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Eduard Janssen

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Date d'inscription : 24/10/2015

Dossiers privés
Âge du personnage: 32 ans
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Sam 24 Oct 2015 - 3:25

Eduard Janssen


Avatar : Sam (OC de MuteGator) by Opheer

Identité
Nom: Janssen
Prénom : Eduard
Surnom : Ed, Eddie, Bébé
Âge : 31 ans (Né un 4 juillet)
Nationalité : Américaine
État-civil : Célibataire
Profession : Acteur professionnel
Rumeur(s) à votre sujet : Même si l’ex détenu dit avoir arrêté la pornographie, certains racontent qu’il se rend encore en prison pour tourner des films très spéciaux afin d’arrondir ses fins de mois… Eh oui la vie de star c’est pas facile !


Caractéristiques physiques

Taille: 1m75
Poids: 77kg
Corpulence: Plutôt athlétique
Cheveux: Longs, blonds
Yeux: Brun clair
Famille ethnique: Caucasien
Modifications corporelle: Aucune

Ed est un beau mec. Ouais, bien foutu, tout ça. Il pratique la natation et la course à pied, pas vraiment de manière intensive mais en tout cas quotidiennement et il a une santé de fer. Mais il passe relativement inaperçu : une taille moyenne, une corpulence adaptée, un style vestimentaire très ordinaire... Il aime le jean, il aime le coton et un peu le cuir. Il aime le blanc, il aime le bleu et un peu tout le reste aussi. A la limite, ses cheveux longs peuvent attirer l’œil. Ils ne le féminisent pas, sauf peut-être quand il les laisse lâchés mais à plupart du temps, il les attache en queue de cheval. Parfois il les natte aussi, mais plutôt dans un souci de confort pour ne pas les avoir dans le visage. Eddie n'est pas androgyne pour un sous, sauf s'il décide de cultiver cet aspect, ce qui lui est arrivé dans le passé.
Quand il marche, il a le pas aussi léger que sa conscience. Il est souvent souriant ou au moins le visage détendu, mais il est plus sanguin qu'il en a l'air. Il peut rapidement s'énerver et alors sa morphologie change. Il bronze facilement et sans trace parce que monsieur aime fréquenter les plages naturistes même si en réalité, le plus souvent, c'est dans son jardin qu'il soigne son bronzage intégral.

Dossier psychologique

Défauts et qualités: Eddie, c'est plutôt un chic type. Il cherche pas la merde, il rend service de bon cœur et sait donner son avis franchement sans pour autant froisser la personne. Diplomate, ouais. Il souffre, si on appelle ça "souffrir", d'un Brother-complex : toujours à vouloir aider, conseiller, guider ceux qui semblent en avoir besoin. Il faut dire que sa famille, ce sont ses frères. Ses trois frères.
Mais il a tendance à être salement rancunier et un peu trop sanguin. Comme on dit, faut pas énerver les calmes. Eddie, quand il sort de ses gonds, il fait très mal. La dernière fois que ça lui est arrivé, il a écopé d'une peine de trois ans de prison. Ouais, c'est ce genre là.
Objectifs et ambitions: Percer. Il aimerai décrocher un premier rôle dans une série, ou commencer une carrière dans le cinéma. Il veut que Bastiaan devienne vétérinaire, que Gerolt trouve l'amour, qu'Adriaan trouve le courage de s'assumer.
Tocs et manies: Se passer les mains dans les cheveux ou en tripoter des mèches. Ca le détend, l'apaise, le rassure...
Peurs/phobies: Ed ne sait pas vivre seul. Ça l'angoisse. C'est pour ça qu'il squatte encore chez son frangin malgré ses revenus et son âge.

