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Nouveau en Bromancie

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Gabriel Goodman
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Dim 17 Jan 2016 - 16:51
Gabriel se demandait si Eliott avait conscience de tous les sacrifices qu'il faisait pour lui. Le premier avait été d'enlever sa cravate devant lui, et de changer d'attitude pour le mettre à l'aise. Il n'avait pas soupçonné que se tenir de « manière décontractée » pouvait autant lui défoncer le dos. Le deuxième sacrifice avait lieu aujourd'hui : dans sa grande bonté et gentillesse, Gabriel Goodman consentait à profiter de l'heure du déjeuner pour s'occuper du Cas Higgins. Heureusement qu'il n'avait jamais un appétit très développé, et que manger était plus une option qu'une priorité. Mais... mais... cela faisait moins de temps pour lui, où il pourrait comater. Parce que comme toute semaine de merde qui se respecte, Gabriel était tombé malade.

Bref. En espérant que son collègue ne s'était pas encore enfui de son bureau, le jeune homme se dirigeait vers ce dernier. Gabriel malade, c'était un drôle de spécimen ; d'abord parce qu'il n'arrivait pas aussi bien qu'à son habitude de se forcer à sourire. Mais aussi... parce qu'il affichait un air blasé, et son regard reflétait son humeur massacrante. C'était en partie pour cela que son collègue de l'atelier d'art plastique avait compris que pour la survie de l'espèce, il valait mieux l'éviter, au risque de déclencher un apocalypse puant le Zyklon B. Tout en marchant vers le bureau du Conseiller, il se massait les tempes en maudissant sa gorge fragile, la fièvre, et le rhume qui l'empêchait de respirer convenablement. Pathétique. Un malaise et un rhume depuis qu'il était arrivé ; qu'est-ce qu'on allait en penser, hein ?

Gabriel avait juste besoin de caféine. Une dose plus imposante, voilà tout. Mais... pour le bien d'Eliott, et pour continuer à endormir sa confiance, il s'était levé à contrecoeur de son siège, en abandonnant tasse de café et paperasse, puis il s'était dirigé d'un pas rapide — qui était très lent en réalité, vu son état — chez Liam O'Callaghan. Une espèce de grande perche rousse avec deux yeux de couleurs différentes, le genre de petit garçon qu'il aurait volontiers appelé « le fils de Satan » plus jeune, sans penser un seul instant qu'il le traumatiserait assez pour qu'il ait peur du satanisme. Non... en réalité, il y aurait eu de fortes chances pour qu'il s'en amuse encore aujourd'hui.

Bref². Gabriel jugeait tout le monde, en permanence, et il était parvenu à un tel niveau d'hypocrisie que son mépris passait pour de la gentillesse, et sa froideur pour de la politesse. Chacun son talent ; celui d'O'Callaghan était d'être Irlandais, le sien était de se faire passer pour quelqu'un de bien. Il frappa à la porte du Conseiller, l'air pas très frais, malgré sa tenue impeccable, et ses cheveux peignés avec tant de maniaquerie que l'on aurait dit qu'il les avait rangés selon leur longueur sur son crâne. D'ailleurs, il était amusant que sous le conseil d'Eliott, il portait une cravate bleue dissimulée en partie sous un épais pull gris foncé, mais cela ne se mariait pas avec son regard, tellement cerné qu'on avait l'impression qu'il avait foutu du fusain tout autour.

Gabriel frappa donc à la porte, et une fois que Liam l'invita à entrer, il lui sourit. Un mort-vivant aurait paru plus sympathique.


« Bonjour Monsieur O'Callaghan, annonça-t-il en posant ses yeux directement sur la grande perche rousse, j'espère que je ne vous dérange pas, et que je n'empiète pas sur votre heure de déjeuner ? »

Gabriel fronça les sourcils en entendant un bruit sur le côté, puis il remarqua la présence du furet qui tournait en rond dans sa cage. Le bureau de Liam était totalement opposé au sien, estima-t-il en une rapide analyse des lieux. La seule chose de similaire entre eux, c'était l'odeur du café noir et serré, impreignant les murs et les papiers. On lui avait autorisé la présence d'un animal ? Pourquoi pas. La prison l'étonnait encore un peu, avec son fonctionnement, et ses autorisations. Son sourire ne disparut pas, même s'il fatiguait vite.

« Je voudrais quelques renseignements pour un de mes patients... Gabriel s'arrêta, comme s'il se souvenait qu'il avait oublié quelque chose, ah... excusez-moi, je suis Gabriel Goodman, je suis arrivé en été en tant que psychologue. »

Liam était encore plus nouveau que lui, se rappela-t-il. Il ne devait pas encore connaître totalement la prison, lui-même ne retenait pas tous les noms de ses collègues. Au moins, il avait fait l'effort pour graver celui de l'Irlandais dans sa mémoire. Il continua avec sa politesse coutumière :

« Je disais donc que je viens pour un de mes patients qui voudrait faire une remise de peine, j'aimerais avoir plusieurs renseignements à ce sujet. »

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Sam 23 Jan 2016 - 13:32
Quand on fait un travail dans le social qui se mêle à l’administratif, il faut être habitué à sauter des repas afin de finir ses dossiers dans les temps. Et il était évident que Liam faisait aussi partie des personnes qui font des heures supplémentaires sans se plaindre et sans sourcilier. C’est pour cela peut être qu’il a autant de nourriture dans son bureau. Mais attention, même si cela donne un air bordélique, le bureau de Liam est tout de même bien organisé, les dossiers sont rangés, ses stylos sont toujours en ordre de taille et de couleur sur son bureau, il y a juste des pots à bonbons ou des petits plats avec des gâteaux cuisinés par sa mère de temps en temps. Aujourd’hui par exemple, elle avait fait de bons cookies aux pépites de chocolat. Cela ferait le repas de Liam, très certainement.

Liam était ici depuis quelques semaines maintenant, mais n’était que très peu sortit de son bureau, ne se sentant pas vraiment à l’aise avec le  restant de ses collègues. Si bien qu’il n’en connaissait pas la moitié en fin de compte. Lui il s’entretenait surtout avec les comptables et l’assistant de la directrice. Il en était tout. Présentement, il s’affairait sur le cas  d’un détenu récemment arrivé qui souhaiterait pouvoir faire des photographies de la vie en prison. Le petit rouquin boutonneux avait ému Liam, mais alors qu’il feuilletait le dossier de Malcolm Moore et les crimes qu’il avait commis, il devenait de plus en plus livide. Et oui Liam, tu t’attendais à quoi ? Tu es dans un asile carcéral, pas dans un vulgaire centre de redressement pour adolescents !

