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Dossiers privés
Âge du personnage: 51 ans
Taille: 1.83 cm
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Mar 8 Nov 2016 - 2:16

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AMBROISE CAMPBELL

DÉTENU NEUTRE



Âge: 51 ans. (22 novembre 1965)
Nationalité: Américaine.
État-civil: Veuf.
Rumeur(s) à votre sujet: Ambroise Campbell était un grand ponte de l'immobilier, au point qu'il aurait proposé à la Direction de reconstruire la prison, trop désuète et bas de gamme selon son goût.

Motif d’incarcération: Détournement de fonds. (Des milliers de dollars détournés d’une association de lutte contre le SIDA)
Durée de la peine: 1 000 000$ d’amende et 10 ans de prison.
Incarcéré depuis: 45 minutes et 12 secondes.

Caractéristiques physiques


Taille: 1.83 cm
Poids: 82.523 kilos
Corpulence: Athlétique.
Cheveux: Blond cendrés tirant sur le gris.
Yeux: Noisette.
Modifications corporelles: Aucune.

Ambroise n’est pas spécialement beau. Mais il est charismatique et sûr de lui. Inébranlable. Ambroise est le genre d’homme qu’on ne peut faire tomber d’une simple remarque, telle la montagne, il est imposé dans le décor, il est là et sera toujours là. Du haut de ses 51 ans, il garde un corps plutôt travaillé, même s’il est enclin à la prise de poids maintenant, il a fait du sport toute sa vie et ne s’arrêtera pas en prison, il a besoin de s’entretenir, afin de rester en forme. Ainsi, ses larges épaules faites pour porter des chemises cintrée nous guident vers un torse pourvu de poils blonds et gris, frisant légèrement, nous incitant à poursuivre alors notre chemin jusqu’à son ventre. Il lui reste quelque abdominaux même s’ils ne sont plus aussi marqués qu’ils ne le fussent dans sa jeunesse, il n’a rien à envier à qui que ce soit. Son nombril en bouton nous indique le chemin à suivre avec la ligne de poil descendant jusqu’à son entrejambe pour se cacher dans l’un de ses pantalons gris ou noir parfaitement ajusté à sa taille.

De dos, ce que nous pouvons remarquer tout de suite, ce sont ses longues jambes. Elles sont fines mais pas pour autant dépourvues de muscles. Il est grand et la longueur de ses jambes accentue la chose, pour ensuite nous faire rebondir sur un fessier accueillant, entretenu, et ferme. Son dos, comme ses épaules, est large, alors que sa taille est fine. Il est taillé en V, résultat de longues séances de natation chaque semaine pendant des années.
Sur sa tête, ce qui marque le plus, c’est ce visage, vieillit et marqué par les années, manquant cruellement d’expressions, maniaque du contrôle, Ambroise tâche de maîtriser chaque petite émotion. C’est ainsi qu’il parvient à garder une expression neutre quasi tout le temps, ne se contentant que de micro-expressions pour exprimer la joie, la colère, ou la tristesse…. Seule l’excitation peut se lire parfaitement dans son regard lorsqu’il se laisse envahir, mais là, encore une fois, il faudra traverser les barrières de l’homme.

Ses cheveux blonds tirant sur le gris ne sont pas coupés courts, il les laisse un peu pousser, pour mieux les coiffer en arrière et les gominer un peu lorsque l’envie lui prend, tout doit être excellent. S’il y a bien une chose qu’Ambroise exècre, c’est d’être décoiffé et d’avoir une apparence négligée. C’est pour cela que l’Ancien Directeur des agences immobilières Campbell aura beaucoup de mal à supporter l’uniforme des prisonniers. Mais vous savez, il est ce genre d’homme, toujours rasé de près qui vous agacera car même cette combinaison orange dégueulasse aura fière allure sur lui.
Sa dentition est loin d’être parfaite, et pourtant son sourire en charme plus d’un. Il a les dents plutôt pointues, d’un sourire qu’on qualifierait de carnassier, et pourtant, quand son regard se pose sur vous, pour qu’il vous offre un sourire, vous n’y voyez rien d’effrayant. Beaucoup tombent sous le charme du sourire rêveur de cet homme imposant. Mais si vous voulez mon avis sur la chose la plus sexy chez Ambroise ce serait…

Ses mains.