Eddie... C'est le grand frère idéal. C'est le mec idéal aussi. Sérieusement, qui n'a jamais voulu avoir un petit copain mignon, sexy, intelligent, attentionné, volontaire et... cochon ? Parce qu'il n'a rien d'un exhibitionniste (même s'il kiffe le nudisme) ni d'un pervers en chaleur, mais le cul, il aime ça. C'est amusant, agréable, ça le détend et le défoule tout à la fois, ça lui donne une belle peau et le cheveu facile... Que des bonnes choses.
Il est facile à vivre, ouvert à l'inconnu et à la conversation. Il a ses sujets de prédilections bien sûr, par exemple ses frères, les sciences, Bastiaan, l'astronomie, les études de Bastiaan, l'avenir de Bastiaan...
Je vous ai dit qu'il était raide dingue de Bastiaan, le plus jeune de ses frères ? Bastiaan est plus qu'un petit frère à ses yeux : c'est son fils, sa bataille. Il fallait pas qu'il s'en aille... J'y reviendrais.
Mais même si Bastiaan est spécial, il adore ses autres frères aussi, Gerolt et Adriaan. Ils n'ont que le père en commun et sont tous les deux plus âgés que lui. L'arbre généalogique est un peu désordonné chez les Janssen mais le père n'a pas su s'empêcher de semer ses graines un peu partout. Les garçons ont dû hériter de ce côté queutard parce qu'aucun n'est en reste. Sauf Bastiaan peut-être, qui pour le moment se concentre sur ses études mais Eduard a dans l'idée qu'il ne restera plus très longtemps seul sous la couette. Et Gerolt qui préfère se palucher sur les films qu'il produit plutôt que d'inviter les acteurs dans son bureau. M'enfin, c'est un sacré pervers quand même.
Difficile de parler d'Eduard sans parler de ses frères mais essayons quand même d'en revenir à lui.
Il déteste son père. Avant, il lui trouvait des circonstances atténuantes du genre "Il aime trop les femmes" mais en fait non, il sait depuis peu qu'Henrik est juste un gros connard.
En revanche, il adorait sa mère et la voit encore comme une sainte. Tracy est décédée quand il avait 19 ans.
Pour finir, il est en paix avec son passé et l'assume totalement. Oui, il était une star du porno gay, oui, il a fait de la prison. Mais il ne regrette ni l'un ni l'autre. Et ce parce qu'il a eu beaucoup de chance : malgré son passé de porn' star sortant de prison, il a su rencontrer un producteur plus traditionnel qui lui a accordé sa confiance et surtout, en taule... il est tombé amoureux. Le véritable amour sans doute, un coup de foudre du tonnerre de Zeus que personne n'aurait pu voir venir. Ils se connaissaient pas, se sont croisés, ont échangé quelques mots... et 15 minutes plus tard, ils s'envoyaient en l'air comme des bêtes sauvages. Et ça aura duré pratiquement 3 ans, avec des hauts et des bas... 3 ans à temps plein et maintenant... C'est devenu compliqué.

Santé

Etat de santé générale: Excellente
Allergies ou addictions: Un p'tit joint de temps en temps et un verre de trop en cas de déprime. Pas d'addiction
Soins réguliers (traitements): R.A.S.

Histoire


"Quand j'y pense, ma vie est digne d'un roman. Les histoires de famille compliquées, un boulot pas banal, même une peine de prison et, évidement, le coup de foudre obligatoire pour faire une bonne fiction. Mais écrire, c'est pas vraiment mon truc. Je préfère encore me livrer dans les interviews qu'on me demande. Il n'y en a pas tant que ça mais ça m'arrive quand même régulièrement de me confier à un journaliste. Bien sûr, les questions sont toujours orientées, pas trop indiscrètes... Quand il est fait allusion à ma "précédente activité", c'est sans jamais entrer dans les détails... Je ne leur en veux pas, ça m'amuse même un peu. Après tout, je suis tout public maintenant, je dois faire attention à ce que je dis. Ca ne m'a jamais dérangé de dire ouvertement que j'avais adoré jouer avec Zack O'Toole parce qu'il était super sympa mais que, quand même, son engin était énorme et avait eu du mal à passer. Non... Ca, c'est le genre de chose que je pouvais dire avant. Maintenant, on ne parle plus de sexe. Je peux à peine faire allusion à mon homosexualité, même si je la vie ouvertement. Les temps changent, les mentalités évoluent, mais mon nouveau producteur préfère qu'on y aille molo. J'étais une star porno avant, ça scandalise déjà suffisamment dans les chaumières pour qu'en plus je leur raconte ma vie sexuelle dépravée.