Il porta machinalement un cookie à sa bouche et croqua dedans en tournant la page, se disant que ce dossier serait biiiiien plus compliqué que ce qu’il croyait. Mais il y avait peut être des chances d’obtenir ce qu’il voudrait en expliquant qu’il n’y avait pas de femmes en prison et donc que sa déviance ne serait pas nourrie. Oui enfin s’il savait le pauvre. C’est là qu’on toqua à la porte, il avala rapidement la fin de son cookie en bégayant un : « En-entrez ! » maladroit. Il regarda son collègue entrer et bu une grande gorgée de café noir pour faire passer le biscuit.
Il reconnu que c’était l’un des deux psychologues de la prison, il ne savait pas lequel des deux c’était car il n’était encore jamais venu les saluer, son naturel timide l’empêchait de le faire naturellement. Il se contenta de lui sourire, tâchant de masquer son angoisse à l’idée d’être en présence d’un homme aussi charismatique. Il s’amusait d’ailleurs à faire tourner son alliance nerveusement autour de son doigt, histoire de s’occuper les mains. Le blond devant lui avait une prestance incroyable.

« Bonjour… » Commença-t-il en se trouvant l’air bête étant donné qu’il ne connaissait pas son nom. « Non vous ne me dérangez pas, j’ai sauté la pause déjeuner pour m’attarder sur un dossier compliqué. » Dit-il avec un petit sourire, comme si les dossiers compliqués lui faisaient plaisir.

Si Gabriel était le parfait contrôle de soi, Liam était l’inverse. Tous deux étaient hypocrites dans leurs attitudes, Liam se forçant à paraitre enthousiaste dans tout ce qu’il faisait alors que rien ne lui plaisait vraiment et que tout ce qu’il voulait, c’était rendre tout le monde heureux, et faire que le monde soit meilleur. T’es trop sensible, Liam. Tellement sensible que voir son collègue dans un tel état… Les yeux de pandas, le teint pâle, le regard un peu vitreux… Le pauvre devait être malade ! Cela lui faisait une peine affreuse et il faisait tout en son pouvoir pour s’empêcher de lui passer un plaid autour des épaules, de l’allonger sur son canapé et de lui tendre du café et des petits gâteaux. Trop maternelle cette perche rousse.
Il attaqua cependant tout de suite avec la raison de sa venue et Liam avait déjà sortit un petit bout de feuille, stylo en main pour prendre des notes sur ce qu’il désirait, mais il s’interrompit pour se présenter.

« Oh oui, c’est donc vous M. Goodman. Ravi de vous rencontrer. » Puis de poursuivre. « Je suis Liam O’Callaghan. » En insistant bien sur la prononciation à l’Irlandaise et non avec cet accent Américain qu’il n’aimait pas. « Mais vous sembliez déjà le savoir. »

Petit sourire, puis il lui fit signe de s’asseoir sur le fauteuil en face de lui, avant de se détourner du bureau, mug en main pour aller se remplir sa tasse de café noir bien chaud. Il lui tournait ainsi le dos, pendant qu’il s’affairait, et en profita pour lui demander,

« Vous voulez un café ? » S’il accepte, il le lui apportera, avec un petit commentaire. « Par contre, il est un peu fort, je l’aime ainsi. » Pour ne pas dire qu’il est complètement noir.

Il ne pense pas à proposer de sucre,  Gabriel n’a pas un visage à consommer du sucre. Cependant il lui montre le petit plat de cookies fait maison s’il avait faim. Il retourna enfin s’asseoir à son poste de travail et posa le mug près de l’écran d’ordinateur.

« Je vous écoute, les remises de peines sont des dossiers assez compliqués à faire valoir surtout si le détenu est interné depuis peu de temps. Pour qui est-ce ? »

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Gabriel Goodman
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Sam 23 Jan 2016 - 15:41
Un adolescent.

Gabriel garda son sourire doux et bienveillant, puis il avança d'un pas dans le bureau de Liam. Son regard se posa immédiatement sur le rouquin, qu'il détailla sans aucune expression particulière. Oui, un adolescent. O'Callaghan sembla avoir avalé de travers ou quelque chose de la sorte, car il paraissait fort perturbé par sa présence. Alors avec patience, Gabriel attendit qu'il se reprenne sans décrocher son regard du sien. Et... il ne s'était pas attendu à croiser deux pupilles aussi différentes ! L'une verte, l'autre marron. Des cheveux roux. Voilà un homme atypique, songea le psychologue. De longs cheveux roux, et des yeux vairons... oui, s'ils avaient été à l'école ensemble, il aurait été fort probable que le psychologue aurait fait partie de ceux le nommant « l'enfant du démon », ou des trucs du genre... quand bien même il se serait montré gentil en sa présence. Sa langue aurait fini par le poignarder plusieurs fois dans le dos. Gabriel avala sa salive en sentant les ganglions se frotter douloureusement à sa gorge, puis il se dirigea vers le fauteuil face au bureau de Liam. Il aurait préféré se montrer dans son plus bel état, mais il devait faire avec.


« Oui, je me suis permis de me renseigner sur le personnel de la prison pour des raisons pratiques. »

Gabriel n'ajouta pas qu'il « parlait » souvent de Liam à ses patients. Lorsque ces deniers posaient des questions en rapport avec l'administration, il finissait toujours par les renvoyer au Conseiller ; c'était son rôle, après tout. Certes... Gabriel devait lui donner un peu plus de travail. Il prit place dans le fauteuil, puis il croisa les jambes ; les doigts liés entre eux sur ses cuisses, il hocha la tête à la proposition de Liam.

Ah... mais tout de suite ! Si le rouquin lui proposait un café bien noir , il paraissait un peu plus adulte, et augmenter d'un point sa position sur l'échelle de la sympathie de Gabriel. L'échelle de la Sympathie délimitait la plèbe des entités supérieures — lui se trouvant tout en haut bien sûr —, et Liam en lui demandant s'il voulait un café bien noir venait de dépasser la moyenne, il se retrouvait un point au-dessus de la plèbe. Gabriel ricana, et l'informa :


« Ne vous en faites pas, j'aime le café noir. »

C'était d'ailleurs la seule chose de noire qu'il appréciait. Le jeune homme suivit Liam des yeux, lorsque ce dernier se releva. Oui... une sacrée grande perche, un échalas roux de presque deux mètres ; déconcertant. Gabriel n'aimait pas les gens trop grands, il détestait devoir lever sa pupille glacée sur eux ; c'était désagréable. Il supportait les brutes, les espèces d'animaux de la prison, mais pas les échalas de deux mètres — ou presque. Il se massa la nuque, puis il entra dans le vif du sujet :

«Il s'agit d'Eliott Higgins, il est arrivé il y a un an environ. Il désire une remise de peine pour plaider le motif de son meurtre en tant qu'état dépressif. »

Mais... avec ce que Gabriel avait appris sur l'homme, il ne pouvait pas accepter de le libérer. Eliott s'était révélé réellement dangereux ; une autre personnalité se cachait au fond de lui. Toutefois, afin d'obtenir une totale confiance, il acceptait de « faire semblant » de vouloir l'aider, et de monter un dossier en sa faveur. De plus, ce désir de remise de peine coïncidait avec l'arrivée de son frère en prison.