Grandes, imposantes, sèches mais douces à la fois, les ongles toujours propres et coupés courts. De vraies mains d’hommes aux longs doigts, des mains qui peuvent enserrer fermement la taille d’une femme lorsqu’il l’enlace ou qu’il la fait sauter sur ses genoux, des mains qui embrassent, des mains qui aiment, des mains qui ne frappent que très rarement mais des mains qui savent se défendre. Ces mains se font caresse, ces mains se font amoureuses lorsqu’il cuisine, manipule la viande ou qu’il effleure le bord de son verre, ou son cigare. Oui, il possède ce genre de mains qui vous font oublier la raison de la vie sur Terre.

Ambroise est un homme puissant et il le fait ressentir dans chacune de ses attitudes.


Dossier psychologique


Défauts et qualités: Orgueilleux, maniaque du contrôle, courtois, bien élevé, bon danseur, aime glisser des mots vulgaire dans des phrases classy-chic pour titiller l’audience, aime attirer l’attention, aime être le centre du monde, adooooore qu’on s’occupe de lui, déteste qu’on touche ses cheveux, tactile, distingué, rancunier, chatouilleux.
Tocs et manies: Se recoiffe régulièrement lorsqu’il aperçoit son reflet, il tient à une apparence nickelle, même en prison.
Peurs/phobies: Il a du mal avec les endroits trop clos, sans pour autant être claustrophobe.

Fier. S’il y a un mot à retenir, c’est sa fierté. C’est pourtant quelque chose qu’il n’avait pas tant que cela avant, mettre les mains dans la terre et se curer le nez, il l’a fait, comme tout le monde, mais aujourd’hui, il plisserait le nez dans une expression hautaine si on lui demande de rebrousser ses manches. Parce que Ambroise est un parvenu. Il a obtenu une situation aisée, mais n’a pas grandi dedans. Il s’est fait un nom et aime le rappeler. Il est puissant et aime le rappeler. Il est con, mais ça, personne ne le lui rappelle.
Parce qu’Ambroise c’est ce genre de type qui vous énervera parce qu’il est trop parfait. Il a l’air si gentil quand il serre une jolie femme dans ses bras, quand il embrasse les joues bien rondes d’un bambin ou encore quand il signe devant les médias, un gros chèque pour une association de lutte contre le Sida. Oui, Ambroise à le visage de la gentillesse, mais la gentillesse qui vous méprise et rejette en bloc ce que vous êtes.

Parce qu’Ambroise pense qu’il est plus intelligent que vous, alors que c’est certainement loin d’être le cas, il est capable de paraitre intelligent en tout en brassant du vent. Expert dans le mensonge il saura vous faire croire que vous êtes l’amour de sa vie tout en faisant l’amour à une autre femme, il sera capable de dire que votre repas est délicieux tout en le vomissant, il sera capable de remplir son compte en banque tout en prétendant le vider pour la bonne cause. Oui, Ambroise est un putain d’enfoiré, c’est un opportuniste, qui fera tout pour être le centre de l’attention.
Car s’il a pris goût à l’argent, il a aussi pris goût à l’attention, au fait de ne plus être rien, il déteste être ignoré, et il adore qu’on parle de lui, en bien comme en mal. Il déteste ne pas pouvoir suivre une conversation, il déteste de pas comprendre et surtout, il déteste par-dessus tout qu’on cherche à le décoiffer et qu’on lui donne des sobriquets ridicules.

