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Cold Ethyl

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Mar 27 Oct 2015 - 14:25
Malcolm se demandait s'il pouvait faire glisser ses poignets de ses menottes, tellement ces derniers étaient fins. Il sentait le métal râper contre sa peau, la chaîne émettait toujours ce même cliquetis hypnotisant. Une musique de prison ; les chaussures des gardes qui claquent, le cliquetis des menottes, la sensation que son corps pouvait participer à cet opéra. Ses genoux grinçaient, alors que dans l'ombre des gardes, le jeune homme portait un regard vide sur le décor. C'était le même que la veille ; rien n'avait changé. Des murs grands et froids, des hommes à la mâchoire carrée, un sol poussiéreux, et des barreaux aux fenêtres. Il se sentait presque chez lui ; il lui manquait simplement deux, ou trois effets personnels. Passer le reste de son existence coincé en prison, il pouvait l'avaler. L'ennui risquait de le tuer, à force, voilà tout. Malcolm n'avait jamais été quelqu'un de passionné ou de passionnant, il pouvait rester des heures debout sans bouger, et attendre. Le souci, c'était qu'il n'avait plus de réelles proies. Oh... bien sûr... il y avait toujours Monsieur Aiden, mais il avait peu de chance de le revoir, maintenant qu'il était isolé de la société.

Un vague sourire aux lèvres, le rouquin repensa à Monsieur Aiden. Il ne la détestait pas pour l'avoir trahi, et piégé ; il était profondément triste. Et il songeait encore à quel point, il avait été stupide. Un homme pareil, l'approchant soi-disant parce qu'il faisait de « belles photos », bien sûr que c'était intéressé. Comme d'habitude. Un ange... ne poserait pas son regard glacé pour sauver son âme. Mais pour le juger. Monsieur Aiden allait lui manquer, Noa... aussi. Il ne le verrait plus jamais, son meilleur ami était traumatisé de ce qu'il était. Malcolm ne pensait pas être brusquement devenu un monstre, un meurtrier. En parlant avec Monsieur Aiden, en se retrouvant face au juge, et devant sa famille, il avait compris que c'était dans sa nature. Shirley n'avait fait que le réveiller. Le souvenir s'effaça. Les gardes lui jetaient de drôles de coup d'oeil, à la fois écoeuré, méprisant, mais aussi craintif. Il était difficile d'imaginer qu'un sac d'os pareil était un criminel. Malcolm avait quelque chose sur sa figure qui contrastait avec sa nature même. Sans doute parce qu'il ressemblait à un adolescent avec son acné, qu'il n'était pas « fini », et que ses traits étaient doux ; ceux d'un gentil garçon obéissant.

Les menottes glissèrent sur ses poignets, il les massa. Il avait l'impression que même les deux ou trois poils se battant pour survivre allaient finir par se faire arracher par les menottes. Il n'avait pas pensé que cette partie de son corps pouvait être aussi sensible. Il avait une idée de là où on l'emmenait, mais même s'il avait des questions à poser, Malcolm gardait le silence. C'était malpoli d'être curieux, lui avait dit sa mère une fois, en le surprenant fouiller dans les affaires de ses soeurs. Le téléphone portable de Madisen regorgeait de révélations, et à l'époque, lorsqu'il avait compris que ses soeurs se transformaient en femmes, il s'était demandé si Madisen emprunterait le mauvais chemin qu'avait commencé à tracer Shirley. Sa mère lui avait fait une sale leçon de morale, comme elle savait si bien les faire. Les poings sur les hanches, la voix grave, et l'air contrarié. D'un froncement de sourcil, elle avait été capable de le terroriser au plus profond de ses tripes.

Devant la porte du conseiller, Malcolm se retourna vers les gardes. L'uniforme était trop grand pour lui, et l'étiquette dans son cou le grattait. Il voulait faire un mouvement, planter ses ongles dans sa chair, afin de se soulager, mais il avait conscience qu'on risquait de voir cela comme une tentative d'insubordination. On frappa à la porte, et une grosse voix derrière lui tonna :


« Monsieur O'Callaghan, Malcolm Moore est là. »

Le garçon frémit, c'était bizarre d'entendre son nom dans un endroit pareil. Ça lui donnait presque l'air important, non ? Il patienta deux minutes, puis on le fit entrer dans le bureau du conseiller. Malcolm posa son regard sur son vis-à-vis. Oh... un autre roux, songea-t-il, pourvu d'une longue chevelure. Un bref sourire apparu sur son visage, on lui fit comprendre d'une tape dans le dos d'aller s'asseoir. Malcolm obéit, il se laissa presque tomber sur la chaise ; il avait les jambes tremblantes, il commençait à avoir faim. On avisa l'homme face à lui de prévenir les gardiens si jamais, il tentait « quelque chose de dangereux ». Malcolm pensa que le seul danger qu'il représentait, c'était que si jamais Monsieur O'Callaghan se retrouvait ciblé par son affection, et son attirance, il se contenterait de le suivre. Qu'importe que ses mouvements se limitent, il avait assez de ressource pour échapper aux gardiens. De plus, il était invisible. L'uniforme gris lui permettait de se fondre dans les murs.

« Oh... ! »

S'exclama Malcolm, en voyant la bestiole bouger dans la cage. Il avait été si concentré sur le conseiller qu'il ne l'avait pas remarqué. Il sourit, presque détendu, fixant le furet.
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Mar 27 Oct 2015 - 15:56
Le grand rouquin était nerveux. Oh il y avait de quoi, ce n’était que sa deuxième semaine ici. La première, il n’avait pas été au contact des détenus, le temps de se familiariser avec son emploi du temps, son espace de travail, ses collègues et surtout le temps de ratisser le plus de dossiers possible pour connaitre tous les gens qui seraient susceptibles de venir le voir. Mais aujourd’hui, la semaine d’intégration était terminée. Il n’avait plus aucune excuse pour ne pas travailler convenablement. Enfin bon, il ne pouvait pas fuir les criminels éternellement. Après tout, il était là pour être à leur contact tout simplement. Il était persuadé d’être capable de faire changer les choses dans cet établissement de misère.

Le soucis avec Liam, c’est qu’il n’est pas méchant, il n’est pas du genre à avoir beaucoup de relations sociales mais il est vite touché par tel ou tel cas. Et quand il se prend à cœur pour un cas bien particulier… Bien il oublie de vivre et s’attire souvent des ennuis, juste pour aider quelqu’un d’autre. Oui c’est pas la meilleure solution, surtout quand la personne que vous aimez n’est rien d’autre qu’un violeur, dangereux criminel ou fou allié. M’enfin, il n’était pas ici pour juger, mais pour considérer la personne et ses droits. Faire en sorte que la vie ici soit vivable. Parce que du peu qu’il avait pu visiter de la prison, ce n’était pas le mieux.

Non soumis à un code vestimentaire précis, Liam était tout de même heureux de pouvoir exprimer sa personnalité comme il l’entendait. Il portait donc un jeans près du corps gris foncé, avec un t-shirt noir tout simple en col V laissant apparaitre un peu de la peau de son torse, pas grand-chose, ainsi que des bottines dans un style motard, noir au dessus de son pantalon. Ses cheveux étaient volontairement laissés lâches et longs, mais un élastique usé était présent autour de son poignet. Son teint extrêmement pâle, presque maladif faisait davantage ressortir son roux, et ses yeux hétérogènes, l’un marron l’autre vert, cela intriguait souvent, mais le conseiller n’en avait cure.

On lui annonça l’arrivée d’un détenu. Il reposa sa tasse pleine de café sur le bureau, et referma la cage de Clover pour l’instant, il ne vaut mieux pas commencer fort et effrayer tout le monde. Tout était en ordre, parfaitement bien rangé, les stylos par couleur et taille, de même pour les dossiers et les classeurs divers. Il y avait une console  sur la droite à côté de la porte d’entrée, avec une machine à café posé dessus, un mini-frigo à l’intérieur et ses stocks de friandises diverses et variées. D’ailleurs sur le bureau il y avait un bocal plein de snickers, mars et bonbons en tout genre. Ils hurlaient à qui était faible de les manger.

« Entrez, messieurs, je vous en prie. » Fini-t-il par répondre alors qu’un gardien faisait entrer le détenu.

Il n’avait pas fière allure, trop maigre, peu entretenu, son corps semblait bloqué dans l’adolescence. Liam s’enferma dans un masque neutre, ne montrant aucune émotion autre que la politesse. Il esquissa un léger sourire, montrant la chaise devant le bureau sur lequel le détenu pouvait s’asseoir. Le furet lui, se redressa dans sa cage pour observer le nouveau venu, curieux.

« Assieds-toi. On va se tutoyer ça ne te dérange pas ? Je ne suis pas si vieux et je préfère que ce soit cool entre nous d’accord ? »

Il leva son regard sur le gardien et lui fit signe qu’il avait bien tout compris, lui intimant de sortir de la pièce. Ce qu’il fit, attendant certainement derrière la porte. L’endroit était dénué de décoration et pourtant était plutôt chaleureux. Liam pencha la tête sur le côté, ses longs cheveux roux glissant le long de son épaule pour retomber sur son torse dans un geste fluide.

« Tu t’appelles Malcolm c’est ça ? Moi c’est Liam. Je serais ton conseiller référent ici. »

Il remarqua alors que son attention dérivait sur le petit carnivore qui réclamait à sortir. Le conseiller ne tarda pas à l’ouvrir, recueillant le petit animal dans ses bras avant de le poser sur le bureau, où il fit sa vie, visitant les lieux tout en s’approchant vaguement du détenu.