« Monsieur Higgins m'a dit que le précédent psychologue avait mis la raison de son acte sous couvert d'une dépression, idée qu'il a d'abord rejetée, mais qu'il est prêt à accepter. »

Gabriel se racla la gorge, en la massant un peu. Hormis son haleine de malade, ses yeux plissés de fatigues, et ses lèvres sèches... enfin non, il ne fallait pas se leurrer ; il n'était pas dans son état habituel. Il enviait presque à Liam sa bonne santé actuelle. Il remarqua l'alliance que ce dernier portait, il était à peine étonné. Liam ne paraissait pas très à l'aise. Gabriel reprit :


« Si vous n'avez pas lu son dossier — sinon je vous prie de m'excuser —, Monsieur Eliott Higgins a tué un policier au cours d'un hold-up qui a mal tourné. L'objectif de ce hold-up était de pouvoir financer ses études en droit. »

Chose ironique, n'est-ce pas ? Lorsque Gabriel y pensait, il avait envie de rire. Eliott Higgins avait été destiné à une carrière exemplaire, mais... une petite erreur l'avait poussé à tomber dans le mauvais côté de la force. Le jeune homme prit la tasse et souffla dessus avant d'en boire une gorgée ; il ne porta aucune attention sur les cookies, le sucré l'écoeurait. Il reporta son attention sur Liam en léchant sa lèvre supérieure pour y récolter une goutte de café abandonnée là.

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Sam 30 Jan 2016 - 17:01
Bien que Gabriel gardait son sourire scotché à son visage, Liam voyait parfaitement bien que ce jeune homme n’était pas au parfait de sa forme, loin de là. Son nez était rouge, ses yeux brillaient un peu et il ne s’étonnerait pas si ce dernier avait de la fièvre. Il fallut tout son courage à Liam pour retenir tous les élans maternels qui pouvaient le prendre à chaque fois que quelqu’un passait la porte de son bureau.  Une fois ce dernier installé, il lui servit donc son café bien noir avec un petit sourire en coin quand il l’entendit dire qu’il l’aimait ainsi. Liam eut un petit rire soufflé par le nez et revint s’asseoir à sa place, se permettant d’ajouter alors.

« Je ne vous propose pas de sucre ni de lait pour blasphémer ce breuvage ? »

Il plissa les yeux dans un petit rire, amusé, alors qu’il portait déjà la tasse à ses lèvres, manquant de se brûler, mais il garda sa douleur à l’intérieur de lui-même, avalant difficilement avant de reposer la tasse, essuyant de l’index une petite larme qui avait perlé au coin de son œil vert.
Enfin bref, Gabriel était présent pour une raison et à peine eut-il prononcé le nom du détenu que Liam le tapa dans la base de donnée pour avoir son dossier qui apparait sous les yeux. Il n’a certes pas lu tous les dossiers, mais celui-ci oui, mais avoir le rappel sous les yeux peut être fortement utile.

Il parcouru rapidement les grandes lignes pour se le remémorer, après tout on ne peut pas retenir le dossier de chaque détenu non plus, tout en écoutant les paroles de son collègue, il hochait la tête et prenait quelques notes, fronçant les sourcils car ce dossier ne lui semblait pas aisé et pas du tout tourné en la faveur du demandeur. Il haussa finalement les épaules et se massa l’arrête du nez en décollant son visage de l’écran, reposant son regard sur son collègue, presque choqué de le voir encore vivant vu l’état lamentable dans lequel il semblait être.

« Je vois. » Commença-t-il, un peu embêté. « Ce dossier ne sera pas facile, une remise de peine n’est jamais chose aisée mais dans son cas… »

Il tenta de reprendre les éléments dans l’ordre des choses afin de ne rien oublier, il baissa son regard sur ses notes, Clover choisi cet instant pour couiner, réclamant à sortir de sa cage, Liam le foudroya d’un regard autoritaire et paternaliste, ponctué d’un « Pcht. » pour le faire taire. Comme si le furet en avait quelque chose à faire. Liam prit une gorgée de café et repris enfin.

« M. Higgins a commis un meurtre, qui plus est, sa victime est un policier, et vous ne serez pas sans savoir que lorsqu’un policier meurt, ce sont tous les Etats Unis qui se ruent sur l’affaire pour défendre la victime et faire pourrir le meurtrier en prison, peut importe les raisons… Ressortir ce dossier attirera les médias… Mlle. Amy ne sera pas ravie. »

Enfin dans tous les cas, que la Directrice soit ravie ou non, il s’en fichait un peu, il voulait juste bien faire son métier. Il se lécha la lèvre inférieure et leva les yeux au ciel dans un petit soupir. Décidément, il n’y avait que des dossiers compliqués ici.

« Qui plus est, demander une remise de peine au bout d’un an, cela se fait peut, mais nous pouvons toujours monter un dossier même si… Si vous voulez mon avis, le juge ne s’y intéressera pas vraiment. »

Il regarda à nouveau le dossier informatique pour voir s’il y avait des note sur son comportement depuis son entrée en prison et grimaça de plus belle. Il croqua dans un cookie nerveusement, secouant la tête, déçu.

« Ce dossier est une peine perdue, il est reconnu comme membre actif du gang Othala’s Blood, ce n’est pas comme si cela penchait en sa faveur… Dans tous les cas, je peux commencer un dossier mais il me faudrait un compte rendu détaillé de son état psychologique, surtout s’il faut plaider la dépression… »

Il se remit à boire son café, ayant un véritable air peiné pour ce détenu. C’était un meurtrier mais il était triste de savoir que son dossier ne serait pas accepté.

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Gabriel Goodman
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Sam 30 Jan 2016 - 19:25
«Non... en effet, ni sucre, ni lait. »

Mettre du lait dans son café... quelle hérésie. Gabriel songeait que toute personne s’omettant ce crime méritait la peine de mort ; cela concernait malheureusement un bon nombre de ses patients. Il cala son dos contre le dossier du fauteuil, les jambes toujours croisées, et les mains sur la tasse ; il bougeait un minimum. Du moins, il essayait, car ses yeux le piquaient et qu'il ne pouvait pas toujours s'empêcher de renifler. La gorge prise influençait sur le son de sa voix, la rendant davantage grave, mais surtout plus rauque, ce qui collait moins à son image de jeune homme angélique. Liam ne faisait pas plus âgé que lui d'ailleurs, Gabriel était certain qu'il était plus vieux que lui. Il serait étonné.