Il a toujours été d’un naturel très calme et s’il était plus expressif avant, il n’a jamais été un tonnerre de guerre. On pourrait même le trouver lent parfois. Il peut rester des heures, emmurés dans son silence à réfléchir à des choses diverses et variées, et puis passer du coq à l’âne en revenant vous parler comme si de rien était, même s’il vient de vous traiter comme le pire détritus de l’univers.
S’il y a une chose qu’il adore, une chose dont il faudrait éviter de parler, c’est de sa mère. La pauvre femme finira sa vie sans voir son fils, et lui, mon dieu qu’il l’aime sa mère. C’était toute sa vie, tout ce qu’il a toujours fait c’était pour elle. Donc un conseil n’essayez pas de réveiller le dragon qui sommeille en lui, car il pourrait vous brûler les fesses si vous le titillez trop sur le sujet de sa génitrice.


Santé


Etat de santé générale: Bonne santé.
Allergies ou addictions: Addiction aux jeux d’argent en tout genre, genre le poker, les paris, le casino.
Soins réguliers (traitements): Aucuns.

Histoire



Je caresse lentement le pourtour de mon verre de bourbon pensivement. Le liquide ambré me fait replonger dans mes pensées les plus enfouies. Je ne saurais dire pourquoi, mais je le sais. Je sais qu’Il va arriver et me couper l’herbe sous le pied. Je sais qu’aujourd’hui est le dernier jour de ma vie d’avant. Et que demain, je me réveillerais comme un autre homme.

Alors mes pensées divaguent jusqu’en Ohio, jusqu’à la petite fermette de mes parents, nous avions un grand champ de maïs, un petit tracteur, deux chevaux et trois vaches. Les poules elles, n’avaient de cesse de battre des ailes lorsque, enfant je jouais au ballon au milieu d’elles et que ma mère passait son temps à me hurler dessus que leurs œufs seraient moins bon si je les effrayais de la sorte. Enfin, du moins, j’arrivais à déchiffrer le fait qu’elle dise cela, car mettons-nous d’accord tout de suite : ma mère ne sait pas parler. Elle baragouine des tas de paroles dans un vieil anglais des campagnes, utilisant de vieux mots et un accent à couper au couteau, pour un non initié, la pauvre femme est complètement incompréhensible. En plus de cela, elle a vite perdu ses dents en vieillissant, et c’était pire. Mon père lui, parlait un peu mieux, mais ce n’était pas gagné oui… Autant dire que je suis partie sur une mauvaise base et qu’à l’école, on m’appelait le bouseux, le cul-terreux ou encore le pète-sec.
Je n’étais pas un bel enfant, grassouillet, vulgaire et mettant souvent ses doigts dans son nez, je passais mes journées à ne rien faire, vivant dans ma fainéantise. Le mardi, la camionnette de la boulangère passait et elle avait souvent des paquets de bonbons pour moi, ma mère beuglait alors qu’à force de m’en empiffrer je finirais gros et sans dents comme mon grand-père. Je n’en avais cure, à l’époque, je voulais vivre l’instant présent, à l’époque, j’ignorais tout de la vie.

Délicatement je me redresse pour glisser mes doigts dans les cheveux bruns de la femme près de moi. Elle se repose paisiblement. Mes doigts glissent sur son corps nu, alors que je repense à la façon dont nous venons de faire l’amour… Ah… D’habitude, j’aurais allumé un cigare mais c’est en effleurant la rondeur de son ventre que je décide de ne pas le faire. Tâchons de ne pas empoisonner directement le fruit de mes entrailles. Il est en chemin et elle ne s’en doute même pas. Que deviendra-t-elle ?