Et oui. Quelqu'un qui me découvre aujourd'hui, dans la peau de ce laborantin déluré, rôle secondaire récurant d'une série policière à succès, aura peut-être du mal à se le représenter, mais j'étais dans le porno avant. J'y suis resté pendant... quatre ans. Porno gay, évidement, j'avais oublié de le préciser. Et j'étais une star... J'ai reçu des prix et j'ai même conservé mon Phallus de Cristal du Meilleur Passif 2009 parce que je le trouve méga stylé. C'était cool, j'ai vraiment aimé cette carrière. Parfois j'y repense avec nostalgie, je remate mes classiques... Mais quelque chose a changé, je n'ai plus très envie de remettre ça. J'ai sans doute mûrit, je ne sais pas trop.

Ici, je vais tout vous dire, loin de la retenue des interviews. Enfin tout... En tout cas suffisamment. Je vais notamment vous parler de ma famille et vous livrer un secret... Un secret assez particulier qui me laisse un goût étrange quand je le formule... Je fais quoi ? Je vous le dis tout de suite et vous languissez un peu pour savoir le pourquoi ? Ou bien vous languissez tout court ? Allez, au risque de choquer - encore - je vous le dis : j'ai couché avec mon frère aîné. Mais il y a une bonne raison ! Une raison... Non, mais des circonstances ! Voilà, c'était dans des circonstances particulières... Bref.

Histoire bien laisser planer le suspense, je vais vous révéler autre chose qui n'a rien à voir avec mon frère. Vous le savez peut-être déjà, parce que c'est un sujet qu'on a souvent abordé dans mes interviews : je suis passionné par les sciences et je voulais devenir professeur. Le parallèle est souvent fait avec mon personnage, qui est laborantin dans un laboratoire de la police scientifique, et c'est vrai que cet aspect me plait beaucoup. Même si c'est fake, j'aime manipuler les tubes à essai, porter les lunettes de protection et bidouiller des machins en débitant un vocabulaire que vous pigez une fois sur deux. J'y suis totalement dans mon élément, c'est peut-être pour ça que je m'y investis autant et que mon personnage plait. J'ai sans doute su lui insuffler une passion et les spectateurs sont sensibles à ça. Je l'ai constaté dans le porno : si t'aime ça, le spectateur va aimer aussi.

Donc, je voulais devenir prof. J'étais vraiment motivé et même si mon entrée en fac a été synonyme de dépravation, j'étais très impliqué dans mes études. Je suis naturellement brillant dans le domaine, sans vouloir me jeter des fleurs, donc le fait de me fourvoyer avec d'autres charmants étudiants de manière régulière n'influençait pas mes résultats. Enfin, peut-être que ça aurait fini par le faire après quelques mois, et alors je me serai repris en mains. Si je n'ai pas pu poursuivre la fac, c'est à cause de tout autre chose.

Ma mère est morte. J'ai bien plombé l'ambiance, hein ? C'est rien, je m'en suis remis. Je pense souvent à elle, j'en étais très proche. Ma mère était et restera la femme de ma vie. Elle était belle, douce comme un ange, courageuse, travailleuse... Elle m'a transmis ses valeurs et son amour. Même si mon père s'est barré quand j'avais neuf ans, je n'ai jamais manqué d'amour. Jamais. Et c'est grâce à elle uniquement, parce que mon père... Alors lui, c'est vraiment un sale con. Je l'ai toujours détesté, enfin, au moins depuis mes neuf ans. Avant, je dois avouer que je l'admirais... Il est professeur de sciences à l'université et c'est exactement ce que je voulais faire aussi, vous voyez le genre. Une partie de moi, une infime, une minuscule partie de mon être l'admire encore. Non, attendez... Ok, je l'admire. Mais j'admire le professeur qu'il est, le scientifique. L'homme, je le hais, je le refuse. Pendant des années, j'ai essayé de lui trouver des circonstances atténuantes. Je me disais qu'il aimait juste beaucoup trop les femmes. Pour autant que je sache, il a eu quatre enfants de trois mères différentes. Mais c'est pas ça qui fait de lui un enfoiré, non... Je vais vous expliquer.