« Lui c’est Clover, mon fidèle assistant ! J’espère qu’il ne te dérangera pas ? Il mordille un peu les doigts quand il aime bien ! »

Il eut un petit rire, plus formel qu’autre chose, il sait que quand on utilise l’humour souvent, il faut rire, mais il ne sait pas encore l’utiliser à bon escient en vérité.

« Puis-je t’offrir quelque chose à boire ou à manger ? Coca, jus de fruit, snickers, bonbons… » Oui, vite il faut remplir ce corps cadavérique !

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Mar 27 Oct 2015 - 17:50
Monsieur O'Callaghan l'invita à le tutoyer, bien. Malcolm haussa les épaules ; ce n'était pas dans son habitude de « tutoyer » un adulte. Malgré qu'il fût majeur, il peinait à se voir adulte. Il frottait ses mains les unes contre les autres, il se rendait compte qu'il avait froid. Sans doute parce qu'il ne portait rien en dessous, sans doute parce que son état de santé supportait mal l'hiver ? Ou bien parce qu'il changeait d'environnement, et qu'il devait s'y habituer. Son regard était posé sur Liam, parfois il allait vers la bestiole que son vis-à-vis avait sortie de sa cage. Malcolm aimait les animaux, c'était doux et poilu, vivant. Mais il ne prit pas la peine de toucher à Clover. De toute façon, ses mains menottées limitaient ses mouvements, c'était peut-être mieux comme ça. Il jouait maintenant avec ses doigts, et au bout d'un moment, il posa ses pieds sur la chaise. Il colla ses genoux contre sa poitrine, il y appuya le menton. L'un de ses doigts s'enroulait autour de la chaîne ; un moyen comme un autre de se protéger.

Malcolm devinait que Liam ne lui ferait rien, il avait l'air aussi à l'aise en public que lui. Il mordillait ses lèvres inférieures. D'ailleurs, celui-ci lui proposait déjà une consolation. Malcolm mit un certain temps avant de répondre. En réalité, il avait imaginé le Conseiller avec une tête, et une attitude bien différente de Liam. D'abord, un visage plus large, et vieux, surtout. Avec de petites lunettes rondes juchées sur un nez en forme de bec de corbeau, une voix de gros fumeur enroué, et l'incarnation de la blasitude sur la face. En gros, un mec ressemblant à ses anciens professeurs d'université.

Ses petites dents pointues — presque semblables à celles du furet — mordillaient sa lèvre inférieure, la rougissant. Malcolm était en train de se demander ce qu'il voulait réellement. Il avait certes faim, mais que pouvait-il se permettre de demander ? Il était un prisonnier, après tout. La société entière le méprisait. Il fit la moue, sa bouche se tordit sur le côté, puis avec un certain entrain, Malcolm fit :

« Bah... euh... j'veux bien un café, alors, et euh... j'ai pas de préférence pour les friandises. »

Voilà. Un café. Un café, c'était chaud. Il pourrait réchauffer ses mains contre le gobelet, ou la tasse. Les yeux de Malcolm suivaient lentement la silhouette de Liam, comme s'il l'observait de loin, et en détail. Roux, comme lui. Roux, comme sa mère, comme Madisen. De quoi attirer sa sympathie. Au moins, Malcolm était un peu en terrain connu. Liam paraissait froid ; il donnait le minium syndical avec ses émotions, et riait... faux. Enfin, Malcolm avait vaguement souri à sa blague, plus par politesse qu'autre chose, mais il ne l'avait pas réellement compris. Il pencha la tête sur le côté, ses yeux se fixaient désormais sur la bestiole. Clover l'amusait à se promener comme ça, ses petites moustaches trémoussaient, ses poils se dressaient, et ses griffes gratouillaient tout ce qui étaient à porter. Il affichait un visage d'une extrême douceur, s'égayant devant le furet. Un animal... il ne se souvenait pas en avoir déjà eu. Sa mère n'aimait pas tout ce qui pouvait salir inutilement la maison ; les enfants le faisaient déjà assez bien eux-mêmes.

« Je... »

Commença Malcolm, il plissa le front, puis il secoua la tête. Ouais, il était intimidé. Il y avait pas mal de trucs que son cerveau devait comprendre. Il avait la sensation d'être dans un rêve. Il était en prison. En prison ! Et... il ne parvenait pas à l'intégrer. Pour lui, ce n'était qu'une machination de Monsieur Aiden. Une de plus. Il ne comprenait pas en quoi les meurtres des seize jeunes femmes étaient si graves ; lui, il avait pris son pied, sacrément son pied, même ! Alors pourquoi le considérait-on comme... qu'est-ce qu'ils avaient dit déjà ? Une personnalité à comportement antisocial ? Ça voulait dire quoi ça ?

« Ça... ça va s'passer comment ? 'Fin... pour moi... j'veux dire... »

Ce qui resta coincé dans la gorge de Malcolm, ce fut : « j'vais vraiment rester ici pour toujours ? Jusqu'à ma mort ? C'est vachement long ! ». Mais le garçon n'eut pas le courage de poser la question, conscient que c'était stupide. Liam lui paraissait gentil. Il valait mieux ne pas l'ennuyer avec des interrogations stupides. C'était malpoli de poser des questions dont on connaissait les réponses. Oui, il créverait dans un rat dans cet endroit maudit. C'était peut-être mieux comme ça ; il se déchargeait du poids des responsabilités. Sa vie ne lui appartenait plus.
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Jeu 29 Oct 2015 - 12:59
Liam était d’un naturel plutôt maladroit avec les gens. Il ne savait pas trop s’y prendre, mais jusqu’à présent sa maladresse naturelle n’avait fait qu’attendrir les personnes avec qui il travaillait, donc au final, cela le servait plus que cela ne le desservait, même s’il se doutait que travailler dans le social sans savoir comment se comporter en société était véritablement un handicap. Il était franc, disait les choses comme il le sentait et… C’est peut être pour cela qu’il ne peut rester longtemps au même poste. Enfin, vu comment c’est partie avec Talisha, ils vont rester dans leur petite maison à Lancaster un bon moment.

Son regard hétérogène ne lâchait pas le petit être étrange assit sur le fauteuil en face de lui. Il s’était refermé un peu sur lui-même physiquement, cela devait faire en sorte qu’il se sente en sécurité. Oui, Liam pouvait comprendre cela, vivre maintenant dans un univers complètement inconnu et hostile pouvait en effrayer plus d’un. Malcolm lui faisait penser à Golum ou encore à Dobby l’elfe de maison… Et étrangement il avait toujours développé une sorte d’affection pour ces deux personnages. Et il reportait très facilement cela sur le petit Malcolm qui à ses yeux n’était qu’un enfant troublé.

Certes il se devait de ne pas oublier ses crimes mais il tenait à une chose bien particulière ici : on valoriserait la personne, sans penser au passé, ou à ses crimes, parler de cela n’était pas de son ressort, mais de celui de ses collègues les psychologues. Lui, il se contentait d’essayer de rendre leur quotidien un peu plus doux, agréable… Surtout si, comme ce petit Golum, leur vie allait se terminer ici. Oh non ne commence pas à lui donner des surnoms Liam, tu vas t’attacher à lui. Un léger froncement de sourcil passa sur son visage, avant qu’il ne reprenne son masque totalement neutre, se forçant à avoir un air à peu près bienveillant.

« Bien, je vais nous préparer cela. Attention cependant, mon café est assez fort. » Dit-il en se levant, se passant la main dans les cheveux.

Ces derniers volèrent souplement dans son dos, glissant jusqu’à la chute de ses reins alors qu’il marchait d’un pas souple vers la machine à café, en préparant deux, lui dans son mug Batman, et un gobelet pour Malcolm… Parce qu’il n’a qu’un seul mug en fait. Il revint, paisible, posant son café en face de lui, et lui avança le pot à friandises, il y avait de tout, et à côté le pot de cookies.

C’est à cet instant que son regard se posa sur les poignets du jeune homme. Ah ces satanés gardes. Ils ne l’avaient pas détaché en entrant ici. Liam ne voulait pas avoir affaire à des détenus, mais à des personnes bon sang ! Il allait se lever à nouveau pour aller râler, mais Malcolm le coupa dans son intention en lui posant une question. Pauvre enfant, cette question lui brisa le cœur. Pendant ce temps, Clover s’emparait d’un bic qui avait perdu son bouchon et le faisait rouler sur le bureau pour jouer avec.

« C’est assez simple Malcolm, il y a encore beaucoup de possibilités qui s’offrent à toi. » Dit-il en s’emparant d’une feuille posée sur un dossier, la relisant rapidement. Il hocha la tête d’un air entendu avant de reprendre. « Tu peux voir cela comme le commencement d’une nouvelle vie. Ce n’est certes pas l’endroit le plus beau du monde, mais tu peux faire encore des tas de choses. Il y a des cours qui sont dispensés, tels que les langues, la littérature, l’histoire, mais aussi la musique, le dessin. Et de nombreux ateliers, comme la mécanique, et il me semble qu’un atelier de cuisine devrait se mettre en place bientôt. Tu pourrais t’inscrire à ceux qui te plaisent. »

Il eut un vrai sourire pour une fois, il fallait tenter de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, lui montrer qu’il serait très occupé ici aussi et qu’il ne fallait pas penser à l’emprisonnement, tout simplement. Mais c’était si simple de dire tout cela quand lui, tous les soirs, il rentrait dans son foyer, câlinait sa femme aussi chiante puisse-t-elle être avec sa grossesse et que tous les dimanches il pouvait se permettre d’aller diner chez sa mère au bout de la rue. Oui lui ne comprendrait certainement jamais ce que ressentent les détenus. Mais il ferait tout son possible pour leur rendre le quotidien moins morose… Même s’il ne montre pas ses émotions, il en ressent des tas, il est très sensible et son empathie est très développée.