Un jour, alors que je devais avoir quinze ans et que mon visage à la peau grasse était tout fleurit des boutons que le printemps amenait avec lui, la maison en face de notre ferme familiale fut achetée. Mon père vit cela d’un mauvais œil et nous dit que ce voisinage ne nous apporterait que du malheur, pourtant moi, je la trouvais jolie cette maison abandonnée, j’allais souvent y jouer avec mon chien Jumper. Un vieux bâtard trouvé dans un fossé, il n’avait que trois pattes, mais je l’aimais ainsi. Mon père n’était qu’un abrutit qui brandissait le fusil dès qu’il voyait une voiture dans le chemin boueux qui menait jusqu’à nos deux maisons, alors forcément, voir une jolie famille emménager juste en face de chez nous, il était furax. Ils étaient propres sur eux, ils venaient de Californie, et désiraient une maison de campagne où passer toutes leurs vacances, dans un endroit perdu comme celui-ci. Pourquoi des Californiens iraient jusqu’en Ohio passer des vacances ? Je n’en avais aucune idée, mais ils sentaient le luxe et le bonheur à plein nez et quand ils nous regardaient, je sentais la pitié s’abattre sur nos faces bronzées par le travail dehors.
Mais avec eux, ils avaient Marla. Elle avait quatorze ans et elle était… Bof. Un peu ronde, un appareil dentaire et des boutons sur le front, cachés par une frange constamment grasse. L’adolescence fait des siennes. Mais Marla était riche, Marla appartenait à un autre monde, et moi tous les soirs, je me frottais furieusement contre mes draps en gémissant son prénom. Faut dire, elle est la première fille qui m’a souri, elle me mettait dans tous mes états. Et elle adorait Jumper, lui aussi il s’excitait sur elle. Je l’enviais d’oser se frotter à sa jambe le chibre sortit alors que moi, je l’engueulais en baragouinant dans le langage rustre de ma mère pour que le chien arrête. Marla, elle, elle rigolait. Ils revenaient à chaque vacance, et tous les soirs, je continuais de fantasmer sur elle, et sa vie de jeune fille riche. Parfois j’allais chez elle, et je bavais sur tout ce qu’elle possédait, je bavais sur leur frigo et je bavais sur sa mère en petite tenue que j’avais surprit sortir de la douche aussi. J’enviais cette vie. Je voulais une mère sexy, une grande baraque de vacances, un frigo plein de produits chimiques et je voulais le cul de Marla.

Je dépose un baiser sur le front lisse de la femme endormie, lui murmurant des mots doux à l’oreille avant de replacer la couverture sur elle. Le soleil ne s’est pas encore levé, mais je sais qu’Il arrive, je dois me préparer… Alors lentement je pars nu, déambulant dans mon immense maison, glissant mes doigts sur les marbreries du mur avant d’entrer dans la douche pour me laver. Ahh repenser à Marla de la sorte m’a de nouveau éveillé en bas. Ah. J’ai un léger sourire en m’occupant de cela, plongé dans mes souvenirs.