Mes parents n'étaient pas mariés. La femme de mon père s'appelait Sonja et ils avaient un fils, Gerolt. Mon frère le plus âgé donc. Frère, demi-frère, c'est pareil, on s'en fout. Pendant des années, j'ai cru qu'il avait quitté Sonja pour vivre avec ma mère quand elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte de moi. Ce qui, en fait, n'est pas faux. Sauf que je suis pas son deuxième fils. Non... Et ça, je l'ai appris y'a six mois. Six mois putain ! Et j'ai trente et un ans ! Si j'avais pas crevé un putain de pneu, je l'aurais peut-être jamais su !

...
Je reprends.

Donc j'étais pas son deuxième fils. Plusieurs années avant de rencontrer ma mère, il avait connu Mary et ensemble, ils avaient eu un enfant, Adriaan, mon deuxième frère que j'ai rencontré y'a six mois. C'est avec lui que j'ai couché d'ailleurs mais j'y viendrais. Seulement, Sonja était une femme... perturbée. A l'époque on en savait rien, elle n'avait pas été diagnostiquée et les symptômes passaient presque inaperçu mais elle souffrait déjà de schizophrénie paranoïde. Ca entrainait chez elle des accès de violence assez impressionnants. Quand elle a su que son mari la trompait et avait un autre enfant, elle a fait une crise et a menacé de s'en prendre à Mary et à son fœtus. Effrayé, mon père a quitté sa maitresse et est resté avec sa femme et son premier fils. Ca en resta là... Puis plus tard, il a rencontré Tracy, jolie serveuse trop jeune pour lui, mais quand elle est tombée enceinte de moi... Alors là, le Henrik - c'est le nom de mon père, des fois que - il a pris ses couilles à deux mains et il a quitté sa femme ! Je pense qu'il devait vraiment aimer ma mère... Au moins au début, pour faire pour elle ce qu'il n'avait pas osé faire pour Mary...

Ce départ, il a complètement détruit la vie de Gerolt... Je vous passe les détails, hein... Mais déjà que le départ d'un père, comme ça, c'est pas facile à encaisser, il a fallu qu'il fasse avec sa mère qui, sous le choc de cet abandon, a vu sa maladie empirer à une vitesse folle. Son état s'est détérioré au point qu'elle devienne violente envers son fils, le tenant pour responsable de tous les maux de la Terre. Elle essayait de le battre mais heureusement, il était assez fort pour la maîtriser. Il l'enfermait dans sa chambre et attendait que sa maman revienne... L'horreur. Bien sûr, ça n'a pas empiré du jour au lendemain, ça a pris des années et Gerolt était grand à ce moment là. C'est pour ça qu'il pouvait se défendre. Mais ça le ravageait.

Pendant ce temps là, Henrik vivait le parfait amour avec Tracy et neuf ans après ma naissance, une huitième merveille s'éveillait au monde. Bastiaan. Le seul de mes frères à partager 100% de mon patrimoine génétique. Mon petit frère, la prunelle de mes yeux. J'ai été gaga dès le premier regard que j'ai posé sur lui. C'était le plus beau jour de ma vie et non, j'en fais pas des caisses. Bastiaan est un garçon formidable, vous le sauriez si vous le connaissiez. Seulement, ce détail devait avoir échappé à Henrik parce qu'il n'avait même pas encore trois mois quand il a quitté la maison. Comme ça, sans explication, presque sans dire au revoir... Et pendant des années, je n'ai eu aucune idée, aucun putain d'indice pour savoir pourquoi il était partit. Pourquoi il nous avait abandonnés. Maintenant je le sais...

Il avait retrouvé Mary... Mary et Adriaan... Et s'il nous a abandonnés, c'est pour aller vivre avec eux...

Mais le pire est encore à venir. Si ce n'était que ça...

