêné d'avoir été prit en train de regarder les photos (même si c'est normal)? Bref, il s'en fichait, se gratta la tête en claquant de la langue, un tantinet fatigué. Il restait sur ses gardes.

- Marshall R. Lockhart, dit-il simplement.

Les gens l'appelait tantôt Marshall, tantôt Lockhart, mais bien plus avec la deuxième option. Il lui tendait la main pour qu'il la serre, remarquant l'incroyable jeunesse du garçon. Il aurait pu être ami avec son fils d'ailleurs, si ce dernier était toujours... Bah.

- J'ai pris le lit du haut.

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Mer 16 Nov 2016 - 11:16
La voix rauque de son codétenu raisonnait entre les quatre murs. Diego avait envie de lui répondre "je sais" quand Marshall lui donna son nom mais il se retint pour rester polie et ce contenta de dire à son tour

"Diego Flores.."


A première vu, cet homme semblait de naturel calme et impassible ce qui va sans dire, rassurait notre petit Flores.
Diego le jauger du coin de l'oeil, Il était plus petit que lui mais bien mieux battit, costaud, musclé Marshall prenait soin de lui et de son corps autant qu'il prenait soin d 'ordonner ses affaires dans cette cellule.
A en voir ses cheveux légèrement grisonnant le codétenu en question devait avoir plus de 40ans, un homme mature voila encore un point qui le rassurait. Il regardait la main aux veines apparentes qui se tendait vers lui, encore un de ces codes définie par la société qui veut que pour se saluer il faille avoir un contact sans pudeur aucune.
C'est au bout de nombreuses secondes d’observation de cette main qui semblait avoir traversée de nombreuses épreuves, que Diego tendit la sienne tatouée et tachée, pour la lui serrer dans une poignée durant même pas une seconde, avant qu'il se recule de nouveau dans un espace de confort invisible.

"le lit du bat me va très bien.."

Ca n'est pas dans sa nature de contredire les gens, il a même tendance a se soumettre très facilement à partir du moment ou sa vie n'est pas directement menacée.
Diego "cacha" ses affaires personnelles sous son lit, au moins il ne l'envahirait pas.
Puis il releva de nouveau son regard sur cette photo, cela pourrait être un parfait sujet de départ de conversation, mais fallait il vraiment démarrer une quelque conque conversation sans but précis? Pas au yeux du gamin, il se contenta de demander des choses pratiques..

"Vous êtes ici depuis longtemps..?"

Bien que son intention de faire "copain copain" soit louable, Il faisait tout pour ne pas le regarder, pas le toucher. Cela pourrait être vexant, voir insultant suivant les point de vu.. Rien de tout cela en réalité, la phobie sociale du jeune homme était actuellement à son apogée.. la nouveauté, le manques de repères, les nombreux corps gravitant au sein de cette prison, tout ce voulait angoissant et déstabilisant, cependant rien ne transparaissait sur le visage de Diego.


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Lun 21 Nov 2016 - 0:18

Diego, hein? Latino?

Non pas qu'il ne les appréciait pas, il n'aimait pas spécialement juger aux premiers abords, mais des bouffeurs de tacos, il en avait foutu en taule. Et ça n'avait jamais vraiment fait bon ménage avec lui d'ailleurs, à force de se monter contre les gangs à la frontière. De bons souvenirs.
Après, les burritos étaient connus pour être des têtes brûlées à gueuler à tout bout de champs un flingue entre les mains. Ce qui ne devait surement pas être son cas, auquel cas il l'aurait agresser verbalement dès le début. Il n'empêchait que de toute façon, il avait commis un crime. Comme quoi, on change pas la nature et les origines d'un homme.

Au départ, Marshall cru aussi que le type ne voulait pas lui serrer la main, signe de paix, mais il fit finalement. Peut être était-il vraiment timide, ou solitaire. Ça l'arrangeait, il n'aurait pas de problème. Ce qui lui faisait peur c'était cette gueule couplé à sa passivité ; s'il ne faisait rien pour y remédier, la cellule deviendrait un bordel à temps complet, les gardiens sont pas là pour surveiller les parties de cul des détenus, consentis ou non.

Le garçon rangea ses affaires de manière à ne pas encombrer plus que nécessaire la pièce déjà restreinte, et vit son regard s'attarder sur la photo de sa femme et de ses enfants. Un terrain miné, pour ainsi dire. Mais le jeune sembla se raviser pour tenter un début de conversation plus plus accessible ; il n'était pas idiot, au moins.

- Cinq ans, répondit l'ex-flic.

Il ne souhaitait pas non plus faire le gentil camarade qui va lui fichtre une tape dans le dos, buddy buddy! mais la curiosité le titillait. Il prit un bouquin qu'il avait emprunté, un truc de philo qu'il lisait de travers, et s'assit sur le lit du nouveau comme il avait l'habitude de la faire depuis qu'il était là ; bien sûr qu'il ne squattait pas, le respect de l'espace perso était dans les deux sens, évidemment, mais pour l'instant, les draps devaient être cherché à la lingerie, et c'était pas pour aujourd'hui. Pauvre gars.

- Les draps seront récupérables à la laverie dans deux jours normalement.

Parce que là, il n'avait même pas de coussins.

- T'es là pour quoi? demande t-il vaguement, sans vraiment s'y intéresser.
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Mer 23 Nov 2016 - 11:19
Cinq ans.. En Cinq ans enfermé ici, il devait en savoir des choses, il devait avoir de l’expérience, des conseils à donner , des recommandations à faire… C'était plutôt un bon partie, si on ne tient pas compte de la situation.