Marla et moi, on flirtait souvent, on était disgracieux, maladroits, mais on aimait se tripoter sans jamais oser aller plus loin, ni même s’embrasser, alors que ma main était entre ses cuisses, au-dessus des vêtements. Mais on aimait trop se frotter l’un à l’autre. Elle faisait de la natation, alors tout naturellement, je m’y suis mis aussi. Je n’ai jamais arrêté depuis. Notre jeu, on l’adorait encore plus dans les douches de la piscine, se frotter l’un contre l’autre en maillot de bain, ça faisait encore plus de bien que dans mon vieux jeans plein de terre. Ce n’est que pour mes dix-sept ans qu’elle a enfin daigné m’offrir son pucelage. C’est marrant, mais Marla et moi, on s’adorait, on adorait les mêmes choses, j’aimais sa richesse, sa pureté, elle aimait ma simplicité et les plats de ma mère. On était fait pour s’aimer, pour toujours. A l’époque, je la touchais avec mes grosses mains calleuses de travailleur endurcit. Et elle adorait ces mains sèches… Aujourd’hui… Mes mains sont plus douces que jamais.
Ma mère était heureuse pour moi, elle adorait Marla, mon père lui, voyait cela d’un mauvais œil, il disait que c’était comme l’histoire qu’on raconte aux gamines, Roméro et Gouliette là. Oui. Il disait ça et à l’époque je n’avais aucune idée de qui était Shakespear et ce n’était pas ma mère qui aurait pu le corriger. Marla elle, était trop polie pour soulever son acculture. Et évidement, les parents Californiens nous détestaient.
C’est d’ailleurs cette année que mon vieux père trouva la mort, oh rien en rapport avec les voisins, il s’est fait charger, puis piétiner par un troupeau de sangliers, on ne retrouva son corps que quinze jours après la mort. J’ai été triste, ma mère aussi, mais je dois avouer que dans la famille on se remet assez vite de tels évènements. Et puis vous savez, j’avais beaucoup à m’occuper à la ferme maintenant que j’étais le seul homme de la maison. Alors je voyais un peu moins Marla, et puis moi, j’avais arrêté mes études, et elle, elle se lançait dans des études commerciales, elle voulait être promoteur immobilier. Forcément, elle venait moins en vacances dans l’Ohio. A nous la relation faite de sexphone et autres frustrations du genre.

Je sors de la douche et prend mon rasoir afin de me raser de près. Comme à mon habitude, je tiens à un physique irréprochable. Je me suis bien embelli en grandissant, et faire du sport y a aidé je suppose. Marla aussi est devenue une femme plutôt jolie, elle était grande, brune et fine, elle était classe. Il aurait surement bandé sur elle. Oui… Christine se lève et me surprend, vêtue d’une nuisette un peu trop petite sous son ventre arrondi. Pourtant, c’est avec la même envie d’elle que je la regarde. Elle ressemble tellement à Marla. Elle me fait un signe de main, baragouine un truc rapidement que je ne saisis pas, comme « ton téléphone a sonné » je crois, passe à son tour sous la douche après s’être battue avec cette même nuisette. Je hausse les épaules et termine mon rasage. Il arrive.

Ma vie a changé à mes vingt et un an. J’ai testé des tas de choses que je ne pouvais faire à l’époque. J’ai été parier, j’ai bu de l’alcool, j’ai fait la fête toute la nuit et enfin je me suis terminé au Casino…. Et j’ai gagné 250 000 $. En l’apprenant, je suis tombé dans les pommes. Puis j’ai réfléchis. Je n’ai rien dit à personne sur le coup, j’ai tout encaissé, je ne savais que faire avec tout cet argent. Il m’a fallu une semaine pour le dire à ma mère, et une de plus pour l’annoncer à Marla, tout en lui apprenant que ma mère et moi, on quittait tout pour refaire notre vie en Californie.

Los Angeles, nous voilà.
Cité des Anges.
Cité des rêves.
Ici, je serais celui que j’ai toujours voulu être.

Marla fut surprise de me voir acheter une maison dans sa ville, une immense maison, mais je ne saurais vous la décrire, j’ai déménagé tant de fois depuis. Je l’ai couverte de cadeaux, j’ai couvert de cadeaux ma mère, puis j’ai placé l’argent. J’y ai pris goût et tous les weekends je jouais. Je ne gagnais pas toujours, mais je n’ai jamais eu de grosse perte. Si j’étais veinard ? Oui, et j’étais certain que Dieu se tournait enfin vers moi, que j’avais enfin le destin que je méritais. Que j’étais enfin l’homme que Marla méritait. J’aurais pu prendre la grosse tête, j’aurais pu flamber l’argent, mais c’est elle, qui m’a appris à me contrôler, et m’a appris à comment bien placer cela, et à devenir un véritable homme d’affaire. Elle m’a présenté à des gens, qui m’ont présenté à des gens et ainsi de suite, petit à petit, je me suis fait un réseau et vous savez, je pense maintenant que Marla s’est un peu servie de moi pour accomplir son plus grand rêve : avoir sa propre agence immobilière à Los Angeles, et traiter avec les plus grandes stars Hollywoodiennes. Nous étions un couple d’ambition, c’est peut-être pour cela que Campbell Immobilier fonctionnait si bien.
J’étais accompli. J’avais vingt-huit ans, j’avais la femme de mes rêves à mes côtés, et j’étais le patron d’une agence luxueuse. Que demander de plus ? Ah si, la main de Marla. Son père me la refusa deux fois, mais la troisième fois, je ne passai plus par lui, et vint le demander directement à la principale intéressée. Elle accepta, évidemment. Elle était ma Princesse et je suis toujours persuadé, qu’en m’embrassant, elle avait transformé le gros crapaud que j’étais en le plus beau des Princes.