Ce départ là, c'est ma mère qu'il a détruit. Elle avait beau être courageuse, elle était encore jeune, de consistance pas exceptionnelle et elle avait deux enfants dont un en bas âge. Pourtant, Henrik n'étant plus là pour rapporter son salaire de prof au foyer, elle a du reprendre le travail. Elle ne voulait pas... et ne pouvait pas non plus, d'ailleurs, nous confier à une nourrice. Le seul boulot qu'elle trouva fut celui qu'elle avait délaissé à ma naissance : serveuse. Mais cette fois, elle faisait les services de nuit dans un restauroute. Des enfants ça coûte cher, et je peux vous assurer qu'on a jamais manqué de rien. Mais le prix à payer a été la santé de maman... Elle était épuisée, même si je faisais de mon mieux pour l'aider à la maison. J'ai pratiquement élevé Bastiaan tout seul. Le chagrin et la fatigue l'ont affaiblie, suffisamment pour qu'un cancer en profite. Elle ne nous a rien dit, personne n'était au courant. Elle souffrait depuis longtemps, en silence, quand elle s'est finalement éteinte...

...

Je... j'ai oublié des choses... Avant la mort de maman, on a connu Gerolt. Il venait de faire interner Sonja alors il était partit à la recherche de son père et c'est nous qu'il a trouvé. On s'est tout de suite entendus, il était souvent à la maison. Maman l'adorait... J'avais 19 ans quand elle est morte, et Gerolt en avait 25. Bastiaan avait 10 ans. Il est devenu notre tuteur légal, parce que je ne voulais pas qu'on m'enlève mon petit frère, et j'ai quitté la fac pour m'occuper de Bastiaan. Même si Gerolt était notre tuteur, on s'est un peu arrangés avec la loi. Il pouvait pas s'occuper de nous, il avait déjà l'hôpital à payer pour sa mère, alors je me suis mis à travailler. On a du prendre un appartement minuscule, je devais dormir sur le canapé du salon, mais je n'avais qu'une seule pensée : Bastiaan ne doit manquer de rien. Je dois mettre toutes les chances de son côté. Il faut que lui, il puisse aller au bout, faire ce qui lui plait.

Non, ce ne furent pas les années les plus roses de ma vie, ça, c'est sûr...

En fait, ma vie, je l'ai mise de côté à cette époque là. Bastiaan était la seule chose qui comptait. Je suis passé de petits boulots en petits boulots. J'acceptais n'importe quoi. J'aurais vraiment accepté n'importe quoi jusqu'au soir où... j'ai fais le trottoir. J'en suis pas fier, ce n'est pas quelque chose dont je parle avec légèreté et décomplexion. J'étais au bout du rouleau mais comme on dit, c'est quand on touche le fond qu'on remonte le mieux. Et ce fut vrai. Ce soir là, le soir où je suis allé sur le trottoir, je me suis tout de suite fait arrêter par les flics. Ca figure dans mon casier judiciaire : Arrestation pour racolage. Caution payée, libéré le soir même. J'ai même pas pris un seul client et je remercie la Providence pour cette attention. C'est Gerolt qui a payé. On a droit à un coup de fil, vous savez, et c'est lui que j'ai appelé. Il m'a fait sortir et j'ai promis de le rembourser. Ce que j'ai pu faire quelques années plus tard. C'est ce soir là qu'il m'a parlé de son projet : il voulait monter une boîte de production de films pornographiques gay. Ca m'a pas surpris, je savais qu'il adorait le porno. Entre nous, il peut même pas la lever s'il n'a pas deux beaux petits culs en train de... Enfin, vous voyez. Mon frère est un gars génial, mais c'est complètement un voyeur.

Accélérons un peu, je sens que l'atmosphère est encore lourde !

Il m'a proposé de devenir son premier acteur et j'ai dit oui. C'est tout, juste comme ça, j'ai accepté. Le sexe, j'aime ça, je suis pas spécialement pudique et c'était mon frère alors je voulais l'aider. Non, je vous ai dit que c'était avec Adriaan que j'avais couché, pas avec Gerolt. Gerolt, il m'a sans doute vu dans toutes les positions possibles et imaginables mais il ne m'a jamais touché. Et il ne s'est jamais branlé en me matant non plus, je le sais pour l'avoir épié... C'est un peu glauque, oui... Mais même si au début l'ambiance était tendue, c'est très vite devenu parfaitement professionnel. Mes premiers petits films ont marché, Gerolt a embauché d'autres acteurs et du personnel de réalisation. Son affaire a grandit à une vitesse folle, c'était à en avoir le tournis, et moi, je suis devenu une star. Bastiaan... Et bien Bastiaan, il était en marge de tout ça. Je ne voulais pas qu'il sache comment ses frères gagnaient leur vie alors je prétendais... je ne sais plus. Faire le ménage dans un hôpital je crois. Je lui ai mentit pendant les quatre ans de ma carrière dans le porno. Si, si, je vous assure, j'ai réussi à faire ça.