Le psychologue accueilla la suite sans surprise, il n'était pas suffisamment naïf pour croire qu'il pourrait faire sortir Eliot Higgins de prison. Et encore moins avec ce qu'il avait appris de lui. Eliott n'était pas fou, il paraissait équilibre à première vue, mais comme chacun, il avait ses démons. Pour l'aider à les affronter, Gabriel devait les faire ressortir, et lui donner les armes nécessaires. S'il ne pouvait pas remettre en cause sa peine, il pourrait toujours l'aider à vaincre son frère. Il passa sa langue sur sa lèvre, puis il avala une autre gorgée de café. Liam était très différent de lui, songeait-il alors que son collègue cherchait le dossier de son patient. Une grande perche — il se focalisait sur ce détail —, même s'il n'avait jamais été petit. Roux, pendant qu'il était blond. Son style vestimentaire était discutable, jugea-t-il. Il se contentait de répondre poliment.


« Oh... vous savez pour les médias, une enfance difficile mettant en scène une mère alcoolique et un père absent suffira à “excuser” son geste. Monsieur Higgins faisait des études en droit, au moment de l'incident ; c'est pour payer l'université qu'il a fait cela. »

Même si... c'était particulièrement stupide, estima Gabriel. Une action paradoxale l'ayant conduit en prison, même si pour le meurtre... c'était discutable. Il ne pouvait pas se permettre de révéler à Liam qu'Eliott avait agi sous l'impulsion d'une seconde personnalité. Il ne l'avait pas encore signalé dans le rapport ; si Eliott désirait son aide, il devait aussi faire ses preuves. De toute façon, Gabriel comptait l'utiliser, sans son consentement ; il s'en passerait, sans même qu'Eliott s'en aperçoive. Il commença à caresser ses lèvres avec son index, pensif ; Liam avait raison.

« J'imagine oui... mais Monsieur Higgins se montre plutôt calme, cela joue en sa faveur. Et peut-être qu'avec les bons arguments... »

De toute façon, son but n'était pas d'aider Eliott à sortir de la prison, c'était de lui faire croire qu'il le soutenait. Même s'il échouait, Gabriel songeait que montrer qu'il avait essayé serait bénéfique pour son patient. Parce qu'il comprendrait qu'il n'était pas tout à fait seul face à son frère. Il ajouta :


« Monsieur Stintson pourrait plaider en sa faveur, j'ai cru comprendre qu'ils s'appréciaient tous les deux. »

C'était en tout cas l'impression que le psychologue avait eue, lorsqu'il en avait discuté avec Harvey. L'infirmier montrait un peu trop d'affection à l'égard d'Eliott, ce qui n'était pas bon pour eux deux. Il ne savait rien de la sexualité d'Harvey, toutefois... s'attacher à un patient ou à un prisonnier n'était pas une bonne chose. Gabriel posa la tasse sur le bureau, il allait se moucher, lorsque Liam lui apprit qu'Eliott faisait partie d'un gang. Il fronça les sourcils, il fixa son collègue.

« Ah... certes... »

Soupira-t-il avant de se moucher, et de jeter la boulette de microbe dans la poubelle. Parce que garder la sensation humide et gluant de la morve le dégoûtait, Gabriel s'empressa de nettoyer ses mains avec du gel désinfectant qu'il gardait sur lui. Il frotta ses paumes, tout en argumentant :

« Monsieur Higgins n'a pourtant pas l'air de se mêler beaucoup à la vie de la prison de manière générale. J'ai pu le croiser à l'atelier de dessin, et il évitait le contact avec les autres. »

Le jeune homme rangea le flacon dans sa poche, puis il reprit une autre gorgée de café. Il observa Liam sans rien dire pendant un moment, intrigué par ses yeux vairons. Il ne savait pas si cela faisait de lui un monstre, ou si cela participait à son charme ; il n'avait pas l'habitude de ce genre de physique. Pourtant, il avait croisé pas mal de patients qui pouvaient se vanter de sortir de l'ordinaire.


« Et... »

Gabriel secoua la tête pour se reprendre ; certes, il fixait toujours les gens, détaillant la moindre de leurs expressions, mais il s'était attardé plus que la courtoisie le lui permettait sur les yeux de Liam.


« Je disais donc... pour la dépression, Monsieur Higgins en a des symptômes, comme la mélancolie, et même s'il ne m'en a pas informé, il ne doit pas dormir et manger beaucoup. »

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Ven 5 Fév 2016 - 14:44
Le regard de Liam se détourna vers le psychologue au moment où ce dernier passait sa langue sur ses lèvres pleines, y recueillant certainement le goût du café qu’il venait d’avaler avec un plaisir certain. Le conseiller se surprit à trouver ce geste particulièrement sensuel, et son regard s’y attarda bien trop de temps. Cependant, il secoua rapidement la tête, ses joues s’empourprant contre son gré alors qu’il reposait à présent son regard sur le dossier du détenu Eliott Higgins. Il ne savait pas pourquoi il avait été troublé par ce geste, peut-être parce qu’il a tendance à faire une fixette sur les bouches et langues des gens en général… ? Oui, certainement. Le charisme de Gabriel –même malade- y était pour beaucoup, c’était certain.
Il écouta la réponse de son collègue sur les médias en grimaçant un peu. Les médias étaient la bête noire de cet établissement, et la directrice avait été très claire à ce sujet : si Liam voulait professer comme il l’entendait ici, il devrait se charger de dissuader toute tentative d’intérêt des médias.

« Oui, je comprends parfaitement monsieur Goodman, cependant je dois absolument faire en sorte de pouvoir traiter les dossiers des détenus sans aucune vague médiatique, ce serait un désastre si cela arrivait, Madame Amy a été très claire à ce sujet… »

Et puis, payer des avocats pour protéger l’établissement, ce n’était pas donné. Surtout que d’après ce qu’avait laissé entendre la Directrice, les fonds de la prison n’étaient pas inépuisables, loin de là. Il secoua la tête à nouveau  en constatant qu’il avait fait cela pour payer son université de droit. Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire sarcastique.

« Excusez mon sourire, mais je trouve la situation ironique d’enfreindre la loi pour des études de droit… Ce n’est que mon avis. » Conclut-il.

Il porta le café à ses lèvres et en bu une longue gorgée, se disant que ce ne serait pas aisé d’accéder en la faveur de ce détenu, mais si la demande était faite, il se devait de la faire suivre. Pendant qu’il parlait, il imprima un nouveau dossier de demande de remise de peine, et remplis rapidement l’entête avec le matricule, et l’identité du détenu, la durée et la cause de la peine. Le reste, ce serait à remplir au fur et à mesure avec les pièces justificatives demandées.