Il leva son index, comme pour lui faire signe d’attendre et se leva, le furet sursauta devant cette agitation et alla se cacher derrière une pile de dossiers. Liam ouvrit la porte et parla à voix basse à un gardien, si on tendait l’oreille on pouvait comprendre qu’il engueulait le gardien, mais on ne savait pas pourquoi. Le Conseiller revint une minute à peine après, avec une clé dans la main. Il adressa un sourire rassurant au détenu, prenant toutes les précautions nécessaires pour ne pas l’effrayer.

« Je… Tu permets… ? Ce sera plus simple pour boire ton café si tu as les mains libres non… ? » Dit-il en se penchant de toute sa grande taille vers le détenu.

Ses cheveux glissèrent sur l’avant de son corps, tombant comme des baguettes de chaque côté de son visage. Il cligna doucement des yeux, et avec lenteur mais dextérité, approcha ses mains de ses poignets. Il ne toucha jamais sa peau, il inséra la clé, la tourna, on entendit un petit –clic- et les menottes s’ouvrirent. Il tira dessus pour les récupérer et se redressa. Tout s’était passé assez lentement car Liam prenait garde à ne pas importuner le détenu, ne voulant pas provoquer de mauvaises réaction. Il posa les menottes et les clés dans son tiroir, et retourna s’asseoir pour boire une gorgée de café.

« Il y a aussi la bibliothèque, si tu aimes lire, il y a des milliards de livres ! J’y suis allé l’autre jour je ne savais plus ou donner de la tête ! Et si tu veux il y a aussi la salle de divertissement avec le flipper, le babyfoot et la télé ! »

Oh ça, la télé, ça plait toujours. Liam se pencha sur le bureau, et donc vers Malcolm, croisant son regard pour prendre un cookie avant de retourner s’asseoir, croquant dedans tranquillement.
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Jeu 29 Oct 2015 - 16:14
Le commencement d'une nouvelle vie ? Malcolm haussa les épaules en entendant cela. Mouais... il ne voyait pas en quoi il pourrait renaître ici. Il finirait par se dégrader petit à petit. La société lui avait fermé les portes, il ne pourrait plus retrouver ses amours. Les photos lui manquaient, sa collection aussi d'ailleurs. Ce que Malcolm préférait ramasser lorsqu'il prenait une femme pour cible, c'était les emballages en plastiques. Sur ces derniers, il voyait nettement la trace des doigts. Les empreintes formaient de minuscules taches, zébrées, et il avait la sensation de sentir sur sa peau la chaleur de sa cible. Le plastique froissé, jeté négligemment près de la poubelle, d'un geste las et négligé. Lorsqu'il se jetait dessus, tel un rapace, ses griffes se refermaient sur son « précieux », et le plastique émettait un léger craquement. Il le plaquait ensuite contre son nez, il inspirait l'odeur de la madeleine, ou de la sucrerie. Son esprit la mêlait à celle de la jeune femme, il se persuadait qu'il respirait la fragrance de son parfum. Sa peau, sa sueur laissée sur l'emballage. Puis, lorsque son coeur redevenait calme, Malcolm le rangeait dans sa poche. Il le cachait ensuite derrière son bureau, dans une boîte spéciale où il mettait tous ses trésors. Ici... il n'aurait que le souvenir de Monsieur Aiden. Il n'avait même pas pu récupérer un de ses cheveux ! Aucun souvenir de sa présence. Juste la sensation de ses doigts se refermant sur son poignet, lorsqu'il l'avait plaqué au sol. Sa mâchoire s'était claquée contre le béton, et Aiden lui avait lancé un regard froid.

Le garçon releva soudain la tête, les paroles de Liam l'avaient un peu endormi. Le conseiller le rendait rêveur. Mouais... la seule activité susceptible de lui plaire ne serait pas acceptée. Malcolm fixait l'homme face à lui, avec la même expression douce que son visage avait pris en faisant connaissance. Il se demandait ce qui pouvait le rendre si froid, si inaccessible... mais aussi... si proche. Liam pouvait faire office de grand-frère dans sa tête ; une vision dangereuse. Non... il ne pouvait pas avoir d'amis. Surtout pas ici. Les cheveux de Liam bougeaient en même temps que lui, un véritable rideau roux et soyeux, brillant à chacun de ses gestes. C'était presque hypnotique. Il se perdit dans la contemplation de sa chevelure, alors que Liam allait à la porte. Malcolm se tourna, il tenta d'écouter la conversation ; il se concentrait. Voilà que ses vieilles — et mauvaises — habitudes de voyeur revenaient. Malheureusement, il ne put que comprendre la conversation, plutôt que de l'entendre. Liam disputait le gardien, et revint après que celui-ci lui ait remis une clef. Il s'en servit pour le défaire de ses menottes, prenant le soin de ne pas le toucher. Malcolm se demanda soudain s'il ne dégoûtait pas Liam. Si ce dernier placardait sur face rousse et acnéique l'image du meurtrier qu'il était. Pourtant, aucune émotion ne venait raviver la morosité de Liam. Lorsque celui-ci le libéra de ses chaînes, le garçon frotta ses poignets. Il se rendait compte que les menottes étaient lourdes, très lourdes.


« Merci. »

Fit-il d'un bredouillement, Malcolm s'interrogeait toujours. Liam avait pris tellement de soin pour ne pas entrer en contact avec sa peau, que l'idée qu'il l'écoeurait ne sortait pas de sa tête. Et ça le rendait triste. Shirley, la dernière fois qu'il avait pu la voir, lui avait craché qu'il l'écoeurait. En plus d'être laid, il était un pervers, un taré. Il lécha sa lèvre inférieure, et enfin il goûta le café. Malcolm serra les dents, plus pour se retenir de le recracher que par malaise. Il l'avala en grimaçant. Malheureusement, il n'était pas impassible, il était spontané. Liam avait pu voir que le café l'écoeurait. Mais c'était chaud. Et Malcolm avait froid. Ses doigts se crispaient sur le gobelet, l'ongle de son index le grattait, comme pour tenter de le percer.


« Je... je... je ne sais pas, commença le rouquin avec hésitation. Est-ce que c'est vraiment utile que je continue mes études ? Puis... »

Son ongle grattait l'espèce de rebord. Malcolm semblait en apprécier le son, « crouichk crouichk », un son languissant, et long. Il frotta son sourcil droit, il ne savait pas ce dont il pouvait exactement parler avec Liam. Il avait voulu dire qu'il risquait de ne pas être mêlé aux autres. Parce que c'était dangereux. À la fois pour lui, et pour eux. Même si personne n'avait deviné sa « nouvelle attirance » pour les hommes. Seul Aiden l'avait deviné, croyait-il, mais il n'en avait pas parlé. Un sentiment nouveau qui le mettait mal à l'aise. Malcolm avait d'abord pensé que les meurtres qu'il avait commis était dû à cet amour pour l'appendice masculin, mais... il bandait toujours à repensait à cette salope sur laquelle il avait marqué « pute ». Il secoua la tête, puis il risqua :

« Est-ce... que j'peux avoir un appareil photo ? Pour faire un projet ? »

Ouais... la photo. Merci Iris ! En dehors de ses victimes, Malcolm appréciait tout de même d'en faire. La prison pouvait avoir de l'intérêt uniquement pour cela.
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Ven 30 Oct 2015 - 10:17
Il ne semblait pas convaincu, mais qui le serait quand on sait parfaitement que nous allons passer le restant de notre vie enfermé dans une cage ?! Certains diront : « bien fait ! Fallait pas jouer au con ! » Ouais, mais tout de même… Toute une vie dans cet endroit… Liam se suiciderait certainement. Mais il ne pouvait décemment pas suggérer ceci au jeune homme face à lui. Cela manquerait cruellement de tact et de professionnalisme. Même si au fond, parfois, c’était la solution la plus adaptée. Surtout pour des tarés dans son genre qui se masturbent avec les culottes de leurs victimes. Malgré tout, Liam ne pouvait pas s’empêcher d’être touché par ce jeune homme perdu et désorienté par cette nouvelle vie qui s’offrait à lui. Il avait envie de le guider, de l’aider. Foutu syndrome du grand frère protecteur.

Il le regarda s’attaquer enfin au café. Oh il n’était pas parfaitement aussi fort que celui de M. Goodman, mais il n’était pas mal dans son genre aussi. Et il vit qu’à l’expression du détenu qu’il ne semblait pas apprécier ce breuvage amer. Et bien au moins cela le réveillerait, espérons le. Car il l’avait bien vu partir dans ses rêveries pendant qu’il tentait de lui vendre vainement les aspects cools de la prison. Mais encore une fois, il ne pouvait vraiment pas lui en vouloir. Il croquait tranquillement son cookie quand il finit par lui demander, en lui tendant un pot de morceaux de sucres.

« Tiens, ça passe mieux avec ça dedans parfois. » Il lui offrit un sourire doux et non forcé, une lueur un peu joueuse dans le regard.

Quand Liam laissait tomber le masque, on voyait à quel point il était un homme resplendissant. Mais il ne s’autorisait que très peu à le montrer au travail, songeant que cela le protégeait pour qu’il ne s’attache pas trop aux détenus. Il se repris rapidement, alors que Clover avançait en dandinant son long corps, vers Malcolm, se redressant un peu sur ses pattes arrières pour remuer son nez devant lui, hésitant à lui sauter dessus. Liam eut un sourire bienveillant et paternel envers le petit animal.