C'est lors de mon procès qu'il a appris la vérité, de la bouche de l'avocat de la défense. Le pauvre... Plus tard, il m'a confié que sur le moment, c'était le fait qu'on lui ai mentit pendant si longtemps qui l'avait choqué. Le porno avait été secondaire. Je me suis excusé mille et une fois et il m'a pardonné avec toute sa maturité et sa grandeur d'âme.

Ah oui, mon procès ! Bien, bien. J'ai été condamné à cinq ans de prison, dont trois fermes, pour coups et blessures. A la sortie du lycée, une paire de loubards a essayé de s'en prendre à Bastiaan et, pas de chance pour eux, je venais le chercher ce jour là... J'ai vu la scène, je les ai interrompus, coursés... et tabassés. Ouais. On NE Touche PAS A Mon Frère. Alors l'un des deux s'en est pas mal tiré mais l'autre a passé un assez long séjour à l'hôpital à boire de la soupe à la paille. Moi, me sentir coupable ? Pas le moins du monde. J'ai bien un peu honte d'avoir perdu le contrôle comme ça, devant témoins, mais c'est tout ce que méritaient ces deux crevures. Mon procès a été assez compliqué. Les deux connards étaient mineurs et moi, j'étais une saloperie de pédé exhibitionniste. Désolé, je m'emporte, mais ça me fout encore une rogne cette histoire. Heureusement, il y avait de nombreux témoins pouvant attester que j'avais voulu défendre mon petit frère. Une enquête de moralité a établi que malgré mes "vices", j'étais parfaitement équilibré et, ma foi, mon avocat a fait du super boulot. Donc j'en ai eu que pour trois ans. Cinq, pardon. Mais trois fermes. Et mon ange de petit frère a refusé de porter plainte contre celui que j'avais amoché - estimant qu'il en a avait déjà suffisamment bavé - mais l'autre a écopé d'une peine assez importante de T.I.G.

J'ai donc été enfermé, à mon grand désespoir, au pénitencier de Lancaster. Madame Amy n'était pas aux commandes à l'époque. Le directeur, c'était encore Brian Haws. J'aime autant vous dire qu'au début, j'en menais pas large. Même si j'avais démonté ces deux abrutis, je n'ai jamais été bagarreur. Je suis plutôt diplomate en fait, à discuter, à comprendre le problème et à chercher des solutions. Sauf qu'en taule, la solution... Elle est souvent unilatérale. En plus, j'avais très peur qu'on reconnaisse l'acteur porno et qu'on me prenne pour un cul facile. Ce que je ne suis pas. Ok, je suis pas un iceberg, loin de là, mais j'ai ma fierté ! Disons le franchement : j'avais peur de me faire violer. Ca me terrifiait.
Alors au début, je suis resté dans mon coin. Puis ça m'a vite pesé. J'avais besoin de renouer des liens avec quelqu'un, de me faire un ami, une connaissance, n'importe quoi. Pour la première fois de ma vie j'étais seul, je n'avais pas mes frères près de moi et j'étais désemparé. Je ne supporte pas la solitude, je l'ai découvert à ce moment là. Alors j'ai pris sur moi de me sociabiliser et ça a été... miraculeux.
Il y avait ce type... Une montagne de muscles, black, les cheveux en dread blanches - c'est un peu space au début mais on s'habitue - et une queue... Dès le premier regard, j'ai su que c'était pas un mec commode. J'avais vaguement entendu parler de lui : chef de gang, dangereux, tout ça... Mais il se trouve qu'il a failli me rentrer dedans - ou l'inverse - que nos regards se sont croisés et que, je ne sais pas pourquoi, il a voulu faire connaissance. Le magnétisme a été immédiat entre nous. On se connaissait depuis un quart d'heure qu'on baisait déjà comme des affamés. Le cul a pris une place importante dans notre relation, inutile de le nier. J'avais jamais rencontré personne d'aussi... de tellement... Il savait exactement quoi faire, quand le faire, pour me faire jouir. Une entente sexuelle absolument parfaite. Et d'abord ça n'a été que ça, du cul, mais ça a vite dégénéré. J'ai soudoyé un gardien pour partager sa cellule et on a passé trois ans ensemble. Il y a eu des hauts, des bas, des engueulades, des réconciliations torrides... Et quand j'ai été libéré après mes trois ans, ça a été vraiment difficile. J'allais enfin retrouver mes frères, qui me manquaient atrocement, mais je le perdais lui, qui avait pris perpèt.