« Heureusement qu’il se montre calme, sinon ce serait encore pire. C’est tout dans son intérêt de rester calme et de participer aux divers ateliers pour montrer qu’il s’intègre à une communauté et donc qu’il pourrait s’intégrer à nouveau à la vie active. S’il maintient sa demande je devrais donc prendre un rendez-vous avec lui pour m’entretenir sur ses projets d’avenirs et sur la vie professionnelle qu’il aimerait avoir s’il sort d’ici. » Il marqua un léger temps d’arrêt, complétant autre chose sur le dossier. « Ce sera valorisant pour son dossier s’il montre qu’il est prêt à faire à nouveau partie de la société. Cela plaidera en sa faveur, de même que le témoignage de M. Stintson sera recueilli, du coup. »

Il le laissa se moucher et avaler la nouvelle de son appartenance au gang tout en finissant son café tranquillement, il se leva pour s’en servir un second, et proposa d’un geste à Gabriel de lui en servir un nouveau, ce qu’il fit si ce dernier acceptait. Il revint enfin à sa place, et ne chercha pas à combler le silence, son regard se plantant dans les iris bleues de son collègue, troublé par son insistance à le regarder, il rougit de plus belle, bien plus qu’au début, n’arrivant cependant pas à détourner le regard pour le coup. Il avait honte de ses yeux, il savait qu’il était bizarre, mais il espérait que personne ne lui fasse de remarque ici. Il secoua la tête quand il reprit la parole, reposant son regard sur son dossier papier.

« Oui, très bien, il me faudra du coup  tous ses comptes rendus psychologiques depuis le début de son incarcération, j’irais chercher son dossier médical avec M. Stintson et je prendrais son témoignage écrit aussi, et hm… Si je dois m’entretenir avec M. Higgins, désirez-vous être présent ? Que je cale le rendez-vous sur une plage horaire commune… »

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Gabriel Goodman
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Ven 5 Fév 2016 - 17:24
Gabriel retint toute réaction devant le rougissement de Liam, et ce de justesse ; il était intrigué par ce qui avait déclenché une telle chose chez son collègue, sans pour autant chercher à le savoir. Trop gênant de poser la question, et puis... cela pouvait être que de la timidité naturelle, n'est-ce pas ? Même si par ici, il valait mieux se montrer ferme pour ne pas se faire manger par les détenus. Lui, il préférait la neutralité, traitant les prisonniers de la même manière qu'il traitait les autres. Au moins, le jeune homme leur évitait un quelconque ressentiment à son égard, et l'égalité suggérée par son comportement leur permettait de se confier facilement. Il reposa le café sur le bureau de Liam, après avoir vérifié qu'il n'en ferait pas de trace. Lorsqu'il en proposerait de nouveau, Gabriel accepterait naturellement en se dépêchant de terminer sa tasse. Il laissait toujours un petit fond qu'il avalait d'une traite, au cas où il ne pourrait pas s'en refaire. Il croisa les doigts sur ses cuisses, suivant les faits et gestes de son collègue. Il devait certainement plaire aux filles, songea-t-il.

Gabriel avait rarement croisé des roux et des rousses qu'il pouvait qualifier de « jolis » ; la plupart du temps, l'état de leurs peaux, ou encore les taches de rousseur le révulsaient. Gabriel aimait la perfection, un défaut et voilà qu'il trouvait la personne laide. Sans doute parce que sa mère s'était démenée à rendre ce fils-là aussi parfait qu'une statue de marbre.


« Ne vous en faites pas, j'ai sensiblement pensé la même chose, lorsque Monsieur Higgins me l'a expliqué. En réalité, il était plutôt doué dans ses études, et c'est le désespoir qui l'aurait poussé à l'acte. Les gens peuvent agir de la manière la plus stupide possible sous le coup de l'émotion. Il a dû se sentir désemparé, isolé, et... il a trouvé un moyen — très discutable, j'en conviens — de réaliser son rêve. »

Et Eliott avait échoué. Lorsque Gabriel repensait à son patient, et à tout ce qu'ils avaient pu se dire, il ne pouvait pas s'empêcher de sourire au coin devant l'ironique de sa situation. Toutefois, ce n'était pas parce qu'Eliott avait été excellent dans ses études qu'il aurait pu faire un bon juge, estimait-il. Ce qui le poussait à dire cela ? Le juger sur les apparences, par exemple ? Comme Icare, Eliott était vaniteux. Gabriel fixait toujours son regard sur Liam, curieux ; le conseiller était tellement... spontané, finit-il par conclure, malgré sa froideur apparente. C'était un mélange intéressant. Toutefois, Gabriel l'encouragerait à préserver son masque de froideur autant que possible pour ne pas trop s'impliquer avec les détenus. Harvey Stintson avait le même souci ; c'était courant chez les personnes sensibles.

« Il me semble que Monsieur Higgins veut reprendre ses études en droits, et se consacrer à la justice infantile. Il se sent concerné par ce qu'il peut arriver aux enfants. »

Au regard de son propre passé, Eliott chercher sans doute à se réconforter en pensant qu'il pourrait offrir la chance qu'il n'avait jamais eue. Gabriel rangea quelques mèches blondes derrière son arrière, il se redressa pour reprendre sa tasse en remerciant Liam dans un souffle. Et vint... le sujet délicat du dossier psychologique d'Eliott. Le jeune homme reprenait tout à zéro avec son patient, préférant bâtir son propre diagnostic plutôt que de croire ce que son prédécesseur avait pu écrire là-dessus. Avec un sourire ennuyé — il ne l'était pas tant —, il joua la carte de la confidence :

« Je sais que Monsieur Higgins n'appréciait pas son précédent psychologue. Il a besoin de certaines règles que l'ancien thérapeute n'a pas respectées, et qui a déclenché une crise de rage chez lui. Il l'a agressé en pensant se défendre. »

Gabriel joua avec ses doigts sur la tasse. Il savait que ce qu'il allait apprendre à Liam ne jouait pas en la faveur d'Eliott, cependant... il n'allait pas mentir pour ce dernier. Il était appliqué dans son travail, et quand bien même il avait conscience que cela ne mènerait à rien, il donnait l'espoir d'Eliott de pouvoir sortir de l'emprise de son frère. Gabriel hésitait à aborder le sujet avec Liam.

« Par exemple, si vous vous trouvez face à Monsieur Higgins, évitez les contacts physiques, c'est quelque chose qui a l'air de le terroriser. »

Ce que l'ancien psychologue n'avait pas respecté, apparemment. Gabriel remua les épaules, le regard voilà par la fièvre, il le détacha enfin des yeux de Liam pour le porter sur son alliance. Marié ? Ce n'était pas si difficile à imaginer, même si selon lui... il trouvait cela fort jeune. Un amour de lycéen qui s'était fini par des fiançailles, sans doute.

« Cependant, je ne pense pas que vous aurez de quelconques soucis avec lui, Monsieur O'Callaghan. Vous aurez même plus de chance de le mettre à l'aise que moi. »

Gabriel sourit à Liam. Oui, il venait de lui faire un compliment.