Ah si elle voyait aujourd’hui Marla, toutes les bombes qui me tournent autour, toutes celles que j’ai baisé sans jamais réussir à leur faire l’amour, et toutes celles à qui j’ai réussi à faire l’amour parce qu’elles lui ressemblaient un peu trop. Mon regard se pose sur Christine qui sort de la douche et me demande pourquoi je la dévisage. Je hausse les épaules et m’éloigne après un baiser, elle me dit que je pue la mousse à raser, je souris en coin et me contente de partir vers le dressing pour choisir mon costume. Aujourd’hui, il sera beige. Je veux être parfait pour Lui.

Nous étions un couple heureux, et sur la même longueur d’onde. En plus de cela, elle acceptait que ma mère vive avec nous. C’était magnifique, et puis surtout, on soupçonnait à ma pauvre mère un début d’Alzheimer. Mais elle avait sa vie, fréquentait des hommes et régulièrement découchait. La Cité des Anges avait eu un très bon impact sur elle aussi. Oui, nous avions une vie parfaite, nous étions un couple heureux… Jusqu’à ce que Marla se mette dans la tête qu’elle avait besoin de procréer. C’est bel et bien un besoin de femelle ça. Elle voulait que je l’engrosse. C’était notre première dispute, je refusais d’être père aussi jeune, je disais que j’avais le temps qu’on pourrait toujours adopter un chien si on le voulait. Je répétais que notre métier et notre vie de soirée et de galas et d’œuvre de charité nous empêcherait d’être de bons parents. Elle refusait de l’entendre, elle s’est mise à hurler, avant de me dire que je la rendais dingue et que je n’étais qu’un abrutit. Je me suis agacé et j’ai voulu m’en aller en haut, dans notre chambre. Elle m’a suivi en me disant qu’elle se sentait faible et qu’elle avait la tête qui tournait. Je me suis retourné vers elle en l’attrapant par les épaules, je l’ai secouée fort en lui criant que ce n’était pas le bon moment pour mon ascension sociale. J’ai relâché ses épaules, son talon s’est cassé contre la marche des escaliers, et elle est tombée, sans s’arrêter, jusqu’en bas des escaliers de marbre.

Je suis devenu veuf à trente ans. C’est peut-être pour cela qu’avec Christine nous nous entendions bien. Au-delà de toutes les bimbos que j’avais pu trouver pour remplacer Marla, Christine elle, comprenait cette douleur de perdre tragiquement l’amour de sa vie. Nous n’abordions presque jamais les sujets, mais je savais que sur ce point, nous nous comprenions. Elle me rejoignit dans le dressing, et replaça correctement mes cheveux en arrière avant de resserrer ma cravate. Je ne lui ai jamais dit mais je ne supporte pas lorsqu’elle fait cela. Je sais parfaitement m’habiller seul. Mais bon, vous savez, on ne contrarie jamais une femme enceinte… La dernière fois que je l’ai fait et bien… Et bien elle est morte. Je suis impatient, je jubile, j’ai tellement hâte qu’Il arrive.