« Il a l’air de t’apprécier. Je pense qu’un jeune homme aussi mignon que toi, doit pouvoir se faire des amis rapidement dans cette prison. » Dit-il avec la plus grande sincérité et la plus grande naïveté du monde.

Parce que Liam aimait y croire sous ses airs de jeune homme froid et distancié. Il secoua ensuite la tête, avant de se mordre la lèvre. Il ne savait pas si cela était utile qu’il continue ses études. Pas réellement en soi, vu qu’il ne pourrait jamais s’en servir, mais toujours est-il que le jour où l’ennui se ferait le plus fort, il serait bien heureux d’avoir une ou deux heures de cours dans la journée afin de tuer le temps. Ouais c’est plus sympa de tuer le temps que des gonzesses de toute façon.

« Dans tous les cas, Malcolm, si cela te tente d’assister à un cours, il suffira que tu viennes ici et je t’inscrirais. Cela sera quand tu voudras, peut être demain, dans un mois, dans un an… Il n’est jamais trop tard, alors ne t’inquiète pas pour cela. » Dit-il en se penchant un peu sur le bureau, posant ses coudes dessus pour se donner un air un peu plus intime et sympathique.

Clover fini par tendre la patte vers le détenu, désespéré de ne pas parvenir à lui grimper dessus, laissant échapper un petit couinement. Liam leva les yeux au ciel, réellement amusé par cet animal adorable. Mais la demande de Malcolm lui fit perdre son sourire. Il se mordit la lèvre à nouveau, au vu du dossier du détenu, ce n’était pas raisonnable de lui autoriser cela, pourtant… Il y avait bien un détenu qui possédait une Nintendo DS et quelques jeux, ils n’étaient pas contre le fait de féliciter les bons comportements avec des « cadeaux » de ce genre. Il sembla réfléchir attentivement, nota des choses dans le dossier, comme quoi il avait fait la demande, il devrait en parler avec le psychologue qui le suit, voir s’il est apte à posséder un tel objet.

« Quel est ton projet ? » Demanda-t-il d’une voix douce. « Parce que en soit, il est possible de fournir un appareil photo pour un projet précis, mais tu viens d’arriver, nous ne te connaissons pas encore alors nous ne savons pas trop encore si nous pouvons te laisser faire ça tu comprend ? Moi je veux apprendre à te connaitre, je veux qu’on s’entende bien… » Il souriait, et était honnête en plus de cela. « Mais par exemple, si d’ici quelques mois, on a rien à te reprocher au niveau comportement, et que tu viens je sais pas…. Avec pour projet de faire un atelier de journalisme dans l’enceinte de la prison, de créer une petite gazette avec les potins du coin et quelques photos, ça peut se faire tu sais ! Je sais qu’il y a le matériel nécessaire, et que ça s’est déjà fait… »

Il avait un sourire rêveur. Monter des projets avec les détenus, c’était son dada. Surtout s’il pouvait réussir à les faire sourire, ou les rassurer sur leur situation.

« Je suis là pour ça Malcolm, pour aider les gens comme toi, qui ont des idées, à développer leurs projets et leur créativité, si tu tiens à la photographie, alors mérite le cet appareil, et peut être que j’arriverais à te l’obtenir. J’ai noté dans ton dossier la demande, maintenant, la balle est dans ton camp. »

Nouveau couinement de Clover, comme s’il ponctuait la phrase de Liam. Et ce dernier fini par rire, de meilleure humeur, et quand il rit, il a des fossettes au coin des lèvres, ses yeux se plissent, et se mettent à briller. Ouais il est gaga de son furet et alors ?
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Ven 30 Oct 2015 - 15:30
Malcolm continuait de grimacer, il avait encore le goût amer du café sur la langue. Lorsque Liam lui tendit le sucre, il en mit trois ou quatre. Certes... ça l'avait bien réveillé, il ne s'était pas attendu à tant d'amertume dans un liquide pouvant ressembler au chocolat. Il le goûta à nouveau ensuite, c'était... acceptable. Il ne le trouvait pas bon, mais au moins, il parvenait à le boire. Il gardait des goûts d'enfant. C'était pour ça qu'à la fac, il s'était bourré l'estomac de sucre ou de chips, sans prendre poids. Ce que la copine de Noa lui avait envié, ne se doutant pas qu'un tel corps avait des carences plus graves. Malcolm jeta ce souvenir dans un coin de sa tête, il n'avait plus la place ici. Le furet semblait hésiter, ou nerveux ; Malcolm lisait mal son comportement. Mais il était mignon, vif, et joyeux, il était attendri, sans doute moins que Liam qui semblait préférer le furet à son futur enfant. La tasse cachait en partie son visage plein de tache de rousseur, il respirait le parfum du café, et il le décalait pour mieux examiner son vis-à-vis. Liam semblait se détendre, ou du moins, il prenait son rôle à coeur ; il se voulait rassurant, réconfortant.

Ahaha... il était mignon ?

Le garçon rougit au « compliment », même s'il peinait à croire totalement Liam. Non, quelqu'un comme lui ne pouvait pas être « mignon ». Il était sale et dégoûtant. Shirley le lui avait toujours répété, ainsi que ses cibles, si bien qu'il était persuadé d'être... un déchet. Toutefois, cela lui fit plaisir de l'entendre, mais dans sa tête, Liam ne le voyait pas tel qu'il était. Sans doute à cause de ses yeux vairons, peut-être avait-il une vision déformée de la réalité ? Malcolm se surprenait à penser des bêtises dans un moment pareil. Liam était avenant, attentionné, et plus souriant. Amusant... ou bien ne dévoilait-il que cette facette de sa personnalité aux élus ? Et Malcolm en faisait partie. Continuant de mordiller ses lèvres, il grimaça en goûtant au café. Il écoutait l'homme lui dire que s'il voulait un appareil photo, il devait avoir un comportement impeccable. Moore haussa les épaules, il dissimulait du mieux qu'il pouvait ses véritables intentions. Bien sûr... il aimait la photographie, il ne pouvait pas s'empêcher de darder son entourage de flash, et de « clic ». Toutefois, cela n'avait fait qu'accentuer sa « folie ». S'il voulait un appareil photo, c'était en réalité pour sauvegarder les moments intimes de ses camarades, ou du personnel. Il ne se faisait pas d'illusion, il savait que ce serait difficile, mais passer inaperçu... il y arriverait sans doute. Le truc, c'était qu'on ne tombe pas sur ses « trésors ». Il fit un sourire en demi-teinte à Liam, et malgré les encouragements de celui-ci, Malcolm ne pouvait que se forcer, et attendre.


« J'vois... fit-il d'une voix enrouée. »

Si Liam voulait « apprendre à le connaître » et « devenir son ami », que pouvait faire Malcolm ? Que pouvait-il lui révéler qui ne le choquerait pas ? Il avait envie de lui rappeler qu'il avait tué seize jeunes femmes, et qu'il avait profané leurs corps avec ses doigts, ou en foutant nues leurs chattes. Il ne pouvait pas être l'ami d'un tel désaxé... d'un tel maniaque. Pourtant, Malcolm avait envie de s'attacher. Il s'attachait toujours — un peu malgré lui — aux « belles personnes ». Et la froideur apparente de Liam disparaissant, il le voyait sous son « vrai jour », il était plus expressif qu'il voulait bien le montrer. Ça lui donnait envie de rester ici, et d'éviter autant que possible le contact avec les autres détenus. Il avait la sensation qu'il ne tiendrait pas longtemps face à eux. S'il déplaisait à l'espèce de grand noir suuuuper baraqué qu'il avait croisé au petit-déjeuner, qu'est-ce qu'il lui arriverait ? Dans le meilleur des cas, il n'aurait qu'à bouffer la bouille faite avec ses propres os.

« J'avais pas pensé à truc de journalisme, en fait, ajouta Malcolm en fuyant Liam du regard, et en mordillant nerveusement ses lèvres. Mais... à un vrai projet de photos, comme on en voit dans les salons, avec une démarche artistique et tout... J'sais pas comment dire, pardon. »

Ouais... c'était parce que Moore comptait — au nom de l'art — prendre en photo ses camarades, ou les membres du personnel lorsqu'ils se curaient le nez, ou étaient aux chiottes, lorsqu'ils étaient persuadés qu'ils étaient seuls. Bien sûr, s'il obtenait l'appareil photo, il participerait au projet qu'il avait proposé. Au moins pour se donner bonne conscience, et pour endormir la confiance de Liam. Il l'appréciait, mais il restait ce qu'il était. Il le fixa, incertain pendant une longue minute, et il dit brusquement :

« Vous... t'as... d'jolis yeux. »

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Lun 16 Nov 2015 - 14:23
Liam se força à retenir un léger sourire lorsqu’il le vit prendre au moins quatre sucres dans son café. Oh c’était bien un enfant celui-là, pas de doutes. Mais ce devait être imbuvable ! D’aussi loin qu’il se souvenait, Liam avait toujours pris son café sans sucre. Pourtant, il adore manger sucré, mais pas le boire. Il avait goûté pour la première fois à ce liquide amer alors qu’il n’avait que dix ans, sa mère lui faisait tremper un sucre dans le café, et il avait le droit de le sucer. A l’époque il adorait cela, et puis plus curieux, il en prenait quelques gorgées parfois. En Irlande, le café est délicieux, sa mère en a toujours fait un très fort, noir, sans sucre ni lait, elle disait que c’était une boisson qui tiendrait chaud aux hommes tout l’hiver. Oh et les hivers en Irlande, il faut bien se couvrir croyez-moi ! Il était tellement fier avec sa première tasse de café. Il se disait qu’enfin, il était un homme, un vrai. Oh et c’est certain qu’il ne rêvait que de cela lorsqu’il passait la matinée à aider son grand père dans les prairies avec ses troupeaux de moutons et qu’il pleuvait comme pas possible, rien de tel qu’un bon café, c’était le paradis. Ce souvenir le mit de bonne humeur, déjà qu’il était bien, cela le remplis d’une certaine tendresse pour Malcolm, il avait envie de lui dire que bientôt il serait un homme et qu’il pourrait parfaitement ingérer un tel liquide sans sucre… Mais ça, il se retint de le faire, il ne devait pas trop se familiariser avec les détenus… C’était toujours la tâche la plus dure pour lui.