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Lun 8 Fév 2016 - 15:52
Liam ne put s’empêcher de constater que Gabriel était une personne soigneuse. En effet, il faisait attention à ne pas salir le bureau avec sa tasse de café, et le conseiller social ne pouvait que lui en être gré. Le rouquin n’était pas du genre maniaque mais il est vrai qu’il aimait que les choses soit bien ordonnées, et propres. Au vu de l’ambiance chaleureuse de son bureau, nous pourrions croire que  c’est la porte ouverte au bordel en tout genre, mais non pas du tout. Son bureau est nickel, ses stylos rangés, son petit cahier de note posé juste en dessous, il a un petit dessous-de-verre gris sur lequel il pose son café juste à côté de l’écran  de l’ordinateur, et derrière lui, il a une graaande armoire avec tous les dossiers papiers des détenus, rangés par ordre alphabétique. Si Liam était du genre à avoir sa vie personnelle en bordel, sa vie professionnelle était parfaitement organisée. Lorsqu’il accepta le second café, il attendit qu’il vide sa tasse pour payer sa seconde tournée, avec un petit sourire au coin des lèvres.
Contrairement à ce que son collègue pouvait penser, Liam ne plaisait pas aux femmes, du moins, s’il leur plaisait, il n’en était pas conscient et le peu qui osaient s’approcher de lui étaient rapidement dévorées par la belle Talisha.

« Très discutable en effet… » Murmura l’Irlandais un peu sèchement, même si au fond il se disait : Pauvre garçon…

Liam ferait mieux de se protéger en travaillant dans un tel milieu. Il ne pouvait se permettre de s’attacher aux détenus, et en effet, il portait pour cela un masque d’argile face aux détenus, qui risquait de s’effriter à l’usure. Il se connait le Liaminou, il a un cœur de beurre. Mou comme du chewing-gum, s’il pouvait faire des câlins à tout le monde pour les réconforter il le ferait. A la notion de la reprise d’étude, Liam écarquilla les yeux, complètement surprit par ce qu’il entendait.

« Continuer en droit ? C’est insensé, avec son casier il ne pourra jamais travailler dans ce domaine, cet homme a tué quelqu’un. » Cela paraissait évident, mais Liam ne pouvait s’empêcher d’avoir le cœur serré pour ce pauvre homme.

Il en savait pas ce que c’était que d’être privé de ce qu’on voulait faire, il avait toujours voulu travailler dans le social et il avait réalisé ses souhaits, mais il s’imaginait bien que le détenu serait vraiment triste de l’apprendre. Avoir un meurtrier qui s’occupe de la cause des enfants, c’était un peu le serpent qui se mordait la queue, on ne le laisserait jamais finir ses études dans  ce domaine, il en était certain. Et s’il y parvenait, jamais il ne pourrait travailler dans le juridique, il faut un casier vierge. Liam passa pensivement ses doigts sur les barreaux de la cage posée à sa droite sur un meuble derrière le bureau, l’animal venant renifler doucement avant de bailler, pas très actif aujourd’hui. Le roux se passa une main dans les cheveux, ramenant toute sa tignasse sur la gauche, dégageant ainsi son cou et sa nuque, l’air frais lui faisant du bien. Ça tient chaud ces cheveux-là ! Il porta à nouveau la tasse à ses lèvres et en bu une longue gorgée tout en écoutant son collègue parler du cas Higgins.

« Oh je comprends… Pauvre jeune homme… Il n’est pas aisé de travail avec ces personnes, mais le psychologue aurait dû savoir… Il ne devait pas être assez compétent… » Souffla-t-il dans un petit rire du nez.

Il regarda les doigts fins de Gabriel glisser sur la tasse… Trouvant ses mains propres et soignées, presque féminines… il en rougit légèrement, et haussa les épaules dans un soupir las. Il fut heureux cependant de la confidence du psychologue quant au fait qu’il ne fallait pas toucher Elliott.

« Ne vous en faites pas, M. Goodman, je ne suis pas du genre à avoir des contacts physiques avec les détenus… » Pas comme certains. Se retint-il d’ajouter non sans jugement.

Il regarda à nouveau son collègue, trouvant que son état se désagrégeait au fur et à mesure de la conversation, il croisa les bras sur son torse en se callant dans son fauteuil, le dossier allait être traité, mais il était certain que c’était peine perdue. A son compliment, il sourit, suivant les doigts de Gabriel se perdre sur sa tasse à nouveau.

« Vraiment… ? J’essaie de faire mon possible pour le cadre leur soit chaleureux, je n’ai aucune valeur médicale, mais parfois ils se confient à moi, et c’est utile pour certains dossiers… Je pense que nous allons travailler en étroite collaboration M. Goodman. » Il sourit, presque tendre.

Puis il hésita, mais se pencha un peu sur le bureau, murmurant d’une voix plus douce, le regard inquiet.

« Je vous prie d’excuser mon indiscrétion mais… Vous ne semblez pas au meilleur de votre forme, ne voudriez-vous pas passer à l’infirmerie ? »
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Gabriel Goodman
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Lun 8 Fév 2016 - 19:04
« Dans ce cas, je vous encourage à le lui dire, lorsque vous le verrez. »

À première vue, la phrase du psychologue pouvait paraître sèche et agacée. En réalité, il n'en était rien ; le ton, le sourire courtois changeaient presque le sens de ses paroles. Oui, Gabriel demandait à Liam de rappeler Eliott sur terre, et échapper à une volée de mots méprisants, furieux qui lui seraient premièrement destinée. La relation qu'il entretenait avec le plus jeune des Higgins était particulière, ou plutôt Eliott changeait l'angle selon lequel il pouvait l'apprécier — ou non — en fonction des sujets abordés. C'était pénible, surtout lorsqu'Eliott se servait de son mépris envers lui et de sa colère pour fuir les vérités qu'il mettait en avant. Gabriel cessa de penser au cas d'Eliott, lorsqu'il aperçut que Liam fixait ses doigts en rougissant ; cette fois-ci, il s'octroya l'autorisation de froncer les sourcils. Il cessa de les bouger, attendant que le rouquin reprenne ses esprits. Il jeta un coup d'oeil à sa main, en frottant son pouce contre l'index ; Gabriel ne comprenait pas.


« Je suppose, fit-il concernant son prédécesseur. »

Même si pour Eliott, un psychologue compétant s'agissait avant tout de quelqu'un allant dans son sens. Gabriel essayait de s'y plier, au moins pour établir une relation de confiance avec son patient ; voilà pourquoi, parce que son allure générale mettait mal à l'aise Eliott, il avait consenti à enlever sa cravate, et défaire un peu sa chemise. Le résultat ? Un rhume. Liam avait dégagé sa nuque, son attention étant limitée à cause de la fièvre, Gabriel le remarqua bien après. C'était... étrange. Non, Liam était étrange ; il rougissait en l'observant, il était tout en finesse, et... de dos, le jeune homme était certain qu'il aurait pris le conseiller pour une fille. À ce sujet, il venait de se rappeler d'une rumeur courant sur lui : n'était-il pas en train de changer de sexe ? Cela pouvait expliquer le semblant de féminité qui se dégageait du Conseiller ; ses fragments de féminité persistaient sans doute encore un peu. Ah... croire à ce genre de choses n'était-ce pas un peu ridicule ? Se demanda-t-il, ils n'étaient plus au lycée.