Diego avait remarqué cette façon qu'il avait eut de l'observer, de détailler son visage, bien que lui avait le regard partout sauf sur celui de Marshall qu'il observerait une fois à bonne distance.
Effectivement le lit du latino ne ressemblait pas le moins du monde à un lit décent . Il n'avait d'ailleurs pas saisit le fonctionnement de tout ça, heureusement pour lui son codétenu avait l'air d'être un peu plus au courant que lui..

"dans deux jours normalement"
 se contenta t-il de répéter laissant sous entendre qu'il avait bien compris les dires de Marshall

Voila qu'il posait LA question. Pour quoi? Pour quoi être ici, entre ses murs. La question de l'homme était des plus légitime, la réponse devait elle cependant être honnête ?
Diego aurait pu se contenter de répondre "j'ai fais tomber la moto du mauvais type". Après tout c'était vrai tout était de partie de la. Un remboursement sur une vie.. Quand on regarde pour combien il en a prit. Tué en croyant à sa liberté en échange, était ce vraiment une raison de finir la, d'etre considéré comme un criminel ?
Il prit une petite respiration, entre le moment ou la question fut poser et sa réponse, il s'écoula un certain temps, de quoi faire s'impatienter son interlocuteur au point même qu'il puisse penser que Diego n'avait pas entendu la question, mais si… et il répondit, honnêtement, car tant qu'a faire autant partir sur de bonnes bases avec celui qui risquait d'être son colloc pour la vie.

"J'ai tué 6 personnes à bout portant avec une arme illégalement en ma possession, et je crois que les stupéfiants sur moi n'ont pas plaidé pour ma cause.."

Oui, si bien qu'on pensa qu'il faisait parti d'un cartel et qu'il en était même un membre principal.
Il avait avoué sa présence ici sans sourciller, sur un ton monocorde comme si au final cela n'avait pas d'importance, comme si il était juste la ou il devait être.
Diego leva un instant les yeux pour tenter de percevoir une expression sur le visage de l'homme en face de lui, chose qu'il ne réussit pas à faire.
Est ce que les codes auraient voulu qu'il demande à son tour la raison de la présence de son codétenu dans cette cellule.. Surement, mais était ce une question à poser vu le mal que lui même avait eu à y répondre même si cela n'en donnait pas l'impression.
Il osa..

" et vous? Si c'est pas indiscret "

Au moins il s'inquiétait d'etre indiscret..
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Dim 27 Nov 2016 - 18:21

Quel autre sujet de conversation pouvait-il y avoir de toute façon? La première chose qu'on se demandait, c'était le pourquoi du comment. Certains se vantaient de leurs exploits passés, criant à qui voulait entendre qu'ils étaient heureux et fiers, qu'ils continueraient une fois sortis parce que les flics sont des abrutis. Hahaha. D'autres préféraient se taire, ce qui était davantage mon cas. Marshall n'aimait pas étaler ses raisons, sa cause, ses sentiments, il ne traitait cette affaire que comme l'un des nombreux dossier qu'il avait pu éplucher sans réellement s'y intéresser.

Il semblait vouloir rester discret, ce gamin là. Il demeurait silencieux, mal à l'aise, ses yeux fuyaient volontairement le regard du quadragénaire. S'il ne souhaitait pas s'étendre sur le sujet, l'ex-flic n'allait pas le forcer, mais au moment où il voulu le lui dire que ça n'était pas si important que ça, il lui répondit d'une voix incroyablement sereine le crime commit. Soit il s'était résigné à passer sa vie entre quatre murs, ce qui, pour ce genre d'accusation, était légitime, soit il était psychopathe. Et le second cas était plutôt effrayant, tant ils étaient calculateurs et effrayants.

Vraisemblablement, il ne niait pas les faits. L'aîné sourit vaguement, amusé par cet état de faits. Par contre, l'histoire des stupéfiants n'avaient pas l'air de le concerner, vu la façon dont il en parlait ; une circonstance atténuante pour les flics, une coïncidence pour lui, surement. Il soupira à savoir ce qu'avait fait son nouveau camarade de chambre et n'avait rien à y redire : après tout, des types avaient commis des actes bien plus atroces que les siens... Sans compter que souvent, ils ne se le reprochaient pas. Lui, il avait l'air moins tête à claques.

- Et vous? Si c'est pas indiscret... avait chuchoté le jeune garçon.

Ça l'était, indiscret.

Mais il venait aussi de lui demander la même chose, alors il ne rechigna pas. Un coup d’œil vers la photo de son fils, celle où il est tout seul dessus ; un voile de souvenirs à la fois heureux et nostalgique passa devant ses yeux, un visage empreint d'une tristesse profonde le traversa pendant une demi-seconde. Il prit son inspiration pour se forcer à répondre le plus expéditivement possible.

- Homicide volontaire.

Pas besoin de plus, pas besoin de moi. Combien en avait-il commis? Pas la peine de le savoir. Pourquoi? Non plus. Ça, c'était à lui, son histoire, et personne d'autre n'avait à s'y immiscer si ça n'était son ex-femme ou sa fille. Sa fille, oui... Que devenait-elle? A quoi pouvait-elle ressembler maintenant qu'elle était grande? Il avait tant envie de la voir, de répondre à ses questions d'adolescente, même à se chamailler avec elle parce qu'elle sortirait trop tard pour son âge ou avec des garçons sans son autorisation...

Il se racla la gorge et prit un bouquin qui traînait là pour aller s'installer sur le lit sans un mot. Si ce garçon avait besoin d'une visite de prison, il n'avait qu'à demander, il n'était pas là pour faire l'ami.

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