Clover adorait les visiteurs. Clover avait toujours adoré qu’on fasse attention à lui. Il était un animal curieux et joyeux. Souvent mordeur et joueur, mais jamais méchant. Liam s’était directement attaché à lui, et autant vous dire qu’il avait un certain succès lorsqu’il se promenait dans la rue, capuche sur la tête et qu’une petite bouille dépassait de la poche ventrale de son hoodie. Bon forcément, au travail il ne s’habillait pas comme cela. Il était bien plus classe. Même si parfois il ne faisait pas vraiment d’efforts pour s’entretenir… Il était le genre de personne qui avait une beauté timide, naturelle. Une beauté qu’on n’entretient pas, qui est juste là, sans qu’on ne lui demande.  Tout simplement. Il faisait complètement contraste au jeune garçon en face de lui. Malcolm n’était pas beau, non c’était certain, mais il avait ce je-ne-sais-quoi qui faisait qu’on s’attachait à lui. Ou alors c’est le petit côté social de Liam qui le force à apprécier tous les cas désespérés et les monstres de la nature… Il savait que les crimes de Malcolm étaient affreux, mais lorsqu’il regardait ce petit être caché dans sa tasse de café, son acné, et ses taches de rousseur… Il ne pouvait tout simplement pas se dire qu’il était le même que celui qui avait tué tant de femmes.

A la proposition du conseiller, le détenu semblait être réticent. Liam se montra patient et le laissa exposer ses idées, ses envies. Il trouvait cela bien que les détenus essayent de se trouver des passions, des idées, des occupations. Il ne fallait pas qu’ils se laissent aller, qu’ils abandonnent leurs idées et leurs envies, il fallait qu’ils restent actifs. Et quand il entendit son projet artistique, Liam hocha tranquillement la tête prenant en note ce qu’il lui disait, songeur. Il faudrait qu’il en parle avec le psychologue qui le suis, certainement M. Reichelberg. Il faudrait voir s’il est apte à faire de telles choses sans nourrir sa folie. Mais là tout de suite, Malcolm semblait tout à fait saint d’esprit… Mais ça, Liam n’a aucune compétence médicale pour le prouver.

« Hmm oui, tu voudrais photographier la vie en prison, développer tes photos et tout.. Cela pourrait être intéressant, tu serais prêt à ce que les gens admirent ton travail ? Cela pourrait en intéresser certain, je sais que la directrice admire l’art, elle sera sûrement favorable à ce projet. » Dit-il d’une voix douce et chaleureuse.

Oui, il s’attachait déjà, comme toujours. Il tendit ses longs doigts fins vers le pot de bonbons, il en prit un, goût orange, il défi l’emballage du bout des doigts, puis glissa sa langue à l’intérieur pour récupérer le petit bonbon à sucer avec cette même langue avant de laisser mollement retomber l’emballage brillant sur le bois de son bureau. Et le silence s’installait alors que Liam suçait son petit bonbon à l’orange, ses yeux brillaient légèrement de bonheur alors qu’il soutenait le regard du détenu, le laissant dans sa réflexion qui avait l’air intense avant qu’il ne se mette à parler… Pour complimenter ses yeux. Bah ça c’était une première. Généralement Liam n’aimait pas qu’on soulève son regard hétérogène, beaucoup de gens avaient des questions stupides, mais là, non il lui disait juste que c’était beau.

« Oh… ? Vraiment ? » Demanda-t-il un brin embarrassé, le rose montant aux joues. « Euh… Merci Malcolm, c’est gentil, souvent les gens sont effrayés… En plus de cela je suis roux, parfois on me traitait de démon quand j’étais plus jeune… »

Il grimaça un peu avant de boire une nouvelle gorgée de café, tandis que Clover finissait par se calmer, posé sur un petit dossier, regardant vaguement autour de lui d’un air fatigué. Liam finit par hausser les épaules, comme s’il se parlait à lui-même de sa fatalité d’être roux. Il souffla alors.

« Le pire fut aux États-Unis… En Irlande on en avait beaucoup des roux, j’étais tranquille… Mais ici je n’étais que l’étranger roux avec un accent étrange… Rien de bien folichon… Mais merci, cela me touche vraiment ce que tu dis. »
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Lun 16 Nov 2015 - 18:17
Liam oubliait sans doute que lui aussi était roux.

Malcolm hausse un sourcil, les genoux soigneusement coincés contre sa poitrine. Il ne savait pas quoi penser réellement du récit que Liam venait de lui faire. Bien sûr, ce genre de moqueries, il les avait subis. L'une de ses soeurs avait même osé dire que les roux n'avaient pas d'âme, et qu'il puait. Le regard noir que sa mère lui avait lancé, véritables flammes des enfers à travers des pupilles claires, avait suffi à lui faire ravaler ses paroles. Toutefois, Malcolm n'avait hérité que de Abby Moore sa chevelure rousse. Pas le caractère. Si ça avait été le cas, il aurait enfoncé son poing dans la mâchoire du premier petit garçon se moquant de sa crinière poil-de-carotte. Il esquissa un sourire à Liam, il avait la sensation que cet évènement l'avait blessé. Lui... les remarques sur son physique, les insultes sur son caractère, il en avait tellement eu l'habitude que ça lui faisait autant d'effet que l'air dans sa nuque. Mais il n'avait pas des yeux vairons. Juste bruns. Rien d'extraordinaire. Il fixa son café, l'amertume de celui-ci lui faisait un peu tourner la tête.


« B... b... bah de... de rien. »

Répondit le garçon au bout d'un moment, il rougit à son tour. D'ailleurs à ce propos...

Liam avait rougi ? C'était une véritable surprise. Pour lui, les adultes ne rougissaient pas, et ça ne collait pas... oui, ça ne collait pas à la personnalité froide de Liam. Le conseiller ne contrôlait pas aussi bien ses émotions qu'il le pensait. Au moins, c'était la preuve qu'il l'avait touché ; ça lui fit plaisir. Le furet semblait s'être assagi, Malcolm regarda la bestiole, puis son propriétaire. Pensif, il essaya de relier les deux ; Liam aussi était farouche ? Sans doute... Malcolm posa la tasse, afin de jouer avec ses doigts. Il tirait machinalement sur ses index, ou s'agrippait au pantalon de sa combinaison grise. Il sembla prendre conscience de quelque chose, brusquement. Mordant ses lèvres, il cacha sa tête entre ses genoux ; le malaise était revenu.

« Je... »

Malcolm prit une grande inspiration ; il ne devait pas se laisser au sentimentalisme, à la peur des autres. Les détenus qui l'entouraient étaient très différents de lui ; la plupart faisaient trois fois son poids, et il savait qu'il ne pourrait pas se défendre d'une armoire à glace, si cette dernière jugeait que sa tête de rouquin pleine d'acnés ne lui plaisait pas. Il songea au suicide. Mourir avant que le pire lui arrive. Malcolm baragouina :


« J'suis obligé d'être avec les autres ? Être avec eux dans des activités ? Ou... même pour manger ? »

Rien ne spécifiait qu'il était dangereux pour les autres, qu'il risquait de les tuer. On pensait que coupé de l'objet de ses désirs — les femmes —, il ne s'en prendrait à plus personne. Le fait été que... Monsieur Aiden avait changé quelque chose chez lui, et cette chose emprisonnait son esprit, le rattachait à ce jeune homme. Il avait été le moteur de sa perte. Il avait déclenché cette attirance pour le même sexe. En continuant de tirer sur ses doigts, frottant parfois ses deux paumes moites l'une contre l'autre, Malcolm cherchait ses mots. Son esprit nageait en pleine confusion. Malcolm prit une grande inspiration, et il lâcha d'une voix enrouée :

« J'ai... j'ai peur de l'homosexualité, ici. »

Il craignait de se faire bouffer.

Il avait vu un peu trop de film sur le milieu carcéral, ou de séries télévisées. Cette idée avait pénétré soudain son cerveau. Il ne pourrait pas se protéger.