« Oui, vraiment, Monsieur O'Callaghan, avança Gabriel en souriant avec bienveillance. Je sais par exemple qu'Eliott Higgins n'est pas à l'aise en ma présence. »

Parce que Gabriel ressemblait sans doute à Icare Higgins... même si Gabriel ne comprenait pas totalement en quoi. Parce qu'il était blond et bien habillé ? On n'allait tout de même pas se plaindre qu'il soit impeccable ! Eliott était paranoïaque. Gabriel caressa pensivement la hanse de la tasse, avant de se rappeler que ce geste intriguait Liam, ou le fascinait ; il ne savait pas très bien. L'air de rien, il prit une gorgée de café qu'il avait laissé refroidir, en appréciant l'amertume et l'arôme âcre qui s'en dégageait.


« Je pense que nous devrions nous voir régulièrement pour aider du mieux que nous pouvons les détenus, fit-il lorsque Liam parla de leur étroite collaboration. Je sais que le dossier de Monsieur Higgins ne sera pas simple à gérer, surtout depuis que son frère est venu le rejoindre ici. »

Parce qu'il fallait tout de même mentionner Icare Higgins à un moment ou un autre, même si Gabriel s'offrit le luxe de ne rien dévoiler de plus au sujet de ce dernier. Il devinait bien que Liam portait un masque, mais qu'il le laissait tomber à la moindre émotion ; il ne savait pas comment réagirait le Conseiller s'il apprenait qu'Icare Higgins était un sociopathe aux multiples personnalités. Enfin, lorsque Liam se pencha sur son bureau, le psychologue se rapprocha un peu, il pensa qu'il voulait lui dire quelque chose sur le ton de la confidence. À sa remarque, Gabriel plissa le front, et il sourit de nouveau avec une attitude détachée.

« Oh... je crois que les infirmiers m'ont assez vu comme cela. »

C'était une allusion au fait qu'il avait rencontré Monsieur Stintson suite à ses crises de tensions, dues au surmenage. Une semaine à peine après son arrivée, le psychologue était tombé raide, comme un cadavre, dès la fin d'une séance avec un patient qui regrettait de ne pas voir sa fille. Il avait passé l'heure à essayer de repousser ses limites, jusqu'à ce que son corps lâche. Liam semblait soucieux des autres, voilà ce qu'il lui montrait. En soufflant sur la tasse pour en reprendre une gorgée, Gabriel ajouta en plantant ses iris dans celles de Liam :

« Je vous remercie de vous inquiéter pour moi, Monsieur O'Callaghan, votre intention me touche. »

La dernière remarque était bonus, Gabriel voulait simplement tester les réactions de son collègue.

« Toutefois, hormis un peu de fièvre, je vais bien. »

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Ven 12 Fév 2016 - 15:27

« Comptez sur moi pour le lui dire. »  Enchaîna-t-il du tac-au-tac sur un ton qui pourrait paraitre sec, avant de se radoucir. « Je ne voudrais pas qu’il se berce d’illusions, la chute serait bien douloureuse. »

Il n’y a rien de pire qu’un homme qui perd espoir pour Liam. Un homme qui n’a plus rien à attendre de la vie devient dangereux, pour lui-même et pour les autres aussi. Le conseiller était quelqu’un de particulièrement sensible et aimant avec les personnes qu’il fréquentait, même s’il tentait de rester froid, l’illusion ne durait jamais trop longtemps. Il était bien trop soucieux du bien-être des autres et cela le minait parfois, rendant ses soirées moroses… Ce qui n’était pas pour déplaire à sa femme qui ne cessait de lui qu’il n’était qu’une petite princesse sensible et qu’il ferait mieux de s’endurcir s’il voulait devenir un homme, un vrai, un jour. Boire du café noir ne suffisait pas d’après elle, si juste après on chouinait devant le Roi Lion en mangeant des Miel Pops. … Oui bon pour la virilité de Liam, on repassera. Et pour la tendresse de Talisha, aussi.

Gabriel était une personne spéciale, assez froide d’apparence et à le voir d’ici il était certain que sa peau devait être glacée, il se dégageait de lui quelque chose de dérangeant, intrigant et terriblement fascinant. Mais il était froid, son sourire n’était pas engageant… Et pourtant Liam avait envie de s’y perdre. Liam n’était pas au courant de la rumeur qui courait sur son changement de sexe et encore heureux car cela l’aurait gêné au plus haut point. Il caressa pensivement son alliance avant de froncer les sourcils en se disant que Talisha n’était vraiment pas sympa en ce moment. Il avait besoin de sortir… Se détendre. Il irait certainement boire un verre après le travail… Seul. C’est triste mais cela lui permettait d’échapper au cocon familial et aux gaz de grossesses générées par son dragon de femme. Il se massa la nuque endolorie à force de se tordre sur son bureau et son ordinateur, réprimant un soupir de bonheur.

« Pas à l’aise en votre présence ? Je suppose que c’est dû à votre charisme ? » Répondit Liam en rougissant. « Il est vrai que vous êtes assez impressionnant M. Goodman, cela ne m’étonne pas que vous impressionniez M. Higgins. »

Gabriel avait vraiment un quelque chose de sombre en lui, dans son attitude, malgré la maladie, et une classe impressionnante. Liam se surprit à l’envier et à vouloir lui ressembler, se disant que c’était avec ce genre d’hommes que Talisha désirait se retrouver… Mais Liam ne pourrait jamais se tenir d’une telle façon et s’habiller en costumes tous les jours. Il était tellement bien en sarouel le weekend… Si ça se trouve, dans l’intimité, Gabriel mettait des joggings Addidas…  Le regard du roux fut attiré par ses doigts à nouveau, qui caressaient la hanse de sa tasse. Il rougit, sans même savoir pourquoi et détourna bien rapidement le visage. Il aimait ses mains.

« Son frère… ? Icare c’est cela ? » Demanda-t-il en reposant sa tasse de café et s’essuyant les lèvres pulpeuses du bout de l’index. « Je suis surpris qu’il soit aussi ici… Je ne pense pas que cela soit bon pour votre patient, enfin je vous serais toujours grand ouvert si vous me désirez. »

Il eut un grand sourire, certain d’avoir dit quelque chose de tout à fait normal et avenant pour inviter son collègue à collaborer. Il finit sa tasse de café à nouveau, se délectant du goût avant de piquer un quart de cookie, et de le mâchouiller tranquillement, il avait rarement faim le midi.
Quant à la santé du psychologue, Liam fut surprit de savoir qu’il se rendait souvent à l’infirmerie. Il pencha la tête sur le côté et fit une petite moue, fronçant les sourcils avec un air inquiet. Il soutint alors son regard, et lorsqu’il le remercia, Liam baissa les yeux et rougit de plus belle.

« Je vous en prie, c’est naturel… Mais si vous avez de la fièvre, j’ai du paracétamol ici… » Dit-il en ouvrant le tiroir de son bureau.