Gerolt m'a rembauché. J'avais besoin de reprendre le travail après cette "pause" de trois ans et je pensais être ravi de retrouver mes vieilles habitudes. Mais non. Quelque chose avait changé, ce n'était plus comme avant. Je n'étais plus comme avant. J'ai tourné un film porno après ma sortie de prison, mais je n'y étais pas vraiment. Gerolt a tenu à le sortir quand même, parce que c'était la renaissance du Phoenix ! Mais moi je le trouvais mauvais, je ME trouvais mauvais et finalement, ce film fut mon chant du cygne. Une fin de carrière sans gloire. Raven me manquait... Je vais régulièrement lui rendre visite mais on n'a plus la possibilité d'être intimes et ça me manque beaucoup.

Mais acteur, ça me plaisait vraiment et en taule, j'avais souvent pensé à me reconvertir dans le cinéma "traditionnel". Alors j'ai commencé à courir les castings et j'aime autant vous dire qu'avec mon CV, c'était pas gagné d'avance ! Mais finalement, un producteur a pris le risque - parce que j'avais tout à fait la tête qu'il imaginait pour le rôle - et j'ai décroché mon premier contrat pour jouer dans un téléfilm historique ! C'était un second rôle mais plutôt important. J'interprétais un évadé de prison - tiens, tiens - prenant fait et cause pour les indiens à l'époque de la ruée vers l'or. J'étais un cowboy et j'ai du apprendre à monter à cheval pour l'occasion, c'était vraiment enrichissant. Et je me suis tapé l'acteur principal, un bel amérindien... Par la suite, quand ce même producteur a lancé une série policière, il a fait appel à moi pour le rôle du laborantin et voilà, je suis presque redevenu une star. Et je vous jure que j'ai même pas couché avec lui !

Et aujourd'hui alors ? Et bien aujourd'hui, ça fait trois ans que j'ai été libéré. Je vis toujours chez Gerolt, qui m'avait ouvert les portes de sa villa à ma sortie de prison, et Bastiaan est entré à la fac pour suivre médecine. Il veut devenir vétérinaire et je sais qu'il va y arriver. On est tout les trois célibataires mais j'ai encore un homme dans ma vie, un lion... et des amants. Ah beh oui, on refera pas le monde. J'ai deux ou trois amants réguliers - dont le bel amérindien - et il m'arrive de sortir en boite pour varier les plaisirs.

Je vous voir venir : "Et Adriaan alors ? Comment tu l'as rencontré ? Comment ça se fait que vous ayez couché ensemble ? Il fait partie de tes amants ?"

Non, Adriaan ne fait pas partie de mes amants. Et même si c'était bon, le souvenir de ce que nous avons fait est toujours facteur d'un certain malaise.
Souvenez vous, Adriaan, c'est mon frère aîné dont j'ignorais l'existence jusqu'à il y a six mois. Et comme je vais vous raconter notre rencontre, vous apprendrez aussi, enfin, en quoi mon père est un des plus gros enfoirés que la Terre ai porté.