Ou bien était-ce son homosexualité latente qu'il craignait ? Pourtant, Monsieur Aiden n'était pas là. Malcolm ne savait même pas si ce dernier allait lui rendre visite. Même s'il l'avait piégé, Malcolm ne pouvait pas lui en vouloir, Aiden n'avait fait que son travail. Même s'il retrouvait à croupir ici. Malcolm releva un peu la tête, il examina la bague de fiançailles de Liam, puis sa main dans l'ensemble, et enfin son poignet. Son regard fonctionnait souvent comme ça ; avant d'accepter la personne face à lui dans sa globalité, il inspectait tous les détails. Liam avait de longs cils fins, très clairs, il était difficile de les voir dans la lumière ; ils disparaissent complètement. C'était lorsqu'il clignait des yeux qu'il pouvait les retrouver, accrochés au bout de ses paupières. Son coeur battait un peu plus vite dans sa poitrine, et rendait son souffle plus court, moins calme. Il sentait le malaise s'épanouir dans sa poitrine. Liam était beau. Malcolm rougit, et sa main se précipita sur la tasse de café. Il grimaça devant tant d'amertume.
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Sam 9 Jan 2016 - 13:33
Liam a le problème de toujours vouloir plaire, d’être parfait, de convenir pour la personne en face de lui. Il accorde beaucoup d’importance aux jugements des autres. C’est peut être pour cela que les moqueries sur sa rousseur l’atteignaient autant. Pourtant sa mère lui disait qu’ils devaient tous deux être fiers de leur crinière de feux, qu’ils étaient rares et que les autres n’étaient que des jaloux. Oui sur le coup il était consolé, et il la croyait sa maman… Cela n’empêchait pourtant pas les autres garçons de le pousser et de se moquer de lui. Si ce n’était pas pour ses cheveux, c’était parce qu’il avait toujours été grand et tout maigre. Alors il était la brindille, l’asperge, la grande perche, le grand dadet… Oui, Liam n’a pas eut une enfance facile à l’école, heureusement qu’à l’adolescence, sa seule amie depuis toujours, Talisha était là pour le guider dans cette dure épreuve.

Il avait donc rougit, mais tâchait de se calmer assez rapidement, son visage reprenant son teint blafard habituel. L’Irlandais n’avait que très rarement des compliments, et ceux qui lui en donnaient étaient sa femme et sa mère et il ne les jugeait pas objectives.  Il croqua dans le bonbon à l’orange et observa l’emballage de celui-ci qui reposait sur le bureau. Il se dit qu’il faisait négligé à laisser les détritus ainsi, mais là tout de suite il avait une immense flemme de bouger son cul de son fauteuil. Alors ça attendra que Malcolm parte… S’il n’a pas oublié d’ici là, et ça ce n’est pas gagné encore. Le plus important maintenant était cet étrange rouquin qui semblait avoir encore des choses à demander. Liam l’écouta attentivement sans ciller, réussissant à reporter son masque sans émotions… Pour l’instant. Ah s’il pouvait avoir le visage d’une poupée de porcelaine.

« L’homosexualité existe ici j’en suis conscient. Mais je pense que les gardiens surveillent assez bien et si tu n’as pas envie de cela tu as juste à le dire. »

Il porta le café à ses lèvres et en bu une longue gorgée, remarquant qu’il semblait vraiment embarrassé par cela. Liam pouvait le comprendre, les homosexuels sont un fléau de cette génération, ils abandonnent leurs enfants et détruisent les vies de familles, c’est bien connu, sa propre histoire peut en témoigner.

« Tu ne dois pas craindre les autres, tu dois te sociabiliser, les activités sont obligatoires pour tout le monde et tout le monde les fait en même temps, cela inclus les repas. Rien ne t’empêche de te mettre sur une table seul, mais sache qu’il vaut mieux pour toi que tu te fasse des amis. »

Il eut un sourire qui se voulait rassurant.

« Tout le monde n’est pas homosexuel tu sais. »

Il fouilla rapidement dans ses piles de documentation derrière lui en levant l’index comme s’il se souvenait soudainement de quelques choses. Il revint avec un petit dépliant expliquant rapidement le fonctionnement de la prison et les règles de base.

Citation :
7 :30 _ Sonnerie de réveil dans toute la prison. Les détenus doivent se lever et s’habiller.
7 :45_ Passage des gardiens pour vérifier que tout le monde est debout.
8 :00 _ Petits déjeuners servis dans le réfectoire jusque 9 :00.
9 :00_ Sport obligatoire : les détenus doivent courir deux tours de terrain puis effectuer dix pompes. Ceux qui échouerons doivent continuer jusqu’à réussir.
10 :00_ Les douches sont ouvertes en libre service jusque 12 :00.  
12 :00_ Déjeuners servis dans le réfectoire jusque 13 :00.

13 :30_ Ateliers ou cours jusque 15 :30. C’est au choix mais chaque détenu doit choisir un cours ou un atelier chaque jour.
15 :30_ Quartier libre jusque 19 :00. Les douches sont accessibles en libre service durant toute cette période.
19 :00_ Dîners servis dans le réfectoire jusque 20 :00.
20 :30_ Tous les détenus doivent rejoindre leurs cellules.
21 :00_ Fermeture automatique des cellules.
22 :00_ Extinction des feus et ronde des gardiens.

Il lui remis donc ce dépliant avec un petit sourire forcé mais tendre. Liam n’aimerait vraiment pas vivre ici, cela ne doit pas être agréable, surtout d’être enfermé toute sa vie… Brrr. Il secoua la tête et lui montra les quelques lignes de règlement qui étaient écrites à la suite.

« N’oublie pas que chaque comportement violent ou irrespectueux sera puni, que les gardiens sont libres de choisir la punition qui te sera adaptée, tu passeras également une visite médicale tous les quatre mois à l’infirmerie, les trafics en tous genre sont prohibés, la partie administrative de la prison n’est accessible qu’accompagnée par un membre du personnel ou un gardien, et enfin chaque semaines tu devras aller chercher tes nouveaux linges à la laverie et mettre à nettoyer les anciens. »

Il s’était penché sur le bureau pour lui montrer tout cela, lui laissant le papier puis il reposa son fessier dans son fauteuil si confortable.

« Je sais que cela fait beaucoup à ingérer d’un coup mais sache que ce bureau te sera toujours grand ouvert. »

Nouveau sourire, un peu plus sincère cette fois, il se passa une main dans les cheveux et remis une mèche derrière son oreille.

« Ça va ? »

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Sam 9 Jan 2016 - 20:00
Malcolm fit la moue devant les quelques tentatives de Liam de le réconforter au sujet de l'homosexualité ; il était facile de deviner qu'il n'était pas très à l'aise sur sa sexualité, après tout. Depuis ce que Aiden lui avait fait découvrir là-dessus, se retrouver en milieu isolé avec des hommes tout autour de lui, c'était dérangeant. Malcolm avait un faible pour les jolies choses, ignorant que même s'il orientait son affection sur les deux sexes, il recherchait le même profil chez les hommes et les femmes. En réalité, toutes celles et ceux susceptibles de lui rappeler Shirley. Des blondes et des blonds la majorité du temps, comme elle. Seul le profiler jurait, avec ses cheveux bruns, et son assurance à peine cachée. Alors... même si Liam était « froid » — et encore, il devinait que ce n'était qu'une façade, vu comme il avait réagi face au compliment —, Malcolm le trouvait « joli ». Il avait de jolies courbes, et une chevelure de cuivre brillant sous les lumières, selon les lumières mêmes.

« Facile à dire, Liam... j'ai du mal avec les autres, même avec les mecs. »

Ah oui ? Ça aussi... c'était facile à deviner, non ? Malcolm n'était pas à l'aise du tout avec les gens. Seul Noah avait pu tirer chez lui autre chose que des « euh... », il l'avait un peu forcé à devenir son ami, et sans lui, le rouquin n'aurait rien connu d'autre que ses jeux vidéos et ses mangas. Bon... Noah n'était pas parvenu à l'arracher totalement avec ce monde — puisqu'il en faisait lui-même partie —, mais... il lui avait permis de très légèrement le sociabiliser. Il ne savait pas, seulement, qu'il avait provoqué ou bousculé son dérapage. Après tout, s'il ne l'avait pas poussé à se déclarer à la première fille qu'il avait tuée, Malcolm serait resté dans son coin à fantasmer sur ses nibards et son cul. Puis, à la réflexion de Liam, « tout le monde n'est pas homosexuel, tu sais », Malcolm haussa les épaules :

« Heureusement, mais j'suis en taule. »

Parce qu'il ne se leurrait pas. Malcolm était bien placé pour dire que le sexe, ça rendait les gens complètement dingues. Il continuait de jouer avec ses doigts, et remarqua l'emballage de bonbon que Liam avait laissé tombé sur le bureau, il se demandait quelle odeur pouvait-il avoir. Après tout, Liam avait laissé une trace de ses doigts dessus, pourrait-il retrouver son odeur ? Non... le sucre, ça sentait fort. Il avait déjà pu le vérifier. Cependant, ça annonçait qu'il n'était pas défait de ses réflexes de maniaques, au contraire. Dans un milieu aussi confiné, il aurait de quoi les développer. Malcolm regarda le document que Liam lui tendit, et lut l'emploi du temps de la prison. De quoi le faire chier. À l'université, il avait peiné à s'en tenir aux horaires ; sans sa mère, Malcolm s'était un peu délivré des contraintes, et... il n'arrivait pas à se lever tôt. Comme son corps n'emmagasinait pas les graisses, il s'épuisait incroyablement vite.


« Quel jour, exactement, pour le linge ? »

S'informa Malcolm, prévoyant déjà de trouver un moyen de reprendre sa petite collection.

Mais ça... évidemment, il ne le dirait pas à Liam. Il n'était pas stupide. Pas complètement. Après tout, si Aiden ne s'était pas montré, Malcolm aurait pu continuer longtemps ses crimes ; il était juste tombé sur un élément un peu plus fort que les autres. Il serait ravi d'apprendre ce que les autres policiers auraient pensé, quel profil psychologique on lui avait attribué au début de l'enquête. S'ils avaient deviné son âge, son travail... mais Malcolm savait que s'il posait ce genre de questions à Liam, ce dernier se sentirait mal à l'aise. Il ne paraissait pas habitué à faire face aux « déchets sociaux ». Se mordant la lèvre inférieure, le garçon répondit :

« J'vais essayé d'aller, j'ai pas trop l'choix. »

Mais... Malcolm se rendait compte que s'il n'ajoutait pas autre chose, s'il reprenait le silence, Liam écourterait l'entrevue. Il n'avait pas envie de partir tout de suite, et retourner à la réalité froide, blanche, crasseuse du milieu carcéral. Il n'avait pas encore visité sa cellule, comment était son partenaire d'ailleurs ? Est-ce que ce serait un grand mec d'un mètre quatre-vingt-dix et de cent kilos, prêt à lui péter le nez s'il le regardait trop longtemps ?