S’occuper les mains lui permettait d’oublier sa gêne occasionnelle. Il en sortit une petite boite jaune, qu’il lui tendit.

« Vous pouvez en prendre si vous le désirez, c’est utile contre l’état grippale vous savez. »

Liam garda ensuite le silence quelques secondes… Puis demanda d’une voix douce.

« Aviez-vous d’autres choses à me dire M. Goodman ? Je vous tiendrais au courant de cette affaire, je convoquerais M. Higgins et j’irais voir M. Stintson aussi… »

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Gabriel Goodman
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Ven 12 Fév 2016 - 16:35
« Mon charisme ? Répéta Gabriel, l'air étonné. Il sourit ensuite, et enchaîna : oh... je suis loin d'être impressionnant, Monsieur O'Callaghan, le jeune homme marqua une pause et reprit : non... je l'inquiète, disons. »

Si Liam se retrouvait en présence d'Icare Higgins, il comprendrait sans doute le sentiment qu'éprouvait Eliott vis-à-vis du psychologue. Il caressa son cou, pensif ; et dire qu'il avait fait l'effort d'enlever sa cravate, tronquer ses habitudes de garçon bien éduqué pour paraître « humain », et le mettre à l'aise... Il en avait encore des crispations. Liam rougissait encore, en le regardant. Cette fois-ci, Gabriel ne put s'empêcher de trouver cela fort étrange ; de nouveau, ses mains semblaient être le moteur de ses fards. Il frotta son pouce à l'index, fixant son collègue en se demandant ce qu'il pouvait trouver à ses mains. Il remarqua ensuite que Liam touchait nerveusement son alliance, comme s'il craignait de la perdre, ou qu'il avait besoin de sentir sa présence pour se rassurer. Par ici, Liam serait une proie facile, songea-t-il.

« Icare... de son vrai nom, Andrea Higgins, l'informa Gabriel en continuant de sourire, par courtoisie. Il est amusant de noter que le plus jeune semble avoir eu l'idée de la rémission de peine, au moment où l'aîné est venu en prison. »

Gabriel ne pouvait pas tout dévoiler d'Icare Higgins, il ne faisait que lancer des indices à Liam pour que ce dernier comprenne de lui-même. Il se doutait qu'une fois partie, Liam irait voir les dossiers des deux frères ; il verrait vite ce qui liait le psychologue à Icare. Enfin... Gabriel ne voyait pas leurs similitudes ; il n'était pas aussi impoli et vaniteux qu'Icare. Gabriel alla porter la tasse à ses lèvres, lorsque Liam balança une phrase... surprenante. Il s'arrêta en haussant les sourcils, incertain. Avait-il bien entendu ? C'était une manière de lui faire savoir qu'il lui plaisait ? Ridicule. Il ne pouvait pas plaire aux hommes. Enfin, il l'espérait en tout cas. Gabriel ravala son jugement, prétextant que Liam l'avait dit sans arrière-pensée, puis il répondit :

« N'hésitez pas à passer me voir, Monsieur O'Callaghan, si jamais quelque chose vous porte souci. »

Trop gentil. Trop saint. Oui, Gabriel jugeait que la courtoisie le poussait à devenir un saint ; le Dieu de la Mauvaise Blague n'était pas d'accord à ce sujet. Il avala sa gorgée de café, puis il accepta volontiers les médicaments que Liam lui proposa, il frôla ses doigts en prenant la boîte d'ailleurs. Oui, Liam put constater à quel point sa peau était froide, malgré la fièvre. Il ouvrit machinalement la boîte, et il avala un cachet avec le café, il retint une grimace. C'était un peu trop gros pour être avalé « facilement ».


« Merci, Monsieur O'Callaghan, fit Gabriel en se relevant. »

Le jeune homme posa ses yeux sur l'alliance que Liam caressait toujours dans ses moments de gêne, il souffla du nez en retenant toute autre expression railleuse.

« Très bien, informez-moi de l'avancée de sa demande, je vous prie. »

Gabriel releva le col de sa chemise, et s'assura de la présence rassurante de sa cravate. Ses yeux allèrent du visage de Liam à l'alliance, une fois, deux fois. Il lâcha avec un sourire bienveillant :

« Prenez soin de vous, et d'elle. »

Sans préciser s'il parlait de la bague ou de l'épouse. Il se tourna alors en saluant une dernière fois le conseiller. Refermant la porte, il resta dans le couloir une ou deux secondes... ainsi Liam le trouvait « impressionnant » ? Alors qu'il faisait une bonne tête de plus que lui ? Et que depuis ses quinze ou dix-sept ans, il ne faisait qu'effleurer le 1,80 mètre sans jamais l'atteindre ? Non... il n'était pas « grand », il n'était pas « impressionnant ». Quelqu'un comme Monsieur Armand l'était, songea-t-il en prenant la route de son bureau. Un homme avec la mâchoire et les épaules carrées, le regard brillant d'assurance, et avec ce soupçon de charisme et de virilité qui lui faisait tellement défaut...

Oui, Armand était un « homme impressionnant ». Gabriel avait hâte de vieillir. Il chassa finalement ces pensées, en repensant à Eliott et Icare Higgins. S'il ne pouvait pas aider davantage le premier, il se débrouillerait de le libérer de l'emprise du second. En frottant ses deux mains l'une contre l'autre, il espéra que Liam resterait plus froid et distant avec les détenus ; il ressemblait à Harvey à ce niveau-là. À force de s'attacher, ils finiraient par se faire dévorer par leurs affections, en oubliant que les hommes passant devant eux étaient des meurtriers dans les moins pires des cas.

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Ven 12 Fév 2016 - 17:31
Liam resta silencieux face aux réponses de son collègues, hochant parfois la tête, prenant note de ce qu’il lui disait sur Icare, ou ponctuant de « Mh-mh » parfois. Il n’avait rien à redire, tout le dossier était en route, il avait tout ce dont il avait besoin pour l’instant. Il le laissa prendre le cachet, puis quand il se décida à se lever, il se leva à son tour pour le raccompagner, un sourire aux lèvres.

« Comptez sur moi, M. Goodman, vous serez le premier prévenu. »

Dit-il en lui tenant la porte alors qu’il s’appuyait légèrement dessus, un sourire tendre aux lèvres. Quand à sa seconde phrase à propos d’une « Elle » Liam eut un regard tendre et rêveur pour Talisha. Il se contenta de soupirer.

« C’est plutôt elle qui prend soin de moi vous savez, mais je fais de mon mieux. » Petit rire de courtoisie, puis il le laisse enfin repartir, refermant la porte sur lui.

Il choppe un snickers au passage, qu’il mange en même temps qu’il mange un cookie, incapable de se décider sur ce qu’il veut manger, puis finalement ressort les dossiers Higgins de la base de donnée et se plonge dans une lecture pleine de prise de note…

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