Après la mort de ma femme, ma mère et moi avons déménagé. Nous avons pris des maisons toujours plus luxueuses, je m’enfonçais dans la paresse, l’envie, le stupre, la luxure… J’avais envie de tout pour combler mon envie de rien. J’avais l’impression de toujours manquer, j’avais besoin de plus, toujours plus. C’est à cette période que j’ai dû tester le plus de choses en matière de sexe. C’est aussi à cette période que je suis devenu accro aux jeux d’argents, jusqu’à en organiser chez moi. Le monde de la nuit était mon monde, et pourtant le jour, je gérais toujours mon entreprise. Notre entreprise. Mais avec la mort de Marla, je dois avouer que c’était plus difficile et que le chiffre d’affaire baissait. C’est un de mes conseillers qui me souffla l’idée à l’oreille : me lancer dans une œuvre caritative.
Je décidais de devenir l’ambassadeur d’une association de lutte contre le Sida, en leur signant régulièrement des chèques, en organisant des galas de bienfaisance chez moi… Cela renforcerait l’image de l’entreprise… Et j’ai très vite remarqué que cela apportait beaucoup d’argent pour l’association. J’avais à présent quarante ans et je devenais l’homme le plus aimé de la ville. On me disait généreux, beau, puissant, doué au lit, avec un profond humour. On m’aimait, je méprisais tout le monde et j’adorais cela. Ma pauvre mère elle, perdait de plus en plus la boule, et je dû lui fournir un infirmier qui venait régulièrement à domicile, ce n’était qu’un stagiaire, il était très doué, la vingtaine, latinos, répondant au doux nom de Miguel… Oui et lorsqu’il avait fini de border ma mère c’était entre mes draps qu’il se glissait, ou dans mon sauna, ou bien même dans mon jacuzzi.

Je mets ma montre, un peu de parfum, un baiser encore à la jolie Christine qui s’habille, mes doigts se glissent dans ses cheveux humides alors que je me décide à descendre au salon pour me fumer un cigare en L’attendant. Je suis excité, nerveux. J’entends des voitures s’arrêter dans la rue, j’ai hâte. Je suis tellement excité que mon érection semble revenir, je dois me calmer, je suis presque prêt à lui faire l’amour sur place lorsque j’ouvrirais la porte.

J’ai vite eut faim de plus d’argent, de plus de pouvoir. C’est bien joli de faire gagner de l’argent à une association, mais au final, mon bénéfice n’était pas si gros. Alors, je me suis mis à détourner tous les fonds de l’association. Sur 10 000$ gagnés, je leur en déversais 3 000$ et empochait tout le reste. J’étais puissant et je le resterais, je ne veux pas perdre un centime, je ne voulais pas finir dans les champs dans l’Ohio, je ne voulais pas non… Ma pauvre mère elle, enchainait les hôpitaux et les soins expérimentaux. Elle était fatiguée de tout cela, mais lui quémandait de s’accrocher. Au final, Ma vieille mère Albertine était tout ce qui me restait. Et je ne voulais pas perdre cette dernière personne qui me faisait garder les pieds sur terre. Mais ma soif de pouvoir était plus grande et je délaissais un peu ma mère pour me concentrer sur ma fortune, je faisais sans arrêts les comptes, falsifiait les documents de l’association pour que rien ne se sache, je gérais tout cela plutôt bien… J’ai même acheté le silence de ceux qui voulaient parler, leur offrant la vie de leurs rêves… Jusqu’à ce qu’il pointe le bout de son nez.
C’était il y a trois ans je crois que j’ai commencé à réellement sentir ce poids et son ombre au-dessus de moi. Je le voyais un peu trop souvent, je le croisais, j’avais l’impression de le voir partout. Il se fichait de mon air lisse et parfait, il me détestait, et pour me venger, je lui ai volé sa femme. Christine, la douce Christine. Elle s’ennuyait et en plus de cela, elle n’avait plus eu d’orgasme depuis des années. C’était une affaire d’état, je devais me charger de son cas. Mais lui…. Lui ne me lâchait pas, il se doutait de quelque chose, j’étais nerveux et ne devait faire un seul faux pas. Il se jetterait sur moi. Je le savais. Inspecteur Lamb. Il était bien trop collant, et il attendait la bonne occasion pour me coincer. Il m’agaçait, me faisait sortir de mes gonds lorsque j’étais seul. Alors faire l’amour à sa femme me faisait tellement de bien. Encore maintenant, quand je regarde Christine, je crois que je bande plus dur en pensant à l’Inspecteur Lionel Lamb pleurant sa femme seul chez lui qu’autre chose.