« Merci, t'es gentil, Liam. »

Malcolm passa la main dans ses cheveux, et se tripota finalement le lobe de l'oreille, nerveux. Ouais... il n'avait pas envie de retrouver les gardiens tout de suite.

« T'as quelqu'un, en dehors de la prison ? »

Ce n'était pas intéressé comme question, enfin... Malcolm voulait simplement retarder l'échéance. Ici, il se sentait comme en sécurité ; il voulait en profiter un peu.

_________________
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Dim 17 Jan 2016 - 14:53
Liam pouvait parfaitement comprendre le mal-être de ce pauvre détenu qu’il trouvait bien trop attachant pour son propre bien.  Lui-même n’était pas la personne la plus sociable du monde, s’il échangeait de temps en temps quelques cafés avec ses collègues, la personne avec qui il discutait le plus ici avait quatre pattes, un museau pointu et un poil putoisé. Ah oui, Clover était son collègue le plus intéressant. Ou peut être était-ce parce qu’il avait peur de ne pas être assez mature pour discuter avec de vrais collègues ? A vrai dire, toutes les personnes qu’il croisait généralement étaient bourrés de diplômes et de culture générale déconcertantes… Et lui il n’avait qu’une petite licence en sociologie, rien de bien médical, tout ce qu’il savait faire c’était remplir les papiers, et écouter d’une oreille tendre tous les détenus qui désiraient se plaindre, ou même pleurer sur son épaule. Et puis, cela ne faisait que deux semaines qu’il était ici, qui sait comment les choses évolueront.

« Oui je comprend, Malcolm. Ce n’est que ton premier jour, soit patient, tu finiras bien par trouver des personnes avec qui tu t’entendras bien. Je t’assure. »

Son ton se voulait bienveillant, alors qu’il glissait ses longs doigts fins dans le pelage de Clover qui somnolait sur un petit dossier en papier. Ce dernier s’éveilla et lui mordilla doucement le bout des doigts, faisant sourire le conseiller qui était bien trop gaga de son animal de compagnie. En tous cas, il ne se faisait pas encore trop de soucis pour Malcolm, il venait à peine d’arriver et, même s’il savait que certaines personnes étaient moins sociables que d’autres, personne n’était jamais totalement seul. A part peut être quelques cas spécifiques au sous-sol, mais Malcolm savait parler, s’exprimer et dire ce qu’il pensait donc jusque là, rien ne l’interdisait d’avoir des interactions sociales. A sa réaction sur l’homosexualité, Liam fronça les sourcils et acquiesça gravement, laissant échapper un petit soupir las. Il était certain que les hommes enfermés depuis longtemps jetaient facilement leur dévolu sur les petits nouveau. Il y avait ces choses qui fonctionnaient bien en prison du genre « ton cul contre la sécurité » c’est un peu ce que font les membres de gang, notamment Raven Oewe qui était un peu expert en la matière, et si le détenu refusait d’offrir son cul… Bien il le prenait quand même. Et même s’il n’avait encore jamais rencontré l’énergumène, Liam avait pris le soin d’étudier les dossiers des gros bras de la prison.

Pire que l’odeur de ses doigts, sur le petit emballage, Liam avait attrapé le bonbon avec sa langue. Donc il y a sûrement des résidus de salive. –non non je ne te pousse pas au vice, pas du tout-. A sa question sur le linge, Liam se retourna et se pencha sur son planning accroché au mur et suivit la ligne avec son doigt.

« Techniquement c’est le jeudi matin. Toutes les semaines, d’ailleurs si tu veux tu peux être volontaire là bas pour y travailler. Ce sont souvent des détenus qui se chargent du linge. »

Dit-il en lui refaisant face, se laissant retomber dans son fauteuil. Il prit sa tasse de café et la porta à ses lèvres alors que Clover s’éveillait et marchait sur le bureau, jusqu’à trouver l’emballage de bonbon et commencer à jouer avec, courant vers Malcolm avec, faisant demi tour au dernier moment, courant vers Liam, puis ainsi de suite, vaquant entre les deux hommes, non sans faire rire le rouquin à la chevelure de soie. Liam ne le dit pas pour ne pas l’effrayait, mais s’il n’essayait pas d’y aller, les gardiens ne lui laisseraient pas le choix et le forceraient à se nourrir, et à participer aux ateliers par des méthodes plus ou moins douces. Il le savait déjà et son entretien avec la Directrice lui avait montré assez d’éléments pour qu’il comprenne que cet établissement ne fonctionnait pas vraiment avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

A sa question, il sourit vaguement, glissant un doigt sur son alliance par automatisme.

« Oui je suis marié, et nous attendons un enfant. »

Dit-il simplement en pensant à sa femme, ils se connaissaient depuis toujours, il n’avait connu qu’elle, leur amitié s’était transformée en amour. Mais avant tout, Talisha restait et sera toujours sa meilleure amie, il encore du mal à se dire que c’est sa femme et qu’il passera toute sa vie avec elle. Certains dirons que c’est beau, d’autres diront que Liam n’a pas profité de la vie, n’a pas pu découvrir ses goûts et ses préférences, il n’a pas pu profiter du célibat, il n’a pas pu avoir de plans culs, tirer des coups dans les toilettes d’un bar louche, flipper parce qu’il ne sait plus où il se trouve le lendemain… Non lui il était le petit gars posé, calme, qui fumait quelques petits pétards avec sa copine en soirée et qui rentraient sagement chez eux, ils faisaient l’amour et puis c’était tout. Talisha est un vrai dragon caractériel, mais Liam s’en satisfait, parce qu’elle est là, qu’elle se charge de tout et que pour lui, la vie est douce. Enfin si on oublie la fausse couche qui l’a profondément marqué. Mais ça, il l’a rangé dans un coin de sa tête. Il est heureux dans sa vie aussi calme qu’un lac.

« Pourquoi cette question ? Tu t’intéresse à moi ? »

Demanda-t-il en penchant la tête, ses cheveux glissant le long de son épaule. Non il ne disait pas cela en terme homosexuel, mais plutôt en terme « tu t’intéresse à ma vie ? » mais la phrase restait ambiguë même si Liam ne s’en rendait pas compte. Un fin sourire naquis sur ses lèvres, un brin amusé par ce détenu.
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Dim 17 Jan 2016 - 17:26
C'était marrant, Liam disait plus ou moins les mêmes choses que Noah.

Malcolm eut une sorte de sourire-grimace. À la fois conscient qu'il n'aurait aucun appui ici, mais aussi des efforts que Liam semblait prêt à fournir pour qu'il trouve sa place. Noah avait fonctionné ainsi, lorsqu'ils étaient tous les deux entrés à l'université. En sachant que son meilleur ami peinait à aligner plus de deux mots en présence de l'autre sexe, Noah lui avait promis qu'avec la face, ce problème serait vite réglé, et que la diversité de gens pourrait le surprendre. Finalement, il avait ignoré que le campus formait un nouveau terrain de chasse pour son maniaque de rouquin préféré. Dans sa tête, Malcolm pensait qu'il passerait le reste de sa vie à éviter les autres — comme il comptait le faire au départ —, et parfois à imaginer qu'il pouvait vivre avec eux. Concernant l'homosexualité, Malcolm songeait que comme il n'était pas beau, qu'il ressemblait à un sac d'os jeté dans un sac à patates, personne ne voudrait de lui, ou ne songerait à lui faire les fesses. Jusqu'ici, il avait vécu sa face boutonneuse et son corps osseux comme une malédiction ; aujourd'hui, il pouvait remercier Abby Moore d'avoir donné naissance à un petit canard.


« Je note, le jeudi. »

Mais... Malcolm devrait s'occuper l'esprit. L'ennui, l'attente de la mort derrière des barreaux... ça finirait par le rendre fou. Il observa Clover faire des allées-retours sur la table, alors qu'il jouait avec l'emballage de papier. Le garçon rapprocha sa main de la petite boule de poil, en voulant voir s'il pouvait lui prendre le bout de papier. Le furet ne lui accorda qu'une attention polie — s'il en était capable — avant de se concentrer sur le bruit que produisaient ses griffes sur le bois. C'était mignon, un furet. Madame Moore n'avait jamais voulu qu'ils aient un animal. Il sourit, vaguement, puis il se reconcentra sur Liam.

« Oh ! Tu vas être papa ? »

S'exclama Malcolm avec un peu trop d'entrain. Il passa les doigts dans ses cheveux, ses mains étaient toujours aussi moites. Puis, à la remarque de Liam, il se mit à rougir de plus belle. En lui montrant ses paumes, feignant l'innocence, il se défendit :

« C'est rien de... de tordu, hein ! C'est... j'suis curieux. J'avais pas vu la bague. »

C'était pourtant rare lorsqu'il ne remarquait pas ce genre de détails.