Il y a six mois, donc, j'ai crevé un pneu. Moi, la mécanique, j'y connais vraiment que dalle mais j'ai su mettre ma roue de secours et j'ai conduis jusqu'au premier garage. Là, je me suis arrêté pour qu'on me change la roue. Ou le pneu, j'en sais rien. Du moment que ça roule... Bref. Le patron était un bel homme blond, un peu plus âgé que moi, et a en croire la broderie sur sa tenue de travail, il s'appelait A. Janssen. Tiens, un homonyme, c'est drôle ! On s'en est amusés, mais on est pas allés chercher plus loin. Par contre, vu qu'on se plaisait mutuellement, on a subtilement échangé nos numéros de téléphone, comme les amants savent si bien le faire. Oui, parce qu'il est marié le bougre, à une femme. Et il a des enfants. Une semaine plus tard, je le contactais pour lui proposer de se voir. On s'est retrouvé dans un motel discret et ça valait vraiment le coup. J'avais bien compris qu'il assumait pas totalement d'être attiré par les hommes mais une fois au pieu, il devait certainement oublier ses scrupules. En parlant de scrupules, je vais peut-être pas trop m'attarder sur les détails... Après, on a discuté. De tout, de rien, de la famille... Du fait que je ressemblais à mon père. Oh, tiens, lui aussi ! Oh, nos pères sont tous les deux blonds et portent les cheveux longs ! Ahah ! Mais ton père, il s'appelle pas Henrik lui ! ... SI ? Ah merde... Merde merde merde ! Y'a je sais pas combien de mecs, pédés, blonds, bandants à Los Angeles et il faut que je tombe sur mon frère caché ? C'est quoi ce hasard pourri là !

Ben... Donc on a discuté, encore. J'avais besoin d'établir une chronologie, de caser la mère d'Adriaan entre Sonja et maman. Vous le savez ça, je vais pas y revenir. Mais alors, Adriaan m'a appris qu'Henrik n'avait pas disparu. Il était toujours en ville, heureux et... marié. Marié à Mary. Ouais. Putain. Et vous savez quoi ? Vous vous souvenez, quand je vous ai dit qu'il était marié à Sonja ? Que l'état mental de Sonja avait empiré après son départ et que Gerolt avait du la faire interner ? Elle est décédé à l'hôpital, quelques mois plus tard. Gerolt a du faire face seul, enfin, pratiquement seul. Ma mère était encore là à l'époque et elle a essayé de l'aider mais elle ne pouvait pas grand chose. Il était mal, vraiment mal et Henrik n'a pas donné signe de vie. On s'est dit qu'il devait avoir quitté la ville, voir l'Etat, ne pas être au courant... Mais il l'était ! Cet enfoiré, ce porc ! Il le savait ! Parce que la date de son mariage avec Mary, C'EST UN MOIS JOUR POUR JOUR APRES LE DECES DE SONJA ! Cet enfoiré se savait veuf, donc il a pu se remarier ! Mais son fils orphelin, alors ça, il s'en foutait ouais !

Adriaan m'a proposé de le rencontrer. J'ai refusé. Bastiaan a hésité et je crois qu'il y est allé - je ne lui ai pas dit pour la date du mariage. Il était heureux de retrouver son père, j'avais pas besoin de lui dire ça. A Gerolt non plus, je n'ai rien dit. Le pauvre en a assez bavé à cause de lui, pas besoin d'en rajouter. Mais il a aussi refusé de le revoir. Personnellement, si je devais le croiser dans la rue ce crevard... Vous pouvez être certains que dans le mois qui suit, je serais de retour à Lancaster...


Côté joueur
Pseudo : Tisane
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Comment as-tu trouvé le forum ? BOUM !
As-tu des remarques à  faire ? AIEUH !
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Autres crédits :
- Sam by MuteGator
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Invité
Invité
Sam 24 Oct 2015 - 12:59
Tu es validé !


Mon bébééééé !!! Je ne suis absolument pas objectif évidemment u_u. Mais je suis content que tu ais refait Eddie. C'est bizarre une partie malsaine en moi rêve qu'il retrouve son père pour finir à Lancaster BOUHAHHAHAHA !! Enfin bref, j'adore Eduard et tu le sais, c'est un personnage cool ! Amuse toi bien avec lui ici !

Félicitations tu es à présent validé, tu peux librement poster tes rps. Pour ton information, n'oublie pas d'aller recenser ton avatar, tu peux aussi aller créer ta fiche de liens.

Une rumeur te sera bientôt délivrée !

Amuse toi bien parmi nous !
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Eduard Janssen
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