Mais comme il était trop collant, dernièrement, j’ai engagé quelqu’un pour me débarrasser de lui. Frederico. Si l’Inspecteur Crétin n’est plus là pour mettre son nez dans mes affaires, alors je serais tranquille et prospérerait tranquillement dans ma vie pleine de luxe. J’attends de ses nouvelles d’un moment à l’autre, Il arrive j’en suis certain.
Christine me rejoint et me demande pourquoi je souris, je lui réponds un truc mielleux comme quoi j’ai cet air béat à chaque fois que je pense à elle, et que je retombe amoureux à chaque fois que je la vois. Elle lève les yeux au ciel, mais je suis certain qu’elle est charmée. On sonne ENFIN à la porte. Je me lève, reposant mon cigare à moitié fumé dans le cendrier. Ce doit être Lui, je suis nerveux, j’ai tant attendu ce jour, ce nouveau jour qui signe enfin ma tranquillité. J’ouvre la porte, arborant mon petit air suffisant.

- Frede-…. ?!
-Ambroise Campbell. Vous êtes en état d'arrestation, vous avez le droit de garder le silence et vos cheveux gominés. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous, alors gardez votre petit air suffisant, je vous l'offre avec les menottes.

Ce n’était pas Frederico. C’était ce putain d’Inspecteur Crétin, et j’étais tellement sonné de le voir là, que je ne me suis même pas débattu lorsqu’il m’a passé les menottes. Christine observait la scène, choqué, je ne dis rien, je gardais un vague sourire en coin, bien joué Inspecteur Crétin… Bien joué…  Je m’étais fait roulé dans la farine, on m’avait mentis, on avait abusé de moi, on m’a trahi et à cause d’un excès de confiance, je me retrouvai aujourd’hui derrière les barreaux. Loin de Christine, loin de mon futur enfant, loin de ma mère mourante… Et le pire dans tout ça ? C’est que cette sale gueule de Lionel Lamb continue sans cesse de venir me narguer.


Côté joueur


Pseudo : Grand Manitou
Âge : 22 ans
Comment as-tu trouvé le forum ? J’en suis le fondateur.
As-tu des remarques à  faire ? Nope.
As-tu un double compte: Directrice, Liam, Raven, Aaron, Uriel et Kaleb.
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Jay Ross
Détenu
Mar 8 Nov 2016 - 17:27
Alors heu, on fait comment pour valider déjà ? Ah oui !


Tu es validé !

C'est avec une grande fierté que moi, modo, je vous valide, avatar de la fondatrice =D Attention, pendant environ 30 secondes, je vais plus me sentir péter. Mais comme dis sur la CB, je suis curieuse de voir le produit d'une réaction entre Ambroise et Jarod. Bon jeu !
Félicitations tu es à présent validé, tu peux librement poster tes rps. Pour ton information, n'oublie pas d'aller recenser ton avatar, tu peux aussi aller créer ta fiche de liens ou encore consulter la liste des codétenus ici si tu es un détenu neutre et là, si tu es un détenu aliéné.

Une rumeur te sera bientôt délivrée !
Amuse toi bien parmi nous !

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