« J'te pensais pas si vieux, c'est tout. »

Ouah... Liam ne devait pas être le genre de personnes à se fâcher pour ça, mais il se rendit compte après coup qu'il aurait pu être blessant. En mordant ses lèvres, et en fixant ses pieds, il gratta nerveusement le sommet de son crâne :

« Euh... 'fin... tu fais pas gamin non plus, euh... j'suis désolé. »

C'était juste que... Malcolm s'était imaginé un vieux administratif qui le nez posé sur sa paperasse n'accordait des regards que pour être méprisant, ou désagréable. Liam, malgré sa froideur paraissait humain, plutôt doux et gentil. Quelqu'un qui donnait autant de bonbons à un squelette comme lui n'était pas mauvais, c'était impossible. En plus, le furet était trop mignon. Malcolm chercha du regard l'emballage du bonbon que Liam mâchouillait peut-être encore, conscient que s'il se faisait choper par le Conseiller, celui-ci risquait de changer d'avis sur son compte. Hors de question qu'il perde son seul « ami ». Malcolm ne devait pas se faire d'illusion.

« Il y a autre chose que j'dois savoir ? Il arrive quand ton bébé ? »

Moore parlait trop, c'était pénible. Il pouvait être pénible à force de parler, estimait-il. il croisa ses doigts les uns avec les autres, se trémoussant sur sa chaise. Non... il ne pensait pas avoir la force pour affronter la réalité à l'extérieur de ce bureau. Il se sentait mal rien qu'à l'idée que des gardiens le menotteraient de nouveau, puis le reconduiraient à sa cellule, en continuant de se demander comme un tel sac à patates avait pu tuer autant de jeunes femmes. Il ramena une mèche de cheveux rousse derrière son oreille, et il compara cette dernière à celle de Liam. Il y avait une nette différence entre ce roux-là, et lui ; de quoi le faire complexer encore. Il jeta des coups d'oeil nerveux à la porte, Malcolm avait la sensation qu'il entendait les gardiens s'impatienter. Il avala sa salive, puis il retourna son attention sur Liam. Il ne savait pas comment s'y prendre avec lui, ou pour voler l'emballage, ce dernier avait d'ailleurs disparu de son champ de vision. Alors Malcolm se contentait d'attendre, en espérant que Liam rallonge de lui-même leur rencontre. Il avait peur.

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Ven 22 Jan 2016 - 15:40
Liam n’était qu’un rêveur.

Il s’était lancé dans une carrière dans le social, c’était pour changer les choses, pour faire en sorte que tout s’arrange pour les gens qui l’entourent. Il avait des rêves plein la tête, et il pensait que son coup de pouce parmi quelques personnes pouvait changer la donne. Au fond, Liam n’était qu’un être naïf pas encore conscient de la pourriture dans laquelle baignait le monde. Oui il pensait pouvoir sauver le monde, oui dans ses rêves il était comme Batman, le sauveur sombre et mystérieux. Mais on a jamais vu un roux sombre et mystérieux, Malcolm pourrait le confirmer.
Cependant, malgré sa naïveté, Liam n’était pas stupide, il se doutait bien que Malcolm était de ceux qui ne voulaient pas se lancer tout de suite dans la vie carcérale, il se doutait bien qu’il faisait la conversation histoire de le retenir un peu plus longtemps, de s’agripper à ce petit quelques chose avant de sombrer dans l’enfermement pendant de longues et insupportables années. Et Liam le comprenait, et c’est pourquoi il le laissait discuter, le surveillant, bienveillant malgré tout, même s’il ne voulait pas trop se dévoiler, ni-même trop se montrer gentil.

« Oui, je vais être papa pour la première fois. J’ai hâte. »

Non, ce n’était pas vrai, il n’avait pas hâte d’avoir cet enfant, il ne savait même pas pourquoi il avait dit ça au fond, mais il l’avait dit, parce que c’était ce qui se disait. Un jeune papa se devait d’être excité  à l’idée de voir sa femme hurler, se chier dessus pour expulser un chiard hurlant et violacé. Et d’être certainement, dégoûté des vagins à tout jamais.
Puis lorsque Malcolm se défendit, Liam eut un petit sourire amusé, comprenant la confusion, il se surprit à rougir et secoua la tête rapidement.

« Oh non, non, je ne sous entendais pas cela… Désolé. »

Voilà que c’était lui qui était gêné maintenant.
Il ne le pensait pas si vieux ? Liam fut amusé et une envie de jouer le prit. Il se pencha sur le bureau, posant ses coudes contre le bois froid, ses longs cheveux tombant sur ce même bois alors qu’il penchait légèrement la tête sur le côté.

« Pas si vieux ? Mais quel âge j’ai à ton avis ? »

Le pauvre s’enfonçait sous les yeux amusé du conseiller qui, comme un petit chat, s’amusait de voir la souris se cogner dans tous les coins de mur. Heureusement, le petit sadisme de Liam ne durait jamais longtemps et il finissait toujours par avoir pitié de ses victimes.

« Détends-toi Malcolm. Je ne me suis pas vexé, je sais que j’ai la peau très lisse. »

Contrairement à lui. C’est clair. Clover réapparu, ayant abandonné l’emballage non loin de Malcolm et retournant de lui-même dans sa cage pour se rouler en boule, fatigué d’avoir fait crépiter ce petit emballage. Liam prit d’ailleurs un nouveau bonbon, de la même manière il ouvrit l’emballage avec les dents et récolta la petite boule sucrée avec sa langue avant de laisser tomber l’emballage sur le bureau. Il regarda rapidement le nouvel e-mail qu’il venait de recevoir tandis que Malcolm s’évertuait à trouver des sujets de conversation.

« Talisha doit accoucher en avril, début avril normalement… Encore quelques petits mois à attendre. »

Dit-il un peu amusé, haussant ensuite les épaules.

« Et je t’ai tout dit, nous allons devoir malheureusement nous quitter. Mais tu peux revenir me voir n’importe quand, ne t’en fait pas. Ma porte te sera toujours grande ouverte. »

Il lui sourit, tendrement, puis attend, ne voulant pas le jeter dehors, la fin des rendez-vous, c’est toujours dur.
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Ven 22 Jan 2016 - 18:07
Liam avait hâte d'être papa ? Malcolm peinait un peu à l'imaginer. Ce n'était pas tant que son faux entrain le lui montrait, simplement que dans l'esprit du garçon, ça ne collait pas. Il se contenta de sourire, vaguement, puis il ne fit pas le moindre commentaire. Malheureusement pour lui, la conversation tombait un peu sur sa fin ; il ne trouvait rien pour la rallonger. Liam essayait même de l'animer pour repousser le moment, où il devrait s'en aller. Malcolm allait bientôt rencontrer son co-détenu ; il espérait que ce dernier n'était pas trop différent de lui. Liam ne paraissait pas vexé plus que mesure par ce qu'il avait sous-entendu ; en réalité, il était aussi maladroit que lui dans les relations humaines. Cependant, on pouvait plus facilement le lui pardonner. Malcolm n'était pas assez beau, pas même suffisamment « mignon » pour qu'on ne lui en veuille pas d'être trop timide. Si c'était le cas, la personne avait alors une affection naturelle pour les sacs à patates.

« J'dirais... vingt-cinq ans ? »

Risqua-t-il, sans savoir qu'il rajeunissait le conseiller de quelques années. La faute au genre « rock » que Liam respirait ; les cheveux longs, le piercing — qu'il n'avait pas vu —, et son affection pour le sucré. La seule chose qui pouvait le rendre assez adulte, c'était son addiction au café. Le café, c'était la boisson des grands. Lorsque Liam s'occupa de répondre à son mail, Malcolm en profita pour ramasser l'emballage de papier sur lequel il lorgnait depuis plusieurs minutes. D'un geste si rapide, si vif que Liam ne l'avait pas remarqué, sans doute. Il le cacha dans sa poche, puis il reprit sa position initiale. Au moins, il allait garder un souvenir de cet endroit, sans trop se perdre tout de suite dans la vie carcérale. Malcolm sourit à Liam, agissant comme si de rien n'était.

Malcolm nota l'information que Liam consentit à lui dévoiler ; sa femme se nommait « Talisha », et l'enfant viendrait en Avril. Il ne savait pas si Liam était angoissé d'avoir l'enfant, ou si ce n'était qu'une humeur passagère. Il faisait un pas de plus vers le détenu, heureusement que ce n'était « que » lui. Un autre aurait pu se servir de ça pour lui faire du mal, en prison, toute information n'était pas à délaisser. Malcolm hocha la tête, puis lorsque la nouvelle de la séparation tomba, il fit la moue. Il montrait clairement qu'il n'avait pas envie de quitter Liam ; il se sentait bien dans cette pièce. Elle répandait une odeur de sucrée, de bonbon, et de café ; c'était bordélique, et chaleureux. Malcolm fini par reposer ses pieds sur le sol.


« J'reviendrais quand j'aurais des questions, ou des demandes. »

Ce qu'il espérait voir venir le plus vite possible. Il fit un léger signe de la main à Liam, un sourire triste aux lèvres. Il bégaya un peu pour lui dire au revoir, mais les gardiens s'occupaient déjà à la menotter. De nouveau, Malcolm songea qu'il avait les poignets si fins qu'il pourrait les glisser hors des chaînes. Finalement, en le prenant par l'épaule, le gardien grogna :

« Allez... on va t'amener à l'autre désaxé ; vous risquez de bien vous entendre. »

Malcolm tenta de se détacher de l'emprise envahissant de cette gigantesque main moite, mais on raffermit sa prise sur son épaule. La porte se referma derrière lui, et bientôt, un silence pesant revint lui serrer le coeur. Ce qui était le plus déprimant ? C'était d'entendre le pas lourd des gardiens l'encadrant, le cliquetis des chaînes se balançant dans le vide. Il rentra la tête dans les épaules, il avait envie de toucher l'emballage de papier replié dans sa poche... une présence rassurante. Oui, rassurante.

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